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ISBN : 2081492903
Éditeur : Flammarion (28/08/2019)

Note moyenne : 3.18/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Carmen apprend la mort soudaine du Grand Poète, sa seule attache à la Roumanie, au moment où elle traverse un rond-point occupé par un peuple prêt à tout renverser. Alors, elle a comme un éblouissement : les souvenirs d’une autre révolution, conduite par ce poète autrefois dissident, lui reviennent, intacts.

1989. Elle avait dix ans et écrivait des poèmes à sa « camarade maîtresse » pendant que sa mère, cachée dans la salle de bains, enregistrait des... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
enjie77
  14 août 2019
Dans le cadre d'une masse critique privilégiée, j'ai eu le plaisir de recevoir, de Editions Flammarion, ce livre qui doit faire partie de la rentrée littéraire 2019 d'où la demande de ne diffuser aucun commentaire sur cet ouvrage avant le 15 août. Je les en remercie vivement ainsi que l'équipe de Babelio !
Ayant eu un petit aperçu du sujet de ce livre - la Roumanie sous les Ceausescu - j'attendais ce livre avec impatience.
Dès les premières pages, la déception fut au rendez-vous. Aucune recherche de style littéraire. Irina Teodorescu écrit comme elle parle et l'organisation des chapitres est assez décousue. Très sensible à la beauté du texte, au choix des mots, à la fluidité d'un récit, notre relation ne démarrait pas sous les meilleurs auspices.
Irina Teodorescu réside en France depuis 1998. Ce livre parle de son enfance en Roumanie sous la dictature communiste, de ses parents, de sa grand-mère, de leur vie au quotidien, de sa rencontre avec un poète dissident qu'elle nomme Ma Terre. Rien de bien consistant lorsque l'on aime l'Histoire. le regard d'enfant qu'elle porte sur sa vie de tous les jours, lui parait tout à fait normal. Elle ne connait rien d'autre et elle vit avec insouciance des évènements qui, dans nos démocraties, paraissent insensés. Sa mère qui enregistre des K7 en cachette pour envoyer à une amie aux Etats Unis, une grand-mère aliénée mais surveillée parce qu'issue d'une famille bourgeoise, son goûter mis en commun avec les autres enfants. Tous ces évènements revêtent un caractère, somme toute, banal dans une dictature communiste. Je m'attendais à plus de profondeur, plus d'informations sur la société roumaine, les manifestations qui ont mené à ce coup d'état, à une analyse un peu plus poussée sur l'état d'esprit et leur difficulté à vivre sous la direction du couple infernal. Il n'y a qu'à la toute fin du livre, lors de l'arrestation du couple qu'on entr'aperçoit l'atmosphère et les évènements qui régnaient ce 25 décembre 1989. En un mot, j'aurais aimé être moins bête à la fin du livre, que nenni, je n'en sais pas plus!
L'auteure fait appel à ses souvenirs d'enfants. C'est ce qui aboutit à ce sentiment de superficialité et qui motive ma notation. Il est évident aussi que le manque de méthode et de limpidité, dans l'enchainement du récit, entre les différentes parties nuit à ce récit bien que je me sois appliquée à le lire jusqu'au bout.
Je souhaite, bien évidemment, à ce livre de trouver ses lecteurs. La lecture de mon point de vue, doit être soit un moment d'évasion suscité par la beauté des mots, du texte, un peu comme un tableau ou une sculpture que l'on admire, soit un moment de culture mais toujours dans un souci d'harmonie.

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viou1108
  17 août 2019
Carmen est une avocate parisienne d'origine roumaine, née en 1979. le décès d'un de ses amis, un "Grand Poète" qui compta parmi les révolutionnaires de 1989 qui renversèrent le régime de Ceausescu, la replonge dans ses souvenirs de jeunesse, lorsqu'elle vivait en Roumanie sous la dictature communiste. Elle nous raconte alors les poèmes qu'elle écrivait à son institutrice, ses classes de neige, sa grand-mère folle et surveillée depuis longtemps par les services secrets, sa mère qui correspond par cassettes audio interposées avec une amie exilée aux Etats-Unis, les événements de la révolution qui conduisent à la chute du couple dictateur. Elle parle aussi brièvement de sa relation avec son ami poète et de sa vie depuis son arrivée en France.
Et puis...
Et puis voilà, c'est à peu près tout ce que j'ai compris et retenu de ce roman (que je suppose largement autobiographique), écrit dans un style plein de fraîcheur et proche de l'oralité.
Et ce titre curieux, alors ? Si j'ai bien compris la 4ème de couverture (mais rien n'est moins sûr), l'auteure tente un parallèle entre la révolution roumaine de 1989 et le mouvement des gilets jaunes (pourtant à peine évoqué), et veut démontrer que les révolutions ne sont inspirées ni par des envolées poétiques ni par des pulsions animales. Mais inspirées par quoi, alors ? Spontanément et bêtement, j'aurais dit : par la faim, la soif de liberté ou de paix, le désir d'un pouvoir d'achat plus important,... L'auteure conclut sur un autre plan : en gros, ni poète ni animal mais les deux à la fois : "[…] le camp des artistes et le camp des sauvages unis contre le manque d'imagination et contre ce dressage qu'on appelle depuis trop longtemps éducation, unis les animaux et les poètes, unis pour réfléchir, pour inventer [...]". Et donc, poètes et animaux, unissez-vous. Moui, certes. Encore faudrait-il cerner ces deux catégories et ensuite pouvoir se reconnaître dans l'une ou l'autre. Mais apparemment c'est une autre histoire, et ce n'est pas l'objet de ce roman. L'auteure se contente ici de nous livrer en vrac ses souvenirs d'enfance liés à son école, aux différents membres de sa famille, et à la révolution, sans profondeur, sans véritable fil conducteur, et sans que je comprenne où cela mène.
Merci néanmoins aux Editions Flammarion et à Babelio pour ce livre reçu dans le cadre d'une opération Masse Critique privilégiée.
Lien : https://voyagesaufildespages..
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Krout
  17 août 2019
Deux mots sur ce récit aux allures de conte réaliste : Emerveillement et Espérance. Deux mots que j'aime énormément, tombés en désuétude hélas, oubliés dans une époque qui s'égare. Non Irina Teodorescu ne les emploient pas ; si ce n'est qu'ils me sont apparus dans le souffle de son écriture : un ressenti animal. La dernière fois je les lisais chez Jean D'Ormesson qui promenait son regard éclairé et son sourire lumineux sur la vie. Un autre mot traverse le roman : éblouissement, une date : 1989 et un âge aussi : dix ans, les trois montrent leur nez régulièrement.


Eblouissement, je comprends, vivre en direct une révolution, la fin d'une dictature à dix ans, car Carmen (tout comme Irina) a dix ans à la mort des époux Ceausescu. Un souffle de liberté balaya la République Socialiste le 25 décembre 1989, c'était Noël à Bucarest. Un éclair dans la nuit, oui marquant, à vie. Au point d'avoir 30 ans plus tard un flash(-back) à la vue de gilets jaunes sur un rond-point. Eblouissement : pas vraiment mon préféré avec sa part d'aveuglement, d'abîme, de fascination et de temporalité. Instant intense mais forcément éphémère aux lendemains qui déchantent.


Ah les mots ! Lequel choisir pour décrire ce début difficile où j'ai lutté pour « entrer » dans la polyphonie orchestrée ? Etrange ? Irritant ? Quelque chose me turlupinait dans l'écart entre un climat enfantin, la surprise d'une K7 et la richesse du vocabulaire. Dérangeant, voilà peut-être qui pourrait convenir. Nous sommes tellement friands de la sécurité d'un petit monde bien rangé. Et dans les quatre voix de la narration, je n'avais pas fait le distinguo entre Carmen avocate à 40 ans et Carmen petite poétesse de 10 ans. La troisième étant Ema, sa maman, par l'entremise de K7 adressées mais jamais envoyées, à Marga son amie d'enfance exilée en Californie et la dernière celle des rapports très officiels sur sa grand-mère maternelle Dani depuis l'hôpital psychiatrique.


Cette Dani, un sacré numéro ! Elle est Charlie : bête et méchante comme Tatie Danielle, son dernier refuge pour protéger une ultime petite part de liberté. Je m'étais bel et bien fourvoyé en pensant m'être embarqué dans un conte pour enfants. La construction m'apparaît extrêmement maîtrisée. A vrai dire il me faut remonter à ma lecture d'avril 2015 avec La valse aux adieux de Milan Kundera pour trouver aussi belle structure. Pour finalement l'entrevoir, il faut cependant larguer les amarres de ses certitudes de lecteur et attraper la main tendue de cette écriture.


Ces mots encore dans la bouche du grand-poète roumain que je n'ai pas cherché à identifier : « Enlaçons-nous, frères, compagnons, dans le règne de la désinvolture ! » p.210 et ce mot d'ordre lancé à Carmen adulte : « Repoétise-toi ! » tant il est évident que seuls les poètes et les animaux arrivent à prolonger cet émerveillement et cette espérance de l'enfance.

Tout grand merci aux éditions Flammarion et à Babelio pour cette masse critique privilégiée, une rare et belle découverte.
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Frederic524
  15 août 2019
Je remercie les éditions Flammarion ainsi que BABELIO pour leur confiance.
(A noter que ce livre est présent dans la liste des 40 livres choisis par les Inrockuptibles pour cette rentrée littéraire 2019).
Irina Teodorescu signe son quatrième roman avec "Ni poète, ni animal", un livre percutant, inventif, poétique emmené par un style d'écriture d'une grâce folle. Irina est née à Bucarest en 1979. Elle avait dix ans quand la révolution a permis en Roumanie, dans la continuité de la chute du mur de Berlin quelques semaines plus tôt en Allemagne, de faire tomber le tyran Nicolae Ceausescu et sa non moins terrible épouse. En effet, dans cette Roumanie d'avant décembre 1989, l'absence de liberté est criante, le non respect des droits de l'homme érigé en façon d'agir pour un régime communiste corrompu obligeant l'immense majorité des Roumains à vivre dans la pauvreté, le dénuement. La force de ce roman c'est cette plume délicate, sensible, poétique avec laquelle Irina Teodorescu nous replonge dans son enfance. Tour à tour facétieuse, truculente, drôle de par ses descriptions savoureuses des événements vu à hauteur d'enfant. On note ainsi les balades de son cochon préféré qui sera bientôt mangé à noël. Ce livre est aussi et surtout l'histoire de trois générations de femme à cette période. La grand mère maternelle d'Irina qui plonge dans la folie douce, ses échanges avec son psychiatre et sa fille (la mère d'Irina) sont à ce titre très drôles; mais aussi sa mère qui enregistre des k7 audio à destination de son amie passée à l'Ouest et qu'elle rêve de rejoindre, et enfin la petite Irina qui pose son regard sur ces événements de la révolution roumaine de décembre 1989. Dans un pays tenu d'une main de fer par la dictature communiste, on est aussi ému, touché par la misère et l'absence totale de liberté. A l'image de ce que peut être la Corée du Nord pour nous aujourd'hui, la Roumanie de Ceausescu symbolisait l'oppression communiste dans toute sa monstruosité. le ton employé par l'auteure qui, sans y toucher, au détour d'une pensée, d'une phrase passe de l'enfance au regard porté par la femme adulte et avocate qu'elle est devenue, est profondément émouvant, attendrissant même. Car sous couvert de légèreté, le propos est aussi celui de ce qu'on pouvait dire ou ne pas dire à cette période en Roumanie d'avant 1989. Et puis, il y a cette figure du Grand Poète qui, avec quelques autres, osent critiquer le régime du Parti communiste roumain, en risquant sa vie.. Irina est fascinée par cette figure de résistance à l'oppression. "Ni poète ni animal", un titre à l'image de ce roman foisonnant et créatif. Pour l'auteure, elle est les deux réunis : poète et animal. J'ai été happé par ce roman délicat et sensible qui touche au coeur. Je vous recommande ce moment de poésie et de folie douce en compagnie d'une auteure, Irina Teodorescu, qui n'a pas fini de nous surprendre pour notre plus grand bonheur.
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beatriceferon
  15 août 2019
C'est par hasard, en consultant un journal en ligne, que Carmen apprend la mort d'un célèbre poète de son pays d'origine. Son chagrin est d'autant plus vif qu'elle le considérait comme un ami, un confident, un mentor, et que personne ne l'a avertie. Pourquoi l'aurait-on fait, étant donné que leur relation était secrète. Pour exorciser sa peine, la jeune femme prend le volant et roule « au hasard et comme un bolide sur les routes communales de Sologne » heureusement désertes. Enfin, pas tout à fait, puisqu'elle tue un renard. L'accident agit comme un électrochoc qui la ramène sur terre. En rentrant, elle remarque des attroupements, des feux le long de la route. Et des pancartes : « les gens sont dans la rue ». Par association d'idées, elle est projetée dans le temps, en 1989, l'année où elle a vécu la révolution dans son « autre pays ».
D'Irina Teodorescu, je connaissais déjà « Les étrangères », un roman qui ne m'avait pas plu. C'est pourquoi j'ai eu envie de découvrir une autre facette de l'auteur en profitant de l'opération Masse critique privilégiée qui me proposait de lire son nouvel ouvrage à paraître à la rentrée de septembre.
Si la quatrième de couverture situe d'emblée l'action en Roumanie, pays natal de l'auteur, dans son livre, pourtant, elle ne le nommera jamais.
Sa narratrice vit en France, où elle exerce la profession d'avocate, spécialisée dans le droit des animaux. En 1989, elle vivait encore « là-bas » et la révolution, elle la décrit à travers ses yeux d'enfant.
Souvent, elle évoque les dirigeants du pays, dont les photos (avantageusement retouchées) trônent dans les classes. La petite Carmen éprouve donc le plus grand respect pour « le président » et son épouse, car « le camarade maître de la classe C » et « la camarade maîtresse » se soucient moins d'éduquer leurs élèves que de leur farcir la tête. Aussi, notre fillette est-elle très fière de l'ode qu'elle a composée, dédiée au « Parti » qui « avait remplacé Dieu et était, on nous l'avait assez martelé, notre père à tous ». Lorsqu'elle lit son texte à sa famille, à sa grande surprise, « tout le monde (…) éclata de rire ». Sans doute ses parents ne partagent-ils pas son enthousiasme ! En revanche, la camarade maîtresse, elle, la « félicita à plusieurs reprises, [lui] mit un 10 - équivalent du 20 - en roumain – équivalent du français – et décida que pour la fête de fin d'année et de fin de primaire (…) toute la classe apprendrait par coeur et réciterait en choeur les deux premières strophes de [son] poème ». Quant à la glorieuse poétesse, elle déclamerait la fin, comme une apothéose.
A partir du jour où éclatent les émeutes, l'enfant, à l'instar de sa famille, remplacera le « camarade président » par un timide « dictateur ». Il faudra attendre qu'elle grandisse pour qu'elle le nomme enfin Ceaucescu, lorsqu'elle retrace, non sans ironie, sa fuite et sa fin.
Puisque le roman est, en grande partie, consacré aux souvenirs de Carmen, on suit sa scolarité en fin d'école primaire. Si elle se taille un beau succès grâce à son oeuvre poétique, cela ne la met pas à l'abri des injustices de la camarade maîtresse qui ne l'aime pas, car, contrairement aux autres parents, « ni ma mère ni mon père ne s'étaient présentés devant elle avec les cadeaux requis en vue d'une amélioration indéniable de ma moyenne ».
En dépit des troubles, la vie de l'enfant semble assez heureuse. Pourtant, parfois, elle laisse filtrer quelques allusions aux difficultés auxquelles la population doit faire face. Carmen affrontera des heures de file pour pouvoir acheter quelques tomates. Lorsqu'enfin le camion paraît, « le chauffeur et la vendeuse fumaient, assis l'un à côté de l'autre sur le rebord de la devanture. Il ne se passait rien. » Et la centaine de clients sont obligés d'attendre, en silence, des fruits qui se révéleront sans saveur. En passant, la fillette remarque : « Ils vont introduire des tomates, - c'était ce qu'on disait, Ils ont introduit de la viande, par exemple, ou du fromage, ou des oranges, ils ont introduit des oeufs, vite, vite. » ce qui donne une idée du rationnement auquel les habitants sont soumis.
Mais peut-être ne s'en rend-elle pas vraiment compte ? Ses grands-parents paternels vivent la campagne et cultivent certainement leurs propres légumes. Ils achètent un cochon à engraisser, prétexte à l'épisode tragi-comique où la petite, qui considérait l'animal comme un compagnon, qu'elle emmenait en promenade, prend soudain conscience que le plat dont elle est en train de se régaler, n'est autre que son cochon. Après quelques larmes, elle se console en pensant que, « en quelque sorte, manger mon ami allait le transformer en moi, et je suppose que c'était une idée qui lui aurait plu (…) Je me promis de manger le plus possible de mon cochon. »
Si elle aime beaucoup aller chez ses grands-parents, au contraire, Dani, la mère de sa mère, lui fait peur. Il faut dire qu'elle est pour le moins étrange. Internée à plusieurs reprises dans un hôpital psychiatrique, Dani s'entretient avec le médecin, et ce qu'elle raconte fait souvent froid dans le dos.
De temps à autre, Carmen écoute les cassettes audio qu'Em, sa mère, enregistrait pour son amie partie vivre aux États-Unis. Ce sont celles qui sont restées cachées dans un tiroir. Em s'y livrait à des critiques du système qui ne pouvaient tomber dans l'oreille de la police.
Ainsi, les employés de bureau sont obligés d'aller nettoyer la rue. Certains chefs soumettent les femmes à un harcèlement sexuel contre lequel Em trouve une parade efficace ! Elle évoque aussi souvent sa mère qui la battait et la dénigrait, répétant à l'envi : « Tu es laide, moche (…) Tu es courte sur pattes (…) Dégage, tu m'énerves. »
Enfin, Carmen raconte l'amitié qui la lie au « Grand Poète », assigné à résidence par le Parti, et qui prendra la tête de l'insurrection.
Irina Teodorescu parle comme le ferait une enfant de dix ans, ce qui lui permet de prendre un certain recul, non sans que, sous l'apparente naïveté ne perce une ironie mordante.
Certaines images sont inattendues : « Dani (…) comme à son habitude, serrait ses dents avec une grande concentration comme si avec ses dents elle tenait les ficelles invisibles d'un filet qui la maintenait rassemblée ».
Bien que la politique ne soit vraiment pas ma tasse de thé, j'ai apprécié ce récit, surtout parce qu'il trace les portraits de trois femmes étonnantes : Carmen, Em et Dani.
Sans doute suis-je passée à côté de certaines idées, faute de connaître assez bien l'histoire de la Roumanie à cette époque. Pourtant, qu'elle soit présentée à travers des yeux d'enfants qui en parle indirectement fait l'originalité de ce livre. Aussi, je remercie Babelio et son opération Masse critique privilégiée, ainsi que les éditions Flammarion de m'avoir permis de le découvrir en avant-première.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Olivia-AOlivia-A   09 août 2019
D'après le covillageois, le grand poète dissident - Ma Terre, donc - avait été 1) un peu trop proche de l'épouse et de son président, et 2) en voyage en URSS pour officiellement étudier la littérature et métaphoriquement, je cite, sucer le KGB. Ce qui veut dire qu'in fine nous avons tout de même parlé de fellations.
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Olivia-AOlivia-A   09 août 2019
En chemin, en bordure d'un rond-point, j'ai vu un groupe debout autour d'un feu de palettes, et j'ai eu le temps de lire : Les gens sont dans la rue. Devant une gare, d'autres groupes, d'autres contestataires, d'autres feux, d'autres bois. J'ai mangé un sandwich devant une affiche peinte en rouge représentant un sablier, avec l'inscription extinction-rébellion. J'ai passé un quart d'heure à chercher ces mots en russe, je ne les ai pas trouvés.
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SPQRSPQR   24 juillet 2019
Personne ne connaît la profondeur du lac, ni de la plaque de glace qui le recouvre, il est artificiel, certes, mais ça fait un moment qu'il est artificiel, alors je suppose qu'après un certain temps, il ne l'est plus.
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mailys_babeliomailys_babelio   11 juillet 2019
De mon père j'ai hérité ce goût effronté, j'aime rouler de nuit à travers des gangs d'arbres - et il y a un mot dans ma langue natale pour désigner les arbres auxquels je pense, mais pour le traduire, gang est celui qui s'en approche le mieux.
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Videos de Irina Teodorescu (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Irina Teodorescu
Découvrez le podcast de notre rentrée littéraire dédié à Irina Teodorescu ? Ni poète ni animal Présentation par Géraldine Sarratia - Lecture par Clotilde Hesme
En savoir plus : http://rentreelitteraire-flammarion.com/
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