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EAN : 9782367680064
208 pages
ISAN MANGA (25/06/2014)
4.33/5   6 notes
Résumé :
Un jour, Pete, tombe sur la carte de “l’île aux trésors” que son défunt père lui a léguée. Il se lance alors dans l’aventure, accompagné du Capitaine. Leur bateau est alors attaqué par des pirates... Les voici prisonniers ! Mais une tempête éclate et nos deux héros se retrouvent à dériver en mer sur un radeau de fortune. Ils atteignent tant bien que mal une île perdue dans l’océ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Tachan
  28 avril 2021
Même si j'ai découvert l'auteur il y a quelques années déjà, quand j'ai appris que Papa Lecteur (lien) proposait un challenge autour de lui, j'ai de suite eu envie d'en profiter pour poursuivre ma découverte. Mon premier choix s'est logiquement porté sur le titre le plus ancien de l'auteur que j'avais chez moi et qui est souvent présenté comme fondateur : La Nouvelle île au trésor.
Une fois n'est pas coutume, je vais commencer par saluer le travail de l'éditeur français : Isan, qui propose ici un vrai écrin patrimonial avec un appareil critique à la hauteur, ce qui est assez rare pour le souligner. Nous avons ainsi droit à une rapide biographie de l'auteur en introduction et à une explication de style en postface, toute deux signées Xavier Hébert, l'un des expert français du maître du manga. Il est donc particulièrement éclairant de lire ces textes en particulier le dernier qui explique la particularité de cette édition qui reprend non pas la version originale du manga de Tezuka mais la version remastérisée de 1984. Éclairant !
La Nouvelle île au trésor est le premier titre long publié par Tezuka alors qu'il est tout jeune, il est pour cela en binôme avec un scénariste que tout le monde a oublié depuis, mais ensemble ils vont livrer une oeuvre populaire qui a laissé des traces jusqu'à aujourd'hui.
Titre s'adressant avant tout à un jeune public, La Nouvelle île au trésor, est une aventure toute droit inspirée du best seller de Stevenson. On y retrouve les mêmes codes sur une aventure à offrir au regard de jeunes lecteurs avides de sensation.
Le manga n'ayant pas encore ses codes actuels, l'histoire se compose de planche de 3 à 4 cases sur le mode des strip comics ou yon-koma et avance à un rythme très rapide. On y retrouve le dessin rondouillard qui deviendra typique chez Tezuka dans ses premières années, style fortement inspiré de Disney mais également d'E. C. Segar, l'auteur de Popeye. C'est un dessin très simple mais drôle et rythmé, très vivant. le découpage est clair et simple, nous ne sommes pas encore dans les trouvailles inventives du Tezuka plus âgé, mais il y a déjà des scènes marquantes comme celle d'ouverture où l'auteur capture en moins de deux l'attention du lecteur tandis qu'il découvre le héros dans sa voiture.
L'histoire, elle, est très classique. On a l'impression de se trouver dans un épisode de dessin animé où tout va à 100 à l'heure. C'est peut-être le reproche que la lectrice que je suis aujourd'hui ferait. Tout va trop vite, tout est survolé, on passe d'un pan à l'autre de l'aventure bien trop vite, sans transition et avec une notion de temps plus que tangente. Cependant l'aventure prend bien, elle a tous les codes pour plaire au jeune lecteur : un enchaînement inéluctable, du mystère, des pirates, des batailles, une nature hostile, un sauveur inopiné, etc. Les références aussi bien à Disney qu'aux classiques de la littérature comme le Livre de la Jungle, Tarzan, l'Île au trésor de Stevenson, sont omniprésentes. Ça n'a pas été sans me rappeler aussi les premières aventures de Tintin. On y retrouve le même regard naïf et daté dirons-nous sur l'autre.
Cela se laisse lire avec un certain plaisir tiré d'une nostalgie d'une certaine forme d'histoire et d'un certain format de récit, mais c'est clairement daté et je n'ai pas eu de coup de coeur comme cela a pu être le cas pour des oeuvres plus récentes du maître (MW, Kirihito, Ayako, L'Histoire des 3 Adolf). Ici, c'est plus l'aspect patrimonial et fondateur de la narration et de la grammaire du maître qui m'a attiré et j'ai moins ressenti de plaisir juste en tant que lectrice.
Je suis donc ravie d'avoir pu découvrir ce titre pour savoir à quoi ressemblaient les premières oeuvres de Tezuka, plonger dans ses influences et retrouver le plaisir de lire une aventure à l'ancienne. L'expérience fut intéressante et l'appareil critique proposé par Isan et Xavier Hébert vraiment enrichissante, mais il m'a manqué le petit truc en plus.
Lien : https://lesblablasdetachan.w..
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lunch
  31 juillet 2014
En 1881 paraissaient les premiers épisodes de L'île au trésor dans le magazine anglais Young Folks. Robert Louis Stevenson revenait alors tout juste de sa folle escapade vers le nouveau monde, plus précisément en Californie pour rejoindre sa promise : une traversée qui a forgé son mental d'homme et d'écrivain.
Bien des années plus tard, en 1934, la première adaptation de L'île au trésor voit le jour au cinéma, réalisée par Victor Fleming.
Puis vient celle de Shichima Sakai et Osamu Tezuka en 1947, très librement remaniée par rapport à l'édition originale, empruntant à la fois des codes de la science-fiction et des figures disneyennes.
L'essence de l'oeuvre reste entière : la découverte d'une carte au trésor, promesse d'incroyables aventures sur fond de piraterie.
Oeuvre fondatrice du Maître
Shichima Sakai est rédacteur en chef dans la petite revue Hello manga lorsqu'il fait la rencontre du jeune Osamu Tezuka. Celui-ci n'a pas encore 20 ans et s'apprête déjà à entrer dans l'Histoire…
Tezuka n'a alors qu'une seule série à son actif, un yonkoma (la dénomination japonaise pour les strips) paru en 1946 : le journal de Mâ-chan. Mais il a également dans ses cartons quelques oeuvres non publiées de plusieurs centaines de planches. C'est en les voyant que Sakai décide de lui proposer un synopsis d'une vingtaine de pages : La nouvelle île au trésor.
Tezuka construit le scénario et propose une première version de près de 250 pages à Sakai. Ce dernier, qui juge l'histoire trop longue, réduit le format, retravaille les dialogues et redessine quelques cases pour aboutir au projet final de 192 pages publié en 1947.
Il faut savoir qu'en cette période d'après guerre la reconstruction touche tous les secteurs d'activité. Les japonais recherchent le divertissement dans les akahon, des histoires bon marché, souvent courtes et de piètre qualité, qui sont vendues hors du circuit de diffusion classique (foires, salons, marchands de bonbons…).
Shintakarajima (le titre japonais) sort du lot car c'est un récit long (malgré le raccourcissement) et très chronophotographique, influencé par le cinéma et Disney en premier lieu. L'histoire est rapidement vendue en parallèle en kiosque et en librairie pour atteindre un tirage astronomique de 400000 exemplaires en quelques mois seulement. Une consécration pour le jeune mangaka dont la brillante carrière ne fait que débuter.
[...]
Suite et fin de la chronique à lire sur BenDis... !
Lien : http://bendis.uldosphere.org..
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critiques presse (2)
BoDoi   04 août 2014
Difficile d’aborder cette œuvre. Éminemment fondatrice pour la bande dessinée japonaise, elle ne s’adresse qu’à un public très restreint [...]. Car malgré son charme pulp, le contenu en lui-même est simpliste, naïf [...], rendu désuet par des décennies de récits d’aventure et ne présente que peu d’intérêt pour la jeune audience actuelle.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Chro   21 juillet 2014
La forme adoptée ici est un bon compromis, puisqu’elle tente de réconcilier une approche érudite [...] et un ciblage jeunesse [...]. En dépit d’une maquette que l’on aurait pu souhaiter un peu plus élégante.
Lire la critique sur le site : Chro
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
lunchlunch   31 juillet 2014
Dites, Capitaine, ce ne serait pas une carte au trésor, par hasard ?
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Videos de Osamu Tezuka (25) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Osamu Tezuka
D'abord coloriste puis intervalliste, se formant auprès de l'immense Osamu Tezuka, Rintar travaille comme réalisateur sur des séries phares comme Astro Boy, toute première série télé animée japonaise, ou encore le Roi Léo. Puis, en 1978, il réalise Albator, le corsaire de l'espace. Il fait ensuite carrière sur le grand écran en adaptant des mangas de Leiji Matsumoto (Galaxy Express 999) et Clamp (X). Carrière qui culmine en 2001 avec le film Metropolis. Actuellement, il travaille sur une bande dessinée autobiographique à paraître en France. Rencontre avec un extraordinaire homme-orchestre de l'animation japonaise Avec : Rintar Modération : Hervé de la Haye
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