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Stéphane Roques (Traducteur)
ISBN : 2259212190
Éditeur : Plon (26/08/2010)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 93 notes)
Résumé :
A la frontière d'un monde perdu, Makepeace, shérif d'une ville vidée de ses habitants, patrouille dans les rues en ruines, sauvant les livres des décombres, et conservant précieusement les armes trouvées dans les maisons. Cette terre froide et inhospitalière porte les stigmates de la catastrophe qui a détruit le monde alentour.

Mais c'est là aussi que Makepeace découvre des preuves de survie : Ping tout d'abord, qui émerge de l'immensité de la forêt,... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
Domi_V
  31 janvier 2017
Sous couvert d'un roman d'aventure post-apocalyptique, dans un futur proche, l'auteur décrit le combat solitaire de l'homme contre un environnement hostile. Il écrit sur la confiance que l'homme sait tirer de sa propre force, la persévérance, le dévouement, la lutte et la puissance de l'esprit. Mais Theroux donne aussi une image de la vulnérabilité des êtres humains en relation avec les technologies avec lesquelles ils s'entouraient... dans un monde, désormais voué à l'oubli.
Si "Au nord du monde" donne une vision plutôt pessimiste de notre avenir, l'auteur laisse également transparaître un message positif sur la résilience de l'individu... et -contrairement à "La Route" de Cormac McCarthy, auquel ce livre a parfois été comparé- le lecteur reste finalement sur un sentiment d'espoir.
Une histoire intimiste dans laquelle on entre rapidement, non seulement à cause du principal personnage, fort et volontaire, de Makepeace (à la recherche du monde perdu au-delà de la Sibérie où sa famille quaker s'était autrefois installée)... mais aussi par un style d'écriture riche et figuré qui m'a fait particulièrement apprécier ce récit d'errance.
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moustafette
  20 février 2011
Le shérif Makepeace patrouille chaque matin dans Evangeline, sa ville natale, perdue dans les confins d'une Sibérie plus sauvage que jamais puisque, suivant la théorie des dominos, les villes se sont vidées les unes après les autres poussant les populations à fuir un anéantissement dont on ne sait pas grand chose mais qu'on devine être un cocktail de réchauffement climatique et catastrophe industrielle ayant entraîné déplacements de populations, misère, famine et violence.
Issu d'une famille de colons Quakers venus s'établir, en des temps meilleurs, sur des terres cédées par les Russes, Makepeace veille sur un monde cristallisé dans le silence glacial d'un hiver qui promet d'être long. C'est lors d'une de ses patrouilles solitaires qu'il rencontre un jeune rescapé qui se cache. Champion de la survie en milieu hostile, il organise quelques expéditions afin de troquer de l'alcool contre de la viande de caribou avec quelques Toungouses gardiens de troupeaux qui survivent, eux aussi, dans les montagnes alentour.
Un jour, il aperçoit un avion. Espérant enfin que la vie d'avant existe encore ailleurs, il se met en tête de découvrir la destination de l'appareil. Commence alors une très longue quête.
"Chacun s'attend à assister à la fin de quelque chose. Ce à quoi nul ne s'attend, c'est assister à la fin de toute chose."
Un northern post-apocalyptique captivant car mené tambour battant. Les rebondissements s'enchaînent sans nous laisser le temps de nous apitoyer sur le triste sort des protagonistes. La beauté des paysages allègent le récit catastrophique, nostalgie, imaginaire et humour se disputent le bilan de cette auto-destruction programmée qui nous pend au nez un jour ou l'autre.
"Lors de ce premier été, je liais du foin en bottes sous un soleil de feu et le soir je trayais les vaches à l'étable. Je n'avais rien vu à si grande échelle depuis des années. Il devait y avoir mille hectares de cultures. Et la terre était cette belle terre noire et riche dont les Russes font un sujet de plaisanterie : on y plante une cuillère, disent-ils, et il poussera une pelle. Tchernoziom, ils appellent ça, je crois."
L'Homme n'est jamais à court de ressources, les pires comme les meilleures. A méditer...
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snybril
  15 octobre 2010
Un oiseau frigorifié…
Il est des côtes déchiquetées que le géographe reporte consciencieusement sur sa mappemonde mais que pour rien au monde il ne souhaiterait visiter. Grâce à l'Internet et aux satellites le géographe moderne peut mesurer l'arctique sans quitter son douillet bureau parisien.
A première vue, cette critique partage avec les étendues glacées du grand nord un point commun, une blancheur immaculée. Mais, tout comme l'été fait fondre les neiges que l'on croyait éternelles, l'imagination permet de vaincre l'angoisse de cette page trop blanche. Voilà que les premiers mots apparaissent, que la route familière se révèle. Un exercice de style pour introduire un travail de mercenaire de la critique. En guise de hors d'oeuvre cette mise en abyme du livre que je m'apprête à commenter, une ballade Au nord du monde, brillamment contée par Marcel Théroux.
Pris une fois de plus dans les filets de la « masse critique », j'ai troqué une autre partie de mon âme, bradant ces quelques lignes en échange d'un livre gratuit. Au moins me voilà tenu par un contrat, un coup de pied pour sortir de ma léthargie et retrouver les touches poussiéreuses de mon clavier.
C'est au final un petit roman que celui que j'ai reçu. Présenté comme une chose toute simple, sans prétentions, pas un joyau littéraire ni de grandes réflexions sur la condition humaine. Juste une petite histoire, et pourtant…
… pourtant le romancier, en véritable alchimiste, a su transformer des taches d'encre inanimées en personnages bien vivants dans ma tête. Depuis, Makepeace Hetfield, la narratrice solitaire ne me quitte plus.
Une véritable héroïne de papier, paradoxe ambulant qui déteste lire mais vénère les livres. Il faut dire que le monde dans lequel vit Makepeace ne laisse guère de place à l'oisiveté des choses écrites. En Sibérie l'enfer vous brûle comme la glace et le froid, près de dix mois par an. Dans ce grand nord on ne regarde pas son prochain comme une promesse d'espoir mais comme une cible qu'il s'agit de garder dans son viseur.
Le monde de Makepeace, a vu la civilisation s'effondrer. Les derniers restants ou devrais-je parler de rebuts de l'humanité semblent s'être réfugiés dans le grand nord et luttent pour survivre. Entre la violence du climat et la violence des hommes, l'espoir semble condamné.
Notre narratrice aura passé des années à tenter de faire régner l'ordre en tant que sheriff, pour finalement se retrouver face aux fantômes, seuls habitants des ruines de son village. Pourtant, les parents de Makepeace étaient venus dans le grand nord en quête du paradis.
Toute une génération, usée par les pièges de la civilisation, partis en masse tels des colons modernes dans le nord de la Sibérie. Ils espéraient renouer avec la vérité d'un retour aux sources. Je ne gâcherais pas ta surprise, oh toi lecteur potentiel...
… globalement, on peut dire que ça s'est trèès mal passé, que le monde s'est effondré autour d'eau. Ce roman ne raconte pas la chute de la civilisation, mais simplement le destin d'un personnage, désabusé par la traversée de l'horreur. La fillette ayant grandi dans le simple et le rustique se mettra à rêver par la promesse de la vie moderne et de la technologie, rêvant de ce monde perdu qu'elle ne connaitra jamais.
Jusqu'au jour ou sur le point de sombrer dans le désespoir, elle verra un avion traverser le ciel. Un avion, symbole de la modernité, véritable étoile filante pour guider ses pas vers un monde meilleur. Ce point de vue original inverse le consensus d'une nostalgie passéiste. Au poète qui rêvait d'un « Là bas, où tout est neuf et tout est sauvage, libre continent sans grillage. » Makepeace lui répondrait que « Y'a des tempêtes et des naufrages. La glace, les diables et les mirages » qu'elle connait et que franchement ça ne vaux pas le coup.
Je me répète, mais j'ai vraiment adoré le personnage principal, son mental de survivante et ça façon de se livrer à coeur ouvert sur son monde et ses sentiments.
« Etrange, à quel point l'homme n'est jamais plus cruel que quand il se bat pour une idée. On se tue depuis Caïn pour savoir qui est le plus proche de Dieu. »
L'autre particularité fascinante de ce livre réside dans sa construction. La narratrice raconte sa vie « Au nord du monde » dans son journal intime, elle vit des moments intenses, pour la plupart atroces, trop difficiles pour être détaillés dans l'instant. Puis, à mesure que d'autres horreurs plus récentes se produisent, elle livre petit à petit son passé.
Ce roman, fût pour moi une surprise, j'avais laissé le hasard de la masse critique choisir pour moi. Une délicieuse surprise, telle une crème glacée dont le parfum persiste longtemps dans le palais.
Lien : http://oiseauchanteur.blogsp..
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isabiblio
  03 mars 2012
Dans la ville d'Evangeline en Sibérie ou vit le shérif Makepeace, il n'y a plus de vie, tout semble mort. La cupidité humaine a enclenché l'anéantissement ! Dans ce désert glacé où la vie rêvée de ses parents Quakers n'a plus sa place, Makepeace ne sait plus si elle doit encore espérer dans cette glaçante solitude. Alors qu'elle songe a quitter définitivement ce monde dans lequel elle ne trouve plus de raison de vivre, un avion la survole et s'écrase quelques mètres plus loin. L'espoir renaît, Makepeace est convaincu que cet avion est la preuve qu'une civilisation est encore existante et qu'il lui faut la rejoindre pour pouvoir survivre. Sa quête se transforme rapidement en traque, il lui faut un courage surhumain pour faire face à cet univers en perdition. Un roman post apocalyptique surprenant où tout est dévoilé à petites doses pour laisser au lecteur l'espoir d'entrevoir un monde meilleur porté par la loyauté et la ténacité du personnage principal Makepeace. Ce roman a reçu le prix de l'inaperçu étranger 2011, prix qui récompense les romans qui' n'ont pas reçu l'accueil médiatique qu'ils méritaient, perso je suis ravie de ne pas être passée à côté !
Lien : http://ma-bouquinerie.blogsp..
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Chaplum
  01 décembre 2013
Dans un futur indéterminé, la Terre est devenue un endroit hostile et désert, particulièrement dans le grand Nord. Makepiece, shérif de sa ville, garde un lieu froid et abandonné, seule survivante de sa famille et d'une ville que des colons avaient autrefois créé pour fuir la décadence des hommes et pour essayer de construire une civilisation plus juste. Mais en vain, la folie humaine a fini par les rattraper, quand la famine et le climat ont poussé les hommes vers le nord.
Je n'avais jusque là jamais été vraiment tentée par les romans post-apocalyptiques mais les critiques élogieuses lues sur celui-ci m'ont poussé à en tenter la lecture. Surtout que je ne suis pas très optimiste moi-même quant à l'avenir de notre planète. Et je dois dire chapeau à Marcel Theroux qui réussit à rendre son roman captivant. Tout d'abord, j'ai beaucoup aimé son idée de faire de son personnage principal une femme. Cela change des super héros habituels dans ce genre de prose. Malgré un côté un peu garçonne, Makepiece ajoute une touche de féminité et de sensibilité. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, bien sûr que les hommes sont aussi sensibles, mais d'une façon différente. Ce choix permet aussi à l'auteur d'aborder des problèmes spécifiques que rencontrent les femmes qui voyagent seules dans des milieux aussi hostiles et qui les rendent encore plus vulnérables.
Marcel Theroux écrit un roman passionnant dans lequel les rebondissements s'enchaînent, donnant au lecteur l'envie à chaque fin de chapitre d'entamer le suivant. Il crée un univers original à partir d'éléments connus mais retravaillés pour former un nouvel environnement. On peut visualiser ce que donnerait notre monde après que la nature et le climat se soit rebellés, nous délivrant maladies et manque de nourriture, sans parler de lieux contaminés par des catastrophes chimiques. Ce n'est pas joli à voir. Mais ce qui est le plus horrible, c'est le comportement de l'homme, qui n'hésite pas, pour les plus malins, à exploiter cette nouvelle configuration en asservissant les plus faibles.
Un roman visionnaire dans lequel la nature humaine n'est à nouveau pas épargnée. Saisissant.
Lien : http://www.chaplum.com/au-no..
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Les critiques presse (1)
Telerama   23 novembre 2011
Comme dans La Route, de Cormac McCarthy, l'essentiel est de survivre un jour de plus, mais ce roman suggère aussi une lueur d'espoir et ne cesse de surprendre grâce à une intrigue forte et un soupçon d'illusion.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
Domi_VDomi_V   16 janvier 2017
J'ai regardé mon haleine monter dans la clarté du ciel. Jadis, les étoiles avaient un nom, chacune d'elles, jadis elles brillaient comme les lumieres d'une ville familière, à présent elles devenaient chaque jour plus mystérieuses. [...]
Le ciel devenait la page écrite d'une langue tombée dans l'oubli. Les choses que l'humanité avait vues et nommées pour toujours étaient rayées de l'existence.
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santaappoloniasantaappolonia   26 octobre 2014
Même si j'ai tendance à dire du mal des gens et à penser les pires choses sur leur compte, au fond j'attends toujours qu'ils me surprennent. J'ai beau essayer, je n'arrive pas à désespérer du genre humain. Même si à quatre-vingt-dix-neuf pour cent c'est des fumiers, de temps à autre ils sont capables de faire quelque chose d'angélique. Je ne peux pas dire que ça me redonne la foi vu que je ne l'ai jamais vraiment eue, mais c'est toujours déroutant quand ça se produit.
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Domi_VDomi_V   14 janvier 2017
Il y a plein de choses que je voudrais désapprendre, mais on ne peut feindre l'innocence. Ne pas savoir est une chose, faire semblant de n'avoir jamais su, c'est une imposture.
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hopla33hopla33   02 mars 2012
Et même si Moïse et Mahomet étaient des charlatans, cela valait peut-être mieux que d'infliger la vérité nue aux gens : nous sommes tous là dans le désert, et nous sommes seuls, et nous allons tous mourir. Même si c'est vrai, ce n'est peut-être pas la chose la plus gentille ou la plus utile à dire à quelqu'un.
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Domi_VDomi_V   11 janvier 2017
oui, quelque part sur l'échelle des années, mes yeux se sont éteints avec le meilleur de moi-même.
Commenter  J’apprécie          240
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