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EAN : 9782742433421
144 pages
Éditeur : Gallimard Loisirs (02/11/2012)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 47 notes)
Résumé :
"Vingt ans que je voyage en Russie. J’y retourne avec obsession sans savoir très bien ce qui m’y porte. Vingt ans qu’on m’interroge sur cette fascination et vingt ans que j’échoue à toute explication." Sylvain Tesson.

Sibérie ma chérie est une déclaration d’amour à des terres méconnues où toutes les aventures sont possibles. Non, la Sibérie ne se réduit pas à une étendue de marais gelés, piquetée de goulags en ruine et de friches industrielles où div... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
ninamarijo
  28 juillet 2016
"Sibérie ma chérie" est un carnet de vadrouille que trois copains ont décidé de créer, rassemblant de belles photos de Thomas Goisque, les aquarelles et dessins de Bertrand de MiolIis et les textes de Sylvain Tesson. La présentation est soignée, les pages sont glacées, l'aspect est celui d'un carnet de voyage, fermé par un élastique. le tout donne un livre agréable à regarder et à toucher. Les textes sont des morceaux choisis dans les oeuvres de S. Tesson, rien de vraiment nouveau.
Ce carnet nous plonge dans la vaste taïga russe et les berges du lac Baïkal, nous parcourons ce territoire au fil des saisons et des rencontres. Sylvain Tesson aime la Russie, son livre est une invitation à venir parcourir cet immense Sibérie dont le nom sonne étrange et lointain.
J'ai aimé, car je pratique l'art du carnet et je m'y suis retrouvée.
Commenter  J’apprécie          311
Arthore
  11 janvier 2020
Un carnet de voyage illustré où Sylvain Tesson partage sa fascination pour la Russie; s'il ne sait l'expliquer, les photos et dessins de Thomas Goisque et Bertrand de Miollis vont nous donner une partie de la réponse.
Dans ce récit où l'auteur met la nature en avant, en n'utilisant pas ou peu le JE dans la narration, nous découvrons avec lui le sens qu'il va donner à sa vie : marcher tout le jour durant, boire de l'eau du lac.... puis chercher un endroit où jeter son bivouac.
De même apparaît le sens, son sens, de la nuit: se reposer de cette belle vie-là.
Entre récit contemplatif et carnet de route, Sylvain Tesson nous fait partager de manière agréable son amour pour un pays encore assez peu connu tout du moins sur certains aspects.
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emmyne
  11 décembre 2012
Bien que n'ayant pas été convaincue par le médiatique ouvrage de Sylvain Tesson » Dans les forêts de Sibérie » au ton bien trop condescendant et péremptoire pour moi, abusant de la formule, je n'ai pas su résister au produit marketing de cette fin d'année, le bel objet livre type, parfumé pied de sapin. Et je ne le regrette pas.
» Au lieu de dérouler les raisons de mon affection pour la profondeur slave, je préfère laisser les images exprimer leur vérité. Elles diront, mieux que les mots, le génie des lieux. » Excellente initiative.
Ce livre se présente comme un carnet de voyage façon moleskine, carnet collectif. Pour raconter la Sibérie, ce sont les photographies de Thomas Goisque ainsi que les croquis et aquarelles de Bertrand Miollis. Quelques peintures sont signées Olivier Desvaux, les trois artistes étant allés à la rencontre de Sylvain Tesson dans sa cabane sur les rives du Baïkal.
» Sibérie ma chérie » est un hommage empruntant la forme de ce carnet de voyage,les légendes des images – extraites des livres ou des reportages de Sylvain Tesson – ne privilégiant pas ce JE, comme ne le montre pas le titre.
Sur les photographies, des bleus et des verts extraordinaires; sur les croquis, des scènes de vie plus loin que le pronom personnel. Les paysages d'aquarelle rendent à la fois la force et l'immensité, une densité du trait sur le blanc, la force des couleurs, des toiles parfois comme impressionnistes, souvent en pleine double-page. Et sur les pages, le voyage ne se limite pas à l'espace sauvage; il parcourt les rues, regardent les femmes, visitent les ports, les chantiers, les églises.
En dernières pages, sous chaque double-page en vignette, chaque image est située géographiquement, les titres des livres dont les extraits sont cités précisés.
Sans aucun doute un bel ouvrage. Dont la lecture me confirme que, bien que partageant la fascination de Sylvain Tesson pour la Sibérie, je poursuivrai mon voyage sur papier sans lui. Son sens de la description me laisse perplexe, écoeurée et froide. Pourtant lectrice gourmande de nouveaux mots, d'affriolantes parts de gâteaux et de terres russes…
Paysage enneigé : » Les sapins avaient l'air de faire la révérence, vêtus d'énormes vertugadins de tulle. le chemin ressemblait à une tranchée ouverte dans un strudel meringuée avec une pelle à tarte. « – extrait de » Une vie à coucher dehors « .
Lien : http://www.lire-et-merveille..
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ChtiBaboun
  25 juillet 2017
Par un après midi de grisaille je viens de ressortir et de bouquiner ce carnet de voyage " Sibérie ma chérie".
quel plaisir de retrouver ce mélange de photos,de textes et d'aquarelles.
et puis une phrase de Sylvain Tesson :
un ermite ne !menace pas la société des hommes.
tous juste en incarne t-il la critique.
et encore une autre :
rien n'est bouleversant comme une graminée qui a travers la neige tente de tirer son épingle du jeu.
un moment suspendu en Sibérie par cet après midi grise.
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Chouchane
  16 novembre 2016
Quand on vit à Marseille quoi de plus exotique que la glace, le givre, la neige... La Sibérie chérie de Sylvain Tesson a tout pour me faire rêver car si je n'irai jamais là bas (enfin je crois) rien ne m'empêche de faire le voyage dans ma tête. Je me suis perdue dans ces photos, j'ai essayé de me raconter la suite de chacune de images suspendues : Les chiens Aïka et Bêk en train de sauter sur le lac gelé, Sylvain Tesson devant sa cabane en train de couper du bois, un sibérien en train de biner son champs de pommes de terre, un feu de bois dans la nuit claire, des traces d'ours sur la plage... Les fragiles croquis de Bertrand de Miollis apportent toute la poésie nécessaire, aèrent les pages, donnent une nouvelle perspective aux photos de Thomas Goisque. Cette nature qui parait vierge donne un peu le vertige... un idéal de simplicité avec des livres, de l'air pur, une solitude entrecoupée par la présence d'amis... quoi de plus ? ... Ce beau livre en forme de carnet de moleskine a tout pour faire un beau cadeau.
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critiques presse (1)
LaPresse   11 février 2013
Ce carnet n'est pas autre chose qu'une invitation à découvrir l'immense et farouche Sibérie. Terre d'avenir et terre de toutes les aventures. [...] Ce livre est une déclaration d'amour à un pays qui fut longtemps une énigme et qu'il arpente depuis une vingtaine d'années
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
ninamarijoninamarijo   28 juillet 2016
Le Russe oublie facilement les écarts des autres. Sa rudesse est proportionnée à sa capacité d'absolution. Ce qui se passe un jour ne saurait servir de pièce à conviction pour juger le lendemain. La vie sinue, violente et criarde, dangereuse parfois, mais libre de l'atmosphère vicieuse et rentrée de nos clochemerles. L'existence est suffisamment compliquée pour qu'on y ajoute la rancune...
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ninamarijoninamarijo   28 juillet 2016
La forêt est une bête. Elle respire. Parfois, au mitan du jour, son épaisseur angoisse. On étouffe, on voudrait de l'air. Le soleil décoche quelques rais fusant dans les sous-bois. Alors les taillis prennent des allures celtiques. La taïga devient monde perdu. On ne serait pas surpris de rencontrer la reine des elfes flanquée de sa suite.
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FLAORIFLAORI   01 septembre 2014
En Russie, la forêt tend ses branches aux naufragés. Les croquants, les bandits, les coeurs purs, les résistants, ceux qui ne supportent d'obéir qu'aux lois non écrites, gagnent les taigas. Un bois n'a jamais refusé l'asile.
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ArthoreArthore   11 janvier 2020
On y croise des moujiks pour qui l’avenir n’existe pas et qui préféreront toujours la vérité d’un verre plein aux illusions des lendemains.
On est pris en stop par des camionneurs qui ont lu Flaubert, on y rencontre des intellectuels qui savent démonter un fusil et les filles, apprêtées comme pour le bal, vous avouent admirer les martyrs de Stalingrad davantage que Britney Spears.
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AstazieAstazie   04 septembre 2014
La mélancolie est une fleur que j'aime. Elle est un sentiment suranné que les habitants des villes modernes de l'Ouest ont troqué contre l'angoisse.
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Videos de Sylvain Tesson (89) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sylvain Tesson
Le 27 juin 2015, pour son émission “Carnet nomade” diffusée tous les samedis sur France Culture, Colette Fellous s'entretenait avec deux écrivains qui ont fait du voyage un élan vital : Sylvain Tesson et Tristan Savin. Né le 26 avril 1972 à Paris, Sylvain Tesson est le fils du journaliste Philippe Tesson. C'est au lycée Passy-Buzenval à Paris qu'il fait la connaissance d’Alexandre Poussin. Les deux compères commencent à escalader des monuments la nuit avec quelques camarades. En 1993, ils partent avec un budget très restreint pour un tour du monde à bicyclette qu’ils relatent dans “On a roulé sur la terre” (1996). En 1997, un DEA de géographie en poche, Sylvain part (toujours avec Alexandre) faire un pèlerinage de six mois en Himalaya. L’année suivante, le duo présente et anime un magazine mensuel sur France 3, “Montagne”. En 2001, c'est à cheval et avec la photographe Priscilla Telmon que Sylvain Tesson repart pour un périple dans les steppes d’Asie centrale. Inspiré par le récit de Slawomir Rawicz - “La Longue Marche” -, il marche (de mai 2003 à janvier 2004) sur les traces des évadés du Goulag, de Iakoutsk en Sibérie jusqu’à Calcutta. Aventurier renommé, son ouvrage “Dans les forêts de Sibérie”, récit de son expérience d'ermite pendant six mois dans une cabane au bord du lac Baïkal, est couronné du prix Médicis essai. En mai 2013, le globe-trotter publie - avec le photographe Thomas Goisque -, un album sur la guerre en Afghanistan, “D’ombre et de poussière”, témoignage sur le quotidien des soldats français sur place et réflexion plus large sur ce conflit qui s'enlise depuis de nombreuses années.
Tristan Savin, né le 10 octobre 1963, est un journaliste et écrivain français. Il est chroniqueur littéraire au magazine “Lire” depuis 2004 et signe, chaque mois, “L'Esprit des lieux”. Il collabore aussi à “Géo”, “L'Express”, “Styles” et “lexpress.fr”. En tant qu'auteur, Tristan Savin a publié une nouvelle dans la revue “Le Journal des lointains” (Buchet Chastel), et présenté deux anthologies parues au Mercure de France : “Le Goût de l'Abyssinie” (2009) et “Le Goût de Tahiti” (2012). Il est désormais rédacteur en chef de la revue “Long Cours”, dans laquelle il a publié des textes inédits de Blaise Cendrars, Jean-Christophe Rufin, Sylvain Tesson, Luis Sepúlveda, Mark Twain, Douglas Kennedy, Alaa El Aswany, Erri De Luca, etc.
Livres : “Berezina” de Sylvain Tesson (Guérin, 2015) “Esprit des lieux” de Tristan Savin (La Table Ronde, 2015)
Sources : France Culture et Wikipédia
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