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EAN : 9782742433421
144 pages
Gallimard Loisirs (02/11/2012)
3.88/5   57 notes
Résumé :
"Vingt ans que je voyage en Russie. J’y retourne avec obsession sans savoir très bien ce qui m’y porte. Vingt ans qu’on m’interroge sur cette fascination et vingt ans que j’échoue à toute explication." Sylvain Tesson.

Sibérie ma chérie est une déclaration d’amour à des terres méconnues où toutes les aventures sont possibles. Non, la Sibérie ne se réduit pas à une étendue de marais gelés, piquetée de goulags en ruine et de friches industrielles où div... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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ninamarijo
  28 juillet 2016
"Sibérie ma chérie" est un carnet de vadrouille que trois copains ont décidé de créer, rassemblant de belles photos de Thomas Goisque, les aquarelles et dessins de Bertrand de MiolIis et les textes de Sylvain Tesson. La présentation est soignée, les pages sont glacées, l'aspect est celui d'un carnet de voyage, fermé par un élastique. le tout donne un livre agréable à regarder et à toucher. Les textes sont des morceaux choisis dans les oeuvres de S. Tesson, rien de vraiment nouveau.
Ce carnet nous plonge dans la vaste taïga russe et les berges du lac Baïkal, nous parcourons ce territoire au fil des saisons et des rencontres. Sylvain Tesson aime la Russie, son livre est une invitation à venir parcourir cet immense Sibérie dont le nom sonne étrange et lointain.
J'ai aimé, car je pratique l'art du carnet et je m'y suis retrouvée.
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MELANYA
  27 décembre 2021
Eh oui, Sylvain Tesson une fois de plus. Cette fois, c'est avec « Sibérie ma chérie » que je suis partie avec lui, il a le don pour ça et il ne faut pas trop me prier.
Je l'ai suivi avec ce carnet de voyages après avoir vu « Dans les forêts de Sibérie » (pour rester dans l'ambiance. Et puis Sylvain Tesson connaît si bien la Russie, la Sibérie, qu'avec lui, cela ne peut qu'aller bien même si parfois…
Son carnet de voyages comporte 150 illustrations et photographies ainsi que des citations (c'est habituel), plus ou moins courtes mais représentant, toujours, l'expérience en solitaire.
En 2010, notre voyageur infatigable et insatiable, a décidé de passer six mois, seul, en ermite dans une cabane, au bord du lac Baïkal (ce lac qu'il aime, mais pas que lui d'ailleurs, puisque Olivier Rolin a écrit « Baïkal-Amour »).
Pour ce séjour, Sylvain Tesson avait emporté des vivres pour six mois – une centaine de livres, afin de se retrouver seul, face à lui-même, dans cette nature magnifique mais hostile et ses paysages grandioses.
Cet ouvrage fait penser aux carnets Moleskine que l'auteur a l'habitude d'utiliser. On y trouve des récits de ses rencontres – des notifications sur sa solitude – il parle de ses deux chiens, du froid … un émerveillement.
Un ouvrage qui se lit trop vite, alors on le reprend et on regarde une fois de plus les illustrations pour tenter de se retrouver, nous aussi, dans cette Sibérie. Un très beau voyage une fois de plus avec Sylvain Tesson qui n'a de cesse de m'enchanter. Et vous ?
J'ai relevé cette réflexion de ce grand écrivain-voyageur :
« Vingt ans que je voyage en Russie. J'y retourne avec obsession sans savoir très bien ce qui m'y porte. Vingt ans qu'on m'interroge sur cette fascination et vingt ans que j'échoue à toute explication." (Sylvain Tesson).

Lien : https://www.babelio.com/monp..
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emmyne
  11 décembre 2012
Bien que n'ayant pas été convaincue par le médiatique ouvrage de Sylvain Tesson » Dans les forêts de Sibérie » au ton bien trop condescendant et péremptoire pour moi, abusant de la formule, je n'ai pas su résister au produit marketing de cette fin d'année, le bel objet livre type, parfumé pied de sapin. Et je ne le regrette pas.
» Au lieu de dérouler les raisons de mon affection pour la profondeur slave, je préfère laisser les images exprimer leur vérité. Elles diront, mieux que les mots, le génie des lieux. » Excellente initiative.
Ce livre se présente comme un carnet de voyage façon moleskine, carnet collectif. Pour raconter la Sibérie, ce sont les photographies de Thomas Goisque ainsi que les croquis et aquarelles de Bertrand Miollis. Quelques peintures sont signées Olivier Desvaux, les trois artistes étant allés à la rencontre de Sylvain Tesson dans sa cabane sur les rives du Baïkal.
» Sibérie ma chérie » est un hommage empruntant la forme de ce carnet de voyage,les légendes des images – extraites des livres ou des reportages de Sylvain Tesson – ne privilégiant pas ce JE, comme ne le montre pas le titre.
Sur les photographies, des bleus et des verts extraordinaires; sur les croquis, des scènes de vie plus loin que le pronom personnel. Les paysages d'aquarelle rendent à la fois la force et l'immensité, une densité du trait sur le blanc, la force des couleurs, des toiles parfois comme impressionnistes, souvent en pleine double-page. Et sur les pages, le voyage ne se limite pas à l'espace sauvage; il parcourt les rues, regardent les femmes, visitent les ports, les chantiers, les églises.
En dernières pages, sous chaque double-page en vignette, chaque image est située géographiquement, les titres des livres dont les extraits sont cités précisés.
Sans aucun doute un bel ouvrage. Dont la lecture me confirme que, bien que partageant la fascination de Sylvain Tesson pour la Sibérie, je poursuivrai mon voyage sur papier sans lui. Son sens de la description me laisse perplexe, écoeurée et froide. Pourtant lectrice gourmande de nouveaux mots, d'affriolantes parts de gâteaux et de terres russes…
Paysage enneigé : » Les sapins avaient l'air de faire la révérence, vêtus d'énormes vertugadins de tulle. le chemin ressemblait à une tranchée ouverte dans un strudel meringuée avec une pelle à tarte. « – extrait de » Une vie à coucher dehors « .
Lien : http://www.lire-et-merveille..
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Arthore
  11 janvier 2020
Un carnet de voyage illustré où Sylvain Tesson partage sa fascination pour la Russie; s'il ne sait l'expliquer, les photos et dessins de Thomas Goisque et Bertrand de Miollis vont nous donner une partie de la réponse.
Dans ce récit où l'auteur met la nature en avant, en n'utilisant pas ou peu le JE dans la narration, nous découvrons avec lui le sens qu'il va donner à sa vie : marcher tout le jour durant, boire de l'eau du lac.... puis chercher un endroit où jeter son bivouac.
De même apparaît le sens, son sens, de la nuit: se reposer de cette belle vie-là.
Entre récit contemplatif et carnet de route, Sylvain Tesson nous fait partager de manière agréable son amour pour un pays encore assez peu connu tout du moins sur certains aspects.
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ChtiBaboun
  25 juillet 2017
Par un après midi de grisaille je viens de ressortir et de bouquiner ce carnet de voyage " Sibérie ma chérie".
quel plaisir de retrouver ce mélange de photos,de textes et d'aquarelles.
et puis une phrase de Sylvain Tesson :
un ermite ne !menace pas la société des hommes.
tous juste en incarne t-il la critique.
et encore une autre :
rien n'est bouleversant comme une graminée qui a travers la neige tente de tirer son épingle du jeu.
un moment suspendu en Sibérie par cet après midi grise.
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critiques presse (1)
LaPresse   11 février 2013
Ce carnet n'est pas autre chose qu'une invitation à découvrir l'immense et farouche Sibérie. Terre d'avenir et terre de toutes les aventures. [...] Ce livre est une déclaration d'amour à un pays qui fut longtemps une énigme et qu'il arpente depuis une vingtaine d'années
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (65) Voir plus Ajouter une citation
ninamarijoninamarijo   28 juillet 2016
Le Russe oublie facilement les écarts des autres. Sa rudesse est proportionnée à sa capacité d'absolution. Ce qui se passe un jour ne saurait servir de pièce à conviction pour juger le lendemain. La vie sinue, violente et criarde, dangereuse parfois, mais libre de l'atmosphère vicieuse et rentrée de nos clochemerles. L'existence est suffisamment compliquée pour qu'on y ajoute la rancune...
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ninamarijoninamarijo   28 juillet 2016
La forêt est une bête. Elle respire. Parfois, au mitan du jour, son épaisseur angoisse. On étouffe, on voudrait de l'air. Le soleil décoche quelques rais fusant dans les sous-bois. Alors les taillis prennent des allures celtiques. La taïga devient monde perdu. On ne serait pas surpris de rencontrer la reine des elfes flanquée de sa suite.
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FLAORIFLAORI   01 septembre 2014
En Russie, la forêt tend ses branches aux naufragés. Les croquants, les bandits, les coeurs purs, les résistants, ceux qui ne supportent d'obéir qu'aux lois non écrites, gagnent les taigas. Un bois n'a jamais refusé l'asile.
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ArthoreArthore   11 janvier 2020
On y croise des moujiks pour qui l’avenir n’existe pas et qui préféreront toujours la vérité d’un verre plein aux illusions des lendemains.
On est pris en stop par des camionneurs qui ont lu Flaubert, on y rencontre des intellectuels qui savent démonter un fusil et les filles, apprêtées comme pour le bal, vous avouent admirer les martyrs de Stalingrad davantage que Britney Spears.
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Claude14Claude14   04 septembre 2014
La mélancolie est une fleur que j'aime. Elle est un sentiment suranné que les habitants des villes modernes de l'Ouest ont troqué contre l'angoisse.
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Vidéo de Sylvain Tesson
« Je n'aime pas la mort. Mais je sais ce que je lui dois. Sans elle, la vie serait synonyme de l'ennui. La mort nous interdit de prendre la vie à la légère. Ce n'est pas son moindre mérite. C'est pour cela que je dessine pendus & suicidés depuis trente ans. Pour me rappeler qu'au bout du chemin, il n'y aura pas la possibilité de remettre une pièce dans la machine.
J'ai couvert des centaines de feuilles. Sur les routes, dans les cabanes, à bord des bateaux, je griffonnais. J'ai cinquante ans aujourd'hui, la mort m'a plutôt épargné, preuve que ma méthode était la bonne.
Ces dessins ne trahissent aucun goût pour le macabre : Au contraire, les petits pendus de mes carnets me sourient et me serinent en latin (la mort parle toujours le latin) : memento mori. Souviens-toi que tu es mortel. Dans le brouhaha d'une vie en fête, dans le contentement de soi et dans le désordre de nos heures, on aurait tendance à l'oublier. C'est un tort. »
Sylvain Tesson
Découvrir le livre : https://www.albin-michel.fr/noir-9782226473974
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