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EAN : 9782359051711
135 pages
Éditeur : Ecriture (20/08/2014)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 6 notes)
Résumé :
"L'an de grâce 1300, le duc Jean de Bretagne donna bal au printemps, en sa ville de Ploërmel. Plus de cent preux et leurs dames, leur famille et leur suite : toute la fleur de la chevalerie celte y était rassemblée. Une occasion de présenter les belles aux jeunes chevaliers, sous l'oeil vigilant de leur parenté : fille sans fiancé devient fiancée du Diable..."
La belle Loïza de Tréhorenteuc est promise au comte de Quimper, Ehouarn le Fort, de quinze ans son a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Clubromanhistorique
  07 septembre 2014
UNE PLONGÉE DANS LA BRETAGNE MÉDIÉVALE, TERRE DE LÉGENDES
En lisant le communiqué de presse, j'ai vite compris que j'allais me plonger dans la lecture d'un roman historique fantastique se déroulant dans la Bretagne de l'an 1300. Si je ne suis pas férue de littérature fantastique, j'aime les légendes, les atmosphères brumeuses, les phénomènes paranormaux, donc pas totalement hermétique ! Et la quatrième de couverture m'a confirmé cette impression : nous sommes donc en Bretagne, en l'an 1300, à une période où les femmes ne choisissaient pas leur mari (il a fallu attendre un sacré bout de temps avant que ce soit le cas : le mariage d'amour n'existait pas ou bien c'était le fruit d'un heureux hasard). Et la noble Loïza de Tréhorenteuc n'échappe pas à la règle : promise au rustre Ehouarn le Fort, comte de Quimper, elle est amoureuse du bel écuyer Ronan le Scaër qu'elle a croisé sur le chemin la menant au château de son futur époux alors qu'il proposait ses services au sénéchal d'Ehouarn. le hasard faisant bien les choses, ce jeune homme est engagé par le comte, pour le plus grand plaisir de Loïza... mais il y a un obstacle à son amour : son mari ! Désespérée, elle fait appel à sa cousine Morgaine qui l'accompagne. Celle-ci, férue de sorcellerie, jette un sort à Ehouarn le rendant insensible à la beauté de Loïza et facilite ses rencontres avec Ronan. Mais celui-ci doit bientôt partir pourchasser une créature malfaisante, le Maugriffu, qui s'attaque aux jeunes vierges sur le territoire du comte...
UN ROMAN QUI RÉPOND AUX CODES DU GENRE
Après la lecture de ce petit résumé, on s'aperçoit vite que ce roman n'est pas seulement un roman historique fantastique, car il reprend également tous les codes liés au roman sentimental. En effet, il met en présence quatre personnages principaux, deux féminins, deux masculins, qui s'opposent au sein de chacun de ces deux binômes :
– du côté des femmes, nous avons la belle et innocente Loïza, qui rêve du grand amour. Elle est décrite comme aussi ravissante que sa mère : "même haute taille, même peau satinée, même traits harmonieux. Mais sa blondeur était de nuance plus pâle ; et ses yeux, d'eau grise et non bleue, mitigeaient sa beauté d'une mélancolie rêveuse", "Sa chevelure, séparée par une raie, s'épandait libre jusqu'à mi-corps." À l'opposé, sa sulfureuse cousine Morgaine, plus du tout innocente et adepte de la sorcellerie, tout aussi ravissante avec sa longue chevelure bouclée châtain cuivré.
– du côté des hommes, nous sommes en présence du bel écuyer Ronan le Scaër, jeune, grand, mince, les yeux bleu-mauve, des cheveux de jais, un maintien princier et de l'affreux Ehouarn le Fort, comte de Quimper, dont Loïza nous donne la description suivante : "il est laid comme le bourreau. Il s'habille en valet et il pue le chenil". Bref, il est rustre, sale, violent et coureur de jupons.
Si ces personnages stéréotypés correspondent bien aux codes du roman sentimental, certains passages sont également trop caricaturaux à mon goût, notamment les descriptions anatomiques et les scènes d'amour, cela flirte parfois avec le kitsch. Je dois bien avouer que la littérature sentimentale n'étant pas du tout ma tasse de thé, j'ai parfois trouvé cela "too much", mais il est certain que les adeptes de ce style de littérature y trouveront leur compte, car l'auteur maîtrise bien ces codes, mais aussi son histoire et ses personnages.
UN MÉLANGE ENTRE HISTOIRE ET ONIRISME
Si ce type de littérature n'est pas ma tasse de thé, pourquoi avoir continué à lire ce roman, me direz-vous ? Tout d'abord, l'histoire, si on la dépouille de tous ces oripeaux de sentimentalisme, est intéressante, comme un conte, et on a envie de savoir comment va se terminer ce roman : Loïza et Ronan pourront-ils vivre leur amour en plein jour ? Qui est ce Maugriffu qui terrorise toute une région ?... Ensuite, je dois bien avouer que cette atmosphère mystérieuse et onirique est envoûtante ! Par ailleurs, à travers son écriture fluide, légère et limpide, l'auteur parvient à faire se côtoyer deux dimensions de prime abord incompatibles – le réel et le fantastique – sans que cela soit artificiel ou choquant. Par petites touches, il y mêle du vocabulaire et des expressions d'époque, ce qui permet de maintenir le lecteur dans l'univers qu'il a créé. Autre atout : l'auteur parvient à retranscrire des ambiances, une atmosphère en très peu de mots.
UNE NARRATION CLASSIQUE MAIS PARFOIS UN PEU ABRUPTE
Tout au long du roman, l'auteur maintient le cap à une vitesse régulière, sauf à deux moments, et c'est assez étonnant et déconcertant :
– Lorsque Ronan et Loïza se rencontrent pour la première fois, leurs regards se croisent, la discussion s'engage entre Ronan et le sénéchal d'Ehouarn, puis le convoi repart sans qu'il ne soit fait mention des pensées et des sentiments de Ronan et de Loïza alors qu'ils s'éloignent l'un de l'autre : ils sont curieusement absents de la scène.
– La scène de chasse du Maugriffu, créature diabolique qui massacre des jeunes filles, est extrêmement courte alors que ce Maugriffu, évoqué dès le milieu du roman, prend crescendo une place de plus en importante dans le récit. Une scène tellement courte que je n'ai pas saisi ce qu'était finalement ce Maugriffu... petite déception, car j'espérais un développement autour de cette créature afin que le roman tende vers le policier ou bien davantage encore vers le fantastique. Cependant, la fin a le mérite d'être plutôt inattendue, se détachant de la tradition du conte...
Je remercie les Éditions Écriture pour cette lecture !
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sld09
  28 juin 2017
Comme quoi une première impression peut être la bonne : j'ai passé un excellent moment avec Ronan et Loïza qui m'a permis de me perdre dans la Bretagne du XIVème siècle. le roman est émaillé de tas de petits détails indiquant une connaissance approfondie de la période (ou un grand talent de mystificateur ? mais peu importe, c'est un roman).De la même façon, Eric Tellenne a choisi de rédiger son histoire d'une plume légèrement archaïsante, mais très agréable, pour nous plonger dans l'atmosphère médiévale d'un récit digne des Chevaliers de la Table Ronde. D'ailleurs le début de l'histoire m'a beaucoup rappelé Tristan et Iseult où la jeune fille est promise à un vieux roi mais s'éprend d'un jeune chevalier appartenant à l'escorte qui la conduit à son futur époux. Et comme dans les légendes arthuriennes, le surnaturel est discrètement présent à travers des filtres magiques, des monstres sanguinaires à vaincre,...Mais l'auteur s'affranchit ensuite un à un des codes du roman de chevalerie (amour courtois, code de l'honneur, etc) pour offrir un dénouement inédit où les héros ne sont pas ceux que l'on attendait. C'est surprenant et original, c'est aussi ce qui fait que je me souviendrai de ce roman...
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LeslecturesdeLily
  10 septembre 2014
Une lecture singulière qui me réconcilie un petit peu avec son genre littéraire. Les romans historiques ne sont habituellement pas ma tasse de thé, mais l'écriture et l'histoire de celui-ci ont joué en sa faveur.
C'est une belle découverte !
Ma critique: http://www.leslecturesdelily.com/2014/09/ronan-et-loiza-ecrit-par-eric-tellenne.html#more
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
sld09sld09   20 novembre 2017
L'an de grâce 1300, le duc Jean de Bretagne donna bal au printemps, en sa ville de Ploërmel. Le ban et l'arrière-ban des noble d'Armorique y furent conviés pour toute une semaine. Ceux de Cornouaille et du Trégor, du Pays léonois et du pays de Coislin , mais aussi ceux d'Ecosse, de Galles, de Logres et de Carmélide. Plus de cent preux et leurs dames avec leur famille et leur suite : toute la fleur des la chevalerie celte.
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