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Éditeur : TELERAMA S.A. (01/09/2011)

Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Bien sûr il y a Le Cri. Ce tableau peint en 1893 par Edvard Munch est à l'image d'une société bouleversée par la révolution industrielle, en perte de repères et d'identité, inquiète, traumatisée, affolée. L'œuvre du peintre ne se résume pas à cette icône.
Munch fut l'un des précurseurs de l'expressionnisme – il aura une influence déterminante sur la peinture allemande du XXe siècle. Il fut aussi durant la dernière partie de sa vie, depuis son installation à E... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Musardise
  20 juillet 2015
Connaissance des arts, Beaux-arts Magazine et Télérama ont tous trois opté pour un autoportrait de Munch pour couverture de leurs hors-séries consacrés à l'exposition "Munch : l'oeil moderne" du Centre Pompidou. Celle de Télérama tranche néanmoins sur les autres, grâce à l'emploi d'une oeuvre en noir et blanc, une lithographie intitulée "Autoportrait au bras de squelette". Choix judicieux : la couverture est superbe. Ce qui explique que je me sois laissé avoir.
Et donc, patatras ! C'était joué d'avance. La maquette est réussie (encore que la taille de la police de caractères soit trop grande, ce qui n'est pas très agréable à la lecture) et les port-folio à l'image de la couverture. Tout ça est visuellement presque parfait, à l'exact opposé des textes ; c'est là que le bât blesse presque à chaque fois, malheureusement. Non seulement la place des textes en question est réduite à la portion congrue, ce qui implique qu'on se contentera d'effleurer le sujet, mais la teneur en est médiocre. du coup, mieux vaut qu'ils ne soient ni trop longs ni trop nombreux...
On commence donc par une biographie de Munch précédée d'une très très longue introduction où l'auteur raconte sa vie : dans quel genre d'appartement il vivait du temps de sa jeunesse, avec une reproduction du "Cri" bien en évidence sur une chaise qui mettait mal à l'aise ses invités (ben oui, forcément). Comment il a trouvé en Munch un miroir, à quel point Munch est essentiel pour lui, etc., etc. Toutes choses dont, personnellement, je me fous royalement, et qui sont présentées, pour ne rien gâcher, sous un jour extrêmement prétentieux : l'auteur nous précise par exemple qu'il a lu le journal intime de Munch en anglais, ce qui nous est évidemment très utile pour apprendre à connaître le peintre. Bref, nous avons tout de même droit, au bout d'un moment, à une biographie, qui s'avérerait plutôt intéressante si elle n'était constamment émaillée des interprétations fort subjectives et pas toujours pertinentes de l'auteur, et qui se termine sur une apothéose de pédanterie, celui-ci déclarant carrément qu'il marche, en tant qu'écrivain, sur les traces de Munch. L'avantage de ce type de texte, c'est que ça n'est pas écrit dans un style neutre, comme c'est parfois, voire souvent le cas dans les hors-série consacrés aux expositions du moment..
Suit un essai sur les autoportraits de Munch, qui ne nous apprend rien de plus que ce que le peintre nous met sous les yeux avec force : la dépression, la maladie, la vieillesse, l'angoisse, la mort. Bref, un texte inutile, de plus tiré d'un ouvrage déjà publié depuis plusieurs années, et non écrit pour le hors-série. Sachez-le donc si vous l'ignoriez jusqu'à présent: à Télérama, on est feignant et on ne s'en cache pas. Et tout naturellement, le dernier texte consiste en une nouvelle qui n'a qu'un vague rapport avec Munch, et qui n'éclaire en tout cas en rien son oeuvre. En outre, rien d'excitant d'un point de vue littéraire. Donc, au final, le plus passionnant sera la chronologie, très bien écrite, pas chiante comme le sont d'habitude les chronologies.
Alors, je veux bien qu'on tente une approche originale d'un sujet d'expo, c'est très bien d'essayer de sortir des sentiers battus et rebattus. Mais, si c'est pour vider le contenu de toute sa substance, je n'en vois pas bien l'intérêt. Restent les reproductions, parfaitement mises en valeur et qui font, comme d'habitude, tout le charme des hors-séries de Télérama consacrés à la peinture et aux arts graphiques. Je note en particulier la présentation de l'oeuvre gravé, auquel on fait rarement la part aussi belle. Bon, on aurait tout de même pu se passer des autoportraits photographiques de Munch : ici comme à l'exposition du Centre Pompidou, ils sont sans intérêt. du coup, on aurait pu avoir plus de gravures à la place. C'est vraiment con.








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raynald66
  08 février 2014
Bonne revue Telerama sur Edvard Munch dont je ne connaissais que les célèbres "CRI" et "Angoisse". Dans cette revue, j'ai pu découvrir d'autres toiles de ce peintre que j'ai aimées comme par exemple "mélancolie" (1895) et j'ai été agréablement surpris par ses peintures de paysages comme "hiver à Kragero" (1912), printemps dans la forêt d'ormes (1923) et "un pin" (1892)
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
raynald66raynald66   08 février 2014
Le soleil se couchait. Il baignait dans les flammes, plongeait sous l'horizon. C'était une épée de sang enflammée qui coupait en deux la concavité des cieux. Le ciel était ciel de sang, strié de lames de feu.
Les collines se teignaient d'un bleu intense.
Le bleu, pâle et terne, le jaune et le rouge taillaient le fjord.
Le rouge sang explosait et éclaboussait le sentier et la rambarde.
J'ai senti monter un grand cri et j'ai entendu ce grand cri.
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raynald66raynald66   08 février 2014
Ibsen était intéressé également par l'homme assis au bord de la mer, courbé, déprimé (la mélancolie). Je lui ai annoncé que tous ces tableaux devaient former une grande frise une fois présentés ensemble : la frise de la vie
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raynald66raynald66   08 février 2014
J'étais déjà un être malade en venant au monde. La neige froide recouvre mes racines. Le vent glacial a empêché mon arbre généalogique de croître.
Le soleil brûlant de la vie ne brille pas sur cette jeune feuille verte.
Ainsi l'arbre de ma bie était maudit dès le départ.
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raynald66raynald66   08 février 2014
Je n'ai pas l'intention de ne raconter que ce que je vis.
Tôt ou tard, des forces cachées se révéleront, deviendront primordiales
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