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EAN : 9782757897874
288 pages
Points (15/09/2023)
3.35/5   23 notes
Résumé :
« 12 mars 2020. Aujourd'hui j'ai 100 ans et je n'ai pas peur du coronavirus, parce que je suis déjà morte. Je m'appelle François d'Eaubonne et j'ai inventé trois mots qui disent tout de ma vie : phallocrate, écoféminisme et sexocide. »

Penseuse de génie, écrivaine prolifique et militante radicale, Françoise d'Eaubonne (1920-2005) a donné forme à elle seule, dès le milieu du XXème siècle, à tous les grands principes qui traversent le féminisme contemp... >Voir plus
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Voici une histoire bibliographique sur Francoise d'Eaubonne, créatrice du terme et du concept « écoféminisme », et aussi du terme « phallocrate », décédée en 2005, auteure prolifique de plus de cinquante livres, romans, essais, pamphlets, et pas moins de treize biographies. La journaliste Elise Thiebaud s'est emparée de la mode en pleine émergence de l'écoféminisme pour rédiger une biographie fort décevante, au verbe inadéquatement relevé, souvent déplacé, à la limite du vulgaire. On dirait que l'auteur fait tout pour rendre son sujet antipathique.
J'ai au moins compris une chose à la lecture de ce livre désolant: cette journaliste n'aurait jamais du écrire une biographie car elle semble incapable d'empathie, incapable d'un minimum de compréhension intime de son sujet qu'elle nous montre comme un objet de foire farfelu. Impasse totale sur l'immense travail de cette écrivaine née.
He oui, difficile, et là en l'occurrence, impossible d'égaler le talent de Françoise d'Eaubonne, qui elle était une biographe extrêmement cultivée au travail approfondi et ne se serait sans doute probablement pas permis de saborder ainsi un personnage féminin.
Une vraie déception, presque de la colère.
Je n'aimerais pas du tout que cette Élise m'utilise et me bâcle comme elle s'est emparée de la vie de Françoise d''Eaubonne.
Son sujet est sa proie, qu'elle dépèce avec la jubilation et la précipitation du vautour arrivé en premier sur la plate-forme de déchiquetage. Un livre écrit en six mois de confinement, qui se braque sur les cotés les moins reluisants de Françoise, dont sa vie sentimentale avec ses échecs relationnels : page 113 «  son coeur est parsemé de trous creusés par ses chagrins d'amour, elle devrait s'en servir pour égoutter les spaghettis plutôt que pour envoyer le sang irriguer son cerveau ... »!!! Voilà, tout est dit !
Ainsi est passé quasiment à l'as (à part juste le dernier chapitre) l'immense travail littéraire de toute une vie, une réflexion politique et globale plutôt géniale sur la société, qui aurait mérité analyse et développement. Pour cette auteure, qui s'emploie à disqualifier fourbement passages à vide, retraits stratégiques, remises en question et vie personnelle, Françoise n'existe et ne surnage qu'à l'échelle de son succès.
Alors que l'écoféminisme, qu'elle a fondé, s'emploie à revaloriser la vie privée, le quotidien, la vulnérabilité, sans désavouer frustrations et violences domestiques, pour cette auteure, il faut, comme dans la société de compétitivité et de profit, être toujours au top des regards, des appréciations et des jugements pour justifier d'une notoriété.
C'est du journalisme très cavalier d'une féministe pas éco que je soupçonne de jalousie, qui en rajoute sur le spectaculaire pour faire vendre, c'est assez abject, j'ai failli jeter le livre plus d'une fois et j'ai soupiré trop souvent.
Par contre, la contextualité, avec le retour sur les frasques soixante-huitarde et post, est largement évoquée, avec la gourmandise contrariée de celle qui a manqué de peu cette époque mythique, et s'en venge par un ton grinçant et des divagations oiseuses.
Cette attitude pire que désinvolte envers son sujet qu'elle assure cependant avoir épuisé, grâce en particulier à ses dialogues numériques avec le fils,(ce qui n'est jamais une bonne façon de saisir la vraie personnalité d'une femme), me convainc qu'une bonne dose d'envie mal dissimulée chez cette journaliste en mal de reconnaissance cache mal son dépit de ne jamais pouvoir prétendre à égaler l'écrivaine fertile qu'elle instrumentalise et détériore dans son livre. Par contre, comme tout bon opportuniste, elle a su saisir au bond la balle de la mode de l'écoféminisme actuellement en vogue.
La seule chose un peu profonde que j'ai pu extraire de cette prose délurée, comme on retire une épine du pied, ( après avoir lu il y a quelques années plusieurs centaines de pages des mémoires de Françoise) c'est la douleur de la mère qui a du laisser élever ses enfants par d'autres pour arriver à vivre de sa plume et faire exister son don précoce, son talent. La journaliste aurait pu là rendre justice à Françoise d'Eaubonne, et au difficile challenge des femmes entre maternité, travail, vocation et engagement, en particulier à l'époque d'après-guerre, dont cette révolte fondamentale de Françoise :
« refus de la guerre, refus des conditions où un type peut devenir obligatoirement, dans les vingt quatre heures, un bourreau et un assassin, refus du conditionnement au fascisme, le voilà le point crucial, et qui, qui en a parlé ? »
Mais sa « biographe ? » se garde bien de s'étendre sur cette radicalité farouche. Elle reste tout du long dans son style dérisoire qui se veut humoristique, projetant sa propre superficialité et sa propre vacuité en qualifiant le style de Françoise de « prose légère comme une baraque à frites », nous affligeant d'une narration débridée à la limite du mépris, qui ne fait que révéler une empathie plus qu'ambiguë envers son sujet. Franchement, Françoise ne méritait pas ça, j'ai honte pour sa mémoire, salie publiquement ici.
Tout ceci me laisse l'amer sentiment que cette façon de s'emparer avec tant de frivolité de la mémoire d'une pionnière aussi courageuse que Françoise d'Eaubonne frise l'insulte.
Qu'elle a d'ailleurs fort leste pour, page 220, « le pape qui porte sur ses épaules les péchés du passé, à l'évidence mal en point, puisqu'il est déplacé, comme un jouet d'enfant, sur une espèce de promontoire à roulettes jusqu'à l'effigie du Christ dont il léchouille le pied en tremblant » (on se demande ce que ces considérations personnelles font au milieu d'une biographie…) Puis elle continue dans la même veine en s'arrogeant le droit de nous faire croire que Françoise y aurait descellé quelque chose de « comique, elle aurait sûrement préféré que Popaul 2 se déshabille place Saint-Pierre et s'autoflagelle en slip panthère »...
He oui, voilà l'acabit de ce livre, à jeter rapidos aux orties, accablant, navrant.
De quoi ravir les machos et les féministes d'opérette.

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J'ai lu ce roman dans le cadre des Lectrices Charleston 2021, mais je n'ai pas du tout adhéré au style de l'auteur. Une plume assez lourde, avec beaucoup de mots dont la signification m'échappait.

Une absence de lexique qui n'aide pas à la compréhension du roman, et un thème assez lourd même si je suis bien consciente qu'il est intéressant. Mais la manière dont l'auteure écrit, je n'ai pas été succombé.

Je ne suis pas forcément friande du genre littéraire des biographies et j'ai donc eu du mal à rentrer dans l'histoire, on nous dépeint l'histoire et le combat d'une femme, mais je n'ai pas été intéressée par son vécu.

Je ressors de cette lecture plus que mitigée et ne comprends toujours pas ce que signifie l'éco-féminisme, ce qui reste dommage étant donné que c'est le sujet principal du roman.

Je remercie tout de même les éditions charleston de nous proposer ce genre d'ouvrage qui je suis sûre pourra plaire à certaines personnes,
Malheureusement ce livre n'est pas fait pour moi.

J'ai trouvé que la structure du livre était assez confuse. L'auteur aborde parfois un sujet, puis le change à la page suivante. le fond de l'histoire est riche et intéressant et mérite réflexion, mais la façon dont l'auteur aborde le sujet ne nous permet pas de nous plonger totalement dedans.

J'aurai aimé que l'auteur creuse plus en profondeur sur certains sujets qui pour moi méritaient réflexion tels que : l'avortement, le viol, les fausses-couches, la tromperie. L'auteur est passée trop vite, ce qui nous fait une charge énorme d'informations, peu de temps pour les assimiler et les comprendre. Quand l'auteur parlait d'un sujet qui m'intéressait, au paragraphe suivant elle parlait déjà d'autre chose et ceci est fort regrettable.

Je lis rarement de livres traitant de ce genre de sujet, je ne lis quasiment jamais de biographie et suis donc totalement sortie de ma zone de confort en lisant cet ouvrage. Mais, je ne suis pas une grande adepte de ce genre.

Le livre manque selon moi de dynamisme, il comporte beaucoup trop d'éléments, on ressent une masse d'informations et le tout n'est pas homogène et structuré. Les mots sont lourds, certains termes étaient hors de ma portée et j'aurai aimé avoir une note en bas de page afin de m'éclairer sur la signification de certains termes trop complexes selon moi.

Je pense que le fond de l'histoire peut être très intéressant mais la manière dont c'est écrit n'amène pas le lecteur à s'attacher aux personnages, à ressentir des émotions. On ne nous présente pas assez Françoise, à vrai dire on ne sait pas réellement qui elle est.

L'absence de dialogue m'a parfois dérangé car cela offre une fluidité au livre qui n'est donc pas présente dans cet ouvrage. J'étais parfois obligée de faire des pauses, car ce livre m'a parfois évoqué la récitation d'un cours magistral, j'avais besoin de reprendre mon souffle.

Cette lecture est très actuelle, et aborde des thématiques captivantes, surtout en tant que femme. On se sent d'autant plus concernées par les mots de l'auteur.

J'ai aimé découvrir la vie de cette femme mais peut-être aurais-je préféré découvrir l'histoire d'une femme plus connue (ex : Joséphine Baker, Marilyn Monroe, ou même Simone de Beauvoir..)

Je pense que ce livre pourra plaire à ceux qui s'intéressent à la condition de la femme (non pas que ce ne soit pas mon cas) mais il est vrai que j'ai du mal à lire ce genre d'oeuvre qui est pour moi très lourde, très complexe et je suis beaucoup plus friande des romans que des biographies.

Je reste cependant contente d'avoir pu découvrir un livre comme celui-ci car les thèmes qui y sont abordés méritent d'être lus en 2021 et je trouve qu'on les aborde assez peu en littérature. J'ai donc bien aimé le fait de casser les codes en nous présentant une femme telle que Françoise résolument moderne à son époque.
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Pendant les 50-60 premières pages j'ai détesté ce livre. Je rageais en le lisant, prenant note sur note pour râler et étayer ma colère.

Puis j'ai percuté. Je m'énervais à propos de François d'Eaubonne. Car oui, je n'ai pas du tout accroché à cette femme, ces idées et son comportement. Une madame "faites ce que je dis, pas ce que je fais", aux propos violents contre les femmes. Comme dit l'auteure, ce n'est pas la sororité qui l'étouffait.

A partir du moment où j'ai compris ça, j'ai recommencé à lire le livre pour ce qu'il est: une biographie, certe de quelqu'un dont les idées et les actions me dérangeaient pour la plupart, mais une biographie bien écrite et documentée. Et là j'ai commencé à prendre du plaisir, à apprécier et j'ai adoré. J'ai continué à prendre des notes compulsives mais cette fois pour noter les livres, articles, films à visionner ensuite pour compléter la lecture.

Outre la vie de Françoise d'Eaubonne, l'autrice dresse un portrait de l'époque et de ses combats, portrait qui se centre bien entendu sur le féminisme mais aussi sur les diverses combats pour la liberté sexuelle. J'ai appris pas mal de choses sur des grands noms connus (Simone de Beauvoir, Sartre, ...) mais aussi des noms moins connus.

L'autrice écrit de façon très fluide, construit son livre comme plusieurs mini pages d'une saga avec des petites touches de suspense "comme vous le verrez plus tard". le livre en entier est presque construit comme un essai géant, une thèse (très longue). Arrosé d'une bonne dose d'humour, de second degré et de dérision, le texte est croustillant et pas étouffant malgré la charge d'informations transmises et le sérieux de fond.

Dans la foulée j'ai commandé huit livres chez ma libraire, dont deux de l'auteure dont j'ai adoré la plume et six qui sont cités dans le texte et que j'ai voulu lire pour approfondir. le genre de livre qui va me marquer sur le long terme, dont je vais parler longtemps et qui aura des répercussions sur mon mode de pensé puisqu'il a généré chez moi une vague de questionnements et d'intérêt pour plusieurs autres ouvrages.
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L'amazone verte. Voilà un livre qui m'a fait passer par plusieurs états, comme souvent vous me direz, à défaut qu'ici ce n'était pas forcément positif. Allons-y pour mes états d'esprits, qui finalement correspondent au déroulé du portrait de Françoise d'Eaubonne, proposé par Élise Thiébaut.

Emballée. Il faut le dire, le prologue est à mon sens très accrocheur. Il dévoile ce qu'il faut du livre, nous donne rendez-vous à certains chapitres, l'auteure n'hésite pas avec des touches d'humour et nous présente surtout quelques termes essentiels à la compréhension. Une entrée de jeu instructive !

Déstabilisée. Pourquoi commencer par la mort ? Comment un portrait, une vie, peut commencer par la mort ? Au-delà de ça, beaucoup de date « clés » de la vie de Françoise d'Eaubonne étaient de ce fait évoquées mais dans un désordre où l'on se perd. On passe de 2005 (sa mort) à Mai 68, de 2005 à la naissance de l'auteure qui coïncide avec celle de Françoise, de 2005 à une rencontre dans les 70…Très difficile à suivre et je n'ai pas été sensible à la « mort imaginée et romancée » par l'autrice. L'engouement retombe donc rapidement.

Ennuyée. Les chapitres suivants ne m'ont pas plus séduit. Des chapitres 2 à 4 inclus, la vie de cette femme du XXe siècle ne m'intéressait pas. Ses premières actions étaient motivées pour de mauvaises raisons, je m'ennuyais dans ce portrait qui ne m'était pas sympathique. de plus, j'ai été, dans un premier temps, perturbée par la présence de nombreux avis et opinions de la part d'Élise Thiébaut. J'avais plus l'impression de connaître le point de vue de l'autrice que d'en apprendre réellement sur Françoise d'Eaubonne. Cette dernière restait dans l'ombre du livre. À ce stade, je ne comprenais toujours pas qui elle était et ce qu'elle pouvait avoir de spécial. le désordre dans les idées s'est un peu atténué mais reste présent.

Revigorée. Enfin ! Un cap dans ce livre. le chapitre 5. La guerre d'Algérie et ce qui en découle pour Françoise d'Eaubonne.
Enfin, j'ai réussi à m'intéresser davantage à ce livre. Une fois encore, ce n'est pas Françoise d'Eaubonne qui m'interpelle mais plutôt le contexte historique qui nous suivra jusque-là fin du roman.
Les chapitres sont plus structurés, les soupçons de vie de Françoise d'Eaubonne prennent du sens dans la narration et les propos de l'auteure sont d'autant plus pertinents. le fil conducteur historique de cette seconde moitié du XXe est intéressant, j'ai par ailleurs beaucoup appris et découvert certains éléments de l'histoire. Ces 120 pages sont la richesse du roman, c'est incontestable pour ma part.

Emballée. Car oui, le cycle termine comme il a débuté, par une lectrice emballée par le sujet présenté. Si je devais ne considérer que la moitié du roman, la seconde, ce serait une réussite. Les faits sociétaux et les pensées sont intéressants et pour certains points nous amène à réfléchir davantage sur notre siècle. Notre 2021. Notre futur.

Globalement, je ne porte pas le personnage de Françoise d'Eaubonne dans mon coeur. Et même si l'auteure avait le souhait de la mettre en avant pour ne pas qu'elle tombe dans l'oubli, et bien…je m'en tiendrais à ce livre pour le coup. Je ne suis pas malheureusement pas curieuse d'en connaître davantage à son sujet.
La majorité des causes défendues sont nobles, mais la façon de faire ou de s'exprimer ne l'est pas.

Vous l'aurez compris, l'Amazone verte est pour ma part un livre mitigé. Plutôt conquise par la seconde moitié que j'ai trouvé intéressante, le point de départ m'a laissé sur ma faim. Les traits d'humour de l'autrice relèvent cependant le tout malgré quelques chapitres non structurés au début.
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Simone de Beauvoir et Françoise d'Eaubonne sont mes deux premières marraines en féminisme, les deux icônes que j'ai lues en premier à vingt ans, et qui ont formé ma façon de penser et de vivre. J'ai lu les autres (Wittig, Delphy, Guillaumin, Mathieu, même Rochefort...pour ne citer que les penseuses françaises), bien après pour continuer à approfondir. Aussi, j'ai attendu l'édition de poche pour lire cette biographie, craignant le pire avec l'intersectionnalité, concept devenu populaire mais qui n'existait pas quand Françoise d'Eaubonne écrivait. Pourtant féministe matérialiste (passage et formation au PCF), anticoloniale (un chapitre sur son engagement en Algérie), féministe de tous les combats du MLF, engagée auprès des homosexuels, puis écoféministe (elle invente le concept), c'est difficile de trouver plus "intersectionnel" comme on ne disait pas alors. Hyperactive, bruyante, passionnée, amoureuse, combative, inspirante, brouillonne, mère indigne, Elise Thiébaut nous fait un portrait émouvant de l'amazone verte, de son oeuvre fleuve, de ses colères, de ses fulgurances, et finalement de sa postérité. Car après 20 ans d'oubli, alors qu'elle fut autrice à succès, Françoise d'Eaubonne revient, et c'est une excellente nouvelle. Dans le féminisme ou la mort, elle avait tout prévu de ce qui est en train d'arriver : surpopulation, ressac terrible des religions obscurantistes contre les femmes, dommages irréparables au biotope, capitalisme obèse subclaquant mais toujours nuisible, destructions sous l'empire des hommes qui ont réduit les femmes à la reproduction et la nature à l'exploitation sans frein. Et nous sommes apparemment inarrêtables. Je mettrais un bémol sur l'épilogue oecuménique où tout finalement serait féministe, y compris certains choix individuels "librement consentis" qui auraient fait sauter Françoise d'Eaubonne au plafond. Mais c'est le seul. Je termine ma lecture très enthousiaste, avec une liste de ses ouvrages à lire ou à relire.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Le fait misogynique, comme toute relation répressive , n'a que faire des bonnes volontés de Piotr, Jim ou Jacques. Il déborde cruellement les individus. Il fait partie des institutions, il sous-tend les structures mentales. On ne peut comprendre le malheur féminin si l'on ne tient pas compte d'abord de ce qu'il est : un phénomène communautaire, historique, général, mondial, une relation fondamentale entre la femme et le non-femme (la meilleure définition du mâle). Il affecte toute culture, et se traduit fortement encore dans l'inculture. Il oriente tous les rapports entre les sexes, et ceux des individus du même groupe sexuel entre eux. Il est à la fois le plus intime de notre particulier, et le plus commun de notre collectif. Il est l'air que nous respirons. Françoise d'Eaubonne.
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