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ISBN : 2910677931
Éditeur : L'ORIGINEL - Charles Antoni (03/07/2011)

Note moyenne : 4/5 (sur 3 notes)
Résumé :
F. Terreaux propose une réflexion sur l'éveil et sur le cheminement qui mène à la compréhension de soi.
*
" Il y avait chez moi très peu de résistance, comme d’attente d’ailleurs. La confiance et l’amour que je portais à la vie étaient sans réserve. J’étais en quelque sorte comme le petit chaperon rouge, empreint d’innocence et de naïveté, si bien qu’à tout moment, un petit rien pouvait tout faire basculer. »

C’est dans cet état d’ouvert... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
LivresBouddhistesZuiHo
  26 août 2019
APRES LA BOMBE NUCLÉAIRE – L'ACCIDENT NUCLÉAIRE

Je vous avertis : autant « L'éveil pour les paresseux » est une bombe nucléaire, autant « L'art de ne pas faire » ressemble à un pétard mouillé. Je suis franchement déçu. Je vais vous détailler le pourquoi du comment. « Franck Terreaux fait figure d'extraterrestre dans le microcosme des auteurs abordant le thème de l'éveil et plus généralement celui de la spiritualité« , apprend-on dans l'Avant-Propos. En effet, le premier livre laissait entrevoir ceci – mais cela se confirme vraiment dans ce deuxième opus…
« L'éveil pour les paresseux » semble avoir frapper fortement ses lecteurs à l'époque, et cela créa un énorme appel d'air : Franck Terreaux, il lui fallait s'expliciter un peu, on le lui a demandé. Car il était resté, malgré ses efforts, bien obscur ou abstrait pour nombre de ses lecteurs.
Nous le retrouvons donc dans « L'art de ne pas faire » à, d'abord, répondre à une interview où la psychologie conventionnelle vient un peu à sa rescousse, puis ensuite à produire un essai sur sa propre pensée, « le pays de Cocagne » : eh bien, disons gentiment que Franck Terreaux est plus compréhensible à l'écrit qu'à l'oral.
Dans sa Préface, Anne David dit ceci :
« Au fur et à mesure de ces entretiens, j'ai compris que chez lui, l'éveil n'est pas une expérience à part de la vie… mais qu'il s'agissait d'un tout indissociable.
J'ai rassemblé le compte-rendu de ces entretiens par thème regroupés en quatre chapitres.
Le premier traite des changements que l'éveil a produit dans sa vie quotidienne.
Le second concerne son cheminement et les circonstances qui l'ont conduit à se réaliser.
Dans le troisième Franck évoque les difficultés rencontrées par les chercheurs.
Et enfin, il aborde les questions relatives à l'enseignement spirituel en général.
Ces entretiens sont suivis d'un texte que l'auteur a appelé « le pays de Cocagne » dans lequel on trouve l'essence même de son approche. »
Ça a l'air carré, mais dans l'interview, « c'est le gros bordel » comme dit Franck.
*
Dans l'interview, Anne David est rapidement perdue et doit souvent repêcher Franck Terreaux pour éclaircir le débat. Anne David a les pieds sur terre, et Franck Terreaux la tête dans les nuages d'inconnaissance…
Bien souvent le fil des idées se perd ou se rompt : Anne David met le doigt sur un truc qui cloche, et Franck Terreaux doit rattraper le fil d'Ariane…
Et les paroles de Franck Terreaux sont parfois « hallucinantes » : par exemple j'ai vraiment été surpris par ce qu'il dit de lui-même (page 25).
J'ai même eu le sentiment qu'il était perdu, parfois, dans ses explications en formulant un charabia., alors que dans d'autres cas, il se montrait tout à fait stable et posé.
Franck Terreaux désabusa tant Anne David, qu'il lui propose en direct un texte – il avait préparé son coup ! – , « le pays de Cocagne », qui explique de manière claire et précise, non pas comment faire en vue de saisir, mais comment comprendre afin de vous laisser prendre« . C'est dire comme il a conscience de ne pas être compréhensible ou lisible !
« L'approche » de Franck Terreaux, il me semble, est celle du Néo-Advaïta (que je prends pour une charlatanerie). le Non-Agir taoïste est le but final de l'auteur. Comme je le dis toujours, c'est cette destination rêvée du maître taoïste : celle de devenir une plante verte, ou une pierre…
Anne David la résume : « Il n'y a rien à faire. Rien. Ni méditation, ni ascèse, ni recherche, puisque tout est déjà là ». « Il n'y a rien à faire, juste à comprendre » rajoute Franck.
Cependant, avant son éveil, Franck Terreaux, hyperactif de nature doublé d'un clown (il le reconnait), s'est évertué comme un fou à la méditation – jusqu'au craquage. Il le dit dans ses livres qu'il a médité comme un dératé.
Il a fait d'énormes efforts. « On n'a rien sans rien », et je trouve cela hypocrite de dire de but en blanc au lecteur : il n'y a rien à faire ! Oui ! Mais une fois que l'on fait ce qu'il fallait pour ne plus avoir rien à faire !
de plus, il a pu compter sur l'aide de Jean Klein et de Marigal (qui l'a foncièrement formé) et de loin, Ramana Maharshi. Il le dit lui-même, mais parfois, on a l'impression que c'est l'un de ces trois qui nous parle.
L'auteur répond à Anne David : « Nous sommes tous éveillés. L'éveil est notre état naturel, et je dirais même plus, je ne connais rien qui ne soit plus naturel. (…) Oui, l'homme a oublié [cet éveil naturel], et qui plus est, a oublié qu'il a oublié. Cet oubli a créé un sentiment de manque qu'il veut à tous prix combler. N'étant pas en mesure de se le remémorer, il le cherche dans toutes les directions. »
Il ajoute : « L'éveil est la chose la plus naturelle qu'il soit. L'éveil, c'est le sommeil profond se prolongeant à l'état de veille. »
Mais l'éveil semble être une déconnexion d'un réel que l'on observe sans s'y attacher. L'acteur est off et le reste de « soi » se mêle intimement à « Soi » ou « Cela ». J'ai déjà connu cela, et cela a duré 30 mois avant que la réalité ne me rattrape : cela s'appelle un samadhi et un kensho. Pas l'éveil.
Franck Terreaux se répète même : « L'éveil [qu'il ne met jamais avec E majuscule] c'est simplement le « Qui » qui disparaît, le « Qui » de qui suis-je. Ce n'est que cela et rien d'autre (…) Ce qui change, c'est justement la disparition du moi, et de son nouvel ami le sur-moi. C'est la disparition du « Qui », cet emmerdeur professionnel qui empoissonnait la vie.«
Il résume encore l'éveil autrement : revenir à l'état naturel d'un enfant avant ses quatre ans. Lui, baignant dans une béatitude panthéiste ou une extase d'amour pour l'univers, apparemment sans fin. Franck Terreaux semble vivre dans un état de samadhi de je ne sais quel niveau, dans cette « suspension des pensées et du mental » (qui est le but final du yoga). Cf. page 48.
*
Et Franck Terreaux en bon enfant qu'il est, se ratrappe de peu dans son petit essai. Ouf ! Aurait-il deux visages ? Peut-être bien. Je vous cite le meilleur de cet essai :
1) « Il n'y a rien à faire, rien à devenir » résume l'objet de ce « Pays de Cocagne » que nous transmet Franck Terreaux.
2) « Lorsqu'il est dit qu'il n'y a rien à faire, lorsqu'il est dit que chaque pas entrepris dans la direction de Dieu nous en éloigne, on ne voit pas comment en ne faisant rien, il nous serait possible d'arriver à quelque chose.
On ne voit pas comment en restant là à attendre sans rien faire, l'éveil, Dieu, le soi irait soudainement nous tomber dessus comme un steak tout cuit dans notre assiette. »
3) « Pédagogiquement, il est important de comprendre que tout effort, que toutes tentatives méditatives n'ont jamais été effectuées par vous, mais par ce désir créateur.
Toute l'intention présente dans la méditation, c'est lui, c'est encore lui. Lui ne procède à aucun choix. le moi se prenant pour un méditant, crée une brèche. Un appel au FAIRE est là, tel un trou béant, s'il se rue dessus c'est parce qu'il ne peut en être autrement. »
4) « Ignorant que l'impression d'existence est totalement conditionnée par le FAIRE, ne rien faire lui [le chercheur spirituel] est absolument insupportable.«
5) « Encore une fois, comment réconcilier le fait de ne rien faire avec le fait qu'en ne faisant rien j'arriverai à quelque chose ? Il n'y a rien à faire, il y a seulement à comprendre« . Mais bien avant ces lignes, l'auteur nous a dit que personne n'avait à aller nulle part et n'avait rien à devenir.
Et pourtant, Franck Terreaux nous soumet à une action, un exercice qu'il détaille et dont il donne les ressentis. Il ne fait pas rien, donc…
Et il ajoute : « Tout en conservant une attention dirigée, nous allons pratiquer [vous avez bien lu !] le rappel de soi, pratiquer la présence à soi, pratiquer la conscience de soi. » J'appelle cela : une imposture.
le matérialisme spirituel c'est bien, jouer avec des concepts, donner des nouveaux noms aux anciens mots, de nouveaux sens également, tenir un discours explosif (comme dans son premier livre) et dire qu'il ne faut pas agir… puis proposer un exercice : c'est fort de café ! Mais il en proposait déjà un, similaire, dans « l'Eveil pour les paresseux ».
Ce qui intéresse Franck Terreaux, c'est ce stade, décrit dans le bouddhisme, où les organes sensoriels font simplement leur boulot, avant même qu'il y ait saisie du mental. Point. Une plante verte, ou un caillou.
Et il extrapole, disant qu'avant ses 4 ans, un enfant… ressemble à une plante verte… !!! Ce ne sont pas ses mots, mais les miens.
Franck Terreaux confirme page 86 : « En vérité ça marche, ça regarde, ça mange, ça réfléchit, ça rit, ça pleure et point barre. le bonheur, le malheur, les perceptions, les sentiments, comme les émotions se perçoivent d'elles-même et par conséquent n'ont jamais eu besoin d'un vous, jamais eu besoin d'un percevant pour être perçus » : je n'invente rien !
Puis il retourne l'affaire !
« Encore une fois FAITES-LE, essayez de ne pas être, essayez de ne pas entendre et de ne pas regarder. Essayez, essayez encore et encore, vous verrez que c'est absolument impossible. Vous êtes, et ne pouvant pas ne pas être, il n'y a rien à accomplir. Par conséquent tout effort est parfaitement inutile. Sans effort, c'est [c'est quoi, C'est ?] déjà en train de regarder, sans effort c'est déjà en train d'entendre et même de méditer. Pourquoi rajouter un regardant, un méditant ? Tout cela, c'est de l'effort. »
En étant simplement présent, sans rien faire, on atteint ainsi la paresse ultime : l'éveil. Tout est déjà parfait : à quoi bon bouger ?
Tout comme il a pu dire dans le premier opus, « l'attention non attentive non objective« , Franck Terreaux ajoute ici : « Votre vraie nature, c'est le sommeil profond à l'état de veille« …
Car, « Un être véritablement éveillé est la parfaite expression du sommeil profond à l'état de veille. le sommeil profond est le plus grand de tous les maîtres parce qu'il est à tout moment au coeur de chacun.«
Tout gentil qu'il est, l'éveil n'est-il pas monter à la tête de Franck Terreaux, suite à ses « crises » de méditation intensive ? Nous a-t-il enfumer sans le savoir ? Sait-il enfumé lui-même sans en avoir conscience ?
« Il n'y a personne qui fait, absolument personne, tout arrive de lui-même. A ce stade il n'y a plus rien à comprendre« .
Fermez le ban !
Mais bon, peut-être n'ai-je rien compris : ce n'est pas grave. N'en faites rien, par pitié. « L'Eveil pour les paresseux » est un bijou extraterrestre, c'est déjà ça ! « Franck Terreaux fait figure d'extraterrestre dans le microcosme des auteurs abordant le thème de l'éveil et plus généralement celui de la spiritualité »…
Bonne et amusante lecture !
Zuihô
Lien : https://livresbouddhistes.co..
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Danieljean
  12 janvier 2016
Une suite naturelle, plus personnelle, sous forme directe, relativement brève, à "L'éveil pour les paresseux." Je ne qualifierais pas ce complément d'essentiel, le premier livre étant déjà très bien fait, mais à ce niveau de qualité on en redemande forcément...
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   12 janvier 2016
Comment ? Ici là ?
- Ici là… Que veut-tu dire ?
- Tu me parles de moment présent…
- Oui, ce que je veux dire c’est que j’ai du mal à me stabiliser…
- Oui j’ai compris mais comment ? Ici là ?
- Je ne comprends toujours pas ?
- Tu me parles de moment présent …
- Oui en effet.
- Le présent dont tu me parles, il est quand d’après toi ?
- Quand j’essaye de méditer afin de m’y établir définitivement.
- Non, ce que je voudrais savoir c’est quoi le "quand" lorsque tu dis : je m’y établirai définitivement ?
- He bien lorsque j’aurai suffisamment médité.
- Tu es actuellement en train de méditer ?
- Heu, là non mais…
- Donc si je t’ai bien écouté en ce moment même tu n’es pas dans le moment présent tu es dans un autre temps ? Mais comment fais-tu pour être dans un autre temps que maintenant ?
- (Silence… )
- Lors de notre dernière rencontre nous étions arrivés à la conclusion qu’étant impossible d’être ailleurs que maintenant il n’y avait pas à rajouter du maintenant au maintenant, il n’y avait donc strictement rien à faire sinon vivre cette conviction.
- Oui effectivement mais nous qui cherchons, tu dois bien admettre que si nous restons là à ne rien faire il ne se passera rien, il n’arrivera rien, ce que nous voulons c’est pouvoir le vivre de façon permanente.
- En disant il n’arrivera rien, ne serions-nous pas en train de recouvrir ce moment présent avec l’idée que nous n’y sommes pas encore ?
- Comme c’est bizarre, nous fuirions ce que nous cherchons et ce que nous cherchons est pourtant déjà manifestement là?
- Et autant te dire tout de suite qu’en voyant les choses ainsi le moment présent va prendre beaucoup de temps à venir, s’il finit par venir un jour ce sera dans un avenir très long à venir comme le disait si joliment Tristan Tzara.
- Effectivement, la pratique consistant à être dans le moment présent va durer une éternité de temps.
- Tu as sans doute raison, mais afin d’y voir plus clair, voyons tout d’abord ce que le dictionnaire définit par le mot « moment » de moment présent.
- Je lis « Espace de temps considéré dans une durée plus ou moins brève ».
- En vérité ce que nous voulons c’est que ce moment ne soit pas plus ou moins bref mais qu’il devienne éternel, permanent, c’est à dire qu’il se perpétue dans le temps.
- Oui, que ce soit tout le temps maintenant.
- Il n’y aurait-il pas quelque chose de pathologique là dedans ? - En effet on voudrait trouver l’intemporel au moyen du temporel. Dis-moi, est-ce que l’on s’écoute de temps en temps ?
- L’intemporel, nous y sommes déjà de façon permanente mais le mot « permanent » ne colle pas parce qu’il induit du temps. Quand on parle d’intemporalité cette notion est vue à partir d’une vision temporelle qui serait en quelque sorte arrêtée, fixée dans un présent éternel, permanent.
- D’ailleurs le mot permanent, le sens commun le traduit par « c’est là tout le temps », et c’est justement pour cette raison qu’il est si difficile de le partager.
- Ce dont il est question ici n’est pas plus concerné par le temps que par l’intemporel visualisé à partir d’un présent éternel. Si le concept de temps existe, en revanche le concept de non temps n’existe pas ou s’il existe c’est qu’à partir du concept d’un temps arrêté, un temps qui ne serait plus en mouvement.
- Ma vieille mère, l’année précédant sa mort, était devenue complétement gâteuse. La notion de temps n’avait pour elle plus aucune signification car il n’y avait plus de mémoire à laquelle se référencer pour échafauder des concepts car il nous est impossible d’échafauder un concept sans l’aide de la mémoire. Pour que le temps existe il a besoin d’être conceptualisé sinon c’est impossible; c’est exactement la même chose avec la notion d’intemporalité qui est vue à partir d’une vision temporelle.
- Etant impossible de ne pas être. Etant impossible d’être dans un autre temps c’est toujours ici et maintenant.
- Le problème c’est qu’en raison de l’attraction de la mémoire nous courons ainsi après l’intemporel par des moyens temporels.
- Le moi chercheur en disant : « vous conviendrez que si je reste là sans rien faire il ne se passera rien, il n’arrivera rien » implique qu’il y a besoin d’une volonté de sa part pour se libérer de l’attraction de lui même.
- Et si nous gardions bien à l’esprit que rien ne doit arriver puisque c’est déjà là. En revanche cette part de volonté qui consiste à asseoir cette compréhension est très importante ne trouves-tu pas ?
- Oui s’il s’agissait d’une volonté impliquant une action, mais il ne s’agit pas d’une action, il ne s’agit pas d’un faire. Cela réside seulement dans le fait que nous nous sentions bien plus heureux dans l’intemporel plutôt que dans le temporel. D’emblée, on se sent toujours mieux dans un lit douillet que couché dans un lit plein de puces. Si on vous propose l’un ou l’autre la question ne se pose même pas vous choisirez le lit douillet. Là c’est la même chose. Une fois qu’il est vu que vivre au sein de l’intemporel, que de vivre dans le monde plutôt que dans son monde offre une vie bien plus simple et savoureuse la question ne se pose plus non plus. Cela semble être un choix que tu fais, mais ce n'est pas vraiment un car ça coule de source. Tu le fais sans regret car c’est totalement évident. Ce qui est important c’est de connaître le lit douillet sinon on reste torturé en s’imaginant que le lit plein de puces est quelque chose de bien plus excitant.
- Comme tu le sais, la nature est vide mais pour qu’il y ait création, dieu a fait en sorte qu’elle est elle même horreur du vide.
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LivresBouddhistesZuiHoLivresBouddhistesZuiHo   26 août 2019
Franck Terreaux fait figure d’extraterrestre dans le microcosme des auteurs abordant le thème de l’éveil et plus généralement celui de la spiritualité
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