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ISBN : 2374251489
Éditeur : Rue Echiquier (11/04/2019)

Note moyenne : 4.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Nicolas Thierry, élu EELV, développe dans ce livre sa vision politique de façon originale.
À travers un court récit écrit à la première personne, il nous plonge dans des échanges entre amis qui se retrouvent à l’occasion d’un long week-end et qui, au fil de promenades, discutent d’enjeux aussi fondamentaux que le changement climatique, l’érosion de la biodiversité, l’artificialisation des sols, etc.
Au fil des pages, les uns et les autres s’opposent ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
nameless
  05 juillet 2019
La lecture de textes d'hommes politiques n'est pas mon sport favori parce que je redoute tout pilonnage idéologique ou promesses d'un programme mirifique, reniées dès les élections passées. Que Nicolas Thierry soit vice-président EELV de la région Nouvelle-Aquitaine, m'a fait craindre, alors même que je partage ses convictions et engagements, une énième culpabilisation de la terrienne de base que je suis parce qu'elle a, un jour, utilisé une touillette en plastique dans son café, ou qu'elle aime se prélasser des heures dans un bain, habitude qui fait d'elle une aqua-killeuse. Ces quelques a priori tenaces ont rapidement volé en éclats dès la lecture de Se réconcilier avec le vivant entamée, car avec talent et un joli coup de plume parfois teinté de poésie, l'auteur épargne au lecteur les lieux-communs punitifs d'usage pour offrir une vision grand angle de l'état de la planète, et élever le débat à un niveau quasi-philosophique, axé sur l'interdépendance de toutes les formes de vie, et la nécessité vitale pour tous de respecter chacune d'entre elles.

Sous couvert d'un choix romanesque qui met en scène des amis qui se retrouvent au cours d'un week-end, Nicolas Thierry relate leurs discussions contradictoires au cours desquelles chacun exprime son avis sur la biodiversité, l'élevage, l'agriculture, la technologie... L'auteur ne se positionne pas en donneur de leçons ou deus ex machina, mais provoque une réflexion que chaque lecteur peut approfondir et nourrir en fonction de ses curiosités ou affinités personnelles, grâce aux nombreuses références scientifiques, historiques, associatives, littéraires proposées. L'homme politique écologiste exprime également toutes les difficultés auxquelles sont confrontées ses convictions et son honnêteté intellectuelle notamment dans les combats qu'il doit mener, et parfois perdre, contre les lobbyistes qui manoeuvrent dans les couloirs du pouvoir, répandent de fausses informations largement relayées par les media à la botte. Sont-ils des humains qui veulent se réconcilier avec le vivant, ceux qui ruinent les écosystèmes, perturbent les grands cycles naturels ou se moquent que des enfants naissent sans bras ou jambes, ou soient plus frappés qu'ailleurs par la leucémie dans les écoles cernées par les grands vignobles bordelais ? Ma réponse personnelle est « non », car tandis que les populations de vertébrés et d'oiseaux s'effondrent, que la Grande Barrière de corail diminue à vue d'oeil, qu'il ne reste plus qu'un tiers de gros poissons dans les océans, que la température a dépassé 43° le 28 juin dernier à Montpellier, c'est toujours le thermomètre du CAC 40 qui décide si la planète a de la fièvre ou pas.

J'ai particulièrement apprécié le chapitre consacré à l'ours et au loup, hérauts malgré eux de l'infortune humaine, qui m'a enfin expliqué avec une simplicité adamique pourquoi ces animaux sont victimes d'une haine bien plus féroce qu'eux, et font régulièrement la Une de FR3 Occitanie qui ressasse et amplifie avec une complaisance douteuse et téléguidée (par qui ?) leurs « exactions ». Merci à Nicolas Thierry de les réhabiliter, preuves scientifiques, historiques, comptables ou financières à l'appui. J'ai également beaucoup aimé le chapitre dédié à la sémantique et à l'univers lexical relatif à la nature et au vivant qui en dit long sur la manière d'appréhender le milieu naturel comme un objet extérieur. Je n'utiliserai plus les expressions « gestion ou protection de la nature », « patrimoine naturel », « exploitation agricole ». Si vous voulez savoir pourquoi, la réponse est dans Se réconcilier avec le vivant.

« Aller moins vite sur la mauvaise route n'est pas du tout pareil que prendre la bonne route ». Kevin Anderson

Merci à Babelio et à Rue de l'Echiquier pour cette découverte très appréciée.
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Crazynath
  29 juillet 2019
En général, quand il y a une opération masse Critique qui se présente, je me prends le temps de lire attentivement les résumés des livres susceptibles de m'intéresser et même de faire des recherches à leur sujet. Cependant, lors de la dernière opération Masse Critique, j'ai fait mon choix à l'arrache et c'est tant mieux. En effet, j'ai une aversion plutôt prononcée pour tout ce qui touche hommes politiques et je n'avais absolument pas intégré que ‘auteur, Nicolas Thierry, est vice-président EELV de la Région Nouvelle-Aquitaine. Je reconnais que même si le vert est ma couleur préférée (ce n'est pas une blague, tous les membres de ma famille peuvent témoigner) depuis toujours, cela n'aurait pas forcément suffit à me convaincre de lire ce livre, mais le hasard (et surtout le manque de temps) ont finalement bien fait les choses.
L'auteur profite d'une rencontre de quelques jours en fin d'années avec certains de ces amis de longue date pour approfondir au fil de leurs discussions et leurs intérêts leurs réflexions sur l'écologie.
Vaste sujet que l'écologie mais assez vite la réflexion de Nicolas Thierry s'oriente vers le vivant. Alors qu'on nous matraque avec des informations sur le réchauffement climatique, nous assistons à une disparition massive d'espèces vivantes, et certains n'hésitent pas à parler d'extinction de masse. Peut-on concilier(ou réconcilier) l'homme avec ses intérêts bien personnels avec la nature et toutes les espèces qui la composent ?
J'ai beaucoup aimé ce livre que j'ai dévoré en très peu d'heures. Il est facile à lire mais ne tombe cependant pas dans la facilité. On mesure toute la difficulté qu'ont les écologistes à remplir leurs missions face à des lobbys bien implantés et malheureusement bien trop puissants.
Encore merci à Babelio et son opération Masse Critique ainsi que les Editions Rue de l'Echiquier pour l'envoi de ce livre que je vais garder précieusement dans ma bibliothèque.
A mettre entre toutes les mains, et à lire et à relire !
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valaire
  28 juin 2019
Je remercie Mass Critique de Babelio pour la lecture ce livre. Nicolas Thierry est un élu vert de la région Nouvelle Aquitaine et lors de quelques jours de vacances avec des amis, il va confronter sa vision écologique avec celles de ses camarades. Dans son récit, les avis s'opposent sur les grandes questions écologiques même si la conception de l'auteur prédomine. À l'heure où l'écologie devient une préoccupation majeure qui dépasse le cadre politique, il est intéressant de lire, de mieux s'informer à travers ces pages.
Ainsi Nicolas Thierry envisage la disparition des animaux comme l'enjeu essentiel qui doit nous occuper. L'homo sapiens, restant qu'une espèce parmi les autres, sa survie ne dépendra que de celles des autres. Que ce soit les espèces animales que nous connaissons tous, mais aussi celles soi-disant ordinaires qui peuplent nos campagnes. À la lecture, il me semble même que Nicolas Thierry en fait un préalable par rapport à la lutte contre le réchauffement climatique. L'auteur aborde bien des questions, comme l'importance d'une agriculture en dehors des lobbies, qui ne serait plus noyautée par son puissant syndicat, une agriculture proche de la nature, vivant à son rythme, loin de la productivité de masse. La technologie, souvent considérée comme une fin en soi n'est qu'un leurre qui ne pourra pas changer radicalement le mouvement de destruction.
Même si les livres comme les discours politiques semblent oublier les préoccupations que l'on peut avoir, j'ai apprécié dans ce récit une certaine simplicité, une vraie sincérité du propos qui bannit la » langue de bois » que l'on peut connaître.
L'auteur n'hésite pas à revenir sur la sémiologie, les mots que l'on emploie, leur sens galvaudé : » environnement, exploitation ». Comme si, nous étions forcément supérieurs, nous excluant volontairement de cette Nature. Et pourtant… On le sait la facture est salée et le sera encore plus, pour écrire familièrement. Il n'y aura pas de retour en arrière possible. Les générations futures n'auront malheureusement pas la chance de côtoyer certaines espèces d'oiseaux, d'insectes, de poissons, elles devront affronter les conséquences de l'activité humaine et de son exploitation de la Nature. Il y a un certain fatalisme dans les propos de l'homme politique, peut-être celui d'un élu qui se bat contre le profit, l'argent et ses acolytes. Il n'empêche son combat mérite plus que notre attention. C'est aussi le notre pour notre survie.
Lien : https://valeriehervy.wordpre..
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
namelessnameless   06 juillet 2019
"L'enfant a dès son plus jeune âge une représentation du loup ancrée dans son esprit. Tous, pratiquement, pensent que le loup est un animal méchant, qui mange l'homme et plus particulièrement, eux, les petits enfants", précise Amélie Thiburce dans son mémoire universitaire sur la représentation du loup dans la littérature jeunesse. Une telle image véhiculée au long de la petite enfance, et ceci depuis des générations humaines, installe dans l'imaginaire collectif une animosité irrationnelle à l'égard de cet animal. De surcroît, Canis lupus est l'incarnation de la nature sauvage, celle-là même que l'Occident oppose à l'idée de civilisation, celle qu'il veut dompter à tout prix.
p. 49
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namelessnameless   04 juillet 2019
L'ours est utilisé comme une diversion dans le débat politique et public. Il faut le dire sans détour : organiser des manifestations contre quelques animaux est beaucoup plus simple que de trouver des solutions face à la concurrence internationale et aux prix toujours plus bas des marchés mondiaux qui tuent à petit feu le pastoralisme. S'acharner sur l'ours est plus facile que de se battre contre le CETA*, mais c'est se tromper de combat.
p. 46

* Traité international de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada
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namelessnameless   03 juillet 2019
L'érosion de la biodiversité ne serait l'affaire que des papillons, des grenouilles, des insectes ou de toutes ces créatures vivantes que le fonctionnement des sociétés humaines ignore, mésestime, voire méprise. Cette conception de la place d'Homo sapiens est frappée du sceau de l'arrogance. L'humain, comme toutes les autres formes de vie, dépend en réalité du reste du vivant dans toute sa multitude.
p. 36
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CrazynathCrazynath   18 octobre 2019
Le procès en idéalisme est toujours un marqueur inquiétant, le signe que l'inertie reprend ses droits.
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CrazynathCrazynath   22 octobre 2019
Comment imaginer que nos enfants puissent à l'avenir vivre en harmonie avec le vivant s'ils le méconnaissent totalement ?
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Videos de Nicolas Thierry (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nicolas Thierry
Nicolas THIERRY Ours des Pyrénées : tout de ce que l'on oublie de dire. Tribune vidéo de Nicolas THIERRY, Vice-président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine à l’environnement et à la biodiversité qui remet ici en perspectives quelques croyances et idées reçues sur le sujet de la présence de l'ours dans les Pyrénées.
Nous devons faire entendre notre voix pour affirmer que l'ours a sa place dans les Pyrénées. Faites vous entendre en partageant ce message ! D'ici quelques jours, ou semaines, Nicolas Hulot doit donner, ou pas, son feu vert à la réintroduction de nouveaux ours. Pour le faire reculer, depuis maintenant plus d'un mois les opposants au plantigrade ont mené un travail intense de "mal-information". Voici donc quelques arguments pour rééquilibrer les débats. La préservation du vivant mérite bien que l'on sorte des postures. Certains opposent bergers et ours alors que les deux représentent, ensemble, l'avenir du massif pyrénéen.
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