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ISBN : 2266220098
Éditeur : Pocket (03/11/2011)

Note moyenne : 2.97/5 (sur 102 notes)
Résumé :
Le centre du monde est à Calais entre les falaises de craie et le trou dans le Channel.Le centre du monde où passent des orbites de planètes bien humaines.
Pâques,beauté métisse venue d'Inde joue le rôle du soleil.Chacune lui tourne autour attiré par sa chaleur.Depuis la nuit des temps,ces planètes sont appelées à se percuter pour faire jaillir des gerbes de bonheur lilas.Et pour que ce bonheur advienne un crime doit être commis.
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
  08 avril 2012
Un crime a eu lieu. Mais avant d'en arriver là, il est bon de connaître les raisons du crime et de partir à rebours du temps pour saisir la logique nécessaire qui a abouti à ce fait. Ne faisons pas les choses à moitié, remontons carrément à la création du monde et à la dérive des continents. C'est plus sûr, rien ne pourra nous échapper si nous reprenons vraiment du début. Mais, attention, ne soyons pas surpris de voir certaines choses se répéter et se répondre. Comme le disent tous les personnages, « cette vie n'est pas la seule et je ricoche. »
Sur les traces du crime et du criminel, on entend en boucle deux chansons des Beatles, on croise un musicien inséminateur, on s'étonne devant les ptérosauriens, on admire le voile lilas du ciel et on rêve de prendre la mer sur la Santa Maria pour rejoindre l'Angleterre au départ de Calais et de ses falaises de craie. Donc, crime il y a, crime nous est annoncé. Mais faut-il que ce soit un malheur ? « Ce crime, je ne sais pas pourquoi, je le vois comme une chance. Il apportera du plaisir à beaucoup de personnes. » (p. 98)
Ces personnes, les voici : Pâques dont l'oeil rose est si surprenant, Léopold qui désespère de n'avoir pas connu son épouse enfant, Amédée qui reconnaît les tueurs dans les corps qu'il autopsie, Stainer qui a horreur de l'eau et Thomas qui aimerait suivre les traces glorieuses de son père. Lequel est coupable ? Mais lesquels sont victimes ? Ce roman pas vraiment policier parle du lien maternel, de la solitude et de l'amour. Finalement, le crime n'est pas si important et il a surtout réussi à rassembler des êtres dont les routes semblaient devoir ne jamais se rencontrer.
Les premiers chapitres sont tout simplement géniaux. L'auteur nous propose une cosmogonie incarnée où la Terre est une planète aux traits très humains et où la puissance qui l'a créée est tout à la fois superbe et criminelle. Nous assistons alors au premier méfait, celui qui conditionnera tous les autres. « L'intelligence est née. Bonne chance à tous ! Une simple faille, ouverte par votre geste fauve dans la coquille d'un crâne planétaire, vient de créer l'homme et la procession d'emmerdement qui l'accompagne. » (p. 14)
Ce roman est court et se lit sans reprendre le souffle. Si vous cherchez un roman policier traditionnel, passez votre chemin. Jean Teulé propose un roman très onirique et poétique. Il tresse habilement les fils qu'il a lancés et la tapisserie est finalement magnifique. Moins en verve que dans d'autres de ses romans, l'auteur propose une langue plus symbolique. Mais impossible de ne pas sentir toute la patte de Teulé entre les lignes : c'est lui, c'est certain. Et ce roman est très réussi.
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LydiaB
  04 juin 2012
Attention, ce polar décoiffe ! Au premier abord, on se dit qu'on s'est trompé, que ce n'est pas l'auteur du Montespan ou du Magasin des suicides qui a écrit ça, mais un grand malade qui aurait usurpé l'identité de cet auteur en consommant ce fameux LSD si présent dans le bouquin, représenté par la chanson Lucy in the Sky with Diamonds. Mais la fascination est telle que l'on entre dans ce roman à petits pas et que les pièces du puzzle commencent à s'imbriquer au fur et à mesure des chapitres pour finir par donner tout son sens au titre. Car là, il faut quand même s'accrocher ! Pâques, cette jeune fille indienne atteinte d'une légère difformité (un oeil rose sans iris, sans pupille) à partir de laquelle toutes les ramifications partent et reviennent, tisse la toile de la trame. Pâques, qui n'a rien à voir avec l'île, bien qu'étant un élément totem dans ce roman, autour duquel vont graviter toutes les histoires. Pâques qui est peut-être la nouvelle Eve, la représentation même de cette terre au profil si apocalyptique...
J'ai parlé de polar mais ce n'est évidemment pas un classique du genre. Seul élément basique : un meurtre. La façon de mener l'enquête surprend. En même temps, si Teulé se mettait à faire un bon gros polar, ce ne serait plus du Teulé, n'est-ce pas ? le lecteur est donc embarqué dans un voyage temporel partant de 15 millions d'années avant le crime à nos jours.

Ce bouquin est totalement farfelu, déjanté, mais croyez-moi, il fait passer un agréable moment. Alors, ouvrez l'oeil (oui, c'était facile mais je n'ai pas pu m'en empêcher !)...
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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Apikrus
  17 décembre 2017
Des personnages plus ou moins excentriques dans cette intrigue, dont le côté 'polar' s'avère finalement secondaire.
Les cinquante premières pages de ce livre m'ont paru sans intérêt. Je n'ai poursuivi la lecture que parce que je connaissais par ailleurs les qualités d'écriture de Jean Teulé.
Passé cette première partie, j'ai trouvé le roman original, loufoque et plutôt amusant, même si l'auteur en fait parfois un peu trop dans le genre déjanté. Le ton du livre m'a rappelé celui du roman 'Des femmes qui tombent' de Pierre Desproges.
Pour découvrir Jean Teulé, je recommande plutôt 'Le Montespan', 'Je, François Villon' et 'Darling', tous trois nettement plus intéressants, à la fois pleins d'humour et tragiques, même si le noir domine nettement dans 'Darling'.
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Ziliz
  03 septembre 2012
Ce deuxième roman de Jean Teulé (publié en 1992) est une histoire complètement loufoque comme l'auteur peut en signer, mais ni violente ni 'sexualisée' à l'extrême - ça change ! Il s'agit vaguement d'un polar, le décor est planté 15 millions d'années avant le meurtre, et s'avère lié à la Manche, à son tunnel.

Une poignée de personnages azimutés : une nymphomane française à Pondichéry et sa fille chanteuse - émigrée à Calais - dont l'oeil droit est rose, un commissaire accro au hasch qui a la phobie de l'humidité, un amoureux éconduit devenu médecin légiste, un chômeur qui rêve de devenir taxi, une vieille anglaise professeur de chant… Voilà les ingrédients disparates de cette intrigue déjantée. Lorsque les destins vont se croiser, le mélange des personnages se révélera tout aussi surprenant, tour à tour amusant et lourdaud… On reste dans la lignée des autres romans de l'auteur - qui sont très inégaux cependant - pour la plume fleurie, l'humour délirant, les touches de poésie.

Mes préférés : Je, François Villon (incontournable !), Les lois de la gravité, Longues Peines, Darling… J'ai abandonné O Verlaine, eu peur d'affronter le magasin des suicides, été écoeurée par Mangez-le si vous voulez, amusée par le Montespan, me suis ennuyée dans Bord cadre.
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brigittelascombe
  11 novembre 2011
"Vous êtes un prédateur fauve caché dans le trou noir d'un palier céleste.Vous virevoltez derrière la porte d'une chambre-univers et vous vous dites:-Il fait un temps assomant de crane nu."
Là, je l'avoue, j'ai pris un sacré coup de bambou sur le caillou!
De pas de géant, 15 millions d'années avant le crime que Jean Teulé colle sur le dos du lecteur en criant haut et fort "Vous êtes l'assassin" en envolée d'âme d'hominien femelle (vous savez Lucy, la plus vieille femme du monde), en saut de ptérosaurien qui perpétue sa race, bref de Charybde en Scylla, d'un ingénieur au crane de ptérosaurien fourmillant d'idées innovantes qui explique à Napoléon un projet de tunnel sous la Manche, Manche qui sera un an plus tard rouge sang....Bon là je décroche car on est 150 ans avant le crime et que le rouge sang nous fait passer à un bol de vin chaud...."Assassin" merde,c'était "un Pauillac 1906"...De saut en saut on en arrive à Pâques,blondinette aux yeux vairons (un bleu, un rose)du golfe du Bengale... tous les chemins y mènent soit dit en passant. Non je n'ai pas fumé de shit mais la maman de Pâques, beaucoup,beaucoup sur des airs de "Lucy in the Sky with Diamonds"....LSD...Calais,centre du monde, où plein de monde se retrouve jour -1, veille du crime.Pâques bien sûr,23 ans, "cette fille est un incendie" qui lèche "de la pointe de sa langue le nectar des orchidées" .Amadée "le cafard noir" et bien d'autres.Tiens une autre Lucy, la prof de chant paranoïaque de Paques, qui "rit chaque fois qu'elle crève un oeuf"...
Un livre complètement déjanté qui part un peu dans tous les sens comme une comptine d'enfant du genre marabout-bout de ficelle-selle de cheval-cheval de course (je connais mes classiques), qui serait ptérosaurien-crane de ptérosaurien-Napoléon sanguinaire-vin rouge sang...A moins que Jean Teulé ne nous offre "des bouquets de barrettes de cannabis" comme au mitan de L'oeil de Pâques...
Houlà, quelle migraine!
Et toujours une ironie mordante, un humour noir décapant et irrévérencieux (cf: Joséphine "méduse aux yeux de pute")
Jean Teulé, prix des Maisons de la presse pour le Montespan en 2008, dont j'ai déjà chroniqué le magasin des suicides et Charly 9, m'a ce coup ci .................
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB   04 juin 2012
Amédée Ponte indique le corps de M.A Lucy Channel.
- Elle a eu un accident.
- Ben oui, je vois. Elle est toute bleue. A moins que ce ne soit un Schtroumpf, ce n'est pas sa couleur naturelle. Ha, ha !... Oh ! Et puis, dites donc, elle a le crâne percé d'un tunnel. Elle est défoncée comme moi. Raide défoncée, la naine... Autopsie ! La vie de cette femme est passée...
- Ben, curieusement, pas encore.
- Ah bon ? Madame ? Vous n'êtes pas morte ?
- Aaah...
- Qui a fait fleurir cette orchidée de chairs relevées sur votre crâne ?
- Le in-in !
- Quoi ? Hein ? Le... vilain ? Je ne vous demande pas un avis. Je vous demande son nom.
- Le in-in !
- Le vilain. Bon. C'est une conne.
- Non. Maintenant, c'est une morte.
- De quoi, docteur ?
- Overdose de tabouret. Regardez-la, avec son pauvre visage prognathe et déchiré? Vous ne trouvez pas qu'elle ressemble à une australopithèque ?
- Rien à foutre, baby-foot !
- ... Et puis, ce lustre en fausses pierreries, au-dessus de son lit. On dirait qu'elle est sous un ciel de diamants...
- Elle s'appelait comment ?
- Lucy. C'est une anglaise...
- Lucy in the sky with dia-amonds !... Comme la chanson ?
- Quelle chanson ?
- Lucy in the Sky with Dia-amonds !... L, S, D... Vous comprenez l'astuce ?
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kathykathy   25 mai 2011
Les femmes du dimanche se peignent le visage de traits rouges, bleus et noirs. Ce sont des sorcières noyées d'essences. Il faut saigner de grands arbres pour les parfumer. Les talons aiguilles qu'elles ont en bas de leurs jambes transpercent la place de St-Laurent comme une effigie de chiffon. Elles jettent des sorts. Je suis la place de mon village et crains leurs malédictions. Elles harnachent leurs reins comme des têtes de chevaux. Elles installent des dentelles, des cordages et des crochets par-dessus leurs sexes pour retenir les bas -armures de soie. Elles partent à l'amour comme on part à une guerre.
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kathykathy   25 mai 2011
... - Je t'aurais connue enfant, je t'aurais prêté mes jouets et mes maquettes de voiliers. Je t'aurais dit :"Quand on sera grands, je te marierai". Mais je ne saurai jamais la petite fille que tu as été. C'est triste. J'ai raté les premières lignes de ton histoire.
-Tu en connaîtras la fin si tu veux.
- Oui, mais tout de même, c'est dommage...
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LiliGalipetteLiliGalipette   08 avril 2012
« L’intelligence est née. Bonne chance à tous ! Une simple faille, ouverte par votre geste fauve dans la coquille d’un crâne planétaire, vient de créer l’homme et la procession d’emmerdement qui l’accompagne. » (p. 14)
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feanorafeanora   12 novembre 2014
Dans le cimetière, un grand monsieur aux épaules en ailes de papillon se penche vers un trou de terre et lâche un bouquet d'iris rouges. Les fleurs sont des paupières fiévreuses qui tournoient et tombent lourdement sur un cercueil de chêne clair.
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Videos de Jean Teulé (98) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Teulé
À l'occasion du festival international 2019 du livre et du film "Etonnants Voyageurs" de Saint-Malo, rencontre avec Jean Teulé autour de son ouvrage "Gare à Lou !" aux éditions Julliard.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2305670/jean-teule-gare-a-lou
Notes de Musique : Youtube Audio Library.
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