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ISBN : 2723439666
Éditeur : Glénat (14/11/2002)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Il est des régions du monde où l'homme doit sa survie à la complicité avec un animal. Dans les grandes étendues du centre de l'Eurasie, c'est le cheval qui a permis à l'homme de s'approprier la steppe. Aussi, lorsque Priscilla et Sylvain décident d'inscrire leurs pas dans la poussière d'Asie centrale, quel autre choix s'offre à eux que celui de se présenter en selle, rênes en main et pied à l'étrier ?
En quittant le Kazakhstan, ils emportent avec eux les ouvr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Torellion
  15 janvier 2018
Kirghizstan, Kazakhstan, Tadjikistan... pays du légendaire khan, guerrier de l'apocalypse à cheval qui conquit l'Eurasie.
Comment rendre hommage à ces pays cavalier, si ce n'est à dos de cheval ?
Carnets de steppes sonne comme une invitation au voyage, une ode au mouvement, mais au-delà se dessine la complicité magnifique de l'homme et de l'équidé.
Sylvain Tesson et Priscilla Telmon, centaures du XXème siècle, nous raconte leur chevauchée fantastique à travres les steppes.
Cet album illustré est très agréable à lire et à parcourir. Les photos de Telmon sont magnifiques et le texte les accompagnant porte à la rêverie.
Six mois de voyages, six heures de lectures, une pause providentielle.
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FritzLangueur
  23 janvier 2018
Le 5 étoiles paraîtra sans doute démesuré. Je l'accorde, mais ces carnets ont été l'occasion pour moi de m'immiscer dans une partie du monde que je connais mal et provoquent la résurgence d'autres oeuvres que j'évoquerai ici...
Homme du nord par excellence, mon regard de touriste de salon (j'ai peu voyagé dans ma vie) s'est toujours tourné vers la partie Est du monde que celle de l'Ouest et notamment ce que l'on appelle historiquement la Russie, la Sibérie l'une de ses provinces et tous ces "petits" territoires qui parsèment les steppes de l'Asie centrale (allant de la Roumanie à la Manchourie en passant par la Mongolie). Quelques notes de hautbois et je rejoins Borodin ou encore Ippolitov-Ivanov.
Je préfère aussi aux ouvrages scientifiques, les carnets de voyage parfois plus fantaisistes mais tellement proches des âmes. Ces "Carnets des Steppes : à cheval à travers l'Asie centrale" en sont un bel exemple. Il est vrai que les textes sont courts, il y manque souvent du détail sur chaque lieu ou villes traversés. Ce n'est donc pas un ouvrage de référence pour voyager, ce serait plutôt un appel à la vigilance d'un monde dont les coutumes, les pratiques quotidiennes de vie, voire les traditions disparaissent de plus en plus. La main mise bolchévique avait déjà brouillé les pistes, aujourd'hui l'épandage de la mondialisation, la prégnance religieuse et l'ouverture vers la Chine terminent de balayer ce qui fut pendant des siècles un mode de vie spécifique, commun à chaque région, le nomadisme pastoral. Aucune partie n'est épargnée, ce vaste territoire possède beaucoup de matières premières.
L'intention de Tesson et Telmon n'est pas pour autant de plomber l'esprit du lecteur. C'est pourquoi ils consignent chaque particularité ou paysage à découvrir absolument et témoignent surtout des instants de vie si différents de ces peuples à l'hospitalité légendaire. L'iconographie est superbe.
Leur périple s'est effectué à cheval, difficulté de taille pour parcourir autant de distance. Cette relation si fusionnelle homme/bête n'est pas sans rappeler celle du film Serko de Joël Farges (adapté du livre éponyme de Jean-Louis Gouraud), qui se passe en Sibérie, où un jeune cosaque traversait 9000 kms de paysages fantastiques pour prévenir le Tsar des exactions commises par le gouverneur de sa province.
Le cheval, appui inégalable de l'homme dans la nature hostile, retrouve toute sa noblesse et pour ce jeune soldat de rencontrer autant de chaleur humaine à son contact.
La Sibérie, Sylvain Tesson connaît bien que ce soit "Dans les forêts de Sibérie", mais surtout "Sibérie ma chérie" où il se trouve là aussi en symbiose avec les autochtones, entre isolement et partage il a découvert le sens de la vie de ces contrées. En espérant qu'il ne soit pas l'un des derniers témoins... et que ses notes, photos, films et témoignages en tout genre ne soient pas les ultimes preuves.
On parle beaucoup des drames que provoque le réchauffement climatique, nettement moins de ce que l'homme entreprend avidement, chaque jour en terme de destruction (l'assèchement de la mer d'Aral ou la presque disparation des saïgas sont de son fait). Il y a de quoi être inquiet par la rapidité de cet annihilement qui frappe même les contrées les plus au nord et plus hostile encore, comme le rappelait Clément Cogitore dans son documentaire de 2017, "Braguino".
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Giraud_mm
  14 mars 2018
Joli livre d'aventure, agrémenté de belles photographies, facile à lire et permettant de découvrir une immense région totalement méconnue.
Je reste cependant sur ma faim sur trois aspects :
- Je ne suis pas parvenu à partager la vie, les doutes, les angoisses ou les bonheurs des deux auteurs au cours de cette traversés à cheval... Trop de pudeur dans le récit ?
- les survols historiques m'on paru un peu décousus et simplistes, ne permettant pas vraiment de se faire une vue d'ensemble.
- J'aurais aimé plus de détails sur les sites, naturels ou pas, les plus remarquables, un peu à l'image de ce qui est écrit sur Samarcande, Boukhara et Khiva, mais en plus détaillé.
J'ai lu le livre avec plaisir au cours d'un voyage à Jérusalem, mais je qui quand même un peu déçu... Peut-être à proposer aux jeunes pour leur faire découvrir cette région ?
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TwiTwi
  13 avril 2013
Carnets de Steppes propose les impressions de voyage de Priscilla Telmon et Sylvain Tesson. Plusieurs mois de chevauchées, d'Almaty au Kazakhstan jusqu'à la mer d'Aral, avec trois chevaux.
Rencontre avec la nature, les chevaux, les différentes cultures, les gens, L Histoire. Ce n'est pas la Mongolie mais on y parlera un peu de Ghengis Khan. Ce n'est pas la Mongolie mais le monde de vie des nomades des steppes des tous ces pays en -stan est sensiblement similaire. Je n'ai pas contre par l'impression d'avoir appris grand chose de plus d'un point de vue culturel sur ces peuples. Tout cela se résume en quelques clichés : hospitalité, yourte, lait de jument fermenté, alcoolisme.
Ce n'est pas du tout inintéressant, c'est juste que j'ai l'impression de rester à la surface des choses, un peu comme avec le Petit traité sur l'immensité du monde. du coup, j'espère passer à une lecture plus consistante avec Cavalier des steppes, dans lequel il y a plus de textes que de photographies.
J'ai cependant été fortement émue par la triste histoire de la Mer d'Aral. Je la connaissais bien sûr, mais cela faisait longtemps que je n'en avais plus entendu parler. Comment la culture intensive de coton a, en détournant le cours des fleuves qui l'alimente, petit à petit fait reculer la Mer, menant à une catastrophe écologique et humaine. J'ai été émue aux larmes par les propos de Sergueï, capitaine sans bateau, faute de mer où le faire pêcher.
Pas facile de terminer un si beau voyage, comme ça, au milieu des épaves de bateaux échouées sur un rivage qui est parti loin, très loin.

Lien : http://ledragongalactique.bl..
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corally4
  26 août 2018
Une lecture facile :
« Carnets de steppe », les paysages sont magnifiques cela nous le ressentons bien à travers l'écrit …ET les photos, les pays traversés, Oubekistan , Turkmenistan, Kirghizstan ,Kazakhstan
A travers les descriptions, et les résumés historiques sur les différents personnages qui se sont distingués dans ces contrées : Tamerlan, Gengis Kan par exemple pour les plus connus, les descriptions d'anciens voyageurs, les réflexions, il m'a le quotidien des deux voyageurs. On ne sait rien : rien sur les difficultés quotidiennes pour se nourrir, se loger ou coucher à la belle étoile. J'ai eu l'impression d'un voyage aseptisé où tout c'est déroulé à merveilles sans aucune anicroche.
Certes il ya un hommage vibrant, plein d'amour pour les compagnons de tous les jours , les trois chevaux : un étalon et les deux hongres.
Néanmoins j'ai lu avec plaisir, et je le recommande afin de connaitre les coutumes, les changements de régime de ces pays.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
TorellionTorellion   12 janvier 2018
Le drame des sociétés modernes réside dans l'agitation des êtres.
Se démener pour se donner une raison de vivre.
Devoir sans cesse trouver à faire.
Se condamner au divertissement pour vaincre l'oisiveté.
De ces contraintes naît la trépidation que nous connaissons. Le voyage au long cours apaise la fébrilité du corps [...] ainsi l'esprit débarrassé de la fièvre de l'action, se détache, mis à disponibilité.
Voyager, c'est calmer les bouillonnements du sang pour donner à la pensée tout le loisir de s'épanouir.
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Giraud_mmGiraud_mm   14 mars 2018
Quand nous poussons la porte du musée de Noukous après la traversée du désert, nous pensons y trouver l'habituel fatras muséographique hérité des temps soviétiques : graphiques sur la production de la région, peintures hyper-réalistes qui font chanter les lendemains, collections de médailles du mérite, du travail, de la performance...
Or c'est Molière qui nous accueille. Et Saint Louis, flanqué d'une Marie-Antoinette en buste et d'une Vénus à se faire damner un mollah. Des statues ! Passé le premier étonnement, nous identifions des copies de plâtre de modèles exposés au Louvre.
- C'est un cadeau de Fernand Léger à l'URSS, nous explique la Directrice du musée, Marinika Babanazarova.
Nous sommes dans le musée d'µIgor Savitsky, peintre ukrainien, né en 1915, relégué en Asie centrale par les soviétiques ...
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TwiTwiTwiTwi   16 mars 2013
- La mer. La voilà ma pauvre mer.
Il pleurera doucement.
[...]
- Ne pleure pas, ne pleure jamais Sergueï, ce ne sont pas tes larmes qui feront revenir les eaux !
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TwiTwiTwiTwi   16 mars 2013
En vertu de quelle théorie croit-on toujours qu'il faut rester longtemps auprès des gens pour tisser avec eux des liens profonds ?
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TwiTwiTwiTwi   16 mars 2013
- Ils nous ont volé la mer...
Puis il ajoute :
- On n'a rien pu faire. Je leur ai écrit pourtant, à Moscou, pour expliquer qu'on allait à la catastrophe. J'ai même été reçu dans un bureau, là-bas/ Mais on n'écoute pas un petit capitaine.
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Videos de Sylvain Tesson (76) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sylvain Tesson
Après l'émouvante lecture de Richard Berry, c'est au tour de Loïc Corbery de la Comédie-Française de vous faire vivre les mots de Sylvain Tesson. Un récit et des questions posées par l'écrivain qui, plus d'une fois, a escaladé clandestinement la cathédrale de Notre-Dame de Paris.
>Géographie générale>Géographie de l' Asie>Turkménistan = Turkménie (Géographie) (18)
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