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EAN : 9782377312252
Éditeur : Sarbacane (04/03/2020)

Note moyenne : 4.26/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Inès, 12 ans, est le genre à castagner ceux qui cherchent des embrouilles à son frère, Tristan, autiste de 16 ans. Tristan lui, est plutôt du genre à regarder des deux côtés avant de traverser. Mais ce jour-là, il ne parvient pas à retenir sa sœur qui, courant après son chien…
… bascule dans un univers parallèle. Bordeterre. C’est le nom de cette ville, perchée sur une faille entre ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
DreamBookeuse
  04 mars 2020
Bordeterre est le premier roman fantasy de la collection Exprim'. Eux qui nous avaient habitués au fantastique, au post apo ou encore, tout simplement, à un contemporain mâtiné de surprise et de lyrisme, nous voici plonger dans un univers hors du commun. Un service de presse que j'ai dévoré… entre 21h et 1h du matin un jeudi soir.
Mon avis
Bordeterre… Juste le nom a des consonances miyazakiesques. Il faut dire que si on ne connaît pas toutes les influences de Julia Thévenot à l'écriture de son roman, on les ressent plus ou moins à certains moments : Miyazaki donc, mais aussi Harry Potter, Christelle Dabos, Philippe Pullman est tant d'autres. Personnages et univers sont emprunts de cette magie, de cette ambiance à mi-chemin entre l'extraordinaire et l'étrange qui caractérisent si bien les romans des grands auteurs qui l'ont précédée. Et s'il y a un doute que je préfère vous enlever immédiatement c'est celui-ci : Julia Thévenot est promise à devenir une grande autrice.
Alors oui, au début, je ne suis pas partie avec l'enthousiasme qui m'a soudain surprise à la fermeture de ce roman. Je sentais un style trop scolaire, trop appesantie, comme si elle avait cherché à bien faire, trop bien, trop lourd. Les rythmes retombaient comme des soufflets pour nous livrer des phrases poétiques avec effet de ballon dégonflé. Dommage ? Oui sans doute, mais comment en vouloir à une toute jeune autrice de vouloir trop bien faire quand ses modèles sont à ce point grandioses (et à ceux cités précédemment s'ajoutent bien sûr les formidables écrivains de la collection Exprim' dont elle se fait souvent l'éditrice) ? Et bien on passe outre, on sert les fesses, et on se laisse porter par Bordeterre, ses personnages, son univers, et ses chants.
Parlons en un peu plus sans trop en dévoiler. Imaginez trois plans, les uns au dessus des autres, ou bien les uns à côté des autres, en bref des mondes parallèles, dont certaines failles permettraient d'y tomber…sans possibilité de remonter. D'un côté le second plan, notre monde habituel, avec ses ados, ses parents, son parc, ses plages et ses campings pour les après midi d'été. Ce monde dont sont issus Inès et Tristan, soeur et frère, 12 ans et 16 ans, castagneuse et autiste. Puis vient le premier plan, où, tous les deux avec leur chien, ils finissent par « tomber », rencontrer un monstre mangeur de tête gigantesque et bien entendu…Bordeterre. Une fois dedans, impossible d'en ressortir, les êtres deviennent transparents (de moins en moins au fil des générations) et les souvenirs sont comme aspirés par un élixir goût grenadine ; on ne veut plus qu'une chose, rester, s'intégrer, chanter. le troisième plan c'est un lac étrange où dansent les esprits…et où Inès se retrouve à plonger (et à ressortir !) chose extrêmement rare et qui lui vaudra d'accéder au château.
Dit comme ça..ça fait beaucoup. Mais à sa lecture c'est d'une simplicité et d'un réalisme, qu'on se demande si Julia n'y aurait pas fait un petit tour dans ses rêves pour nous en livrer un récit aussi dense et puissant. Dense parce qu'elle y aborde beaucoup de choses : de la magie qui imprègne tout mais qui est régulée, de la révolte qui gronde parmi la population, des rites étranges auxquels s'adonnent les plongeurs du lac, des orphelins, des souvenirs qui s'effacent et des personnages qui, décidément, sont tantôt attachants, tantôt effrayants. Puissant, parce que les sujets sociétaux tels que la pauvreté, la ségrégation (transparent, non transparent), l'esclavage (des enfants obligés de chanter pour faire fonctionner des moulins) y sont justement dosés et donnent lieu à des discussions et des révélations violentes mais nécessaires, formidables échos de nos sociétés modernes.
Les personnages sont également fascinants ! Tristan, rendu bègue par son autisme, qui ne supporte pas qu'on le touche, et qui se retrouve presque malgré lui « papa » d'une révolution. Inès, qui par son enthousiasme, sa candeur et sa témérité, accède aux plus hautes sphères et au coeur de Philadelphe, son mentor, qui ressemble à s'y méprendre à Archibald de la Passe-Miroir avec son côté décalé, dandy et fragile à la fois. Alma, bien sûr, la révolutionnaire en cheffe, rendue orpheline par le premier « Débordement », cette révolution qui a valu à une génération entière de mourir dans le lac. Aïssa également, à bien des égards discrète mais aussi insolente, révoltée et en quête de vengeance. Bref, des personnages hauts en couleur, singuliers, et formidablement incarnés, comme autant de reflets de notre monde. Mais ce qui reste sans doute le plus beau c'est sans doute comment tous ces personnages interagissent les uns avec les autres, se transforment, évoluent, grandissent.
J'en dis déjà trop et pas assez, il faudrait vous parler encore des Fléreurs, ces chats à trois yeux, des Chants tantôt poèmes ou reprises populaires, du lac et ses mystères, des pouvoirs d'Inès, des orphelins, de cette fin en apothéose, ou de la « méchante », plus symbolique que réellement authentique, des esprits qui pourraient sortir des forêts de Miyazaki sortes d'animaux informes et attachants… Et puis de l'écriture aussi, qui, après les cent premières pages passées se fluidifie…et gagne étrangement en complexité avec ses phrases entrecoupées pour mieux marquer, et ces points de vue qui se multiplient, toujours clairement identifiés.
En résumé
Bordeterre porte bien son nom. Dans ce monde fantastique aux allures de film de Miyazaki, vous vous retrouverez toujours, avec ce pas de côté qui caractérise les romans de l'imaginaire, au bord des adolescents de notre monde, au bord des conflits qui régissent notre société, au bord des rêves et des chansons que l'on connaît si bien, au bord du réalisme magique, au bord de l'émotion, de la violence, de la passion, de l'indépendance et de la révolte, en bref, au bord du coup de coeur.
Lien : https://lesdreamdreamdunebou..
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Jangelis
  22 février 2020
Un monde fascinant, cohérent et surprenant, où la chanson est le moteur essentiel : chanter peut éclairer les lampes, ouvrir les portes, chauffer l'eau et même guérir les plaies. Mais ce n'est pas un monde enchanteur pour autant. Les enfants esclaves doivent chanter sans cesser pour les tâches quotidiennes, et chanter pour le plaisir vous expose à être violemment puni.
Jamais la bande-son d'un Exprim' n'a été autant indispensable !
Un monde à la fois très doux et très dur, d'une extrême originalité, où les personnes qui arrivent du "second plan" (notre monde habituel) deviennent transparentes, et ne peuvent plus repartir.
Des monstres qui n'en sont pas forcément, des nobles qui sont presque des monstres, une intrigue extrêmement prenante.
Des personnages attachants. D'abord Inès et son frère Tristan. Tristan est autiste, grand et fort, et si doux. Un rapport terriblement touchant entre les deux, chacun protégeant l'autre de toutes ses forces. La petite soeur parce qu'on se moque de son frère souvent surprenant, le grand frère parce que c'est lui l'aîné. Et autour d'eux tout un monde de caractères forts, des garçons et des filles bien campés et jamais tièdes.
Des chansons adaptées à chaque circonstance, une belle réflexion sur la poésie, beaucoup d'airs connus que j'ai eu plaisir à retrouver.
Même quelques anciens comme :

Une belle écriture et quelques mots assez recherchés (ourobouros ou réluctance ne me sont pas familiers, et j'aime découvrir quelques vocables, nouveaux pour moi. À condition qu'il n'y en ait pas trop, pour ne pas me rendre le texte obscur. Ici, c'est parfait.)
De l'humour parfois aussi, ce qui est bien agréable.
Et un final ébouriffant, quoiqu'un peu violent à mon goût (mais il m'en faut peu !).

Le fantastique n'est vraiment pas mon univers préféré, mais j'ai été fasciné par l'inventivité et la cohérence du roman, et par un tas de détails tellement bien pensés. Je voudrais vous parler de tout mais je vous laisse découvrir.

Un premier roman extrêmement prometteur. Même si je ne suis pas une spécialiste du genre, je pense qu'il dépasse beaucoup de romans fantastiques actuels, et qu'on va en parler !!

Un bel objet aussi, avec une couverture à la fois sobre et très évocatrice. (Les trois petits yeux en haut, vous n'avez pas fini d'en rêver !!)
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SagnesSy
  06 mars 2020
« Frère – faut pas laisser grandir l'horizontale violence
Ou – tu vas sentir gronder une épouvantable ambiance »
« Allez vous faire lire » nous disait-elle depuis quelques années déjà, tout en nous offrant le monde : Julia Lupiot pardon, Thévenot n'avait aucun besoin de me vendre sa plume, j'étais déjà (archi) cliente. Retrouve-t-on dans son premier roman l'énergie, le charme, l'inventivité et l'absolue sincérité de son blog ? La réponse est un grand OUI et *dios*, ça fait du bien.
Elle nous emmène dans un monde parallèle, un monde où l'on tombe par glissement, devenant un *débordé*. Retourner d'où l'on vient n'est pas possible et y faire sa place se révèle des plus compliqués : régi par un système de castes parfaitement odieux, Bordeterre fait trimer (en chantant) les masses (transparentes) en ne leur permettant jamais de se hisser hors de la fange pour le confort d'une poignée de nantis quelque peu désoeuvrés ( et donc pour la plupart aussi désaxés) (oh wait…). Nous y suivons Inès, douze ans et son grand frère Tristan, seize ans, accompagnés de leur chien, Pégase… Préconisé à partir de 14 ans, ce roman se savoure à n'importe quel âge et permet aux plus aguerris de reconnaître avec joie quelques références disséminées (et de transposer aussi, un petit peu). Doté d'un véritable suspens il accroche immédiatement et sait tenir son rythme, avec une belle qualité de dialogues. le tout forme quelque chose comme Lewis Caroll qui rencontrerait Stephen King et ça fait des petites étoiles pleines de frissons un peu partout. Je recommande !
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LesDemoisellesdeChatillon
  24 février 2020
Atypique
Je viens de finir ce gros bébé qui sortira le 4 mars.
C'est la première fois que la team Sarbacane publie un titre Fantasy et étant une grosse consommatrice de ce genre j'espère bien en voir encore beaucoup.
Et cette couverture... ! Sublime !! Elle est une véritable promesse à l'évasion et la magie.
Inès, 12 ans, et son frère Tristan, 16 ans, basculent dans un monde parallèle. À Bordeterre on chante pour faire tourner les moulins et ouvrir les portes, on croise des châtelains farfelus qui plongent dans un Lac étrange pour pêcher des cailloux et on rencontre des créatures à 3 yeux.
Mais surtout en arrivant à Bordeterre on devient transparents et on oublie son passé.
Si Inès découvre avec joie ce monde plein de mystères, Tristan, lui, sent bien que quelque chose cloche.
Bordeterre est un titre Fantasy original, très éloigné des codes que l'on retrouve habituellement.
(Merci, mille fois merci de ne pas nous avoir collé une romance mièvre).
Pour faire un parallèle un peu douteux, je dirais que la Fantasy jeunesse classique nous fait du Disney et que Julia Thévenot nous offre plutôt du Miyazaki.
J'ai beaucoup aimé découvrir cet univers très bien construit.
Je n'ai pas forcément réussi à visualiser les décors, notamment le plan zéro mais j'ai été prise par l'intrigue.
Je lui ai trouvé tout de même quelques longueurs. L'action en elle-même se résume en peu de pages. L'autrice a principalement développé les relations entre les personnages.
Elora avait kidnappé mon livre dès sa réception, hypnotisée par la couverture. Elle a lu le début (bien qu'elle ne soit pas le public cible) et avait bien accroché mais finalement elle n'a pas tenu justement à cause de ces longueurs. Elle m'a rendu mon livre (sans rançon) et m'a demandé de lui raconter l'histoire. "C'était trop bien en fait". Oui l'histoire elle-même est "trop bien" quand on la résume, il faut juste s'accrocher lors des passages sans réelle action.
Je suis plus adepte d'action pure mais j'ai tout de même aimé Bordeterre et ses personnages attachants.
Inès est un personnage vraiment intéressant, mignonne à croquer et la touche d'humour indispensable à ce genre de romans.
J'ai un peu tiqué sur le personnage de Tristan, censé être autiste mais qui ne manifeste que très peu des troubles caractéristiques de ce syndrome. Mais peut-être que Bordeterre le "change" ?
On sent nettement les influences de la jeune autrice. Claire m'a fortement fait penser à Luna Lovegood (de Harry Potter) et Adelphe a quelque chose d'Archibald (de la Passe Miroir).
Alma reste mon personnage favori. J'aime les rebelles...
Les dernières pages, celles du dénouement m'ont totalement transportée.
J'ai absolument adoré les scènes de la grande bataille finale. C'était très visuel, pêchu, digne de la plus belle Fantasy.
L'épilogue, quant à lui, me laisse perplexe. Lorsque j'ai raconté le livre à Elora, la première chose qu'elle a dit est "Il va y avoir une suite". de mon côté je voyais surtout une fin ouverte mais effectivement peut-être que l'autrice nous emmènera à nouveau à Bordeterre. Il me reste de très nombreuses questions donc je crois que je retournerais avec plaisir dans ce monde parallèle.
La plume de Julia Thévenot est elle aussi très originale. Elle mêle les registres de langue, passant du familier à la pure poésie.
C'est son tout premier roman et il révèle une personnalité très marquée, une fantaisie vraiment intéressante.
Une autrice dont je suivrai le parcours.
Un roman fantasy jeunesse vraiment atypique, un univers original où magie et musique ne font qu'un, une intrigue intéressante mais quelques passages un peu moins prenants. Un bon moment de lecture tout de même, que l'on soit amateur de fantasy ou non.
A découvrir le 4 mars. Dès 14 ans.
Lien : https://demoisellesdechatill..
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l-ourse-bibliophile
  18 avril 2020
Evidemment, lorsque Lupiot a annoncé la sortie de son premier roman sur son blog (Allez vous faire lire), j'étais à la fois curieuse et impatiente de le découvrir. Et pour une fois, je n'ai pas procrastiné.
Verdict ? Bordeterre est indubitablement une très bonne lecture ! J'ai eu un peu de mal à rentrer dedans, à adopter le rythme du récit, à cesser de disséquer les mots pour ne rien manquer de Bordeterre. Mais une fois partie, j'ai apprécié les cinq cents pages du roman qui ont fait durer le plaisir.
Je commence tout de suite avec la plus belle qualité de ce roman, celle qui lui confère le plus de puissance, de justesse et d'émotion : les personnages – que j'ai adoré et, par conséquent, été triste de quitter – et les relations qui se nouent entre les cinq personnages principaux, à savoir Inès, Tristan, Adelphe, Alma et Aïssa. Nonchalance touchante, force tranquille, fragilité, passion, révolte, esprit délié, violence contenue… tous ces personnages sont remplis d'émotions fortes et de caractères uniques qui les rendent profondément sympathiques et attachants, même si leurs actions ne sont pas toujours méritoires. Leurs interactions m'ont tour à tour émue, amusée, attendrie, mais aussi révoltée. Ces protagonistes particulièrement bien campés, à l'instar de la galaxie de personnages secondaires gravitant autour d'eux, constituent l'une des grandes forces de ce roman. Tous et toutes forment un tableau d'une belle diversité avec des noms originaux ou intelligemment sélectionnés (mais je n'en attendais pas moins de celle qui a publié des études sur les noms de personnages sur son blog), aux caractères diversifiés et parfaitement creusés.
Ensuite, le monde de Bordeterre est très inventif et joliment inédit. Si cet univers parallèle m'a parfois rappelé Bottero, Rowling ou Miyazaki, il prend rapidement son envol et mille particularités surgissent. Outre le fait que mettre un pied dans ce plan dévoile des conséquences désastreuses sur ce qui constitue notre identité, j'ai trouvé plutôt original le fait que ce monde soit uniquement peuplé par des Débordés, des gens venus de notre plan. Leur culture est donc notre culture, teintée d'une atmosphère moyenâgeuse. Avec nos chansons françaises et nos comptines enfantines qui donnent les titres des chapitres et jouent leur rôle dans l'histoire. N'étant pas très calée en musique, j'ai apprécié le listing final de toutes les chansons citées, mais cela ne m'a pas empêchée d'avoir « A la claire fontaine » dans la tête pour quelques jours (merci Julia).
Je ne veux pas en dire trop, mais Bordeterre n'étant pas vraiment une petite ville où tout le monde vaque gaiement à ses occupations en sifflotant, l'histoire révèle des facettes bien sombres ainsi que moult lieux/créatures/événements étranges et troublants.
Grâce aux deux points précédents, le reste du récit fonctionne et l'intrigue – portée par une révolte contre un système inique – embarque dans une aventure parfois mouvementée aux thématiques fortes : esclavage, discrimination, domination de quelques-uns sur tous les autres. Une fois le récit lancé, les chapitres défilent, l'histoire prend de l'ampleur, on se retrouve à craindre pour l'avenir de nos favoris. Bref, je dois avouer que tout ceci est rondement mené.
Si l'on ajoute à tout cela la plume fluide, drôle, maligne et agréable de Julia Thévenot, il n'est pas compliqué de comprendre que Bordeterre est un très bon livre que je suis ravie de ne pas avoir fait traîner des mois – merci le confinement. Je vous invite donc à Déborder rapidement pour découvrir le royaume pas toujours reluisant de Bordeterre.
Lien : https://oursebibliophile.wor..
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
hashtagcelinehashtagceline   15 mai 2020
Dans le même temps, un trou se creusait dans sa poitrine. Dedans, elle jeta rapidement les braises de sa colère ancienneet s’enhardit à rallumer tout ça. Oui, il a raison, oui !
Violente ! Les bleus sur le visage de Tristan lui donnaient l’air d’être maquillé au charbon.
Inhospitalière ! La patte froide du chien tressauta sous sa paume.
Tyrannique ! Elle souffla sur la peau rouge de son poignet, qu’elle n’avait toujours pas bandé.
Si un type à peine Débordé pouvait s’en apercevoir en quarante-huit heures, combien tremblaient de rage et d’amertume en se couchant chaque soir ? Combien s’endormaient en s’imaginant shooter les têtes de gomme des Fléreurs, ensabler ce putain de Lac Zéro, mettre le feu au château ? Combien songeaient à un deuxième Débordement ?
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hashtagcelinehashtagceline   15 mai 2020
Ils marchèrent des siècles et quelques minutes, s'arrêtèrent près d'une grande flaque noire, opaque, hypnotique. Tout, autour, se colorait de mille noirs, blancs, bleus, argentés, dans une palette grisée qui gagnait à chaque seconde une kyrielle de nuances.
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hashtagcelinehashtagceline   15 mai 2020
Il faudrait qu’elle parte au combat pour de fausses raisons
afin de tuer pour les vraies.
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nathanbabelionathanbabelio   01 mai 2020
On a tous oublié le visage de nos mères et « c'est normal », à ce qu'il parait. Ça nous laisse un gouffre sans fond dans la poitrine et « c'est normal », à ce qu’il paraît. Personne ne se demande ce que ça fait de vivre à moitié vide ?
(...)
Parce que l'eau d'oubli, elle ne fait pas le tri. Elle efface tout le bruit qu'il y a dans ta tête... et tes choses qui prennent le plus de place, qui font le plus de bruit, elles partent en premier.
J'ai complètement oublié le visage de ma mère, et ce n'est pas normal.
Ce n'est pas normal.
Ma mère m'appartenait. Ils n'avaient pas le droit de me l'enlever.
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littlecookiielittlecookiie   07 mars 2020
Pauvre conne que tu as été. Est-ce que ça en valait la peine ? Est-ce que le plus innocent de vos jeux en valait seulement la peine ? Est-ce que son contact ou son rire, la complicité factice qui n'existait comme par hasard que lorsque personne n'était là pour la voir, est-ce que tout ça, ça te faisait vraiment sortir, même un instant, de la misère qui était la tienne ?
Et les larmes traîtresses montaient.
Oui, sur le moment, ça en valait la peine.
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