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Rémi Cassaigne (Traducteur)
ISBN : 2226195793
Éditeur : Albin Michel (03/02/2010)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.79/5 (sur 293 notes)
Résumé :
Comme dans L'Heure trouble, son précédent roman salué par la critique internationale, J. Theorin nous emmène dans l'île d'Öland à l’atmosphère si étrange. Les Westin, une famille de Stockholm, ont décidé de s'y installer définitivement. Quelques jours après leur arrivée, Katrine Westin est retrouvée noyée. Son mari s’enfonce dans la dépression. Alors que d’inquiétantes légendes autour de leur vieille demeure refont surface, la jeune policière chargée de l'enquête es... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (65) Voir plus Ajouter une critique
frconstant
  26 février 2018
A lire en période de tourmente, de grand froid, comme celle que nous connaissons exceptionnellement ces jours-ci, « L'écho des morts » de THEORIN est un roman qui s'apparente au polar sans vraiment s'y conformer. L'enquête de police y apparaît comme très secondaire. Ce qui prime, c'est l'incursion dans une vie au bord de la Baltique, dans un temps qui n'avance pas et un climat hors du commun.
Auteur des grands froids et des climats insolites, Johan THEORIN nous entraîne, cette fois encore, sur l'île d'Öland. Même par des températures bien en-dessous de zéro, entre -5° et -10° chez nous, comment réaliser les conditions de vie dans ces régions battues par la neige, le vent, le froid ? Chez THEORIN, la tourmente a quelque chose de sinistre et de mystérieux qui donne corps aux personnages et participe au déroulement de l'histoire.
On a, dans ce récit, une famille qui quitte la Stockholm, laissant une villa magnifiquement rénovée pour aller s'implanter à Aludden dans un bâtiment vieux de deux siècles où tout est à refaire, perdu au-delà de tout bourg civilisé, dans les grands froids désertés d'une Suède du bout de tout. Un suicide social ? C'est que Joakim et Katrin Westin ont connu une vie difficile dans cette villa des pommiers qu'ils abandonnent. Avec leurs enfants Livia et Gabriel, s'exporter dans un nouveau monde est peut-être la seule manière de se reconstruire…
Mais si, en été, la région peut apparaître sauvage mais belle, lumineuse et même hospitalière, dès l'automne, et plus encore en hiver, cette terre de glace, de tourbières et de congères fait perdre tous ses repères, même aux résidents de longue date. Au pied des deux phares, Joachim se battra pour vivre, donner du sens à l'histoire qui est devenue la sienne depuis qu'il y a perdu Katrin, son épouse noyée. Avec ses deux enfants, aidé par Gerdof, l'ancien qui deviendra son ami, il apprivoisera l'écho des morts, ses propres fantômes et tous ceux qui peuplent cette grève qui a connu bien des tourmentes et de trop nombreux naufrages. Car, selon la légende, les morts de l'année se retrouvent à Noël …
L'écriture de THEORIN est, une fois de plus, une écriture sensible aux sentiments vécus par ses personnages. En jouant avec la complexité des histoires du présent et de celles du passé, l'auteur nous guidera petit à petit vers un dénouement qui, sans être bouleversant, ne s'était tout de même pas annoncé plus que de raison. Un agréable roman, classé ‘par défaut' dans les polars suédois.
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caro64
  25 avril 2010
Öland, une île suédoise de la côte Est. le domaine d'Äludden, une grande maison de bois, se dresse sur le rivage. Ella été construite au milieu du XIXème siècle pour loger le gardien des phares érigés juste en face, avec le bois d'épave et la cargaison de poutres d'un bateau de Hamburg, précipité sur la grève par « un mur blanc de neige et de glace », une tempête d'une violence rare. Pour calmer les âmes des marins noyés, dont il redoute les cris, le bâtisseur des phares décide de ménager une petite chapelle dans le grenier de la grange. Et 150 ans plus tard, Joakim Westlin, le nouveau propriétaire, après avoir appris la noyade mystérieuse de sa femme, découvre cet oratoire où se rassemblent les âmes sans sépulture. Guetter, respirer l'ombre de Katrine l'aide à adoucir son désarroi tandis que ses enfants, Livia et Gabriel, apprivoisent l'absence de leur mère. A travers le passé familial et les souvenirs des vieux pêcheurs, il essaie de faire la lumière sur cette mort brutale. Tandis que dans sa grande maison lumineuse aux planchers de bois clair, bruissante de présences invisibles, les murs chuchotent, les ombres glissent, jusqu'à ce soir de Noël où la tourmente se jette « sur la côte, comme une bête sauvage ».
Dans ce roman dont la trame est résolument policière, plane une aura de fantastique et d'angoisse qui tient en haleine. D'autant que les deux mois d'hiver que va vivre Joakim entre la mort de sa femme et la résolution de l'énigme, prennent une intensité de plus en plus étouffante. Et plusieurs questions se posent : Qu'est-ce qui a bien pu pousser ce couple et leurs deux enfants à se réfugier dans cette demeure isolée ? Qu'est-il arrivé à Katrine : accident, suicide ou meurtre ?
L'echo des morts n'est pas un livre qui se lit vite, le croisement des destins étant à suivre au plus près, mais je n'ai pas pu le lâcher avant la fin ! le rythme est un peu lent mais la construction est remarquable. On est vite saisi par les événements qui s'enchaînent, l'atmosphère constamment empli de manifestations étranges, des bruits, des fantômes. le dénouement ne se laisse pas deviner, même pas entrevoir, avant les toutes dernières pages du livre.
Johan Theorin crée une atmosphère exceptionnelle et singulière, le suspense est absolu ! Il nous livre encore une fois un très bon roman policier d'ambiance, émouvant et troublant.

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missmolko1
  10 août 2015
Enfin, oufff, je suis arrivée au bout de ce gros pavé de plus de 500 pages. Ça a été une lecture laborieuse, l'arrêtant quelques jours, le reprenant, puis l'arrêtant a nouveau mais je suis arrivée a la dernière page avec un grand soulagement mais également une légère déception.
Mais commençons par le positif, j'ai adoré l'ambiance du roman. On est en Suède, en plein hiver, il fait froid (estimez vous heureux quand il fait -10°), il fait quasiment toujours noir, on est au bord de la cote, dans une vieille demeure qui semble un peu hantée, le vent souffle bref c'est très prenant.
"L'annonce de l'agence immobilière était libellée ainsi :
"Magnifique demeure de gardien de phare, milieu du XIXe siècle. Situation isolée dans site préservé avec vue imprenable sur la Baltique, plage à moins de 300 mètres. Votre voisin le plus proche : le ciel""
La construction du roman est sympa, les chapitres alternent entre différents personnages : d'un coté Joakim et sa famille, d'un autre Tilda qui est policière mais également une bande de trois voleurs et un ribambelle de personnages secondaires. Si au départ il est un peu difficile de s'y retrouver, d'autant qu'ils ont des noms suédois pas toujours facile pour nos oreilles françaises, le suspense monte progressivement et l'on tourne les pages pour vite découvrir le chapitre suivant ou l'on découvrira la suite.
Pourtant malgré le suspense, le roman est long, très long. On attends sans cesse une révélation, j'étais impatiente de connaître la fin et celle ci m'a déçu. Bref, j'ai trouvé le roman fade, même s'il y a du suspense, L'écho des morts n'est pas le grand thriller que j'avais imaginé. Ça n'en reste pas moins une lecture sympa et la plume de l'auteur m'a bien plu alors qui sait je retenterai peut-être un autre de ses romans.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Aline1102
  07 mai 2013
Quelle ambiance ! L'Echo des morts repose sur une légende qui nous est contée dès le début du polar et selon laquelle les morts de l'année se réuniraient durant la nuit de Noël. A partir de cette croyance, Johan Theorin construit toute une intrigue reposant sur les morts d'Aludden, la nouvelle demeure des Westin.
D'autres légendes existent au sujet de la vieille demeure : le phare Nord, dont la lumière ne s'allume que lorsqu'un habitant du domaine d'Aludden va mourir ;l e mur du fond du grenier à foin, dans le bois duquel sont gravés les noms et dates de décès de ceux qui sont morts dans la maison.
Theorin parvient, en exploitant ce climat de mystère qu'il met en place dès les premières pages, à nous détourner complètement du vrai motif de son polar : Katrine Westin est-elle morte accidentellement ou l'a-t-on assassinée ? Après quelques pages, cette question devient secondaire et ce qui nous préoccupe, ce sont surtout les étranges manifestations surnaturelles animant la vie de Joakim Westin à Aludden : la porte de la grange qui semble s'ouvrir toute seule, la jeune Lydia Westin qui parle dans son sommeil et déclare voir sa mère et sa tante, toutes deux décédées, se promener autour de la maison...
Au niveau des personnages, j'ai beaucoup apprécié Tilda, la jeune policière qui enquête sur le drame de la mort de Katrine, et son grand-oncle Gerlof. Ces deux-là sont très impliqués dans l'enquête et finissent par résoudre plusieurs mystères qui planent, non seulement à Aludden, mais sur toute l'île d'Öland.
Par contre, le personnage principal, Joakim Westin, n'a pas vraiment réussi à s'attirer ma sympathie. Certes, le drame qui le frappe est des plus malheureux, mais Westin m'a donné l'impression d'être prêt à échanger bien volontiers la vie de ses deux enfants contre celle de sa femme... Dépressif après le décès de Katrine (compréhensible), il ne s'occupe plus beaucoup des deux petits, les laissant souvent livrés à eux-mêmes pour aller explorer la grange (où il est persuadé de retrouver le fantôme de sa femme) ou tout simplement s'enfoncer dans son désespoir. Drôle de père !
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liliba
  25 août 2012
Sur l'île d'Öland, au sud de Stockholm, l'hiver approche à grands pas. le vent mugit, les vagues se fracassent sur la grève, le froid se fait mordant, la glace et la neige apparaissent au détour de la nuit. C'est presque le bout du monde, un coin perdu au bord de la mer Baltique, un paysage sauvage et rude, qu'il faut découvrir pour aimer, qui se gagne. Un paysage troublant où le passé semble vivre sa vie propre, où les morts reviennent les soirs de tempête, murmurent au plus profond du sommeil des vivants, un monde envoutant et inquiétant où l'homme est faible face aux éléments. Seuls les deux phares deneurent droits dans la tourmente, immuables colosses de pierre, témoins muets du passé éclairant la nuit.

La nouvelle maison de la famille Westin a justement une vue directe sur les phares, et on dit même qu'elle aurait été construite avec les pierres d'une ancienne chapelle et le bois d'un bateau naufragé, dont tous les marins auraient péri un soir de tourmente. On dit même qu'elle est hantée, ou bien qu'elle porte malheur à ses habitants, et d'ailleurs il semble que la vieille bâtisse s'anime la nuit, des bruits suspects résonnent, des ombres inquiétantes semblent avoir pris possession de la grange attenante, les portes s'ouvrent d'elles-mêmes ; c'est une maison-mémorial où les noms des morts sont gravés dans le bois… Cela n'a pourtant pas empêchés le jeune couple de quitter leur belle villa de la banlieue de Stockholm pour venir s'installer sur ce coin perdu sur la lande avec leurs deux enfants. Joachim et Katrine sont heureux de se mettre à retaper cette vieille maison, et de pouvoir vivre enfin en harmonie avec eux-mêmes et avec la nature, loin du stress de la capitale.

Mais le malheur rode sur ces contrées et on retrouve le corps de Katrine, tombée à l'eau entre les deux phares et noyée. Joachim ne peut se résoudre à la perte de sa femme et s'enfonce dans un déni dangereux, autant pour sa santé mentale que pour celle de ses enfants, à qui il raconte que leur maman est partie, sans pouvoir dire cependant quand elle reviendra. Il ne comprend pas que son épouse puisse être tombée à l'eau, et c'est d'ailleurs l'avis de la jeune policière chargée de l'enquête, qui vient d'arriver sur l'ile.

Ne vous y trompez pas, même si l'histoire nous narre le chemin que va parcourir Joachim pour enfin arriver à accepter la mort de sa femme, c'est l'île d'Öland le personnage principal de ce roman. Les hommes qui l'habitent n'y sont que tolérés par la nature, qui elle, régit tout. Elle en a vu passer, des hommes, et des morts aussi ! Et les vieilles maisons de l'ile abritent parfois dans leurs murs épais les soupirs de ceux qui ne sont plus, mais qui veulent encore parler aux vivants, demander pardon, expliquer, ou bien se venger…

Johan Theorin excelle à décrire ces paysages, cette tourmente que l'on attend et que l'on redoute, le vent et la glace, la neige et les tourbières. L'atmosphère est alourdie par la pluie glaciale, et l'on se prend à frissonner en cours de lecture… Je n'aimerais pas vivre dans ces contrées, même si le paysage doit y être magnifique… Mais l'auteur nous offre également une intrigue serrée, et tous les ingrédients d'un bon polar. Suspense, retournements de situation, suspicion, indices disséminés que le lecteur ne reconnait qu'après coup… Un lecteur avide de vérité qui tourne les pages à la vitesse du vent déchainé de la tourmente, qui veut savoir pourquoi Katrine s'est noyée, qui veut comprendre autant que le veut Joachim.

Nous retrouvons dans ce roman le vieux Gerlof rencontré dans L'heure trouble, toujours heureux de se replonger dans son passé et celui de l'ile, dans les histoires des temps anciens qu'il raconte cette fois-ci à sa petite nièce Tilda, la jeune flic qui vient de prendre son poste sur l'ile. Gerlof est la mémoire de l'ile, et a assez de connaissances de ce monde du bout du monde pour analyser mieux que quiconque les situations et comprendre le coeur des hommes. Même vieilli et malade, du fond de sa maison de retraite, il entend et sait les choses, et c'est grâce à lui que se dénouera une bonne partie de l'intrigue. Il est le symbole du passé et lui seul sait analyser les indices qui pourtant se dressent sous le nez de ceux qui cherchent, mais ne savent pas voir. Il saura relier le passé au présent et comprendre le lien entre les vols commis par des malfrats du coin dans les maisons vides des estivants et cette mort incompréhensible. Il est la mémoire de l'ile, mais une mémoire vivante, autant tournée vers le passé que vers le présent.

Ce roman passionnant, qui emporte le lecteur dans cet univers trouble et angoissant, est un vrai régal de lecture, que je ne peux que vous conseiller.

Lien : http://liliba.canalblog.com/..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
caro64caro64   13 juin 2010
De loin, Stockholm avait fière allure, majestueuse au bord de la Baltique, dispersée sur des confettis d'îles, mais Joakim ne ressentait pourtant aucune joie à retrouver la ville de son enfance. Tout ce qu'il voyait, c'était les embouteillages, les files de voitures où chacun jouait des coudes pour passer en premier. L'espace manquait pour tout : logement, places de stationnement, crèches – même dans les cimetières ! On encourageait désormais les gens à se faire incinérer, Joakim l'avait lu dans le journal, pour économiser de l'espace.
Åludden lui manquait déjà.
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caro64caro64   25 avril 2010
L’annonce de l’agence immobilière était libellée ainsi :
"Magnifique demeure de gardien de phare, milieu du XIXe siècle. Situation isolée dans site préservé avec vue imprenable sur la Baltique, plage à moins de 300 mètres. Votre voisin le plus proche : le ciel ".
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NatachaENNatachaEN   18 août 2018
L'énergie des enfants s'éteindrait pourtant avec le temps, songea Joakim, ils vieilliraient, blanchiraient, leur peau se flétrirait. Derrière ces visages pleins de vie, il y avait des crânes aux orbites vides.
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NeigelineNeigeline   04 avril 2011
C'est une pièce étrange, pleine de souvenirs des gens qui ont vécu à Aludden. Ils ne sont plus là. Ils ont passé la main et ont disparu - tout ce qu'il reste d'eux, c'est un nom, des dates et quelques brefs poèmes sur des cartes postales.
C'est ce qui restera un jour de nous tous.
Des souvenirs et des fantômes.
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bgnbgn   12 octobre 2014
Il est mort sans être baptisé, murmure-t-elle. Nous devons… le mettre en terre consacrée, pour qu’il ne revienne pas nous hanter… ce sera une malédiction si on ne l’enterre pas.
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Videos de Johan Theorin (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Johan Theorin
Bande annonce de ECHOES FROM THE DEAD, adaptation du roman Skumtimmen (L'Heure trouble)
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