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EAN : 9782351787755
288 pages
Gallmeister (06/01/2022)
3.88/5   143 notes
Résumé :
Il est venu seul de sa planète détruite par les guerres et dont la civilisation va disparaître. Il est venu chercher de l'aide, mais à qui peut-il s'adresser sans passer pour un envahisseur ? Pourtant, si les rescapés d'Anthéa parvenaient à le rejoindre sur Terre, leur science et leur expérience pourraient éviter à notre planète de subir un destin similaire. Mais il est si seul, écrasé par une pesanteur trop forte, malhabile, malheureux malgré la fortune que lui rap... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
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L'oeuvre de Walter Tevis, auteur prolifique et éclectique, né en 1928, a récemment été remise au goût du jour grâce au succès de la série « Le jeu de la dame » adaptée de l'un de ses nombreux romans. Gallmeister a ainsi ré-édité « L'oiseau moqueur », une dystopie futuriste aux accents prophétiques parue en 1980. « L'homme tombé du ciel », paru en 1963 avant la traversée du désert de son auteur, également adapté au cinéma avec David Bowie, vient lui aussi de bénéficier d'une ré-édition de Gallmeister qui continue d'exhumer les pépites oubliées d'une certaine littérature américaine.

Le roman nous narre l'odyssée de Thomas Jerome Newton, un extra-terrestre fraîchement débarqué sur terre, en provenance d'une planète lointaine, qui abrite une espèce en voie de disparition, les Anthéens. Après avoir attentivement étudié les humains grâce au visionnage intensif des programmes de télévision captés par le peuple d'Anthéa, Newton a entrepris un long voyage dans l'espace pour rejoindre la terre dans une tentative désespérée de sauver ses semblables.

Grâce à une apparence très proche de celle d'un humain longiligne et dépourvu de pilosité, Newton parvient à se fondre dans la foule et à atteindre son objectif initial : amasser une immense fortune, en valorisant les brevets inspirés de la technologie pointue de sa planète.

Au fur et à mesure que se déploie le récit, le lecteur appréhende peu à peu la solitude existentielle qui étreint notre émissaire solitaire d'une civilisation bien plus avancée que la nôtre qui s'est quasiment auto-détruite à coups de guerres nucléaires. En plus de la souffrance physique que lui impose à chaque instant une gravité à laquelle son organisme n'est pas adapté, Newton prend progressivement une conscience aiguë de l'extrême difficulté de sa mission, qui implique d'épargner à l'humanité le sort que se sont infligés les Anthéens.

Notre héros mélancolique semble ainsi parfois sur le point de vaciller : « il se sentit dégouté, fatigué de cet endroit sordide et étranger, de cette culture bruyante, rauque, sensuelle et sans racines, de cet agglomérat de primates habiles et narcissiques - qui restaient vulgaires et indifférents alors même que leur piètre civilisation était en train, comme le pont de Londres et tous les autres ponts, de s'effondrer, s'effondrer, s'effondrer ».

La rencontre de Betty Jo, qui va devenir sa gouvernante et lui transmettre son goût prononcé pour le gin et de Bryce, un chercheur désenchanté qui subodore sa véritable nature vont redonner à notre extra-terrestre un second souffle, et lui permettre d'échapper à une solitude insurmontable. Newton va même pouvoir commencer la deuxième étape de son impossible projet, la construction d'un vaisseau spatial qui semble destiné à ramener sur terre les derniers Anthéens.

« L'homme tombé du ciel », écrit peu après la crise des missiles de Cuba, qui avait vu la planète frôler l'apocalypse nucléaire, est évidemment une métaphore, qui se glisse dans le genre de la science-fiction pour mieux dénoncer les pulsions auto-destructrices de notre civilisation, au paroxysme de la guerre froide entre l'Occident et le Bloc soviétique.

Si dans le roman, Newton provient d'une lointaine civilisation, on devine que dans l'esprit de Walter Tevis, son héros vient en réalité d'une forme de futur apocalyptique dans lequel notre civilisation atteint un niveau de sophistication technique jamais entrevu. Pour quel résultat ? le bonheur et la prospérité que promettaient les trente glorieuses semblent voués à être anéantis par une auto-destruction massive, réalisée grâce à ces « formidables » avancées technologiques.

« L'homme tombé du ciel » peut ainsi se lire comme une fable destinée à nous prévenir d'une destinée en forme de plongée au coeur des ténèbres. Par un renversement de paradigme émouvant, son héros extra-terrestre, pris au piège d'une inextricable solitude existentielle apparaît in fine comme le personnage le plus « humain » d'un roman à la beauté douce-amère, éclairé par la lumière froide de la mélancolie.
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Roman écrit en 1963, il me tardait de lire "L'homme tombé du ciel".

C'était plaisant de revenir un peu en arrière dans un monde dépourvu de cellulaires, d'Internet et autres technologies plus ou moins futiles. Pourtant, le lecteur progresse dans ce roman sans ressentir le poids du passé le moins du monde. Ce titre pourrait très bien avoir été écrit le mois dernier...
Pas du tout dépassé, c'est plutôt avec des yeux du futur que je l'ai découvert.

Newton, du peuple lointain Anthéen, arrive sur Terre avec un projet qui nous fera languir pendant une bonne moitié du bouquin ! Tout est nébuleux, parsemé de recoins et de zones grises, rien ne nous est dévoilé facilement. Sans être d'un rythme lent ni comporter trop de longueurs, on en revient souvent au même point de départ : on ne sait pas grand-chose ! Son identité "humaine", d'abord...Où se l'est-il procurée ?

Le concept est excellent et bien que j'aie apprécié cette lecture originale, je suis restée sur ma faim car beaucoup de questions n'auront pas trouvé de réponses, ce qui peut se révéler frustrant pour le lecteur en soif de savoir. Certains aspects prennent trop de place - comme la manière dont Newton parvient à trouver du financement, par exemple - tandis que plusieurs autres détails restent flous. de manière générale, le comment du pourquoi n'est pas assez expliqué à mon goût; j'aurais aimé en savoir plus, à propos de sa planète et de son espèce, notamment. Il manque de viande autour de l'os. le côté exotique est quasi absent. La deuxième moitié du roman, quant à elle, est plus convaincante, mais il ne reste plus assez de temps pour développer...

J'ai apprécié toutefois que les personnages - assez agréables à côtoyer d'ailleurs - se limitent à trois ou quatre, réduisant ainsi le champ d'action à ce qui concerne vraiment l'histoire, sans perdre le fil. Tout est en ordre, bien structuré, on ne déborde jamais du contexte. Tout se tient.
Le focus est beaucoup plus sur la Terre et les émotions ressenties par Newton ici-bas, à ses observations nous concernant. Ce côté-là est assez bien exploité, je dois dire. Psychologiquement, nous avons l'impression de le comprendre...

"Comme si l'un de ces gens-là - il les nommait toujours "ces gens-là" lorsqu'il pensait à eux, même s'il avait appris à les apprécier et à les admirer - s'était soudain trouvé en train de discuter avec un groupe de chimpanzés particulièrement éveillés et pleins de ressources. Il les aimait beaucoup et, avec sa vanité toute humaine, il était incapable de résister au plaisir facile de les éblouir par sa supériorité mentale. Mais, si agréable que cela fût, il devait se rappeler que ces gens-là étaient plus dangereux que des chimpanzés - et il y avait des milliers d'années qu'ils n'avaient pas vu d'Anthéen sans déguisement."

L'essentiel y est, seulement, il manque un petit quelque chose qui empêche d'être pleinement satisfait. Notre curiosité n'est pas assouvie malgré la richesse de l'histoire. Si le récit ne tend pas à s'essouffler, nous sommes bel et bien intrigués jusqu'à la fin.
Qui, justement, m'a un peu déçue...

Bref, un bon moment de lecture sur le coup mais pas certaine que je le relirais.

Adapté au cinéma dans les années 1970, David Bowie tiendrait le rôle de Newton et sans avoir vu le film, il est clair que celui-ci a le profil idéal pour ce personnage ! Physiquement, mais quel choix parfait !
Maintenant c'est le film qu'il ne faut pas manquer, haha !

CHALLENGE USA
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Je tiens tout d'abord à remercier Babelio et les éditions Gallmeister pour l'envoi de ce livre dans le cadre de la dernière opération Masse critique.

Ce roman a d'abord été publié en 1960 mais l'auteur a révisé le texte en 1976. J'ai lu sur isfdb.org que l'auteur avait (entre autres) inclus une référence au scandale du Watergate de 1972-73 (le roman se déroule en 1988).

Thomas J. Newton est donc « tombé du ciel », il vient d'une autre planète. Il est en mission mais il vous expliquera mieux que moi ce qu'il est venu faire sur Terre. Personnellement, j'ai trouvé que les deux premiers tiers du bouquin étaient un peu plats et lents mais pas totalement ennuyeux non plus.

J'ai beaucoup aimé le personnage du Professeur Nathan Bryce, un chimiste engagé par Newton pour son grand projet.

J'ai aimé aussi que l'auteur nous montre l'histoire à travers les yeux de Newton bien sûr mais aussi de Bryce et de Betty Jo.

Dans le dernier tiers du bouquin les événements se précipitent un peu et cela devient plus intéressant. Newton va Je ne sais pas si on peut dire d'un livre dénué d'humour que l'histoire devient moins drôle ?

« - L'humanité n'a-t-elle pas le droit de choisir la forme de sa propre destruction ?
- Vous croyez vraiment que l'Humanité a un tel droit ? »

La réflexion que propose l'auteur est tout à fait dans l'air du temps.





Challenge SFFF 2022
Challenge XXe siècle 2022
Challenge mauvais genres 2022
Challenge duo+ d'auteurs SFFF 2022
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Edward J. Newton est un extraterrestre. D'ailleurs, ce n'est évidemment pas là son vrai nom. Mais c'est celui qu'il s'est choisit pour s'intégrer aux habitants de notre planète après en avoir soigneusement appris les coutumes, la langue et l'écriture.
Son but, c'est avant tout de sauver son propre peuple. Celui ci est condamné à s'éteindre rapidement sur sa planète natale où les richesses naturelles ont été épuisées par trop de guerres.
Mais c'est aussi de nous sauver, nous Terriens, de la prochaine guerre qui s'annonce pour bientôt et qui, après les horreurs de la seconde Guerre Mondiale et la découverte des armes atomiques, promet de détruire l'humanité.

Ce livre est donc joliment teinté d'écologie. En évoquant ce qui est arrivé à Anthéa, l'auteur pointe les richesses que notre planète possède encore. Il n'appartient qu'à nous de les préserver afin que la Terre ne devienne pas elle aussi un monde maudit que les survivants devront fuir.
A un moment du récit, Newton, qui déparqué sur Terre s'enrichit d'abord en vendant des bagues en or, demande à un terrien : « Ce lac, combien d'eau contient il à votre avis? » Cette phrase naïve retranscrit toute la nuance de ce livre. Un lac, ce n'est qu'un joli paysage quelque peu banal pour nous. Mais pour une contrée qui manque d'eau, il devient la plus grande des richesses.

Ce livre parle aussi de la guerre. Ou plutôt de la peur que celle-ci inspire. Il a été écrit en écrit en 1963, en plein dans la guerre froide et, comme beaucoup de récit de science-fiction de cette époque, il est baigné de la terreur qu'elle inspire. Sans jamais parler vraiment de l'URSS, ce livre retranscrit les angoisses de l'époque, la certitude que la prochaine sera sans doute fatalement la dernière. Tous les personnages de ce livre apparaissent désabusés par une modernité qui, au lieu de leur apporter le confort qu'ils attendaient, les menace jour après jour.

Enfin, ce livre traite surtout de la solitude. La solitude de Newton, exilé si loin des siens et de sa planète, étranger sur cette Terre où il fait si chaud, écrasé par une pesanteur beaucoup trop forte pour lui, grand et maigre jusqu'à en être difforme, … Mais aussi la solitude de Betty Jo, veuve au chômage qui ne parvient à subsister que grâce aux aides sociales. Ou celle de Nathan Bryce, docteur en chimie qui ne supporte plus de travailler pour la recherche militaire.

Tous ces personnages ont sombré ou sombrent dans l'alcool au fur et à mesure du récit, à l'ivresse matinale, seul remède à la mélancolie qui les habitent et contre laquelle ils ne veulent plus lutter.
Ce sujet se rattache au malaise de l'auteur, lui-même victime de l'alcool. Ces personnes, Newton, Betty Jo ou Bryce, ne sont en fait que des doubles de papier de Tevis. Dans un entretien avec Weiner, l'auteur aurait déclaré : « J'écrivais, d'une certaine manière, sans distanciation, sans séparer l'homme de l'écrivain, animé par la peur grandissante de ne plus supporter la vie autrement qu'en restant soûl ».
C'est donc un roman très personnel que nous livre Tevis. Cela ne le rend que plus fort.

Il y a de nombreux cycles que j'ai lu, apprécié mais dont je suis incapable de me rappeler l'histoire un an plus tard. En moins de 300 pages, ce livre est de ceux qu'on sait ne jamais pouvoir vraiment oublier quand on arrive à la dernière ligne.

Car la fin est toute aussi magistrale que l'ensemble du récit. Elle est de celles qui donnent envie de pleurer sans qu'on puisse y parvenir.
Bref, un livre beau et fort que je vous conseille évidemment!
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Ce très bon roman de science-fiction est entièrement centré sur un personnage extra-terrestre, venu organiser le transfert des derniers survivants de son peuple sur Terre. En échange de prodigieuses technologies anti-atomiques. La vie vaut-elle la peine d'être sauvée ? les humains méritent-ils l'aide des extraterrestres via des technologies anti-atomiques susceptibles de rendre inopérant le cheptel nucléaire mondial ?

Publié en pleine guerre froide, le texte de Walter Tevis n'a pourtant pas pris une ride tant la question de la bombe atomique reste problématique dans notre société actuelle.

Tout commence par la guerre. En effet, le peuple de Thomas Newton a été décimé par des guerres incessantes entre les différentes populations. Au point où leur race en est venue à être menacée d'extinction. Thomas Newton a donc été envoyé pour construire un ferry boat permettant à son peuple de survivre en s'exilant. Mais le plan ne se déroule pas comme planifié, les humains étant imprévisibles. Et puis, petit à petit, Newton s'habitue à ce monde à sa lourde gravité et à sa mentalité un peu folle, terriblement guerrière : « l'humanité n'a t-elle pas le droit de choisir sa propre forme de destruction ? ».

Je ne vous en dévoile pas plus …

C'est un roman relativement pessimiste qui nous est proposé car on se doute que rien ne peut empêcher les hommes de s'entretuer, et un extraterrestre à la physionomie étrange, moins que les autres. C'est aussi un texte sur la solitude, la dépression, alors que Newton est rattrapé par les passions terrestres : « une lassitude extrême, un morne ennui, une profonde fatigue devant ce monde actif, toujours actif et destructeur, rempli de bavardages bruyants. » J'ai été littéralement fascinée par cette figure qui dérive peu à peu, perdant le goût à la vie, le contact avec sa réalité, restant déraciné et épuisé. L'alcool est alors pour lui la seule solution, tout comme elle est la seule solution pour d'autres personnages clés de l'histoire, effrayés par la modernité et une société où ils ne trouvent pas leur place.

Loin de la SF traditionnelle (à des années-lumière de l'invasion extraterrestre destructrice), c'est un texte original, profond, d'une grande richesse, malgré sa simplicité extérieure. Car quand on y songe, les questions qu'il pose sont vertigineuses …

Un livre que je ne suis pas prête d'oublier.
Lien : http://missbouquinaix.wordpr..
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
Il se sentait comme un homme entouré d’animaux relativement aimables, un peu gauches et moyennement intelligents, qui découvre peu à peu que leurs concepts et leur relations sont beaucoup plus complexes que son éducation ne pouvait lui permettre de le supposer. Un tel homme peut finir par découvrir que, selon qu’il emploie telle ou telle des nombreuses formes de jugement et d’évaluation qui sont l’apanage d’une intelligence supérieure, les animaux qui l’entourent, qui souillent leur propre tanière et mangent leurs propres excréments, pouvaient être plus heureux ou plus sages que lui.
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Elle appartenait à cette catégorie de gens qui vont à l'église irrégulièrement et par sentimentalisme et dont les journalistes de la télévision disent qu'ils sont profondément religieux - elle affirmait que la religion était pour elle une grande source de force morale. Sa pratique religieuse consistait essentiellement à se rendre aux conférences du dimanche après-midi sur le magnétisme personnel et aux conférences du mercredi soir sur les hommes qui avaient réussi dans les affaires grâce à la prière. Sa foi reposait sur la croyance que, quoi qu'il pût arriver, tout s'arrangerait ; sa morale était que chacun devait décider seul de ce qui était bien pour lui. Apparemment, Betty Jo avait décidé que pour elle, c'étaient le gin et les aides sociales - comme tant d'autres.
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Il partageait avec les humains une ascendance lointaine, plus étroite que la banale parenté des familles de mammifères ou des animaux à fourrure en général. Il avait en commun avec eux un langage articulé, une capacité de raisonnement moyenne, des facultés d'intuition, de prédiction, des émotions approximativement nommées amour, pitié, respect. Et, comme il venait de le découvrir, une capacité à se saouler.
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Docteur Bryce, dit Newton qui ne souriait plus, nous sommes beaucoup plus sages que vous. Croyez-moi, nous sommes beaucoup plus avisés que vous ne pouvez le penser. Et nous avons l'intime conviction et la certitude absolue que dans moins de trente ans, votre monde ne sera qu'on monceau de débris atomiques, si on vous laisse vous débrouiller seuls. (Il continua sobrement 🙂 Pour vous dire la vérité, cela nous désole beaucoup de voir ce que vous êtes en train de faire d’une planète si belle et si fertile. Nous avons détruit la nôtre il y a longtemps, mais nous avions tellement moins de richesses que vous. (Sa voix était maintenant plus agitée, ses gestes plus nerveux). Est-ce que vous vous rendez compte que vous n’allez pas seulement détruire votre civilisation, telle qu’elle est, et tuer la majorité de votre peuple, mais que vous allez aussi empoisonner les poissons de vos rivières, les écureuils dans vos arbres, les oiseaux, les sols, l’eau ? Il y a des moments où vous nous apparaissez comme des singes en liberté dans un musée, en train de taillader les tableaux et de casser les statues avec des marteaux.
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Soudain, en regardant à nouveau la pièce, ses murs gris et ses meubles vulgaires, il se sentit dégoûté, fatigué de cet endroit sordide et étranger, de cette culture bruyante, inarticulée, sensuelle sans racines, de cet agglomérat de primates habiles, susceptibles et égocentriques – grossiers et qui ne se rendaient même pas compte que leur pauvre civilisation était en train de s’écrouler comme le London Bridge de la chanson.
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11/03/2021 |Les éditions Gallmeister
/////// Cette série d'entretiens est réalisée par les étudiants en Master 2 de création littéraire de l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines dans le cadre de leur stage au festival vo-vf.
:::: LE PROGRAMME COMPLET de la série : https://www.festivalvo-vf.com/les-livres-par-les-traducteurs/
© FESTIVAL VOVF 2021 www.festivalvo-vf.com
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