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EAN : 9782207137819
400 pages
Éditeur : Denoël (11/04/2019)
3.89/5   53 notes
Résumé :
C’est la marâtre la plus détestée de l’Histoire, celle dont on parle pour faire peur aux enfants désobéissants. Mais qui savait que la belle-mère de Cendrillon s’appelle en réalité Agnès, qu’elle a passé sa jeunesse à trimer comme bonne à tout faire, qu’elle a dû se battre comme une lionne pour accéder à un monde qui n’est pas le sien, que son époux est alcoolique et que sa belle-fille, petite princesse aux petons si délicats, est en réalité fort capricieuse? Agnès ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
3,89

sur 53 notes

saphoo
  29 mars 2020
Très belle surprise pour ce conte revisité, si au début on est loin du conte traditionnel que tout le monde connait grâce à Disney, Agnès est l'enfant Cendrillon. On pourrait penser que c'est elle la véritable Cendrillon. Mais c'est la future belle-mère de la véritable Cendrillon. J'ai beaucoup aimé Agnès et c'est la gageure de l'auteure en revisitant cette histoire. On peut constater les conditions déplorables dans les quelles vivaient une très grande partie de la population, de l'esclavage ni plus ni moins même si ce n'était pas le même mot il en avait la même fonctionne.
Le personnage d'Agnès est remarquable, on la voit se battre pour survivre, aller de l'avant, et jamais renoncer. Certes ce ne fut pas de tout repos, ni simple, mais voilà une belle leçon de vie. Ne jamais renoncer, jamais baisser les bras, garder la tête haute et sur les épaules, toujours se souvenir que nous sommes vulnérables face à la vie, au destin.
Très beau récit avec une belle plume, j'ai quasiment lu d'une traite avec quelques coupures vitales, mais une fois le nez dedans on a bien du mal à en sortir.
Finalement le conte Disney ne tient que sur quelles pages sur la fin, le plus intéressant se trouve non dans le conte de fées mais le parcours d'Agnès cette fameuse belle-mère qui a bien des qualités. Les deux soeurs ne sont pas si méchantes ni sottes, au contraire, par contre oui elles sont bien laides mais la beauté n'est pas l'unique qualité d'une personne, bien d'autres sont louables et bien plus méritantes dans la vie.
Une jolie lecture qui fait rappeler que rien ne tombe du ciel, le destin il faut parfois le provoquer.
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cecilit
  25 août 2020
Suis-je donc la seule, au milieu de ce concert de bonnes critiques, à ne pas avoir apprécié ce livre ? Attirée par l'accroche, "la belle-mère parle enfin", je m'attendais à une revisitation caustique du célèbre conte, à une réinterprétation ironique ou drôle, ou les deux a la fois. Grande déception, on a droit à un récit plat, mal écrit ...et que dire du calamiteux happy end ?!... Dommage, car l'idée de base était originale. Amélie Nothomb ou Jean Teulé en auraient, je pense, tiré un roman plus aigre-doux et décapant.
Et parce que ce livre m'a mise de mauvaise humeur, j'en profite , parce que c'est le cas pour celui-ci, pour dire combien les tartines de remerciements me désespèrent. Combien de mercis à genoux aux éditeurs, et bien pire aux amis chers, aux maris, aux épouses, aux enfants, soeurs, frères, et pourquoi pas aux maitresses, amants, coiffeurs, concierges, chiens, chats, etc., peuplent les dernières pages de certains bouquins !. Less is more ! Non ?
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marlene50
  14 novembre 2020
NON ! NON ! NON!
Je voulais une marâtre, une très très vilaine belle-mère afin de me régaler d'anectodes savoureuses, laides et méchantes.
Que nenni !
Gentille petite histoire.
Quelle déception !
Je veux continuer à croire aux contes, aux fées, aux princes, aux lutins, aux potions magiques, aux sorcières , aux très très méchants : au IL ETAIT UNE FOIS ..........
Laissez-moi travailler mon imagination, garder intact mes rêves d'enfants et toutes ces histoires (pas en vrai!) qui enjolivent la vie et nous la font plus douce.
Laissez moi les rêves Mme Danielle Teller !!!!
Je m'apprêtais à me régaler et Plof ! Plof !
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Shaynning
  08 novembre 2019
Force est de constater que je suis une des rares lectrices à avoir préféré cette version réaliste de l'histoire de Cendrillon. D'ailleurs, c'est l'histoire de la BELLE-MÈRE, pas celle de Cendrillon, alors ne soyez pas surpris de commencer cette histoire avec Agnès!
Au contraire de la plupart des autres, le récit de Cendrillon version Disney est celui que j'ai le moins apprécié, puisque que tout ce que j'en ai retenu est que la plus belle fille fini toujours par gagner, même si elle est un peu stupide. C'est d'ailleurs un point soulevée dans ce récit: la beauté comme facteur de réussite sociale.
Ce roman mérite qu'on s'y attarde, car il remet en question bien des fondements du conte de Grimm. Ici, pas de marraine fée, de princesse un peu débile ou de belle-mère méchante juste pour le simple fait d'être méchante.
L'histoire prend place dans un moyen-âge bien senti et bien contextualisé. Une Église omniprésente, des gens analphabètes, des classes sociales très peu étanches, la suprématie mâle, la vie de fermier, les vêtements d'époque, la mortalité infantile et les fausses couches courantes...Vraiment, l'autrice a fait du très bon travail sur l'époque.
Observez les personnages avec attention, parce que vus constaterez que Ella (Cendrillon) est loin d'être standard. Au vue de son comportement et de sa manière de percevoir le monde, je pense qu'elle vit avec ce qu'on appelle le syndrome Asperger, un haut degré d'autisme. Ce qui explique comment Agnès peut avoir de la difficulté à vivre avec Ella. Imaginez une femme qui tente d'élevé une enfant autiste au Moyen-Âge, époque où l'on brûlait les épileptiques, démonisait les schizophrènes et déshumanisait la déficience intellectuelle. C'était une dure époque pour la neurodiversité.
Pour ceux et celles qui se demandent ce qui m'a mit la puce à l'oreille concernant cette théorie, voici mes explications: Ella fait de l'enlignement, qui consiste à classer, trier par ordre et couleurs de boutons et autres objets, et ce, durant des heures.Ella ne comprend pas les complexités de langages tels que les sarcasmes, l'ironie, les sous-entendus et les jeux de mots. Ella a des tendances solitaires très marquées. Ella est intelligente comme le sont la majorité des gens vivant avec le syndrome Asperger et comme la plupart, possède des intérêts fixes et une certaine douance dans un domaine ( Mode, dans ce cas-ci) Ella fait des "crises", qui ponctuent sa vie lorsqu'elle ne sait plus gérer ses émotions et peut réagir avec violence. Ella est peut porter sur les rapports sociaux autre que ces figures d'attachement, tels les membres de sa famille. Ella est lunatique, elle peut passer des heures à fixer le plafond et manque de réactivité faciale, manque cruellement de tact, car elle n'a pas filtre, pour ne nommer que ces constats.
Agnès a dû composer avec plusieurs personnages plus ou moins évident, notamment un mari alcoolique, un premier mari coureur de jupons, une maîtresse ayant des problèmes de santé mentale majeurs, un chambellan corrompu, une paysanne narcissique et une lingère tyrannique. On peut dire qu'elle ne l'a pas eu simple.
Les "vilaines belle-soeurs" ne sont pas méchantes, mais l'une est de peau plus foncée et l'autre est défigurée par les cicatrices de la petite vérole. Deux critères esthétiques grandement fuis chez la gente masculine. Comme le disait Agnès: "On ne pardonne pas à une femme d'être laide."
Vous serez étonnés de voir qu'Agnès est plus près du conte de Cendrillon qu'Ella, quand on y pense. Après tout, ici, Cendrillon est une noble de naissance qui a épousé un prince. Inusité, mais pas contre nature. Agnès est passé de domestique à maîtresse de manoir, ce qui constitue ni plus ni moins un changement de classe sociale, une aberration à l'époque, un acte contre-nature.
Personnellement, j'ai beaucoup aimé cette version, car on constate que tout ce qui constitue la base de l'histoire de Cendrillon est purement basé sur des impressions, sur un seul point de vue, celui d'Ella, puis mélangé aux rumeurs de la cour. le récit que nous fait Agnès est beaucoup plus réaliste et beaucoup plus HUMAIN. On ne peut nier qu'elle n'a pas toujours eu raison, mais au fond, et c'est un peu le fond de l'histoire, tout le monde a tort à un moment ou à un autre. Pour une fille sortie de la plèbe, je dois dire qu'Agnès a fait preuve de beaucoup de force, de résilience et d'intelligence.
Beau travail de la part de l'autrice, qui a su faire un roman intelligent avec tous les éléments du conte original, sans tomber dans le cliché , la romance débilitante ou l'imbuvable eau-de-rose. Merci aussi à elle pour les personnages avec des troubles de santé mentale, c'est très rares que j'en vois, surtout chez les femmes de la haute société. Merci de combattre les tabous de société et de mettre de l'avant les femmes.
Assurément à lire.
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Khalya
  12 mai 2020
Même si ce roman est classé dans fantasy, surement parce que c'est une réécriture de conte, il est ancré strictement dans le monde réel.
La belle-mère de Cendrillon, Agnès, va nous raconter comment elle en est arrivée à ce point-là : Belle-mère la plus détestée au monde.
Fille de serf, rien ne la destinait à approcher la noblesse autrement que pour la servir. Mais c'était sans compter sa capacité hors du commun à survivre.
Toute sa vie, Agnès a été dépossédée de ce qu'elle avait pu obtenir, de ses espoirs également. Et force est de constater que c'est bien souvent à cause de l'abbesse Elfida, marraine de Cendrillon, qu'Agnès est malmenée.
J'ai vraiment eu du mal à supporter l'abbesse. Sous ses dehors sages, éthérés, doux ou encore bienveillant, elle se révèle sèche, arrogante, avide de pouvoir et dépourvue de toute charité chrétienne. Elle entend bien que chacun reste à sa place, que les domestiques ne cherchent surtout pas à avoir une vie meilleure et se sert de sa position pour contraindre tous ceux qu'elle peut atteindre à se plier à ses ordres.
Agnès, elle, n'est pas du genre à se laisser faire. Elle a osé court-circuiter son supérieur pour être envoyée comme domestique à l'abbaye, et là, a profité de quelques leçons de la mère de l'abbesse Elfida, qui ne ressemble guère à sa fille. de ses leçons elle a tiré le maximum de bénéfices puis a su tirer son épingle du jeu quand elle se retrouve dans une situation embarrassante.
Elle apprend à lire quasiment toute seule et connait une évolution qui est impensable à l'époque : d'assistante lingère à servante, puis tavernière et enfin nourrice, ce qui va finalement la conduire à assumer les fonctions d'intendantes puis d'épouse.
Cendrillon est la fille de Emont, un fils cadet à qui l'abbesse a confié la gestion du manoir d'Aviceford et de ses terres, et de lady alba, la propre soeur de l'abbesse, réputée folle.
La fillette, prénommée Elfida comme sa marraine, est plus couramment appelée Ella.
Agnès, en tant que nourrice, a une certaine autorité sur la fillette, autorité qu'elle va quasiment perdre en épousant Emont après la mort d'Alba.
Depuis aussi longtemps qu'elle le connait, Emont est un alcoolique qui dédaigne les affaires et la gestion du manoir, qu'il laisse à des intendants plus ou moins compétents et fiables. Agnès va finir par prendre peu à peu les rênes du manoir, ce qui va « autoriser » Emont à se désintéresser encore plus de ses obligations qu'il sait à présent entre de bonnes mains.
Ella est une fillette difficile, capricieuse, bien trop gâtée par son père qui lui passe absolument tout et souffrant probablement de la même pathologie que sa mère que je soupçonne d'avoir été maniaco-dépressive.
Au fil de l'histoire, on peut voir que ce qui est reproché à la belle-mère de Cendrillon (l'avoir reléguée au grenier, l'avoir obligée à effectuer les tâches ménagères, lui avoir fait porter des haillons, lui avoir interdit d'aller au bal…) n'est pas complétement faux, mais a été amplifié jusqu'à devenir un comportement cruel alors qu'il ne s'agissait que de sanctions bien méritée qui n'ont pas eu la dureté ou la durée qu'on leur prête, ou encore tout simplement de bon sens.
Les relations entre Ella et Agnès sont parfois conflictuelles, mais cela ne dépasse pas ce qu'il est habituel de voir entre une mère et sa fille en pleine crise d'adolescence.
Au travers de la réécriture du conte, l'auteur nous dépeint une réalité historique révoltante où, quand on n'était pas « bien né », on n'avait aucune chance de sortir de sa condition car les portes étaient tout simplement fermées.
Le destin d'Agnès fait figure d'exception et a sûrement contribué aux rumeurs, comme si celles-ci était une façon de la remettre à sa juste place : au pied de l'échelle.
L'histoire est finalement celles de simples humains : pas de belle-mère diaboliques, pas de jeune fille à la perfection absolue.
Juste une mère et sa fille qui ont eu du mal à se comprendre.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
SioSio   15 juin 2019
La princesse Elfida tient sa grande popularité de sa beauté saisissante, mais il y a autre chose, dans sa nature même, qui fascine les masses. [...]
J'en sais plus sur sa vie que quiconque sur cette terre, et la véritable histoire n'est pas aussi fantasque que celle chantée par les troubadours. Personne ne veut entendre parler d'une jeune noble de chair et de sang qui, comme toute enfant ordinaire, a mouillé son lit, cru mourir d'ennui, fait la fine bouche devant des légumes verts et s'est querellée avec sa famille. Par ailleurs, loin de moi l'idée de porter atteinte à l'adulation entourant la princesse, qui fait son bonheur et celui de ses admirateurs.
L'histoire que je m'apprête à écrire n'est pas celle de la princesse, mais la mienne, la seule que je sois en droit de raconter. Ma plume ressuscitera peut-être des fantômes qui me tiendront compagnie durant les longues journées au palais, et si elle échoue, mon esprit tout du moins sera à autre chose. Quant aux fables sur le bien et le mal et aux chansons sur les pantoufles de vair, je les laisse aux ménestrels. Libre à eux de donner leurs propres versions de l'histoire de Cendrillon.
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marlene50marlene50   14 novembre 2020
Je fus choquée de me sentir m'abandonner dans ses bras ; j'étais une bougie qui n'avait encore jamais connu de flamme, et maintenant qu'elle était allumée, je fondais et luisais avec une incroyable intensité.
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cecilitcecilit   21 août 2020
La noblesse s'imagine que nous, les paysans, ne sommes pas assez civilisés pour rêver d'impossibles rêves. Ils devraient plutôt se demander pourquoi les contes de fées sont si populaires auprès du peuple !
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marlene50marlene50   14 novembre 2020
Je me débarrassai de mes vêtements et montai dans la bassine : j'étais trop grande pour y entrer complètement, si bien qu'avec mes genoux aux oreilles, je devais ressembler à un grillon géant.
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MesDelicesLitterairesMesDelicesLitteraires   03 mai 2020
"La lingère m'a donné de bonnes raisons de la détester, et j'ai pensé un temps qu'elle était née sans une once de vertu. L'âge aidant, j'en sais tant sur le genre humain que je ne crois plus que les gens naissent sans vertu. Elle disparaît sous les coups répétés que l'on reçoit. Le malheur s'abat sur nos âmes comme le fléau sur les blés, et les parts les plus bienveillantes de nos êtres sont balayées par le vent." Page. 68
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