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Folco Terzani (Collaborateur)Fabienne-Andréa Costa (Traducteur)Christophe André (Préfacier, etc.)
EAN : 9782757816271
536 pages
Éditeur : Points (01/04/2010)

Note moyenne : 4.27/5 (sur 33 notes)
Résumé :

Après une carrière intense de grand reporter, Tiziano Terzani a décidé de se retirer du monde. Dans une cabane reculée, il médite, apprivoisant peu à peu sa mort prochaine.

Il fait venir son fils pour lui transmettre son héritage de sagesse et d'humanité; à travers leur dialogue complice se dessine la personnalité exemplaire d'un homme, d'un journaliste, d'un sage.

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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
LVI
  20 mars 2012
Je vole !

Tiziano Terzani fut un Florentin né en 1938 et mort en 2004, connu dans le monde entier pour son travail de journaliste, correspondant de guerre, puis correspondant tout court, en Asie, du 'Spiegel' (le miroir), le plus important news magazine allemand de l'après seconde guerre mondiale, l'équivalent germanique de notre 'Express' national. Auteur de nombreux ouvrages, Terzani vécut pendant 30 ans en Asie, couvrit la guerre du Vietnam à partir de Singapour, apprit le chinois et s'installa dans la Chine de Mao dès que le 'Spiegel' put y ouvrir des bureaux, découvrit l'Inde et alla méditer au Tibet jusqu'à ce qu'un cancer l'amena à retourner chez lui, en Toscane, où il finit sa vie auprès de son épouse et travailla à peaufiner avec la collaboration de son fils Folco, cet ouvrage-bilan de ce que fut sa vie.

Réflexion sur la vie et donc la mort, née de conversations à bâtons rompus entre le père et le fils durant les trois derniers mois de la vie de Terzani, l'ouvrage et le film qui en a été tiré (voir 'Das Ende ist mein Anfang' de Jo Baier avec Bruno Ganz) sont empreints d'une grande sagesse : l'homme n'a pas fait que vivre en Asie, il en a aussi adopté la vision globaliste du Monde : tout est lié et l'homme doit accepter la souffrance parce qu'elle va de pair avec la joie, rien n'a vraiment d'importance et l'homme devrait apprendre à se détacher des fausses valeurs de la culture occidentale, tout est en soi et la mort n'est que la conclusion logique de la vie, un nouveau départ pour autre chose. Si vous avez envie de vous régaler, ne vous retenez pas !
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KATE92
  22 janvier 2012
Un voyage merveilleux, magique. le sujet est ambitieux et extrêmement passionnant.
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Raffoo
  20 mai 2020
Déçu…
« La vie est un grand voyage ! » nous dit Tiziano Terzani.
En effet, sa vie, au vu de son parcours, peut être qualifié de « Voyage ». Terzani fut pendant quelques décennies journaliste/reporter de guerre et un passionné du continent asiatique. Il a assisté à la chute de Saïgon, tombée aux mains des Viet-Congs en 1975 et été témoin du génocide cambodgien perpétré par les Khmers Rouges. Il a décrit la vie dans la Chine post-révolution culturelle, au début des années 1980. Ce grand voyageur qu'était Terzani a aussi sillonné d'autres pays tels que le Japon, l'Inde, la Thaïlande ou encore les Philippines.
Et, ce qu'il en raconte, est passionnant pour quiconque s'intéresse un tant soit peu à l'histoire et à la culture asiatique.
Au début des années 2000, il avait déjà quitté le journalisme depuis quelques temps. Sachant qu'il vivait les dernières années de sa vie, il avait décidé de s'isoler en ses terres natales italiennes afin de méditer sur le Monde, sa vie… La Vie.
Il fait venir son fils, Folco, afin de lui léguer sa « sagesse » et ce livre est le recueil de leurs discussions quotidiennes.
Mais voilà ! J'ai trouvé Tiziano Terzani très prétentieux (« j'étais le meilleur, le plus compétent …»), égocentrique (« Moi, je… J'ai fait ci… J'ai fait ça… » etc…) sans compter le fait qu'il ne cesse de se répéter tout le long du livre.
Cela fait, qu'au final, on finit par se désintéresser de ses histoires. Dommage… !
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valdemosa38
  30 juillet 2015
J'ai été fasciné par le film tiré du livre " le grand voyage de la vie " Fascinée parce que c'était tellement ce que je pensais au fond de moi, ce que je ressentais que devait être mon passage sur la terre et c'était tellement bien dit. J'ai fait une rencontre à ce moment là, je me suis retrouvée et tout devenait évident.
Dans le film, le rôle principal est tenu par Bruno Ganz qui a exactement la présence qu'il faut pour incarner ce rôle. J'ai eu la chance de le voir en Français lorsqu'il est passé sur Arte et depuis, il est impossible de le revoir. Il n'est commercialisé qu'en italien et en allemand. Quel dommage.
Pour en revenir au livre auquel le film est très fidèle, c'est un testament. le témoignage d'un homme comme nous tous, qui est passé par ici et par là, qui a croisé l'humanité, qui a fait son chemin, qui a compris des choses et qui voudrait avant de repartir tel le Mat dans son parcours nous donner ce cadeau, qui ne pèse rien, qui ne vaut rien, qui n'est pas en bourse, ce truc qui fait qu'on a divisé le monde entre ceux qui ont les pieds sur terre et qui au lieu de prêter leur tondeuse, la loue comme des cons, et ceux qu'on appelle des idéalistes, ce truc c'est ce qu'il a compris du monde et de toutes ces guerres dont il a témoigné et ce truc là, quand nous l'aurons tous compris, quand nous aurons grandi, dans longtemps, des milliers d'années si la terre nous le permet, nous sauvera probablement de nous même ....
C'est un enseignement, humble, enthousiaste, lucide.
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Shadow15
  20 septembre 2020
Un père raconte à son fils... Ce livre nous plonge dans la vie de Tiziano Terzani, journaliste renommé, passionné par l'Asie. Une vie remplie d'aventures, de découvertes, d'expériences, de voyages (notamment au Cambodge, Vietnam, Chine, Japon, Inde...)
Il nous transmet ses réflexions sur la vie, la mort, le monde, l'évolution de la société, la spiritualité... Et tellement plus encore !
Une vraie transmission de sagesse !
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
SarahcarabinSarahcarabin   29 mars 2014

L'économie est devenue le succube de l'homme. Toute notre vie est déterminée par l'économie. Je pense que la grande bataille de notre avenir sera la bataille contre l'économie qui domine nos vies, la bataille pour le retour à une forme de spiritualité - qu'on peut appeler religiosité, si l'on veut - à laquelle on puisse s'adresser. Car c'est une constante dans l'histoire de l'humanité, ce désir de savoir ce qu'on est venu faire sur Terre.
Il nous faut de nouveaux modèles de développement. Pas seulement la croissance, mais également la parcimonie. Tu vois, Folco, je dis, moi, qu'il faut se libérer des désirs. Mais, précisément à cause du système pervers de notre société de consommation, notre vie est entièrement axée autour des jeux, du sport, de la nourriture, des plaisirs. La question est de savoir comment sortir de ce cercle vicieux : petit à petit, l'oiseau fait son nid. Mais, putain, ce système nous impose des comportements qui sont complètement absurdes. On ne veut pas certaines choses, mais le système de la société de consommation nous séduit et nous convainc de désirer ces choses-là. Toute notre vie dépend de ce mécanisme. Il suffit pourtant de décider de ne pas participer à ce système en résistant, en jeûnant ; alors, c'est comme si on utilisait la non-violence contre la violence. Finalement, à quoi bon toute cette violence ? Ils ne vont tout de même pas nous les enfourner dans la gueule, leurs trucs !
Ce qu'il faut, c'est un effort spirituel profond, une réflexion profonde, un réveil profond. Ce qui, du reste, a quelque chose à voir avec la vérité, dont plus personne ne se soucie. Et là, une fois de plus, Gandhi était extraordinaire. Il cherchait la vérité, ce qui est derrière tout. "Avant, je croyais que Dieu était la vérité. Maintenant, je dirais que la vérité est Dieu." (p. 459-460)
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SarahcarabinSarahcarabin   29 mars 2014
FOLCO : "Socialisme" et "communisme" sont devenus presque des gros mots. Quelle est l'essence de ce rêve à laquelle on pourrait s'identifier, au lieu de le repousser sans même y réfléchir ?
TIZIANO : L'idée du socialisme était simple : créer une société dans laquelle il n'y aurait pas de patrons pour contrôler les moyens de production, moyens avec lesquels ils réduisent le peuple en esclavage; Si tu as une usine et que tu en es le patron absolu, tu peux licencier et embaucher à ta guise, tu peu même embaucher des enfants de douze ans et les faire travailler. Il est clair que tu engranges un profit énorme, qui n'est pas dû uniquement à ton travail, mais également au travail de ces personnes-là. Alors, si les travailleurs participent déjà à l'effort de production, pourquoi ne pas les laisser coposséder l'usine ?
La société est pleine d'injustices. On regarde autour de soi et on se dit : mais comment, il n'est pas possible de résoudre ces injustices ?
Je m'explique. Quelqu'un a une entreprise agricole en amont d'un fleuve avec beaucoup d'eau. Il peut construire une digue pour empêcher que l'eau aille jusqu'au paysan dans la vallée, mais ce n'est pas juste. Ne peut-il pas, au contraire, trouver un accord pour que toute cette eau arrive également chez celui qui se trouve en bas ? Le socialisme, c'est l'idée d'une société dans laquelle personne n'exploite le travail de l'autre. Chacun fait son devoir et, de tout ce qui a été fait en commun, chacun prend ce dont il a besoin. Cela signifie qu'il vit en fonction de ce dont il a besoin, qu'il n'accumule pas, car l'accumulation enlève quelque chose aux autres et ne sert à rien. Regarde, aujourd'hui, tous ces gens richissimes, même en Italie ! Toute cette accumulation, à quoi sert-elle ? Elle sert aux gens riches. Elle leur sert à se construire un yacht, une gigantesque villa à la mer. Souvent, tout cet argent n'est même pas recyclé dans le système qui produit du travail. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. C'est de là qu'est née l'idée du socialisme.
FOLCO : Et le communisme ? Quelle est la différence entre le socialisme et le communisme ?
TIZIANO : Le communisme a essayé d'institutionnaliser l'aspiration socialiste, en créant - on croit toujours que c'est la solution - des institutions et des organismes de contrôle. Dès cet instant, le socialisme a disparu, parce que le socialisme a un fond anarchiste. Lorsqu'on commence à mettre en place une police qui contrôle combien de pain tu manges, qui oblige tout le monde à aller au travail à huit heures, et qui envoie au goulag ceux qui n'y vont pas, alors c'est fini. (p. 383-384)
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SarahcarabinSarahcarabin   29 mars 2014
L'éducation devrait commencer par enseigner la valeur de la non-violence, qui, du reste, est liée à des tas de domaines : au fait d'être végétarien, de respecter le monde, à l'idée que cette terre, on ne nous l'a pas donnée, qu'elle appartient à tout un chacun et qu'on ne peut impunément se mettre à couper et à creuser n'importe où. Le problème, c'est que, d'après moi, tout le système est fait de telle sorte que l'homme, sans même s'en rendre compte, commence dès son plus jeune âge à se fondre dans une mentalité qui lui interdit de penser autrement. On aboutit à une situation dans laquelle on n'a même plus besoin de dictature, désormais, car il y a la dictature de l'école, de la télévision, de ce qu'on nous enseigne. Si on éteint la télévision, on devient un homme libre.
La liberté. Elle n'existe plus. Je ne cesse de le répéter : nous n'avons jamais été aussi peu libres, malgré cette énorme liberté apparente d'acheter, de baiser, de choisir entre différentes sortes de dentifrices, entre quarante mille voitures, entre tous ces téléphones portables qui font aussi des photos. Il n'y a plus la liberté d'être soi-même. Car tout est déjà prévu, tout est déjà mis sur des rails, et il n'est pas facile d'en sortir, car cela crée des conflits. Combien de gens sont rejetés par le système, sont marginalisés parce qu'ils ne rentrent pas dans le monde ? Ah, s'ils faisaient autre chose, au contraire ! Mais il n'y a rien d'autre à faire, il n'y a que cette poussée vers le marché. (p. 458)
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DanieljeanDanieljean   20 décembre 2015
Je vais très bien. Je suis dans une merveilleuse disposition de l’âme. Tout ce que je vois, en attendant ma fin, ferme le cercle. Tu sais, il y’avait un célèbre maître zen à qui on demanda un jour : “Quel est le sens de tout cela ?” Et le maître zen prit un pinceau chinois, le plongea dans l’encre et dessina un cercle. J’ai moi aussi ce rêve. C’est beau, non ? Fermer le cercle.
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SarahcarabinSarahcarabin   28 mars 2014
Tu sais, le moment révolutionnaire - j'ai essayé de l'expliquer de différentes manières - est un moment exaltant parce que c'est quelque chose de nouveau pour lequel on peut s'engager. Je l'ai dit de la façon la plus simple que j'aie pu trouver : "La révolution est comme un enfant : il est tout mignon quand il naît, mais il est possible que, dix ans plus tard, il devienne con, bossu et méchant." De la même manière, quand elle naît, la Révolution est fascinante, car elle promet la nouveauté. Imagine : si aujourd'hui, en Italie, arrivait un Savonarole, ou une Jeanne d'Arc disant : "Allez, renonçons à tout, mangeons deux fois moins !", les gens n'hésiteraient pas une seconde, Folco. Un jeune sur deux aujourd'hui serait heureux de jeter son téléphone portable dans le lac pour avoir quelque chose de mieux. Mais, plus tard, on se rendrait compte que le portable était utile, que le lac est pollué... Ainsi va la vie... (p. 255)
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