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ISBN : 2266166530
Éditeur : Pocket (01/03/2007)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 804 notes)
Résumé :
Il est peut-être né le jour de la mort de Jeanne d'Arc. On a pendu son père et supplicié sa mère. Il a appris le grec et le latin à l'université de Paris. Il a joui, menti, volé dès son plus jeune âge. Il a fréquenté les miséreux et les nantis, les étudiants, les curés, les protituées, les assassins, les poètes et les rois.
Aucun sentiment humain ne lui était étranger. Des plus sublimes aux plus atroces, il a commis tous les actes qu'un homme peut commettre. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (109) Voir plus Ajouter une critique
Erveine
  19 avril 2014
L'An 1431 est né François de Montcorbier dit Villon, authentique françois qui clame « Je » sous l'érudition de Teulé, Jean de son prénom. Il nous fait crisser là, une plume moyenâgeuse dans le souci constant de nous y mieux transporter, à l'époque, voire de nous y « Ballader », au travers des flots verts d'un poète, maudit soit-il. Tandis que « la ballade des dames du temps jadis » me sonne à l'oreille, susurrée dans un temps plus proche par le moustachu de Sète s'accompagnant à la guitare et chantant avec foi.
Il est recueilli par le Chamoine du cloître de Saint-Benoît-le-Bétourné, Guillaume de Villon dont il portera le nom. Mais serait-ce alors un mauvais présage que cette appellation de Saint-Benoît-le-Bétourné, quand en effet, alors que la tradition exigeait une orientation Est-Ouest, une erreur du maître compagnon architecte-bâtisseur fût de construire le choeur de cette église à l'Ouest, ce qui lui valut d'être appelée « le Bétourné » « mal tourné », ou « détourné ».
Un clin d'oeil du malin présageant du sort de Villon et du tournant de son destin ?
Cru et cruel, mais riche et réaliste, un récit qui nous donne à entendre le poète et l'écrivain, l'un passionnant et l'autre passionné. Je suis fière de compter parmi mes contemporains un auteur qui m'offre sa verve et son talent accommodés au gré du Sujet à différents registres.
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mcd30
  09 janvier 2018
Si je n'avais pas aimé les poésies de François Villon, je n'aurais pas acheté ce livre. Mais là, ce fut un choc, une énorme claque, ce poéte que par mon côté rêveur j'avais mis sur un piédestal en a chu d'un coup.
Mais étant intriguée par le vision de Jean Teulé, j'ai suivi François Villon dans ses ténèbres, dans cette vie de malheurs, de vices et de crimes. Sortir de ce livre fut une bouffée d'air frais.
Par contre, ce livre m'a fait découvrir la bien triste vie des recluses dont j'ignorais tout et grâce à lui j'ai lu du domaine des murmures de Carole Martinez car une lecture en entraîne beaucoup d'autres, même de son auteur mais de façon espacée.
Pour les jeunes lecteurs et les âmes sensibles abstenez-vous mais pour les autres je le recommande fortement, un lecteur averti en vaut deux.
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mariech
  23 août 2012
Une biographie de François Villon à la façon de Jeau Teulé , on sait à quoi s'attendre .
Rien ne nous est épargné de ce Paris du XV ième siècle , les vols , la mendicité , l'indigence d'une bonne partie de la population , la justice cruelle de l'époque , où les pendaisons précédées de toutes sortes de torture étaient publiques et constituaient un passe temps apprécié de la foule .
Je ne connaissais pas du tout François Villon sous ce jour et j'ai été étonnée de le voir dépeindre sous ce jour , je n'avais qu'un souvenir de sa belle poésie .
Il ne faut pas prendre Jean Teulé au sérieux deans ce livre , on sent que l'auteur prend plaisir à en faire trop , donc un avis assez mitigé mais une lecture que je ne regrette pas .
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AgatheDumaurier
  13 septembre 2016
Bon, je ne suis pas très contente. C'est un peu une arnaque, ce livre.
Le titre "je,François Villon" insiste sur le côté autobiographique. C'est Villon qui parle. Mais en réalité, ce qui nous est présenté comme certain ne l'est absolument pas. On ne sait quasiment rien de Villon, ou si peu.
D'abord, un détail, mais le coup des manuscrits volés à Charles d'Orléans, n'importe quoi. Ce n'est avéré nulle part.
Ensuite, les Coquillards...On nous présente Villon comme un véritable psychopathe appartenant à ce gang sanglant constitué de veterans de la guerre de cent ans...Absolument RIEN ne permet de le dire. Ce n'est nulle part, dans aucune condamnation judiciaire de Villon. Donc l'histoire du viol d'Isabelle, du meurtre de la Machecoue etc...qui rendent le personnage épouvantable, ne sont que pures élucubrations.Moi je veux bien qu'on elucubre, mais on ne présente pas ça comme réel...
Ensuite si on sait effectivement que les rapports entre Villon et son tuteur Guillaume de Villon furent excellents "plus doux que mère" "plus que père", si on connait le sort de son père ( sans doute pendu) celui de sa mère reste mystérieux. Or Jean Teulé en fait une enterrée vivante dans une scène d'horreur.
Bref, il semble que l'auteur ait pris plaisir à accentuer au maximum le côté sombre de Villon et à en faire un criminel sanguinaire ...Ce qu'absolument rien de dit dans les données historiques dont on dispose.
Je ne m'y connais pas suffisamment en histoire médiévale pour juger de la valeur de la reconstitution historique, mais si elle est aussi fiable que les données biographiques, ça doit être n'importe quoi.
Enfin le texte est ponctué de citations rimbaldiennes bien cachées dans le texte, semblant apparenter les deux poètes dans leur fuite en avant sanglante...N'importe quoi encore...Comme si Rimbaud avait tué, violé, volé...Le projet de Rimbaud est purement poétique. Je ne connais pas celui de Villon, mais on dirait dans le texte qu'il écrit en marge de sa vie de criminel, ce qui suffit à l'écarter définitivement de Rimbaud. La seule chose qu'ils en en commun est l'exil, l'errance. La quête sans doute de la liberté.
Ce n'est pas Villon que nous montre ici à voir Jean Teulé, c'est un mythe, une histoire que l'on se raconte sur lui. Et qui ne lui plairait sans doute pas, pauvres morts qui ne peuvent plus se défendre :
Frère humains qui après nous vivez
N'ayez les coeurs contre nous endurcis...
De notre mal personne ne s'en rie
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre."
Enfin, au moins, on aura lu les beaux poèmes de maître François...Ce n'est pas complètement du temps perdu ...
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juliette2a
  22 avril 2013
Quel bon moment de lecture !
Je me suis très vite prise d'affection pour ce jeune François Villon, mis en scène ici par Jean Teulé, malgré tous ces défauts (et il en a ! ) et sa vie d'errance.
L'idée de départ m'avait plu : faire de François Villon, le poète du Moyen Âge, le narrateur de ce roman d'aventures, et ainsi retracer sa vie de sa naissance à...sa disparition ! J'avoue que j'ai été un peu surprise par le langage familier utilisé par l'auteur mais surtout par certaines actions peu glorieuses et rebutantes (meurtre, torture, pendaison...), mais je m'y suis rapidement faite, et j'ai pu achever ce livre sans aucun problème...
Quelle vie que celle qu'a mené le jeune François Villon, promis à un avenir de clerc, confié dès sa jeunesse à un chanoine chaleureux et protecteur, Guillaume de Villon, et doté d'un talent tel que le sien ! Je me suis longtemps interrogée sur cette envie permanente de mener une vie d'errance, de meurtrier, de voleur, et rejoignant même pendant un certain temps, les Coquillards, des malfaiteurs qui ne recherchent que le mal. Bien évidemment, le contexte n'est pas du tout le même qu'aujourd'hui, loin de là, ce qui explique sans doute la recherche d'un Idéal à une époque où l'espérance de vie était très faible et où les chances d'échapper au gibet étaient également très peu importantes, mais le simple fait de tuer -une seule fois pour François- ne l'a pas empêché de continuer encore...
J'ai beaucoup aimé la dernière partie du roman, où François se rend compte de ses crimes et rejoint son tuteur à Paris, où il rédigera sa célèbre "Ballade des Pendus" qui lui épargnera d'ailleurs la pendaison, même s'il sera banni de Paris et que personne ne le reverra plus jamais. Mais je ne me suis jamais ennuyée, et le fait d'intégrer tous les poèmes de l'auteur aux différentes parties de l'histoire est une très bonne idée !
Bref, je me suis encore une fois régalée, et je suis très heureuse de connaître plus en détails la "vie" romancée de ce brillant poète...
A lire !!
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Citations et extraits (62) Voir plus Ajouter une citation
ErveineErveine   19 avril 2014
En cette ville famineuse, privée par l'occupant de ses richesses et sa joie, où la peste erre sournoisement ; point de viandes aux cuisines, point de bûches aux foyers ; la nuit, le hurlement des loups derrière les remparts... la population misérable aime voir surgir, des doigts des sculpteurs, ces scintillants miracles de neige qui consolent un peu des duretés de l'époque. Même ma mère sans emploi, qui souffre pour moi douleur amère et maintes tristesses car je ne vois de pain qu'aux vitrines des boulangers, a le visage qui s'éclaire.
Les statues de femmes grandeur nature, ciselées dans la neige glacée, sont empruntées à la mythologie, à la culture populaire. J'entends parler d'Archipiades et Thaïs qui serait sa cousine, de la sage Héloïs qui aurait fait je ne sais quoi, de la déesse Écho qui répète tout ce qu'on dit, Biétrix, Aliz... Ce sont des femmes aux poses antiques, des figures légendaires ou historiques. Même Jeanne a son bûcher de glace !
Mais celle qui me plaît le plus, à moi, c'est Flora la belle Romaine à l'entrée du marché aux pourceaux.
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lilibaliliba   27 décembre 2008
"- Presque tous mes vers roulent sur moi, sur ma vie, mes malheurs, mes vices. je trouve mon inspiration dans les bas lieux, dans les amours de coin de rue !
- Pourquoi ne racontez-vous pas en un quatrain, par exemple, un peu de neige sur une branche ?
- Ce n'est pas le scintillement de la neige sur la branche que je vois l'hiver mais les engelures aux pieds !
- Décrivez la rivière du Maine, la forêt là-bas... insiste René.
- Je ne suis pas champêtre, pas paysagiste du tout ! Mon seul arbre est la potence. je ne fais rien de la nature. pour moi, il n'est de paysage que la ville, le cimetière est ma campagne, mes couchers de soleils sont les rixes dans la rue ! je sors de la poésie bel esprit.
- Vous êtes le mauvais garçon du siècle !
- Je ressemble sans doute à un balai de four à pain mais je fais la sale besogne d'enlever la suie sur les mots d'amour courtois et les pastorales ! Mes ma^tresses ne sortent pas de l'imagination châtrée d'un évêque. mes maîtresses sont la blanche savetière et la gent saulcissière du coin qui veulent bien, vite fait, derrière un tonneau. Alors que m'importe à moi de savoir si Gontier lutine Hélène !"
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LydiaBLydiaB   02 juillet 2010
Le corps carbonisé fumait encore entre les chaînes du poteau fixé sur un haut socle de pierre. Sa jambe droite s'était écroulée, provoquant un curieux déhanchement. Le buste penchait en avant. Les volutes ondulantes, s'élevant du crâne, lui faisaient une drôle de chevelure verticale. Un souffle d'air, comme une gifle, lui emporta une joue de cendre, découvrant largement sa mâchoire où les gencives flambaient. Dans la boîte crânienne, le cerveau s'était effondré. On le voyait bouillir par les orbites oculaires d'où il déborda et s'écoula en larmes de pensées blanches. Le bourreau lança un petit coup de pelle latéral dans les hanches. Le bassin se démantela entraînant la jambe gauche dans un nuage de poussière et de débris d'os. De la poitrine restée enchaînée au poteau, les côtes flottantes pendaient. Le cœur y glissa et tomba, encore rouge. On versa dessus de la poix et du soufre. Il s'enflamma. Un autre coup dans le sternum et le reste dégringola. Les bras filèrent entre les chaînes...
Deux hommes d'armes de l'escorte anglaise s'approchèrent en cotte de mailles recouverte d'une tunique peinte d'une grande croix écarlate sur la poitrine.
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JeannepeJeannepe   26 juillet 2017
Elle se retourne encore – je vois passer des flots de chair – me fait la position de la femme sur l’homme : « La sorcière chevauchant son balai ! » hurle-t-elle, engloutissant à plein pichet le nectar d’Argenteuil que Guy vient de lui tendre. Le vin déborde et ruisselle sur ses seins pendants et énormes – plus gros que ma taille – qu’elle balance de gauche à droite et dont elle me gifle les deux joues en braillant des refrains orduriers. Dans les éclaboussures enivrées de ses mamelles mythologiques, elle meugle aussi : « Hardi petit ! », s’anime d’une frénésie. Elle tape des reins et m’écrase par coups violents à m’en faire éclater les os. Les planches du réduit tressautent. Des filets de poussière s’en élèvent. Elle bat du cul tandis que dehors, ses enfants jouent du tambour et de la flûte. Ah, mais quelle femme ! Je nais aussi de ce carnage-là, barbouillé de lie dans le délire enflammé des torches. C’est une révélation. Je veux cette vie-là jusqu’à la corde. Ah, je me plais dans cette ordure. Ah, nom de Dieu !
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joedijoedi   26 février 2012
"Margot, ne te fais pas escalader par les deux, hein ! Ils ont payé pour un seul. Et moi, si pour de l'argent je comprends, pour le plaisir, alors là... Je pourrais encore te froisser les molaires à coups de pelle et même te tuer si tu me trompais un jour"
"Allons, Pierret, tu sais bien que c'est toi que j'aime", roucoule la grosse Margot en repoussant, de son vaste cul, la porte derrière son mari qui bascule et s'exclame derrière l'huis : "Et qu'il ne t'arrose pas le jardin ! Treize enfants, dont sans doute aucun de moi, ça va peut-être aller comme ça ! Heureusement que la justice nous en pend un de temps en temps "
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Videos de Jean Teulé (96) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Teulé
Jean Teulé - On n'est pas couché 9 mars 2019 #ONPC
On n'est pas couché  9 mars 2019 Laurent Ruquier avec Christine Angot & Charles Consigny  France 2 #ONPC
Toutes les informations sur les invités et leur actualité https://www.france.tv/france-2/on-n-est-pas-couche/
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