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ISBN : 2916355413
Éditeur : Editions Intervalles (19/06/2010)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 17 notes)
Résumé :
En 1976, à Hong Kong, Tiziano Terzani rencontre un devin qui le met en garde : « Ne prends surtout pas l’avion en 1993 ! » Seize années plus tard, le 31 décembre 1992, il décide de respecter la prophétie.
Pendant un an, il voyage en train, en bateau, en bus ou à dos d’éléphant, et redécouvre une Asie que le voyageur pressé ne connaît plus.
Cette année sans prendre les airs est le prétexte pour brosser l’un des tableaux les plus riches et les plus vi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  25 février 2018
La prophétie d'un vieux devin chinois au printemps 1976 va changer la vie de Tiziano Terzani, (qui était) journaliste et correspondant du Spiegel, Corriere della Sera et de la Repubblica en Extrême-Orient. Vu son travaille qui nécessite moult voyages en avion sur longues distances, le voyant lui prédit que prendre l'avion durant l'année 1993 lui sera fatal. Une prophétie qui en outre de lui faire vivre une année (celle de 1993)unique et sans précédent, va aussi lui sauver la vie. C'est ce qu'il nous raconte dans ce livre, parcourant le Laos, la Thaïlande, la Malaisie, l'Indonesie, le Cambodge et son voyage annuel Bangkok-Florence aller-retour, en train, bateau,bus et taxis. “Dopo una vita sensata, all'insegna della ragione, mi permettevo ora una decisione fondata sulla più irrazionale delle considerazioni e mi imponevo così un limite senza senso.”(Aprés une vie sensée, passée sous l'insigne de la rationalité, je me permettais une décision fondée sur une considération des plus irrationnelles, m'imposant des limites n'ayant aucun sens”).
En Orient et L'Extrême-Orient , l'occulte fait parti de la vie quotidienne. Ce qu'on appelle en occident “superstitions “, fait partie de leur logique, leur culture, leurs coutumes, leurs croyances, bref de leurs vies. On va voir un voyant, ou personnage du même genre doté de pouvoirs occultes, comme on va chez le médecin. On ne prend aucune décision importante sans les consulter. Une fois le verdict tombé tout n'est pas finit, il faut encore marchander avec là-haut pour détourner le destin; le marchandage dépendant des divers croyances,animistes,bouddhistes,hindouistes
....qui gèrent le quotidien.
Un livre foisonnant d'anecdotes extraordinaires, de coutumes, de croyances...de la vie quotidienne de ces pays, racontés avec moult réflexions et beaucoup d'intelligence. Des attrape-morts de Bangkok, aux prisonniers politiques birmanes construisants des routes les chaînes aux pieds, des amulettes de bouddha qui doivent être rechargées, aux fascinants marchés birmanes aux divers costumes bigarrés des divers ethnies, des Wa coupeurs de têtes ( groupe ethnique de Birmanie) inséparables de leurs couteaux, à la Birmanie gouvernée par la prophétie, des thaïlandais qui ne quittent jamais leurs maisons sans amulettes portées sur leurs corps ( par ex. tatouages, un très spécial pour trouver un mari puissant et riche , ref .le texte :) ), aux “barber shops”, appelé aussi “Sexy barber”de Betong (Thaïlande ), de la secte des vierges végétariennes du Sumatra, qui lisent le destin sur les pétales de marguerite au sourcil de Bouddha à Phnom Penh.....
Un livre intéressant et passionnant, pleine de nostalgie. Durant cette année sabbatique où il va en profiter pour ralentir, observer, réfléchir, et faire le tour des devins, “dukuns”, de chaque ville où il se rendra, outre son vécu, les ressentis de Terzani avec ses doutes, ses remises en question, son exaspération face au destin et au déclin de ces civilisations de l'extrême-orient sous le joug du matérialisme et de la “modernisation “, sont émouvants. Un livre qui à travers un discours profond sur l'occulte, nous rappelle l'importance vitale des forces de la nature et par conséquent celle de nôtre propre force intérieure inée,délaissée et négligée au profit d'un monde de plus en plus concentré sur le matérialisme, le superficiel, l'apparence....une belle leçon de vie, pour qui veut encore prendre le temps de se poser et de réfléchir sur le but de la vie et l'essence du “bonheur” et de la paix intérieur dans ce monde déchaîné dont l'unique dieu est l'Argent.

Il cavallo di Troia è la «modernizzazione».........«Fermate il mondo. Voglio scendere!»
( le cheval de Troie est la modernisation....”Arrêtez le monde. Je veux descendre !”)
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zazy
  04 avril 2015
« Dans la vie, il se présente toujours une bonne occasion. le problème, c'est de savoir la reconnaître et parfois ce n'est pas facile. La mienne, par exemple, avait tout l'air d'une malédiction. Un devin m'avait dit : "Attention! En 1993, vous courrez un grand risque, celui de mourir. Cette année-là, ne volez pas, ne prenez jamais l'avion." Cela s'était passé à Hong Kong. J'avais rencontré ce vieux Chinois par hasard. Sur le moment, ces mots m'avaient frappé, évidemment, mais cela ne m'avait pas tracassé. Nous étions au printemps de 1976, et 1993 me semblait encore très loin. Toutefois, je n'avais pas oublié cette échéance. Elle était restée dans mon esprit, un peu comme la date d'un rendez-vous auquel on n'a pas encore décidé si on ira ou non. »
Terziano Terzani décide de suivre les prédictions l'oracle et ne prendra pas l'avion pendant une année. Bon prétexte pour renouer avec l'Asie qu'il a connue quelques années plus tôt, qu'il aime. Il en voit le changement, la « modernisation », autrement dit l'occidentalisation.
Une année, non pas entre parenthèse, mais une année de flânerie, de méditation, de réflexion, de poésie, de rencontres, de retrouvailles… bref, une année très riche. le Journaliste, correspondant en Asie de l'hebdomadaire allemand der Spiegel redécouvre le plaisir des voyages lents, la vie quotidienne « Tous les endroits se ressemblent quand on les atteint par l'avion, sans un effort minimum : de simples destinations séparées entre elles par quelques heures de vol. »
Dans chaque ville, chaque village, chaque pays où il séjournera il demandera l'adresse d'un voyant. Les résultats ne sont pas toujours à la hauteur, mais… il y a toujours un petit quelque chose. Est-ce l'art divinatoire, est-ce l'habitude d'observer leur « client », est-ce de la psychologie, est-ce son besoin d'y trouver quelque vérité. En occident, officiellement, on se gausse des personnes qui consultent, « En Asie, en revanche, la sphère occulte sert encore aujourd'hui pour expliquer les faits divers, au moins autant que l'économie et, jusqu'à une époque récente, l'idéologie. ».
Avec ce voyage tout en lenteur il redécouvre la Birmanie, la Thaïlande, le Cambodge, le Vietnam… Ce qu'il y voit ne lui plait pas trop. En effet, une occidentalisation (une américanisation) à marche forcée fait disparaître toutes les vieilles habitations, les vieux quartiers et, même, la spiritualité asiatique. Les villes ne respirent plus, aucun courant d'air frais ne vient rafraîchir les habitants, étouffés par les tours, autoroutes construites sans schéma (cela me fait penser à ses autoroutes françaises construites dans des couloirs d'orages, de neige, avec tous les désagréments)
Terziano Terzani nous fait découvrir l'autre face du « progrès », de la modernisation de l'Asie. Ce livre, biographie, carnet de voyage, grand reportage ; un peu roman d'aventure, philosophique, spirituel ne se lit pas d'une traite. Comme l'auteur décide de prendre son temps pour voyager, j'ai fait des escales qui m'ont permis de réfléchir à ce qui est écrit. Oh ! Je vous vois venir ! Non, ce n'est pas barbant du tout, au contraire.
L'écriture, classique, est belle. Je pense que la traduction lui a gardé cette beauté. J'ai aimé ce voyage dans le monde asiatique des sciences occultes. Ce que l'auteur dit sur la destruction de la spiritualité asiatique est plus inquiétant car il me semblait que c'était la base de leur civilisation.
Une pépite qui se déguste sur la longueur. La 4ème de couverture est un très bon résumé. e ne suis pas certaine d'en avoir bien parlé, mais j'aimerais vous avoir donné l'envie de le lire.

Lien : http://zazymut.over-blog.com..
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yv1
  13 janvier 2016
Je n'écrirai pas ici de prolégomènes au contenu de mon article, je ferai court en vous disant tout de go que je risque l'emportement, l'enthousiasme voire la dithyrambe. Ce bouquin est tout simplement magnifique ! Déjà emballé par Lettres contre la guerre du même auteur, je me suis empressé vers les rayonnages d'une librairie pour acquérir cet ouvrage dont Aifelle ou Zazy ont dit le plus grand bien. J'ai même acheté Un autre tour de manège, mais là Madame Yv a posé son droit de préemption et je ne pourrai le lire que lorsqu'elle l'aura fini, mais je sais de source sûre -les confidences sur l'oreiller, ça fonctionne toujours- qu'elle est conquise.
Cette lecture demande un minimum d'attention et d'exigence, Tiziano Terzani nous baladant dans beaucoup de pays dont il raconte l'histoire ; 460 pages denses en petits caractères (dans la version poche). Si je suis parvenu au bout sans encombre, vous pouvez me croire, ces pages sont passionnantes, surtout si fidèles du blog, vous connaissez mon appréhension pour les gros volumes. Jamais je ne m'y suis ennuyé. Jamais je n'ai eu a moindre velléité de fermer le livre avant de l'avoir fini.
Un texte fort et très accessible qui parle des traditions qui se perdent au profit de l'occidentalisation de l'Asie. La globalisation tend vers l'uniformisation des coutumes et des hommes et des femmes du monde, et c'est ce que ce texte montre bien. Quel dommage qu'en Mongolie, en Thaïlande, en Chine, en Birmanie, on trouve des chaines de magasins mondialement connues. le commerce international remodèle le monde, le façonne à sa manière plus vendeuse, plus bénéfique financièrement. le reporter passe de Thaïlande à Singapour ce bout de terre ultra-moderne, déshumanisé, emprunte les routes birmanes, visite le Cambodge sous assistance de l'ONU (la critique contre cette organisation est assez virulente) ; les entreprises internationales se livrent une bataille pour la reconstruction du pays détruit par les Khmers rouges. Partout Tiziano Terzani cherche l'humain, le contact, la rencontre. Son mode de voyage, lent, lui donne le temps de parler, de s'arrêter et ses carnets son emplis des rencontres parfois formidables parfois moins avec des hommes et des femmes qui n'ont pas renoncé à leurs traditions.
Un texte d'un homme à la recherche d'une vérité, d'une spiritualité qu'il a du mal à cerner. L'année 1993 qu'il passe sur les routes à chercher l'autre est sûrement celle qui le mènera vers cette sagesse que j'ai ressentie dans Lettres contre la guerre. Il me semble que c'est l'année qui le verra doucement basculer vers le côté spirituel de sa personnalité, laissant son autre face, celle du reporter qui court les zones de conflit pour en rendre compte s'atténuer petit à petit.
Lecture formidable, intelligente, instructive et ressourçante (?), on sent à le lire un bien-être, une envie folle de ralentir le rythme -et pourtant, le mien est déjà beaucoup plus lent que celui de la majorité des Français. Découvrez et lisez Tiziano Terzani, et merci à Intervalles de rééditer ces textes.
Lien : http://lyvres.over-blog.com
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Apoapo
  05 février 2016
Il est très regrettable que si peu de l'oeuvre de ce grand journaliste-essayiste italien, reporter de guerre en Asie pendant plus de 30 ans pour le compte du Spiegel et si connu en Allemagne, soit traduite en français.
Cet ouvrage (ancien) est la chronique d'une année que l'auteur passa à voyager sans jamais monter dans un avion, car un devin le lui avait interdit sous peine d'en mourir dans un accident. Superstition? défi? ou simple passion de l'aventure? Toujours est-il que le journaliste parvient à tenir le pari, se déplace surtout en Indochine, et parvient même à parcourir le trajet Bangkok-Florence en train...
Les prémisses de son grand opus "Un altro giro di giostra", son véritable testament spirituel, oeuvre d'une hauteur philosophique et spirituelle mémorable sont déjà posées, même si l'auteur n'a pas encore accompli son cheminement introspectif que lui permettra ensuite son cancer. Là, on n'aperçoit que sa curiosité et son regard qui souhaite déjà approfondir celui du chroniqueur. Mais il est encore très très occidental, très toscan dans cet ouvrage...
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Aifelle
  10 octobre 2015
Sans conteste, cette lecture est une des plus passionnantes faite ces derniers mois. L'auteur, journaliste italien et grand voyageur, s'étant frotté à toutes sortes d'aventures et de terrains de guerre, décide de ne plus prendre l'avion pendant un an sur la foi d'une prophétie. Bien sûr, il n'y croit pas vraiment, mais se pique au jeu, fatigué de passer d'un aéroport à l'autre et de ne plus avoir le temps de se poser vraiment nulle part.
Il commence par nous expliquer comment il a pu s'arranger avec son employeur pour continuer à travailler avec une telle contrainte. L'auteur se donne pour mission de rencontrer un devin dans chaque ville et pays visités. C'est l'occasion d'un vaste panorama des croyances implantées en Asie et de leur influence sur la population. L'auteur repère rapidement que les prédictions sont en lien direct avec la société où vit le devin. Par exemple l'argent est omniprésent dès qu'il s'agit des Chinois. Il a plus affaire à des personnes ayant un sens de l'observation développé et un bon sens tout court, qu'à de vraies révélations. Quoique, certaines rencontres l'ont beaucoup troublé, mais toujours il essaie de rationnaliser.

Lien : http://legoutdeslivres.canal..
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   19 février 2018
Da sempre l’uomo ha cercato di dare un senso al mistero della propria vita, di trovare una chiave del futuro, e ha sperato di poter influenzare il proprio destino. Spesso lo si dimentica, ma il cinese, come lingua scritta, è nato non come mezzo di comunicazione fra gli uomini, ma come modo di consultare gli dei. «Debbo o non debbo fare la guerra allo Stato vicino?» «Vincerò o non vincerò la battaglia?» faceva scrivere un re su un osso piatto, nei cui fori veniva poi passata una punta di ferro infuocata. La risposta divina veniva dalle incrinature prodotte dal calore. Si trattava di saperla leggere. Quelle ossa con quegli ideogrammi di tremilacinquecento anni fa sono i primi «manoscritti» cinesi che si conoscono.
( Depuis toujours l’homme a cherché à donner un sens au mystère de sa propre vie, à trouver la clé du futur, en espérant de pouvoir controller son propre destin. On l’oublie souvent, mais le chinois comme langue écrite, est apparu non comme mode de communication entre les hommes , mais comme moyen pour consulter les dieux. Un roi faisait écrire sur un os plat, des questions, “Dois-je ou non faire la guerre à mon état voisin ?”, “Gagnerais-je ou non la bataille?”, sur les trous duquel on passait par la suite le bout d’un fer incandescent, et les fissures crées par la chaleur donnaient la réponse.Il fallait juste savoir la lire.Ces os aux idéogrammes anciens de 3500 ans, sont les premiers manuscrits chinois connus de l’histoire.)
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BookycookyBookycooky   20 février 2018
A parte gli assassinati e i suicidi, i candidati più ovvi a diventare spiriti vaganti sono le vittime degli incidenti stradali. Per questo le associazioni buddhiste posizionano i loro furgoni nei punti più pericolosi delle strade e per questo i loro uomini, sintonizzati sulle radio della polizia, sono sempre in agguato, pronti a precipitarsi sui cadaveri. Davvero precipitarsi, perché questo tipo di attività è diventato così redditizio che le associazioni caritatevoli sono in concorrenza fra loro e ognuna cerca di portar via più cadaveri dell’altra per poi ottenere dal pubblico maggiori donazioni.
(À part les assassinés et les suicidés, les candidats les plus enclin à devenir des esprits errants sont les victimes des accidents de la route. C’est pour cela que les associations bouddhistes garent leur fourgons aux endroits les plus dangereux de la route, et leur personnel en syntonie avec la radio de la police , sont toujours à l’affût , prêt à se précipiter sur les cadavres. Vraiment se précipiter, car ce genre d’activité est devenu si lucratif que les associations caritatives font la compétition entre eux et chacun essaie d’emporter plus de cadavres que les autres, afin de pouvoir recevoir le plus de donation possible).
P.s.Bangkok/ Si un cadavre est morcelé, décapité.....son esprit devient errant donc maléfique.Ces associations caritatives les assemblent pour qu’ils aillent en paix au l’au- delà.
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BookycookyBookycooky   24 février 2018
Il Signor Lee, cinesissimo, concepito nell’isola di Hainan, nato a Malacca, orfano a tre anni, lavoratore-bambino in un ristorante della città, era presto diventato rappresentante di bevande alcoliche. Non avendo esperienza e cercando di capire se poteva fidarsi di una persona, se poteva farle credito o se quella sarebbe scappata senza pagarlo, si comprò per 50 centesimi un libretto che gli insegnò a studiare i caratteri fisici della gente e a dedurre da quelli la loro personalità. Era diventato ricco e s’era fatto la fama di mago.
( Monsieur Lee, chinois, conçu sur l’île d’Hainan, né à Malacca ,orphelin à trois ans,
travailleur mineur dans un restaurant de la ville, était vite devenu représentant en boissons alcoolisées .N’ayant pas d’expérience et essayant de comprendre s’il pouvait se fier d’une personne, s’il pouvait lui faire crédit ou si celui-ci disparaîtrait sans payer, s’acheta un livre pour 50 centimes qui lui enseigna à étudier les caractères physiques des personnes et en déduire leur personnalité.Il était devenu riche et s’était approprié la réputation de magicien.)
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BookycookyBookycooky   22 février 2018
Uno dopo l’altro, i vari paesi dell’Asia hanno finito per liberarsi del giogo coloniale e per mettere l’Occidente alla porta. Ma ora? L’Occidente rientra dalla finestra e conquista finalmente l’Asia non più impossessandosi dei suoi territori, bensì della sua anima. Lo fa ormai senza un piano, senza una precisa volontà politica, ma grazie a un processo di avvelenamento contro cui nessuno ha trovato per ora un antidoto: l’idea di modernità.Abbiamo convinto gli asiatici che solo a essere moderni si sopravvive e che l’unico modo di esser moderni è il nostro: il modo occidentale. Ci sono alternative? Nessuna. Tutti i tentativi di percorrere altre vie sono finiti male!
( Les divers pays d’Asie , l’un après l’autre, ont pu se libérer du joug colonial, mettant l’Occident à la porte. Mais maintenant ?L’Occident rentre par la fenêtre et conquiert finalement l’Asie non cette fois possédant ses terres, mais accaparant son âme. Il le fait désormais sans un plan, sans une volonté politique précise, mais grâce à un procédé d’empoisonnement contre lequel personne n’a trouvé jusqu’à aujourd’hui un antidote : l’idée de modernité. Nous avons convaincu les asiatiques qu’on ne peut survivre qu’en étant moderne, et que l’unique modèle de modernité est le nôtre : le modèle occidental. Existe-t-il des alternatives ? Non. Toute tentative de suivre une autre voie s’est mal terminé ! )
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BookycookyBookycooky   23 février 2018
IL caso? Difficile dire che non esiste, ma in qualche modo mi andavo convincendo che gran parte di quel che sembra succedere appunto «per caso», siamo noi che lo facciamo accadere; siamo noi che, una volta cambiati gli occhiali con cui guardiamo il mondo, vediamo ciò che prima ci sfuggiva e per questo credevamo non esistesse. Il caso, insomma, siamo noi.
(Le hasard ? Difficile de dire qu’il n’existe pas, mais d’une façon ou d’une autre je suis persuadé que ce que nous appelons le hasard, c’est nous qui le suscitons, nous qui une fois que nous changeons nos lunettes avec lesquelles nous regardions le monde, voyons ce qui auparavant nous échappait et que nous croyions qu’il n’existait pas.En somme, le hasard, c’est nous.)
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