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ISBN : 2841421678
Éditeur : Ombres (12/02/2007)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 13 notes)
Résumé :
" Les mémoires sont à la mode. Pourquoi donc n'écrirais-je pas les miens ? Je possède toutes les qualités requises pour réussir dans ce genre de littérature : une haute opinion de mon propre mérite et une bonne envie de médire de mon prochain. "
Ainsi débute le récit par son valet, de la conquête de la fortune, puis de la ruine d'un jeune aristocrate sans scrupules, victime de sa propre malhonnêteté et de l'extraordinaire naïveté dont il fait preuve face aux ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Mimeko
  20 août 2016
Mémoires d'un valet de pied est le récit de deux aventures de Charles Yellowplush et de son service successif auprès de ces deux familles.
Roublard, écoutant aux portes, lisant les lettres adressées de part et d'autre par les protagonistes, il a toutes les qualités pour conter avec force détail les dessous de la vie de la gentry ou de la petite noblesse anglaise. Avec un humour tout britannique, il a une haute opinion de lui-même, à la fois fin, caustique et spirituel il nous relate les dessous peu reluisant de Lord Deuceace, endetté jusqu'au cou, partant à la recherche de la riche héritière qui lui permettra d'assurer un train de vie confortable pour le reste de son existence; c'est donc une sorte de comédie que nous décrit le valet de pied, avec des coups tordus mais toujours avec humour et un peu de caricature irrésistible.
William Makepeace Thackeray avec brio et grâce à un humour ravageur nous décrit la société anglaise au travers du regard d'un valet roublard, malin et un peu veule, observateur idéal de ce XIXème siècle, c'est léger pétillant et intelligent, un petit bijou d'humour et une grande réussite
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cmpf
  12 juillet 2018

Le dénommé John Herbert Sigismond Fitz Roy de la Pluche est domestiques mais un domestique soucieux de son rang. Il sert tout d'abord chez Altamont qui se révèle exercer un métier tout à fait honorable mais en bas de l'échelle. Lorsqu'il l'apprend, John décide de le quitter et de ne s'engager désormais qu'auprès de gentilshommes. Il devient ainsi le valet de pied de l'honorable Hector Percy Cinqpoints dernier fils d'un comte et pair.
Cependant ce gentilhomme est désargenté et gagne sa vie en trichant quelque peu au jeu et en ne payant pas ses dettes. Ayant réussi “un bon coup”, il quitte l'Angleterre et ses créanciers et s'installe à Paris où il se met en quête d'une héritière. Mais dans cette chasse il se trouve avoir affaire à son propre père à qui il a eu le tort de refuser un prêt. le tout toujours à travers le regard de John. On se bat avec les pires armes et sans le moindre scrupule quant à la parenté ou tout autre X mais toujours avec une parfaite élégance dans le langage. Ce contraste entre les paroles et les actes créé un humour irrésistible. Comme l'est celui entre l'apparente parfaite correction de John et ses indélicatesses. Ainsi lit-il un courrier qu'il doit porter pour s'assurer que l'on ne s'est pas trompé d'adresse. Et ce n'est qu'un des multiples exemples de sa roublardise.
C'est jouissif, aristocrates, femmes, domestiques,... Chacun est X sous la plume virulente de Thackeray.
Une lecture qui n'occupera que quelques heures et qui me paraît parfait pour égayer un jour de pluie.
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Taraxacum
  03 juillet 2015
Excellent roman, bourré d'humour et cynique à souhait , au style bien plus subtil qu'il n'y paraît au premier abord, Mémoires d'un valet de pied a su me conquérir, alors que j'avoue que le premier chapitre m'a fait un peu hésiter.
Je pense qu'il faut laisser le temps au style de cette critique acerbe de saisir un lecteur, le lecteur moderne risque de le trouver en effet un chouia alambiqué, mais ensuite....
Le narrateur et personnage principal est un valet d'un cynisme consommé et à travers ses yeux, nous découvrons...que le monde entier est peuplé de coquins! Plus que la première partie, le premier maître qu'il sert, c'est le second, qui arrive au quart du roman, peut-être au tiers, qui se révèle le plus intéressant: fripouille autant que le valet,il nous entraîne crescendo dans l'intrigue, comédie de manipulations où tout le monde réclame de ses bons sentiments...et lorgne les pièces d'or!
Épatant!
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Titine75
  22 mai 2012
Charles James Harrington Fitzroy Yellowplush est valet de pied de son état. Après avoir servi brièvement un gentleman au métier douteux, il se retrouve aux ordres de l'Honorable Algernon Percy Deuceace. Ce jeune aristocrate est bien entendu désargenté. Sa haute respectabilité l'empêchant de travailler, Algernon va plutôt utiliser la rouerie pour renflouer ses caisses. C'est ainsi que le jeune Dawkins, voisin de Deuceace, se retrouve totalement plumé au jeu de cartes. Notre jeune aristocrate, ayant fait le coup avec un autre mais n'ayant aucune intention de partager, se réfugie en France. Loin de ses dettes et de la justice, Algernon profite très agréablement de la vie. Il rencontre une jeune veuve et sa belle-fille riches à millions. Algernon souhaite assurer sa fortune par le mariage. Mais à laquelle des deux femmes bénéficie le testament de feu le mari ?
L'ouverture de ce court roman de William Makepeace Thackeray donne le ton : « Les mémoires sont à la mode. Pourquoi donc n'écrirais-je pas les miens ? Je possède toutes les qualités requises pour réussir dans ce genre de littérature : une haute opinion de mon propre mérite et une bonne envie de médire de mon prochain. » C'est donc avec beaucoup d'ironie que Thackeray critique la haute société anglaise. Algernon est totalement désargenté mais il veut continuer à tenir son rang. Mieux vaut la tricherie, le vol, le mensonge que de s'abaisser à travailler. Son valet participe à ses nombreux forfaits et s'en délecte.
Mais le cynisme d'Algernon n'est rien à côté de celui de son père. Il faut croire que la tromperie et la ruse sont transmissibles génétiquement chez les aristocrates anglais. Et à la fin des « Mémoires d'un valet de pied », ce n'est pas la vertu qui triomphe loin de là ! Ce sont le vice, la cupidité et la perversité absolue. Et le valet ne vaut pas mieux que ses maîtres. Il espionne, trompe les huissiers et s'offre au plus offrant sans remords ni morale.
« Mémoires d'un valet de pied » est d'un cynisme réjouissant. La plume acérée de Thackeray est extrêmement drôle. Je me suis régalée de l'amoralité de tous les personnages. Je ne résiste pas à un dernier exemple des traits d'esprit de l'auteur : « Milady, veuve de deux années de date, était grande, blonde, rose et potelée. Elle avait l'air si froid, qu'on craignait presque de la regarder une seconde fois de peur de s'enrhumer (…). »
Lien : http://plaisirsacultiver.unb..
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Colibrille
  13 mars 2015
Les premières lignes de ce roman m'ont fait forte impression. On se rend tout de suite compte de l'humour mordant de l'auteur, son sens de la dérision ainsi que de l'ironie. L'aristocratie anglaise de l'époque victorienne n'est guère épargnée ! Bourgeois et nobles en prennent pour leur grade !
L'intrigue ouvrant le roman m'a beaucoup fait rire. En revanche, la seconde histoire, qui occupe les deux derniers tiers du roman, n'est pas parvenue à capter mon attention. J'ai trouvé le style trop pompeux et l'humour bien moins subtil, voir même maladroit. J'ai lu dans la postface qu'il s'agissait d'une des oeuvres de jeunesse de William Thackeray, je suppose qu'il faut donc y voir une recherche de style, d'inspiration.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
MimekoMimeko   19 août 2016
...depuis lors, il avait toujours suffi d'une crise ministerielle pour lui faire changer d'opinion. N'étant pas riche, Lord Crabs se voyait forcé de voter tantôt blanc, tantôt noir, afin de pouvoir soutenir la dignité de son rang et obtenir des places lucratives pour messieurs ses fils.
- Il n'est pas facile, remarquait plaisamment cet aimable vieillard, d'être bon pair, lorsqu'on a beaucoup d'enfants et beaucoup de dettes.
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ColibrilleColibrille   11 mars 2015
Les mémoires sont à la mode. Pourquoi donc n'écrirais-je pas les miens ? Je possède toutes les qualités requises pour réussir dans ce genre de littérature : une haute opinion de mon propre mérite et une bonne envie de médire du prochain.
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MimekoMimeko   20 août 2016
Le lieutenant général sir George Griffin, Chevalier de l'ordre du Bain, avait soixante- quinze ans quand il fût enlevé à sa famille et à l'armée des Indes, dont il était depuis longtemps une des plus brillantes nullités.
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MimekoMimeko   20 août 2016
"- fi donc, Charles ! me dis-je, si ces deux gentil-hommes ignorent ce que c'est que l'honneur, toi, tu le sais. L'honneur consiste à ne pas trahir les secrets d'un maître, avant d'avoir reçu son congé...Après, c'est autre chose, l'obligation cesse de plein-droit."
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ColibrilleColibrille   13 mars 2015
Compatissant lecteur, as-tu jamais traversé la Manche ?... "O mer, vaste mer, je veux m'endormir sur ton sein d'azur, mollement bercé par la vague qui caresse les flancs de mon léger navire..." Cela est très joli en romance, mais la réalité est beaucoup moins agréable. D'ailleurs les vagues ne sont pas bleues, elles ressemblent plutôt à de l'encre, ou à du porter écumeux, fraîchement tiré ; et, loin de vous bercer mollement, elles vous secouent d'une façon toute particulière.
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Videos de William Makepeace Thackeray (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de William Makepeace Thackeray
Bande annonce VO de la série Vanity Fair (2018), adaptation du roman de William Makepeace Thackeray, paru en français sous le titre La foire aux vanités
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