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ISBN : 2130730043
Éditeur : Presses Universitaires de France (30/08/2017)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Partant du corpus de textes gnostiques excavés en 1945 en Egypte, l'écrivain propose une relecture de l'histoire de la chute de l'Occident ainsi qu'un retour aux textes gnostiques afin d'apprendre à pratiquer une autre exégèse du contemporain en considérant la pop culture comme une nouvelle sagesse et philosophie spirituelle pouvant sauver l'Occident.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
colimasson
  28 décembre 2019
Jésus finira par triompher ! (ne fermez pas la porte, on ne fait pas partie des Témoins de Jéhovah.)
Jésus s'est résigné à faire deux-trois concessions pour que son message traverse les millénaires au-delà des pouvoirs temporels. Il savait qu'il faut parfois faire figure basse en attendant que son heure arrive. C'est la raison pour laquelle Jésus n'a pas confié le dépôt de son message à ses meilleurs potes : Jean, qui était son plus grand fan, n'aurait pas permis au message de sortir du cercle de ses admirateurs et Marie de Magala, en tant que femelle, n'avait strictement aucun crédit. Alors Jésus a choisi de confier cette mission à Pierre, le plus borné de ses disciples, celui qui traînait avec lui sans trop savoir pourquoi ; mais il était aussi « le meilleur administrateur, rendu d'autant plus zélé dans la perpétuation du culte de Jésus qu'il se sentait coupable de l'avoir renié par trois fois ». Jésus était malin : il n'écoutait pas les penchants de son coeur et savait reconnaître les qualités de ses employés au-delà de leurs différents idéologiques. de plus, Jésus avait foi en l'humanité et il savait que, même si son message serait un peu transformé par les pouvoirs temporels au fil des siècles, soumis au grabuge du temps qui passe, il serait possible aux coeurs purs de le retrouver dans sa forme originelle par l'intuition spirituelle. « le but était que, par une suite presque ininterrompue de falsifications, de réfutations et de dénonciations, l'accès au coeur de sa parole ne soit jamais perdu ».
Pacôme affirme que le coeur de ce message a été préservé hors des cercles du pouvoir par les sectes gnostiques, par les hérétiques (Pacôme cite notamment les cathares qui bénéficient d'une aura dramaturgique sans équivalent puisqu'ils se laissèrent buter par les soldats du Roi, suivant leur principe de reniement du monde dans un fuck généralisé), dans le soufisme sunnite etc. Cette connaissance originelle faillit renaître au cours de la Renaissance hermétiste mais le siècle des Lumières advint, qui n'alluma que les Lumières des futurs supermarchés en germe dans l'esprit matérialiste à venir. « le capitalisme n'est rien d'autre que la continuation de l'Eglise par d'autres moyens : un permanent « millénaire » où un groupe d'élus se réjouit dans un Paradis à l'image de sa sordide mesquinerie, en observant ses victimes, les « damnés de la terre », souffrir dans une plainte continuelle. »
Le romantisme qui advint ensuite est comme une sorte de longue plainte mélancolique chantant l'éloignement croissant de l'homme d'avec l'essence du message gnostique. Les hommes de lettres de cette époque semblent devoir se crucifier sans cesse pour rappeler que ce monde est faux, mais sans véritable succès puisque la complaisance dans la souffrance continue de falsifier le message christique. C'est après ces années d'ébullition romantique que les manuscrits de Nag Hammadi furent découverts. Pour Pacôme, ce n'est pas un hasard : les textes apocryphes contenus dans ces jarres furent comme un brûlant rappel du message originel contre le dogmatisme canonique chrétien récemment mué en capitalisme. C'est comme si, voyant que les humains n'allaient finalement pas réussir à conserver vivant le message christique, l'univers s'était dit : c'est le bon moment pour leur balancer ça à la gueule. « L'objectif de la Bibliothèque de Nag Hammadi, c'est de nous aider à en finir avec notre servitude sentimentale par une alliance nouvelle entre l'amour et la solitude et avec nos hontes esthétiques par une sacralisation libre de l'imagination à travers l'exégèse sacrée. L'objectif de la Bibliothèque de Nag Hammadi c'est de nous aider à en finir avec notre timidité politique par le rappel de nos victoires récentes, invisibles mais bien réelles, contre les puissances spirituelles et matérielles qui n'ont cessé de nous opprimer. »
Les manuscrits de Nag Hammadi constituent notre défense contre le règne du capitalisme, plus destructeur encore que tous les autres règnes précédents. Ils sont l'occasion de prendre conscience que « nous souffrons dans un esclavage intérieur bien plus tordu encore que ce que nous imaginions ». le capitalisme comme religion déplace la coercition de l'extérieur vers l'intérieur et transforme les relations spontanées en relations d'utilitarisme ou en instrument d'autodestruction. le chapitre de la « Sofia amoureuse » est l'un de plus beaux et des plus puissants de ce livre.
La conclusion, comme d'habitude avec Pacôme, se déroule dans la célébration de la culture populaire comme lieu de retrouvaille de la populace avec l'essence du message gnostique. Si je ne suis pas insensible à l'art du divertissement et à l'esthétisme numérique, je ne dirais pas pour autant que c'est le moyen le plus pertinent de retrouver notre nature divine. La tête d'un mec regardant la télé est le signe le plus évident de la décadence. Retrouver le sens de la relation avec autrui me semble plus juste. L'univers nous enverra peut-être la bénédiction de l'arrêt de toutes les centrales nucléaires du monde pour nous retrouver les uns avec les autres ? J'espère que ça n'arrivera pas à mon époque.
Bonne soirée téloche les amis.
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SFuchs
  20 août 2019
Dans La Victoire des Sans Roi, les réflexions de Pacôme Thiellement virevoltent, elles sont exubérantes et inspirées, parfois sophistiquées. Et puisque c'est dans les détails que se loge le Diable, ce copain-comme-cochon du Démiurge.... eh bien plongeons-nous dedans !
Sans Roi, c'est cet autre nom attribué aux gnostiques se faisant les témoins de la véritable divinité, celle qui est ineffable et sans pouvoir dans le monde. Les Sans Roi ont un visage et un nom : Marie de Magdala, le secret amour de Jésus ; le poète Rûmî, le gnostique Basilide, l'écrivain William Blake. Et Pacôme d'ajouter : David Bowie, Franck Zappa, John Lennon.
Alors c'est vrai, j'aime beaucoup Bowie… mais impossible pour moi de l'assimiler à un poète soufi ! Franck Zappa en a sorti des bonnes et des impayables oui, c'est vrai… mais je ne le comparerais pas à un mystagogue du temps des premiers chrétiens ! Quant à John Lennon, il avait la réputation d'être un sale con violent avec les femmes, ça devrait suffire pour en finir avec la figure christique qu'on lui a vite établi. Lennon était plus certainement en phase d'inflation psychique lorsqu'il fut assassiné par un fou de Dieu, et la légende fut scellée. Alors non, non, non Pacôme, j'ai beau tourner l'idée dans tous les sens, mettre sur un même pied les gnostiques et les figures marquantes de la pop cultur de ton enfance, dans ma tête c'est… does not compute !
" John Lennon dira à Maureen Cleave, en mars 1966 : "Le christianisme s'en ira, se dissipera, rétrécira. Aujourd'hui, nous sommes plus grands que le Christ. Jésus était très bien, mais ses disciples étaient épais et ordinaires"
Les Pères de l'Eglise s'étaient fixés pour mission d'établir une frontière entre les bons chrétiens (les futurs catholiques) et les mauvais chrétiens (les gnostiques), les bons Evangiles (synoptiques) et les mauvais Evangiles (apocryphes), la bonne compréhension de la parole de Jésus (catholique exotérique) et sa compréhension mauvaise (gnostique ésotérique). On comprend le souhait des Pères de l'Eglise de construire un christianisme cohérent depuis la figure de Jésus, comme le firent d'autres courants gnostiques. On comprend moins ce désir d'établir un monopole sur sa parole au risque d'employer des moyens que Jésus lui-même aurait combattu.
Attribuer le qualificatif de Seigneur à Dieu, par exemple, c'est prendre le risque de le confondre avec le Démiurge, cette puissance du Ciel inférieur qui désire notre ferveur exclusive contre ses bons services : rachats en tout genre, réduction de délais des mises au piquet, rémission des péchés contre promesse qu'on ne nous y prendra plus. Avec les Pères de l'Eglise, nous sommes déjà loin de l'exemple des Pères antérieurs, ceux qui méditaient dans le silence du désert. Irénée de Lyon, nouveau pharisien ?
"Evêque du IIème siècle, Irénée de Lyon ajoute dans sa somme Contre les Hérésies que Simon a précédemment "acheté" sa femme dans un bordel de Tyr. Cette femme, c'est Hélène, qui accompagne Simon dans tous ses périples et que ce dernier présente comme la Grande Pensée de Dieu : symbole de l'âme jadis captive dans la matière et désormais libérée de l'esclavage des mauvais anges. "Leurs mystagogues vivent dans la débauche, et d'autre part, s'adonnent à la magie" écrit Irénée, qui est le premier à présenter les concurrents de l'Eglise chrétienne comme une bande de priapiques baisant comme des lapins"
Dans sa volonté de jeter l'anathème sur les dissidents de l'Eglise, ces Pères ne se privèrent pas de procès hâtifs. On avait fait à Simon le Magicien une réputation d'usurpateur ; le prophète Mani – à qui l'Eglise attribua le mal-nommé manichéisme – ne concevait pas l'existence terrestre en noir et blanc mais au contraire comme un moment de rencontre et de mélange de la nuit et de la lumière, de l'esprit et de la matière. Mani admettait la possibilité d'une médiation et d'un dialogue pour toute rencontre, il était un prophète de la nuance.
Ironie du sort, c'est l'Eglise qui allait lentement s'éloigner de la pensée subtile de Mani en recourant à la scolastique et à la dogmatisation, bien commodes pour tracer la frontière entre les « bons ceci » et les « mauvais cela ». Ils développèrent le principe du tiers-exclu, ce schéma de pensée qui justifiera plus tard l'hégémonie et l'ingérence de l'Occident. « Hors de l'Eglise, point de salut ». « Soyez avec nous ou vous serez contre nous »… on connait la musique et on connait la suite.
"La stratégie promotionnelle du christianisme primitif reste la base de toute la politique extérieure occidentale à ce jour, de la colonisation au "devoir d'ingérence" ou à la "politique des droits de l'homme". Et elle peut être résumée ainsi : non seulement les autres pays sont politiquement arriérés, mais ils démontrent que notre système est le seul universel et cela exige que nous le leur imposions par la force"
L'Eglise ne fut malheureusement pas la seule à s'éloigner de la vision nuancée de Mani. Les Cathares, bien que les premières victimes de l'Inquisition, avaient une conception sans joie de l'existence terrestre. On peut déplorer le sort injuste qui leur fut fait, mais leur statut de victime de l'histoire tend à donner une vision romantique de leur véritable mode de vie. Pour les Cathares, l'existence terrestre était une prison dont il fallait se libérer pour trouver dans un Arrière-monde une issue à leur souffrance. Et pourtant, il est possible que les épreuves de l'existence soient nécessaires pour nous inculquer – hélas dans la douleur – ce que nous ignorons encore de notre sagesse précédemment acquise. Amor Fati.
"Les Cathares vivaient dans le Royaume. Ils avaient réalisé le projet de Jésus et, quel que fut l'atrocité de leur extermination, il faut imaginer qu'ils n'en ressentirent pas la violence de la façon dont nous pouvons la ressentir. Ils n'eurent pas peur de l'ennemi qui se dresse devant eux et, ayant vaincu toute parole terrestre, ils savaient qu'ils iraient dans le lieu où il n'y a ni autorité ni tyran. La frontière entre les mondes étant dissipée, le passage de la mort ne pouvait sans doute pas les atteindre comme il pouvait effrayer un monothéiste ou un athée"
Si l'existence de règles, de cadres et de lois est immoral en soi, alors il ne serait pas moral de s'y conformer. Mais si les lois et les grands principes sont une donnée du cosmos, alors il serait vain de vouloir situer notre action en dehors de ce cadre prédéterminé, ni bon ni mauvais mais plus simplement… qui est.
Plutôt que maudire le temps et tourner d'emblée notre regard vers l'éternité, vaut-il mieux accepter de jouer la partie que nous avons à jouer durant notre existence. Plutôt que maudire le karma en lui attribuant un nom expiatoire et les pensées mauvaises d'un Démiurge, vaut-il mieux accepter ce grand principe de causalité qui, quoi que l'on fasse, finit toujours par s'imposer à nous.
Mener un combat pour s'affranchir de toute nécessité serait, si celui-ci était en réalité perdu d'avance, la meilleure façon de nous jeter dans le désespoir, les désillusions, c'est-à-dire dans les bras du Diable tant honni. Vertu du non-agir.
"Pour un disciple du Sauveur, ce monde est une prison de mort dans laquelle le Démiurge nous a enfermés. […] Tous les adversaires du christianisme primitif pensent que "la vie sur Terre est mauvaise". Cela ne nous ôte pas toute responsabilité dans nos misères, mais cela déplace celle-ci. Notre responsabilité vient du fait que nous puissions accepter le caractère inacceptable de ce monde"
J'avais prévu une chute désopilante dans laquelle j'aurais cultivé mon image de celui à qui on ne la fait pas, parce qu'avec Pacôme, on a parfois l'impression que... tout le monde il est gnostique ! Et puis ça m'a gonflé.
Même si j'aurais des réserves quant à l'ancienne vie rêvée des Cathares, même si j'aurais des réserves quant à une victoire prochaine des Sans Roi, même si j'aurais des réserves quant aux visages à qui Pacôme prête ce nom… je le remercie pour son ouvrage particulièrement bien écrit et renseigné, plein de cet espoir dont nous avons tous besoin.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
colimassoncolimasson   19 février 2020
[…] dès Denys d’Alexandrie au IIIe siècle, on distingua les deux Jean [de l’Evangile de Jean et de l’Apocalypse] et on reconnut dans ce deuxième livre l’œuvre de Jean le Presbytre, le responsable de la communauté d’Ephèse à la fin du Ier siècle.
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colimassoncolimasson   03 janvier 2020
On reprochait à Jésus de traîner avec des voyous : « Beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples ». Dès les Epîtres de Paul, il n’est plus question de continuer à fréquenter n’importe qui : « Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. » Et Paul s’énerve sans cesse à propos de la sexualité des autres, une sexualité toujours trop relâchée à son goût […]. Dans les Epîtres aux Corinthiens, Paul engoule à nouveau les homosexuels et les libertins et il se met à décider des mœurs du royaume à la place de Jésus : « Ni impudiques, ni idolâtres, ni adultères, ni dépravés, ni homosexuels n’hériteront du Royaume de Dieu ». S’autorisant de la prédication de Paul, l’Eglise n’a cessé de vouloir s’introduire dans la chambre des hommes, de réguler leurs instincts, exigeant un droit de regard sur l’utilisation de leurs appareils génitaux.
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colimassoncolimasson   04 février 2020
Le projet du Jésus de l’Evangile de Jean, c’est que l’homme apprenne à devenir libre. Et la liberté de l’homme vient de ce qu’il apprend à agir par amour, non par obligation. […]
L’Evangile de Jean fait bien partie du Nouveau Testament. On pourrait même dire que c’est sa pièce capitale. Mais elle ne connaît pas de texte analogue dans le reste du corpus. L’Evangile de Jean est un livre qui parle de la lumière qui est en chacun de nous et non du corps qui devrait être purifié pour servir de support à la résurrection. C’est un livre qui parle d’amitié entre Jésus et les hommes et non de relation d’un maître à ses disciples. C’est un livre qui parle d’un monde qui a été abandonné au Diable, et non d’un monde qui doit être reconquis pour servir de base au Royaume. Enfin, c’est un livre qui sépare la pratique de la justice de sa récompense terrestre. C’est un livre qui parle d’un dieu impuissant sur la Terre.
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colimassoncolimasson   30 décembre 2019
Jésus voulait abolir le caractère légaliste de l’Ancien Testament. Extrêmement peiné par les références continuelles aux coutumes tombées en désuétude que les membres de son peuple prenaient pour des Lois, il leur a explicitement demandé de se contenter de deux commandements : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée » et « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». A contrario, Paul dit : « Annulons-nous donc la Loi par la foi ? Loin de là ! Au contraire nous confirmons la Loi ». L’image de la crucifixion de Jésus neutralise sa parole libératrice et nous rend à nouveau coupables d’un péché dont Jésus croyait nous avoir débarrassés.
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colimassoncolimasson   15 janvier 2020
Jésus a demandé de ne pas frayer avec le pouvoir, de ne pas s’allier à la puissance de César et de renoncer aux avantages que l’on pourrait en tirer. C’est le Diable, dans le désert, qui propose à Jésus tous les royaumes du monde et leur gloire […]. L’Eglise s’est alliée au pouvoir temporel autant qu’elle l’aura pu pour bâtir, à partir du Ive siècle et la conversion de Constantin, un Empire chrétien, c’est-à-dire un oxymoron : une contradiction dans les termes.
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Videos de Pacôme Thiellement (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pacôme Thiellement
Pacome Thiellement vous présente son ouvrage "Tu m'as donné de la crasse et j'en ai fait de l'or" aux éditions Massot éditions.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2394098/pacome-thiellement-tu-m-as-donne-de-la-crasse-et-j-en-ai-fait-de-l-or
Notes de musique : Youtube Audio Library
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