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EAN : 9782260030119
Éditeur : Editions Julliard (01/02/2018)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.04/5 (sur 569 notes)
Résumé :
Une étrange épidémie a eu lieu dernièrement
Et s'est répandue dans Strasbourg
De telle sorte que, dans leur folie,
Beaucoup se mirent à danser
Et ne cessèrent jour et nuit, pendant deux mois
Sans interruption,
Jusqu'à tomber inconscients.
Beaucoup sont morts.
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Critiques, Analyses et Avis (198) Voir plus Ajouter une critique
ninosairosse
  22 mars 2019
♫Qui dit amour dit les gosses
Dit toujours et dit divorce
Qui dit proches te dit deuils
Car les problèmes ne viennent pas seuls
Qui dit crise te dit monde
Dit famine et dit tiers-monde
Et qui dit fatigue dit réveille
Encore sourd de la veille
Alors on sort pour oublier tous les problèmes
Alors on danse, alors on danse
Alors on danse, alors on danse
Alors on danse, alors on danse
Alors on danse, alors on danse
Alors on danse♫
STROMAE - 2010 -
Et tu danses avec lui !...
la tête sur son épaule... (p64)
Quel talent ce Jean Teulé
un Jean Charmant
qui écrit des atrocités
J'aime la couleur qu'tas fait
De ta danse collée Serrée
Dire ce qu'on danse
Où nous mène ton Déca-danse ?...
♪Et là tu t'dis que c'est fini
Car pire que ça ce serait la mort
Qu'en tu crois enfin que tu t'en sors
Quand y en a plus et ben y en a encore♪
Irrésistible dégoût , vil tas d'ignominie
balets ignobles, relents de non dit sans tri
moment de passer à table
un temps danse
petites minutes cannibales
repas familial, amoral
tu aimes ton enfant, descends danse
reprends en un morceau confit danse
Honni soit qui mal y panse
Carne ! Avale !
La Pléthore du clergé m'écoeure
dix corps dansent, enfants de choeur
Qu'on danse sans soeur
rien de neuf en huis clos mais pru-danse
l'Etat dépend danse
007 à Bond danse
Nul un six danse
Trance sans dance
Un nez froid
Un désarroi
Branlez-moi en cadence, danse
Et redonnez moi cet émoi
Mais ne me laissez pas dans ce....... silence.
Merci Luther et ses 95 thèses
Le prestige de sa Réforme
Délivrer les mots du chloroforme
toutes ces paroles que les parents taisent...
Moralité :
1519, Strasbourg : Entrez dans la danse ... Et vit danse.
2019 à Mende et bien ailleurs , L'ordre du maintien du désordre comprenez la Contre-danse.....









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cascasimir
  20 décembre 2019
"Je remue le ciel, le jour la nuit
Je danse avec le vent, la pluie
Et je danse, danse, danse, danse..." Indira.

Starsbourg, 12 juillet 1518: Enneline Troffea fut la première ( ...la plus belle, pour aller danser, danser!) et ils furent près de 2000 à se contorsionner comme elle, dans une sarabande infernale...
"Elle se lance dans un demi-tour, écartant les bras qu'elle étend avec grâce puis remue en un battement de libellule.

De la grâce, alors qu'elle vient de jeter son bébé dans la rivière ?
Puis elle danse avec un autre homme que son époux, "et elle danse avec lui, la tête sur son épaule".

Ce n'est pas une "carole", mais des cabrioles. Le peuple a faim et les gens deviennent fous. On mange ce qu'on peut: les rats, les chats et même les bébés...
On danse son désespoir, jusqu'à la folie.
C'est presque une révolution... Pas une aubade, mais une attrapade, "dansons la carmagnole" avec la camarde...
Les gens dansaient jusqu'à tomber de fatigue et se tortillaient même, comme des vers, par terre..

-C'est surnaturel ! S'exclame un évêque.
-C'est naturel! Contredit un médecin.
-C'est les deux! Suppose un astrologue.

" Et là, tu te dis que c'est fini car pire que ça, ce serait la mort. Et là, ça persiste
Alors, on danse, alors on danse, alors on danse..."

Ce fut la première épidémie de "manie dansante"( il y aura ensuite Erfurt et Aix la Chapelle... et à Madagascar en 1863 .) On dansa pendant un mois, et beaucoup en moururent...
"Dansons encore une fois, comme si c'était la dernière fois..."

Au lieu de préconiser des saignées, les autorités construisirent une estrade, en pensant que cette folle cavalcade finirait ainsi, dans la halle aux grains destinée aux animaux.
Mais dans cette étable, "on acheva bien les chevaux", car on embaucha des musiciens pour accompagner les danseurs et on fit venir des gens pour les nourrir aussi...

La rue du Jeu-des-enfants et le pont du Corbeau, dont parle Jean Teulé, existent bien à Strasbourg. De même pour dame Troffea.
" Elle a balancé son enfant à la rivière et s'est mise à danser. Sa danse est devenue contagieuse." Raconte l'auteur dans son interview.
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Tostaky61
  19 février 2018
Voilà,  c'est fait, je suis dépucelé... oui, je sais, le mot va surprendre, choquer peut-être. C'est volontaire.  En référence au langage utilisé par l'auteur que je viens de découvrir.
Des années que Jean Teulé me faisait de l'oeil sur les rayons de mes libraires préférés.
Des années qu'il m'attirait. Pourtant, je n'avais jamais franchi le pas. Ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais fichtre rien.
Et pourquoi maintenant ? Idem, aucune idée. Enfin, si, une petite idée,  je suis tombé il y a quelques jours sur une émission littéraire que j'apprécie particulièrement et Monsieur Teulé s'y trouvait invité. Par ses mots il a titillé ma curiosité de lecteur éclectique. Je décide donc d' ..Entrez dans la danse.
Bien sûr j'ai entendu, ses fans de la première heure, ou ces libraires avertis. Ce n'est peut-être pas le bon pour commencer...
Mais le lecteur est têtu (enfin, moi c'est sûr ).
Et puis, mon oeil neuf allait peut-être voir et apprécier ce que les habitués de la prose de l'auteur avaient ignoré ou critiqué.
Juillet 1518, le 12 précisément ( tient, décidément c'est une date qui marque ça...) Strasbourg  voit les turcs à sa porte, mais le problème n'est pas là. Strasbourg a faim. Cette faim et cette misère qui conduit à l'impensable, on tue pour manger, mais point d'animaux pour nourrir la population, les berceaux se transforment en garde-manger. La folie s'empare du peuple qui se met à danser, partout, tout le temps, l'un entraînant l'autre. le politique crie à la folie, le médecin à la maladie, le religieux au diable...
Je ne dirais pas que je me suis régalé, la misère,  la crasse, la cruauté alliées à la crudité du langage de Teulé ne m'y invitait pas. (Et en matière de crudités, pas de salade ni de tomates dans les auges, ici). Non, c'est violent. Comme l'époque. Sanglant. Pas de gentil. Pas de méchant. Pas de sentiment.  Que de l'indifférence. Politiques, médecins et religieux unis, non pour comprendre, mais pour accuser, éradiquer,  sauver sa peau surtout (toute ressemblance avec des personnages contemporains...etc....).
Bon, à part ça,  je n'ai pas tout aimé dans le style de l'écrivain, mais c'était une première, soyez indulgent. Certains mots ou certaines phrases m'ont enquiquiné la lecture, mais je m'en suis sorti quand même.
Jean Teulé,  l'auteur qui a introduit la techno-parade dans le 16ème siècle... fallait oser.
Sur ce, je vous laisse et m'en vais tenter quelques pas de danse, j'ai la gambette qui me démange....
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LydiaB
  26 août 2018
Vous connaissez certainement l'expression « avoir la danse de Saint-Guy », mais savez-vous d'où elle vient ? Au XVIe s, à Strasbourg, la foule est prise d'un étrange mal. Les gens se jettent dans la rue pour danser… ou plutôt pour bouger car la danse est assez étrange. Ils ne sont plus maîtres de leurs membres. Cela devient gênant pour les autorités locales, d'autant plus qu'il y a 2000 personnes dans la rue !
Comme à son habitude – et c'est ce que j'aime chez lui -, Jean Teulé prend un événement historique plus ou moins connu pour nous le narrer à sa façon. Il ressort des pans historiques passés aux oubliettes ce qui permet, par la suite, de faire ses propres recherches. Son style est toujours aussi truculent. J'ai passé un bon moment.
Lien : https://promenadesculturelle..
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jeunejane
  26 octobre 2018
La fièvre dansante de Strasbourg en 1518 relance Jean Teulé dans un sujet qui pourrait lui aller à merveille.
Les habitants sont affamés au point de manger leurs enfants.
Les mères privées de lait noient leurs bébés. Les descriptions de l'auteur à ce sujet sont horribles.
Par centaines, ils sont atteints d'un mal qui les fait souffrir, ils dansent sans discontinuer jusqu'à mourir et là, l'auteur entre dans des descriptions scatologiques écoeurantes.
La documentation historique est fouillée, nous avons droit à quelques reproductions de gravures intéressantes.
L'accent est bien mis sur le clergé qui s'en met plein les poches et laisse mourir sa population suite aux inondations, sécheresse, peste etc... 1518 va voir arriver l'influence de Luther dans ces régions.
J'ai relevé beaucoup de désordre dans les scènes et les informations comme si l'auteur ne prenait plus de plaisir à écrire, comme s'il ne retrouvait plus la distance nécessaire pour fournir l'humour noir pour lequel je l'apprécie : un ton qui ne se prend pas au sérieux.
Les dialogues qui, on le sait, nous font souvent rire car des anachronismes y sont glissés, sont gros et sans surprises.
Dommage car j'ai beaucoup lu Jean Teulé et l'ai fort apprécié dans "Le Montespan" ainsi que dans" Fleur de Tonnerre" où il faisait preuve de beaucoup plus de cohérence.
Peut-être la grande forme reviendra-t-elle?
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critiques presse (5)
LeJournaldeQuebec   28 mai 2018
Jean Teulé réussit à raconter cette histoire avec poésie, mais aussi des pointes d’humour et des anachronismes bien choisis.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Culturebox   02 mars 2018
Un fait-divers historique sorti de l'oubli, avec rigueur bénédictine et humour dans "Entrez dans la danse" (Julliard) par Jean Teulé, l'auteur de "Mangez-le si vous voulez" et "Le Montespan".
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaLibreBelgique   26 février 2018
Jean Teulé explore un épisode ahurissant mais vrai qui s’est déroulé voilà cinq siècles.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress   26 février 2018
Dans son nouveau roman, l'écrivain revisite la "manie dansante" de Strasbourg, au XVIe siècle, et fait swinguer l'Histoire!
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   12 février 2018
Le nouveau livre de Jean Teulé, Entrez dans la danse, a divisé la rédaction. Satire enflammée ou roman mal écrit? Le débat est ouvert.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (97) Voir plus Ajouter une citation
ninosairosseninosairosse   21 mars 2019
Enneline, front penché et toujours aussi maigre [...] découvre dans le reflet d'une flaque ses appas démolis qui la font, dans l'atelier, reculer d'épouvante. Le deuil d'un si jeune jusqu'à la mort continue d'aboyer en elle et il est vrai que la danse des deux derniers mois l'a défaite fleur à fleur.
p153
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jeunejanejeunejane   26 octobre 2018
- C'est la chute de la pierre de tonnerre tombée au sud de Strasbourg.
Le manœuvre surpris de percevoir une météorite quittant les nuages, d'un haussement de pouce au sommet du front, remonte le bord de son bonnet :

- Ah bon, il y a eu ça aussi ? Je ne savais pas. Maintenant, si même les étoiles se mettent à nous chier dessus ! Et sur ce pupitre, la gravure en cours montrera quoi ?
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DavidG75DavidG75   12 mars 2019
Sous les premiers filets d’eau chutant des gargouilles de la cathédrale, les gens tirent leur langue sèche et boivent. On dirait qu’ils se régalent de l’eau de source du mont Sainte-Odile. La voix pleine de crénoms, un rire les renverse. Leurs souffles, se désaltérant, rejettent des baisers de buée aux nuées. Après avoir d’abord percuté le sommet de la haute tour, la pluie tombe interminablement. On croirait aussi qu’une fée a allumé dans le ciel infernal une miraculeuse aurore. Dehors, parmi les habitants incrédules, les mots, les sourires, tout pousse à la manière d’un jardin de poèmes nouveaux. Tant de mois qu’ils n’avaient pas vécu ça. En leur âme sombre, ils sentent émerger un joli reflet. En serait-il fini de la misère comme un abandon de Dieu ? Il pleut de l’espérance. Ça coule dans les décolletés. Ça lave de la vermine les peaux en des rigoles d’eau sale.
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WillWillWillWillWillWill   01 février 2018
- Tu l'as fait ?
- Oui.
C'est en dialecte allemand strasbourgeois piqueté de mots français que, devant celle revenue les mains vides, il regrette :
- Tu aurais dû me laisser y aller. Je te l'avais dit.
Lui, grand et maigre avec son allure d'épouvantail, une émaciée figure barbue renvoyant au satyre de l'Antiquité, tente de se justifier devant sa pâlotte assise, tête enlisée à on ne sait quelle absurde profondeur :
- Enneline, en ces temps où le malheur et le poil poussent davantage que l'herbe, tu n'avais plus de lait. On n'aurait pas pu le nourrir. Et puis c'est mieux que de l'avoir mangé comme d'autres le font".
Chapitre 1- Strasbourg 12 juillet 1518.
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ninosairosseninosairosse   18 mars 2019
43. Il faut enseigner aux chrétiens que celui qui donne aux pauvres ou prête sans intérêts aux nécessiteux fait mieux que s'il achetait des indulgences.

p84
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Videos de Jean Teulé (94) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Teulé
Avec Gare à Lou ! Jean Teulé revient à la veine fantastique qui avait fait le succès du Magasin des suicides et laisse libre court à un imaginaire plus débridé que jamais. • • • Comme le disaient Mozart et Shakespeare : « Il est très agréable de jouir d'un don exceptionnel, mais il ne faut pas oublier que c'est une source inépuisable d'embêtements. » À 12 ans, Lou partage absolument cette opinion. Au prétexte qu'elle est en mesure de faire tomber immédiatement les pires calamités sur la tête de tous ceux qui la contrarient, on l'enferme dans un endroit secret en compagnie de militaires haut gradés pour qu'elle devienne une arme absolue capable de mettre en échec les plans malveillants des ennemis du pays ou, pire, d'ourdir de méchantes et sournoises manoeuvres afin de causer des torts effroyables à d'autres nations. de telles occupations n'offrent pas à une adolescente les satisfactions que la vie aurait pu lui promettre. D'autant que son super pouvoir, aussi extraordinaire soit-il, ne fonctionne pas toujours comme prévu. Rien ne pouvait mieux inspirer Jean Teulé que d'imaginer les horreurs qu'un être humain bien disposé peut infliger à ses contemporains. • • • Jean Teulé a publié dix-huit romans, tous chez Julliard, parmi lesquels, Je, François Villon (prix du Récit biographique) ; le Montespan (prix Maison de la Presse et grand prix Palatine du roman historique) ; le Magasin des suicides (traduit en dix-neuf langues et adapté en 2012 par Patrice Leconte) ; Darling (également porté à l'écran avec Marina Foïs et Guillaume Canet) ; Mangez-le si vous voulez et Charly 9 (tous deux adaptés au théâtre) ; Les Lois de la gravité (adapté au cinéma en 2013 sous le titre Arrêtez-moi ! et joué au théâtre Hébertot) ; Fleur de tonnerre (dont l'adaptation cinématographique est sortie en salles en 2016).
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