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EAN : 9782847204322
153 pages
Éditeur : Gaïa (20/08/2014)
3.25/5   75 notes
Résumé :
Quelque part à l’est au début du XXe siècle, Gheorghe Marinescu se fait faire une beauté chez le barbier.
Déboule un homme à longue moustache qui réclame la meilleure lame du commerçant. Gheorghe lie amitié avec le moustachu, découvrant qu’il ne jure que par la bouillie de haricots blancs. Accessoirement ce bandit de grand chemin, qui amasse des trésors pour les redistribuer aux nécessiteux, révèle sa planque.
Ni une ni deux, l’envieux Marinescu comm... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
3,25

sur 75 notes

Annette55
  10 février 2015
Voici un ouvrage complétement déroutant qui ressemble à une farce truculente et débridée.......il nous narre l'épopée roumaine de la famille Marinescu, une fable? un conte? La descendance de Ghoerge de ses fils, filles, enfants petits - enfants .....des péripéties funambulesques....Maria la cochonne et autres...
La menace réitérée de la malédiction qui pèse sur les aînés jusqu'à la fin tragique, douloureuse à laquelle on ne s'attend pas....
Un livre pour moi, inclassable, à la fois populaire , original, sans frein, drôle, cynique.... Impossible d'écrire une critique constructive tellement j'ai eu de difficultés à y rentrer .....le titre et la premiére de couverture étaient prometteurs ..
C'est le premier opus de cette conteuse: Irina Teodorescu....
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traversay
  24 octobre 2014
La malédiction du bandit moustachu. Rien qu'à son titre, on devine aisément que le premier roman d'Irina Teodoroscu va jouer la carte de la farce débridée et truculente. Bien qu'écrit en français, et avec quelle vivacité, le livre possède un ton caractéristique d'une Europe que, pour faire court, on qualifie de l'est mais qui plus exactement serait plutôt centrale, voire balkanique. Bien que son pays natal ne soit pas nommé, il est bien évident que Irina Teodoroscu évoque un coin perdu de Roumanie, pourquoi pas dans les Carpates, non loin des contrées évocatrices de ce cher conte Dracula. La romancière mène son récit tambour battant, traversant le siècle à bride abattues, à travers des personnages hauts en couleur. Si les fils aînés sont l'objet de la malédiction originelle et meurent inéluctablement et prématurément de façon tragique, les femmes ont également la part belle dans le livre. Façon de parler car elles sont pour la plupart fougueuses et aussi "gratinés" dans leurs comportements, voire davantage, que leurs congénères masculins. Dans cet univers baroque à la Kusturica, les événements dramatiques s'enchaînent à une vitesse stratosphérique. D'où le regret de ne pas avoir quasiment de temps de respiration dans ce livre tragi-comique et surtout bien trop peu d'arrière-plan politique ou social. Comme un cheval au galop, le roman s'emballe et sa dernière partie devient passablement confuse. Irina Teodoroscu a un joli brin de plume mais, de temps à autre, on aimerait qu'elle calme un peu ses ardeurs et revienne à un trot plus paisible. 150 pages seulement mais quel rythme infernal !
Lien : http://cin-phile-m-----tait-..
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trust_me
  31 octobre 2014
Ça commence comme un conte. Nous sommes à la fin du XIXème siècle, quelque part en Roumanie, et une malédiction est lancée à l'encontre de Gheorghe Marinescu par un bandit moustachu détrousseur de bourgeois : la mort frappera tous les descendants mâles de sa famille, et ce jusqu'à l'an 2000. A partir de là nous suivons, de génération en génération, le destin tragique des fils Marinescu qui ne pourront échapper à la fatalité. Et l'on découvre que les Marinescu n'ont rien de bons samaritains, tant les hommes que les femmes d'ailleurs. Ce ne sont pas « Maria la cochonne », « Maria la laide », « Ana la sorcière » ou « Margot la vipère » qui me contrediront.
Bof, bof, bof, ai-je envie dire. Ce premier roman d'une jeune auteure roumaine de 35 ans (écrit en français, je précise que ce n'est pas une traduction) a un coté loufoque qui pourrait être plaisant. L'écriture est dynamique, le changement de niveaux de langue donne beaucoup de vivacité, comme les chapitres très courts. Mais pour le reste... Les choses vont trop vite. On passe d'une époque à l'autre, d'un « Marinescu » à l'autre sans véritable liant. Et puis je me rends compte que j'ai beaucoup de mal dès qu'il y a plus de cinq personnages dans un roman. Je suis finalement un lecteur assez limité (bon ça, il y a longtemps que je le sais). Mais là, franchement, pour suivre le rythme et m'y retrouver, il m'aurait fallu un arbre généalogique détaillé. L'autre aspect qui m'a dérangé, c'est la méchanceté et le cynisme permanent dont font preuve les membres de cette famille. Je freine toujours des quatre fers devant le cynisme et la méchanceté. Il paraît que ça peut être drôle mais ça ne me fait jamais sourire. du coup, les Marinescu et leur histoire, je n'en ai rien eu à faire, et ce dès le début. J'ai même été bien content de les quitter en tournant la dernière page, c'est dire.
Alors oui, c'est un premier roman enlevé et original qui sort des sentiers battus et de l'autofiction généralisée (ce qui est quand même un sacré bon point !), mais non, il ne m'a pas séduit une seconde et en ce qui me concerne, je vais le classer sans regret dans la catégorie des « aussi vite lus qu'oubliés ».

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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Pirouette0001
  12 juillet 2020
Voici une farce débridée, volontairement sans queue ni tête si ce n'est qu'en raison de la malédiction jetée par un homme décrit comme bandit et moustachu, voilà les ainés mâles de la famille Marinescu devenus sujets à une mort prématurée.
Les personnages féminins sont plus intéressants d'ailleurs que les protagonistes masculins sous la plume de cette auteure roumaine mais devenue française.
Pour le reste, ne pas chercher à intellectualiser, se laisser porter par la vague et cela se lit, c'est le temps des vacances et cela ne fait pas de mal entre deux classiques.
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bdelhausse
  12 janvier 2015
Ce court récit démarre comme une fable. Une sorte de farce caustique, débridée, et empreinte des racines de l'auteure. Ce n'est pas nommé explicitement, mais l'action se déroule "quelque part en Roumanie".
L'auteur, c'est à signaler, écrit en français. Et la langue est vive, tourneboulée et emberlifictotée. Parfois cela donne une émotion vertigineuse, et parfois cela file le tournis à ne plus savoir où on en est.
Car cette malédiction se développe sur plusieurs générations. Et si le récit est d'abord chronologique (pour le plus vif contentement du lecteur que je suis), on arrive vite dans cette habitude de déconstruire le récit en sautant des étapes, en revenant en arrière ou en changeant d'angle d'approche. J'avoue avoir perdu le fil à plusieurs reprises.
Car la lassitude risque vite de s'installer et l'auteure l'a bien perçu. En effet, la malédiction touchant les m^âles principalement, on pourrait avoir une succession de malheurs, de morts inopinées, qui feraient sourire, mais susciteraient chez le lecteur une impression de déjà-vu peu intéressante. Dès lors, passés quelques sourires lors des premiers effets de la malédiction, l'auteure développe davantage une génération, celle de Ion-Aussi, aisni appelé car il se nomme Ion aussi... comme son paternel, mort de la malédiction... Si vous suivez, vous êtes mûrs pour le roman.
J'ai dit que le livre était une fable (un conte, si on veut), mais cette partie plus terre-à-terre s'inscrit davantage dans le roman traditionnel. Et c'est là que je coince un peu. Car l'aspect surréaliste, décalé, y est beaucoup moins présent, et j'avais trouvé le début tellement envolé que je reste un peu sur ma fin. Ce ton utilisé au début m'avait beaucoup plu.
Dans cette partie, e roman devient charnel aussi. Les pulsions d'Ana sont vivaces et pulpeusement décrites... Sa culpabilité sado-maso est aguicheuse. C'est bien amené.
En toile de fond, on vit les mutations de la Roumanie, un siècle de développement, de la guerre à la fin du communisme. C'est fait avec délicatesse. Sans doute trop diaphane pour vraiment marquer l'esprit du lecteur, mais quand même...
Du positif, donc. Mais un sentiment de trop peu ou de "je suis passé à côté" qui ne me quitte pas. le ton inégal n'arrange pas non plus l'impression que j'en retire. Sur 150 pages, je m'étais attendu à une écriture serrée, envolée, dynamique (un peu comme dans les 1001 façons de quitter la Moldavie...). Ce n'est pas le cas, même si cela reste plaisant. le premier livre de l'auteure est un recueil de nouvelles. Sur un court texte, le talent pour la fable, le conte et les univers débridés devrait faire merveille.
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critiques presse (3)
Actualitte   27 octobre 2014
Voici un premier roman, assez inclassable, drôle et truculent, qui ressemble à un conte populaire, à une fable allégorique, suffisamment joyeux et enlevé pour se lire sans frein.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LePoint   30 septembre 2014
Dans un premier roman original, bref et tranchant, Irina Teodorescu renoue avec le conte populaire allégorique. Truculent.
Lire la critique sur le site : LePoint
LeFigaro   05 septembre 2014
Cent cinquante pages suffisent et presque autant de rebondissements. L'auteur cavale, sûre d'elle, et l'on ne s'arrête pas en chemin. C'est une chance car se découvrent dans les dernières pages un ton plus grave, une prose poignante et un dénouement inattendu.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   18 septembre 2014
L'homme affiche une longue moustache, si longue qu'il la trempe souvent dans la sauce de son plat préféré - une bouillie d'haricots blancs - traditionnel chez les paysans dans cette contrée lointaine. A son appétit, on voit que l'homme est bon : il raffole tellement de son mets qu'il porte constamment, accrochées à sa longue moustache, des croutes de haricots blancs séchées. Son haleine fétide mélangée a l'effluve de la sauce avariée n'inspire guère l'amitié, alors l'homme est seul et agit seul ; mais sa tâche est honnête : il prend aux riches pour donner aux pauvres.
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AliceWAliceW   13 novembre 2014
A son retour, son aîné, Ion Marinescu, est grand et beau, fin et cultivé, il a quatorze ans et la barbe bien fleurie. Maria la Cochonne caresse d’un doigt la moustache délicatement soignée du jeune homme, et du dos des phalanges la peau lisse de la joue. Elle regrette un instant d’être sa mère, se ravise soudain elle se rappelle la malédiction. A-t-elle réussi à tout racheter par son voyage ? Dieu lui a-t-Il rendu grâce ?… Certainement, sinon pourquoi aurait-Il mis sur son chemin ce moine entouré de pétunias et de richesses ? D’un geste las de la main, elle efface le souvenir du bandit moustachu aux haricots et décide de reprendre sa vie là où elle l’avait laissée sans plus se soucier du passé lointain de son grand-père.
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Annette55Annette55   10 février 2015
"Mon dieu , ô grand Dieu, enlève je te prie de notre famille la malédiction du bandit moustachu que notre aïeul a tué lâchement en le laissant crever de soif dans la cave de la cuisine! Ô grand Dieu, sois bon et généreux, enlève s'il te plaît la malédiction qui doit tomber sur la tête de mon aîné, et de son aîné à lui, et encore de l'aîné de son aîné, et ainsi de suite jusqu'en l'an deux mille ......"
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PANAITENFRANCEPANAITENFRANCE   21 octobre 2014
Jamais auteur ne s’est plus acharnée sur ses personnages et jamais lecteur n’y a pris plus de plaisir.
Ernestine et Compagnie
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bdelhaussebdelhausse   12 janvier 2015
A sa mort, la mère n'était pas là. Sinon la mort ne serait pas venue, m'a-t-elle toujours dit, la mort ne traverse pas l'amour d'une mère. (p.150)
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