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ISBN : 2372580507
Éditeur : Taurnada Éditions (17/01/2019)

Note moyenne : 4.72/5 (sur 18 notes)
Résumé :
En attendant son jugement, du fond de sa cellule, Nadège Solignac, une institutrice aimée et estimée, livre sa confession.
Celle d'une enfant ignorée, seule avec ses peurs.
Celle d'une femme manipulatrice et cynique.
Celle d'une tueuse en série froide et méthodique.
Un être polymorphe.
Un visage que vous croisez chaque jour sans le voir.
Une ombre. Une ombre assassine.
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
manU17
  09 janvier 2019
"Je suis la fille d'une dépression post-partum et d'un raté démissionnaire. Je suis la soeur d'un clone paternel et d'un monstre répugnant."
Quelle claque !
Roman après roman, Estelle Tharreau construit un intressant parcours avec une production aussi marquante que singulière. Des histoires toujours sombres mais chaque fois différentes, une écriture accrocheuse, une tension insidieuse qui tenaille le lecteur, un art maitrisé du suspense.
Commencer un roman d'Estelle Tharreau en fin de soirée, c'est prendre le risque de passer une nuit blanche…
Cette fois, elle choisit de nous faire pénétrer l'esprit, tortueux, d'une tueuse en série. La narration de son point de vue, à la première personne, l'utilisation du « je », ajoutent à l'identification et donc au malaise du lecteur.
Oscillant entre scènes du présent et flashbacks du passé, on suit l'évolution de cette enfant pas comme les autres, le mal incarné sous les traits d'un petit ange blond, au-dessous de tout soupçon. On peine parfois à imaginer qu'une enfant puisse être aussi fausse, manipulatrice, malveillante, déterminée et pourtant. L'âge n'arrangera rien à l'affaire…
Comme pour tout bon thriller, mieux vaut ne pas trop en dire et laisser au maximum le plaisir de la découverte au lecteur. Sachez seulement que quand le roman commence, Nadège, l'héroïne vient de commettre un nouveau meurtre qui pourrait bien être celui qui va la perdre définitivement.
Une des bonnes idées de l'auteure est d'avoir situé l'enfance de son héroïne en Provence. Pas une Provence de carte postale, entre champs de lavande et chant des cigales, mais dans une nature particulièrement rude, aride, poussiéreuse, rocailleuse, perpétuellement fouettée par les vents, un environnement hostile qui a fait sortir de ses entrailles, une créature non moins hostile…
Quand l'ombre monstrueuse d'une meurtrière psychopathe se superpose insidieusement à la vôtre, Mon Ombre assassine, d'Estelle Tharreau, un roman glaçant…

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audelagandre
  17 janvier 2019
Nadège Solignac est une institutrice aimée des enfants et respectée des parents. Elle possède un visage d'ange, doux, tendre, de ceux qu'il est impossible de ne pas aimer au premier regard. D'ailleurs, son prénom, Nadège, renvoie à une douceur cotonneuse. Sauf que, Nadège est derrière les barreaux, en attente de son procès pour la mort accidentelle d'un flic qui aurait tenté de la violer… En attente surtout de savoir si elle va s'en sortir, et tromper, encore une fois, son monde . Légitime défense ou pas ? C'est primordial qu'elle s'en sorte, parce qu'elle a au fond d'elle, ce besoin impérieux de tuer. Oui, Nadège est une tueuse en série, froide, calculatrice, qui se dévoile, à nous, lecteurs. Au fil des pages, elle raconte. Tout. Son enfance, ses blessures, ses premiers crimes, ses incitations au suicide, tout.
Son témoignage est entrecoupé d'articles de presse, d'extraits de livres, de témoignages, d'auditions, de conclusions d'enquête qui donnent à sa confession tous les éléments factuels d'un vrai procès qui se déroule sous nos yeux.
Le lecteur se retrouve donc juré en cours d'assise. Il lui revient le droit de juger, en fonction des pièces mises à sa disposition, mais aussi des confidences très personnelles de l'intéressée. Sans filtre, sans compassion, Nadège raconte son chemin de vie, sa famille cabossée, l'apprentissage des lois sociales, la différence fondamentale entre l'être et le paraître.
Enfin une tueuse en série de sexe féminin !!! Psychopathe et abandonnique. Ça nous change du schéma classique du tueur masculin et ça éveille une certaine curiosité (malsaine?) pour cette femme qui n'est pas à l'intérieur ce qu'elle projette à l'extérieur. Difficile de concevoir qu'une femme, symbole de douceur, capable de donner la vie, puisse se complaire dans un rôle aussi monstrueux. C'est l'un des grands points forts de ce thriller : transformer quelqu'un qui a l'air d'un ange, en démon. (à cet égard, la couverture est très réussie : on donne aisément à Nadège le Bon Dieu sans confession)
Pour évoquer son parcours, Nadège nous parle de son enfance et de ses parents. Même si elle n'a été ni violée, ni battue, elle affirme : « Je suis la fille d'une dépression post-partum et d'un raté démissionnaire. Je suis la soeur d'un clone paternel et d'un monstre répugnant. » Ainsi commence la vie de Nadège, une vie dans laquelle elle devra se débattre sans aide, sans conseils, sans bras pour la rattraper, l'obligeant à veiller sur une mère défaillante et une soeur lourdement handicapée. Très tôt, elle comprend que la vie n'est en fait qu'un jeu de rôles et que pour rendre ces rôles intéressants, il faut parfois emprunter des chemins de traverse ou consentir à quelques entorses au règlement sociétal. Ainsi, l'image de la mère sacrément détériorée dans ce livre fait presque figure de madone écorchée en comparaison à Nadège. Celle du père est quasi absente, sauf lors d'apparitions au foyer familial, pour ériger des règles, remettre la mère d'équerre et reprendre un rôle de pseudo-chef de famille qui ne souhaite pas l'être. le schéma familial brouille les pistes : la mère semble régner, mais seulement grâce à deux neurones restants, le père ne croit qu'en l'utilité des hommes pour faire tourner le monde, le sexe faible ne mérite pas qu'on s'y attarde. Entre cette mère déprimée et déprimante, ce père absent, une soeur handicapée qui passe son temps à beugler et un frère tout puissant qui prend rapidement la fuite de l'espace familial, imaginez un peu comment Nadège évolue. Elle apprend à déceler les failles dans sa propre famille, elle apprivoise ce qui imperceptible pour l'être humain qui évolue dans une sphère normale comme la nuit ou le silence, elle passe sous tous les radars, et devient une ombre.
Nadège est un être polymorphe d'une grande intelligence. Une manipulatrice hors pair qui sait exploiter à merveille l'influence qu'elle a sur certaines personnes, notamment les enfants. Elle est froide, détachée, dénuée d'émotion et détachée des actes commis.
Logiquement, le lecteur devrait donc la détester. Or, c'est tout l'inverse qui se produit. On ressent pour elle une forme intense de compassion. C'est l'autre force de ce thriller : faire changer la haine de camp. Certes, le lecteur se retrouve dans la tête d'une serial killeuse, mais une serial killeuse aux circonstances atténuantes et ça fait toute la différence. L'histoire racontée par Nadège ressemble aux mots d'un journal intime. Elle s'adresse directement au lecteur, le prend à parti, lui attribue un rôle de témoin en le mettant dans la confidence des affres de sa vie.« Je venais d'apprendre que la mort pouvait rendre les rêves possibles. »Elle s'attire une certaine sympathie pour sa franchise, de l'empathie à cause de son parcours, de la compassion pour avoir évolué dans une famille défaillante. En quelques pages, elle vous a mis dans sa poche. L'alternance passé-présent offre tout loisir à Estelle Tharreau pour vous laisser le temps de sympathiser avec Nadège, de la comprendre et de la plaindre.
Sa confiance en elle peut laisser pantois, mais c'est comme si elle savait comment se comporte le genre humain, qu'elle l'avait étudié avec précision, analysé, décortiqué et avait fini par en tirer la moelle lui permettant de mieux le contrôler.« J'ai toujours veillé à ne jamais semer de petits cailloux sur mon chemin. » Ce monstre du genre humain devient le porte-parole d'une cause féministe par l'intermédiaire de son avocat. Il m'est même arrivé de sourire devant le comique de la situation.
« Mon ombre assassine » est l'histoire d'une jumelle maléfique, un être malsain et nuisible tapi dans une enveloppe délicieuse et attirante. Et c'est justement ça qui est si bon ! Je découvre Estelle Tharreau par cette première lecture. Retenez bien son nom : on devrait entendre parler d'elle dans le monde du noir. Sa façon d'apostropher son lecteur par une plume acérée, son style direct, incisif et savoureusement glauque la place dans les étoiles montantes des femmes auteurs de romans noirs.
Je remercie les éditions Taurnada et Joël Maïssa en particulier de leur confiance.

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LesMotsdeLau
  15 janvier 2019
Aussitôt reçu, aussitôt commencé, tasse de café fumant a porté de main, confortablement installée, je suis prête à me faufiler dans l'esprit machiavélique de ce personnage.
Histoire dévorée en deux jours, c'est vous dire si j'ai passé un bon moment ! Cette lecture semble si réelle qu'elle en est terriblement addictive. Je découvre avec « Mon ombre assassine » la plume de l'auteure, il me tarde déjà de combler mon retard et de lire ses précédents ouvrages.
Méfiez-vous des apparences ! elles peuvent souvent être trompeuses voir dans ce cas-là mortelles. L'auteure nous livre ici une histoire sous forme d'enquête, la vie d'une jeune institutrice, accusée d'homicide sur le père de l'une de ses élèves. On comprend bien vite que cette jeune femme n'est pas si innocente qu'elle en a l'air et que derrière son visage angélique se cache une personnalité très froide, calculatrice et dangereuse.
Mise en détention provisoire, Nadège Solignac qui est narratrice de ce roman va nous livrer de façon très intime ses pensées, souvent dérangeantes, qui sont totalement à l'opposé du visage qu'elle renvoie aux gens qui la côtoient.
Née de parents qui ne la désiraient pas, elle va grandir seule s'enfermant petit à petit dans une bulle meurtrière.
Même si le personnage relate du fond de sa cellule que ses actes n'ont pas été influencés par son enfance malheureuse, à la lecture de ces lignes on peut bien se douter que cela à forcement jouer un rôle.
Nous allons assister très rapidement à la naissance d'un monstre qui va se construire un masque de façade.
Déjouant toutes les situations, un jeu de chat et de souris va commencer. Retournant tout à son avantage par une grande force de persuasion et à un mental infaillible, passant aisément de bourreau à victime.
Un récit en cinq parties comme les cinq étapes qui l'ont fait devenir ce qu'elle est aujourd'hui.
Le personnage est très bien travaillé, le lecteur va connaître par coeur Nadège dans ses deux facettes, car le texte est écrit comme si c'était elle qui nous racontait, comme une sorte de journal intime ou d'une interview confession.
Le récit diabolique est entrecoupé d'article de presse, mais aussi de la partie enquête où tout l'entourage de la suspecte va être interrogé sur son comportement quotidien et ses actes passés.
Une histoire qui peut être dérangeante, car la plongée dans ce cerveau psychopathe et manipulateur n'est pas de tout repos.
On peut penser que tout ceci a existé, que la personne de Nadège n'est pas imaginaire, car sa vie prend forme sous nos yeux. Stéphane Bourgoin est cité en notes préliminaires sur la méthodologie des crimes de ces femmes tueuses en séries. Plus discrètes que les hommes, mais très perverses, elles sont capables de rouler tout le monde dans la farine avec une force psychologique impressionnante.
Cette histoire en est la preuve et aurait pu tout à fait figurer dans les faits divers de Mr Bourgoin. Cette force d'écriture, cette puissance autour de ce personnage nous entraîne dans cette lecture que l'on ne peut lâcher.
Les questions nous assaillent au point qu'elles en deviennent obsédantes, peut-on relâcher dans la nature une personne comme Nadège ?
Va-t-elle commettre une erreur qui révélera ainsi aux yeux de tous, sa vraie nature ? Méfiez-vous des personnes, le mal peut prendre des visages bien différents, il peut même se dissimuler sous les traits de la charmante institutrice de votre enfant…
Une lecture complète et détaillée, un thriller psychologique à suspense que je suis heureuse d'avoir découvert.

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Yaguelle
  05 janvier 2019
Mon avis,
Estelle Tharreau est une auteure que je connais livresquement parlant. Ayant lu deux de ses précédents romans " l'Impasse et Orages " on peut dire que c'est avec une certaine impatience, que j'attendais son nouvel opus.
Dès réception de celui-ci, mon encéphale n'avait qu'une hâte, se nicher au coin du feu, avec un bon verre de vin rouge et mon pré-ci-eux, ma liseuse. 😉
Nadège Solignac ou la naissance d'une hydre.
Personnage hétéroclite, Nadège vous relate sa vie à la première personne du singulier.
Sans le moindre filtre, elle vous narre sa misérable enfance et sa double vie actuelle.
Rien ne vous sera épargné, y compris l'incommensurable sadisme d'une mère envers sa progéniture.
Dès sa plus "tendre" enfance, et, c'est un euphémisme, Nadège est le souffre-douleur de sa génitrice.
Entre l'ignorance et l'indifférence de son père et la haine perverse de sa procréatrice, Nadège évolue dans cette famille ou l'animosité y règne en maitre absolu.
Seule, elle apprend, déchiffre et décode le manuel de la vie avec comme unique protection, son instinct, qui se développe, tel un animal sauvage.
Jusqu'au jour où tout bascule.
À travers les auditions, l'enquête, les flashbacks et l'attente du jugement, Nadège, institutrice aimée de ses collègues et de ses élèves, reconnue par ses pairs, oeuvre avec son avocate, pour sa remise en liberté.
Le style
Les chapitres sont concis et vont droit à l'essentiel, ce qui donne à votre lecture une certaine aisance de rapidité. Les rôles sont parfaitement répartis et les personnages apportent et procurent une uniformité du réel hautement convaincante. Chacun des protagonistes pose son empreinte sans aucune difficulté d'identification.
Votre encéphale visualise les scènes qui se succèdent les unes après les autres à une allure effrénée.
Le personnage de Nadège est, à lui seul, d'une tangibilité stupéfiante qui vous cryogéniserait sur place! La puissance avec laquelle l'auteure a fomenté son interprète est machiavéliquement prodigieuse. Vos ressentis, envers cette hydre, seront soumis à rudes épreuves. L'empathie flouera votre logique inéluctablement.
La tension et le suspens y sont constants avec en prime cette atmosphère poisseuse et repoussante.
Malgré les faits ignominieux que Nadège vous relate, avec une froideur désarmante, votre réflexion vous incitera à vous poser certaines questions. Cependant, même en sachant assurément qu'au final, les circonstances du passé ne peuvent justifier un tel déchainement de violence qui, par omission, donnerait le droit à une vengeance irrécusable, votre discernement en sera obscurci.
L'allégorie suit un schéma narratif à une voix, celle de Nadège qui, dois-je l'avouer, m'a décontenancé, tant par sa personnalité que par son abjection.
Retrouver la stylistique du phrasé de l'auteure a été jubilatoire.
Sa plume est d'une extrême justesse avec cette originalité qui lui est propre.
Estelle Tharreau vous subjugue par son sens inné du tragique et du dramatique avec une désinvolture déconcertante qui suscite l'appétence chez les serials lectrices comme moi.
Précision de la plus haute importance, je vous suggère de vous attarder sur les notes préliminaires de ce nouvel opus qui m'ont, comment dire....😱....donné des sueurs froides que j'ai senties passer le long de mon échine.
Il était 23h10 et j'avais pour ainsi dire, la gorge sèche.
Je me suis surprise à regarder sous mon lit.
À écouter le moindre bruit.
D'ailleurs, le silence en devenait suspect....
En conclusion et en préambule à ma lecture, j'avais déjà mon trouillomètre qui ne cessait d'augmenter. Oui, oui, j'attends d'ici votre pensée, " ça commence bien " 😨
Bref, vous l'aurez compris, ce nouvel opus est un concentré de talent et un pur régal pour les cinglés de thriller. Estelle se bonifie au fil de ses romans, tel un vin millésimé, elle vous offre tous les arômes pour que votre dégustation livresque soit la plus captivante et envoutante possible.
Merci aux éditions Taurnada pour l'envoi.

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celinedr
  17 janvier 2019

Aujourd'hui, je vous parle de Mon ombre assassine de Estelle Tharreau qui sort aujourd'hui aux éditions Taurnada
Tout d'abord, je voudrais remercier la maison d'édition pour cette découverte, un opus violent et captivant à la fois.
Vous êtes amateurs de littérature noire ?! Retenez un nom : Solignac, Nadège Solignac. Un titre : Mon ombre assassine. Puis une autrice à la plume implacable et aux mots justes : Estelle Tharreau. Aux mots justes et froids, aux phrases...assassines qui vous glacent sur l'instant mais aussi bien après la lecture. J'avoue avoir frémi à plusieurs reprises en lisant ce thriller. Ce ne sont pas tant les détails qui m'ont perturbée, ils sont rares, mais davantage, et c'est en cela que réside tout l'intérêt, la noirceur de celle qui oeuvre : Nadège Solignac, dit Nana.
Comment peut-on être aussi manipulateur et machiavélique ? Nadège est le mal personnifié. Ne vous fiez pas à son apparent dévouement. Ni à sa fausse bienveillance. Je peux vous donner un conseil ? Faite en sorte de ne pas croiser son chemin. Éviter également de vous mettre en travers du sien car elle ne vous épargnera pas. le loup a revêtu l'apparence du mouton. le danger rôde autour de Nadège, et ce depuis toujours. Un père absent, une mère dépressive et démissionnaire, une enfance vécue dans un isolement total. Et voilà le résultat : la violence comme seule arme.
J'en ai lu des romans noirs mais rarement un personnage m'aura autant touchée que la protagoniste de Mon ombre assassine. Je l'ai trouvée abjecte. Impitoyable.
Elle a perturbé mon sommeil et troublé mes nuits - deux nuits car j'ai très vite lu ce livre -
Cette histoire m'a dérangée. Les apparences peuvent être si trompeuses et les êtres si fragiles. Une fois brisé, il semblerait qu'ils n'aient plus qu'une obsession : vous brisez vous aussi.
Un excellent - vraiment - thriller. Petit avertissement : âmes sensibles, mettez-vous en condition ! Les autres, foncez !!!
N'hésitez pas à me faire un retour après lecture pour me dire tout le bien que vous avez pensé de Nana...Brrrrrrrrrrrrr Nana....😕😠😨😱😈
Présentation
En attendant son jugement, du fond de sa cellule, Nadège Solignac, une institutrice aimée et estimée, livre sa confession. Celle d'une enfant ignorée, seule avec ses peurs. Celle d'une femme manipulatrice et cynique. Celle d'une tueuse en série froide et méthodique. Un être polymorphe. Un visage que vous croisez chaque jour sans le voir. Une ombre. Une ombre assassine.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
AngeliqueLeslecturesdangeliqueAngeliqueLeslecturesdangelique   17 janvier 2019
Je suis dans cette cellule en attendant de savoir ce que le destin a prévu pour moi. Non que je sois inquiète, il m'a trop souvent éprouvée pour que j'aie encore peur de lui. Je suis confiante : ils ne trouveront rien, car, mise à part cette erreur, j'ai toujours veillé à ne jamais semer de petits cailloux sur mon chemin. J'attends simplement que les juges ne se trompent pas sur la qualification de ce qu'on me reproche : ce que je vais faire de mon temps en dépend.
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liliazaliliaza   09 janvier 2019
De ses trois ans, elle ne pouvait pas se douter qu’en lui caressant les cheveux, je rêvais de lui briser la nuque tant l’attitude de ses parents attendris et mielleux faisait monter en moi un feu dévastateur. Je me serais délectée de leur impuissance et de leur surprise terrifiée face à l’image de la tête pendante de leur gamine entre les mains meurtrières de la gentille maitresse Nana.
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LadoryquilitLadoryquilit   08 janvier 2019
J'ai tué et je tuerais encore. Je serais patiente. Je saurai attendre le temps nécessaire. Mais tôt ou tard, je tuerais à nouveau. Je ne suis faite que pour cela.
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LadoryquilitLadoryquilit   08 janvier 2019
Le sort m'avait destinée à infliger la mort. Je ne savais pas quand. Je ne savais pas qui. Mais je savais que je tuerais encore, que je tuerais beaucoup et que je n'offrirais aucune occasion de m'arrêter. Je m'apprêtais à entamer une prédation méthodique. Le destin se chargerait de me désigner les proies.
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LadoryquilitLadoryquilit   08 janvier 2019
En effet, de quoi se repaissent les crimes, selon vous ? Le crime prend irrémédiablement racine dans vos faiblesses, vos défauts, vos mauvaises habitudes petites ou grandes. Il s'en inspire, s'en nourrit jusqu'à les phagocyter et vous engloutir avec elles.
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Vidéo de Estelle Tharreau
« Mon ombre assassine », la bande-annonce. Un thriller d'Estelle Tharreau.
En attendant son jugement, du fond de sa cellule, Nadège Solignac, une institutrice aimée et estimée, livre sa confession. Celle d'une enfant ignorée, seule avec ses peurs. Celle d'une femme manipulatrice et cynique. Celle d'une tueuse en série froide et méthodique. Un être polymorphe. Un visage que vous croisez chaque jour sans le voir. Une ombre. Une ombre assassine.
Roman disponible le 17 janvier 2019 (papier & numérique).
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