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Les MacCoy tome 1 sur 7
EAN : 9782375650530
La Condamine (19/04/2018)
4.25/5   641 notes
Résumé :
Et si les clans d'Ecosse n'avaient jamais disparu ? Et s'ils continuaient à diriger les Highlands à l'insu du reste du monde ? Quand Phèdre arrive à Édimbourg pour respecter les dernières volontés de son père, elle se retrouve malgré elle entraînée dans ce monde de clans et de querelles sanglantes qui lui est inconnu. Recueillie par le fougueux et irascible Caleb, chef du clan MacCoy, elle se révèle bientôt être une pièce maîtresse sur l'échiquier du pouvoir...
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Critiques, Analyses et Avis (212) Voir plus Ajouter une critique
4,25

sur 641 notes
La première fois que j'ai entendu parler des MacCoy, c'était l'été dernier sur Fyctia. Et pour être totalement honnête, lorsque j'ai vu le titre, j'étais en pleine lecture du 6ème ou 7ème tome dOutlander, je venais de découvrir la série, et je me suis dit “En voilà une qui veut surfer sur la vague !” Et j'ai failli passer à côté. Et puis, un jour j'ai décidé d'aller jeter un oeil, par curiosité, parce que sur Fyctia on se lit, on se conseille, on s'entraide. Et vous savez quoi ? J'aurais été bien bête de m'arrêter à un titre et une couverture ! Dès les premières lignes, j'ai été séduite par la plume de l'auteure et ses personnages. Et mis à part l'Ecosse et la présence des clans, rien à voir avec Outlander !
Ici point de voyage dans le temps, ou alors juste au niveau des mentalités de nos beaux highlanders ;)
Phèdre jeune franco-écossaise de vingt-quatre ans, se rend à Edimbourg dans le cadre d'un programme d'échange. Mais nous sommes loin des soirées étudiantes Erasmus. Phèdre fuit un danger qui la menace en venant sur la terre de ses ancêtres paternels et elle va se retrouver plongée, malgré elle, au coeur de luttes claniques ancestrales. En effet, notre héroïne va découvrir que les fameux Clans d'Ecosse dirigent encore le pays et s'affrontent dans l'ombre.
Alexiane Thill est parvenue à donner une version moderne des Highlanders, à créer un monde à la fois si proche et si éloigné de nous, et des personnages complexes et terriblement attachants.

Phèdre, héroïne forte et fragile à la fois. Son passé très difficile a fait d'elle une jeune fille blessée, méfiante. Mais sa rencontre avec Caleb MacCoy va révéler sa vraie nature. Derrière la douce brebis, victime de la folie des adultes, se cache une redoutable louve, prête à prendre sa revanche sur la vie.
Caleb, quant à lui, possède tous les atouts du parfait héros de romance. Beau, mystérieux, légèrement caractériel et terriblement sexy. Mais il n'est pas que ça. C'est un homme torturé, partagé entre ses désirs et ses obligations de chef de Clan, entre sa conscience et son devoir. Et pour ne rien gâcher, il a de l'humour et est loyal envers les siens.
La romance qui se dessine entre Phèdre et Caleb est intense et nous fait vibrer. La tension sexuelle entre les deux est parfaitement dosée, nous faisant monter en pression.

L'auteure dépeint des personnages forts, intéressants et à la psychologie parfaitement travaillée. Je me suis réellement attachée à eux, j'ai souffert avec eux, j'ai vibré, j'ai souris, j'ai eu la larme à l'oeil. J'ai râlé aussi contre les mentalités machistes de ces Highlanders des temps modernes ! En effet, le monde dans lequel évoluent les Clans est un monde patriarcal et misogyne. Mais attention ! Il ne n'agit pas de cautionner de telles mentalités ou d'en faire l'apologie. Alexiane plante le contexte et invite les lecteurs à réfléchir là-dessus, nul doute que Phèdre saura montrer la voie de la modernité à nos valeureux highlanders ;)
Les personnages secondaires ne sont pas en reste. Que ce soit l'adorable, bien qu'envahissante, famille d'accueil, les membres du Clan MacCoy, la famille de Phèdre, ou même Henry (oui oui!) tous ont ce petit quelque chose. Aucun n'est tout blanc ou tout noir, chacun a sa part d'ombre et sa part de lumière (bon OK peut-être pas Henry) et sont parvenus me toucher.

Les paysages d'Ecosse sont merveilleusement bien décrits, on a l'impression de voyager depuis son canapé ! Tout est dépeint avec poésie et finesse. Un brin de mélancolie aussi.

Vous dire que j'ai adoré ma lecture serait un doux euphémisme ! J'ai été totalement transportée. J'avais hâte d'en savoir plus mais, en même temps, je ne voulais pas arriver à la fin et quitter les personnages. Je regardais le curseur de ma liseuse avec angoisse, appréhendant l'arrivée de la dernière page. Ce n'est qu'au milieu de la nuit que je l'ai enfin posée, avec un étrange sentiment. Celui que l'on ressent quand un livre a su vous toucher profondément, celui que l'on ressent quand, même après avoir tourné la dernière page, l'histoire ne veut pas nous quitter.
Heureusement, ce n'est qu'un au revoir et j'ai hâte d'avoir entre les mains le 2eme tome de la saga !
En bref, vous l'aurez compris, ce premier tome est un énorme coup de coeur ! Une intrigue fouillée et passionnante, une plume magnifique et mature malgré le jeune âge de l'auteure, des personnages convaincants, je vous conseille chaudement ce roman !
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L'Ecosse, les Clans, l'aventure, des personnages forts et une épopée pour la reconquête de ses droits. Ajoutez à ça des critiques dithyrambiques sur Babelio, et c'est frétillante comme un gardon que j'ai attaqué ce 1er tome des MacCoy.

"Ô rage ! Ô désespoir ! Ô vieillesse ennemie ! N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?"

La malédiction a encore frappé : le roman n'a pas été du tout à la hauteur de mes attentes. Et pourtant, je n'ai pas lu Outlander, donc je ne partais avec aucun point de comparaison en tête.

Pour rentrer dans le vif du sujet, on suit Phèdre, la narratrice, orpheline de père, qui débarque en Ecosse conformément aux dernières volontés de ce dernier. En effet, cet homme écossais souhaitait que sa fille renoue avec ses racines après son décès.
Phèdre va commencer à travailler dans une discothèque / un bar de nuit, l'Unicorn.
On lui interdit de rentrer / s'approcher d'un endroit pour les VVIP.
Vous vous en doutez bien, à peine 10 minutes après son arrivée, elle se retrouve par mégarde devant ce fameux club VVIP, et elle passe à 2 doigts de se faire étriper et virer pour s'être retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment.
Heureusement, un homme beau, musclé, aux yeux cuivrés, qui sent bon le shampoing et le cuir la sauve de cette mauvaise passe (de façon malaimable, mais c'est la finalité qui compte).

Bon, à ce moment-là déjà, je grince les dents devant ce "trope" vu et revu dans les romans d'amour / young adult. Je suis d'autant plus agacée qu'à la lecture du résumé, je m'attendais à débarquer dans une uchronie, un peu comme le Maître du Haut Château.

J'ai vite déchanté au fur et à mesure de mon avancée dans l'histoire. Car le postulat de base (ce n'est pas un spoiler, c'est noté dans le synopsis) est que les Clans d'Ecosse existent toujours (et pas seulement en mode confrérie de la lentille) et dirigent en secret l'Ecosse.

L'histoire se déroule donc au 21ème siècle, et on se retrouve pourtant avec des bandes d'Ecossais qui se comportent comme au Moyen-Âge. Par cela veuillez comprendre en termes de patriarcat et de considération de la femme.
On a bien notre héroïne qui, pour la forme, essaye de râler en mode "olala mais on est au 21ème siècle les garçons, il serait temps de grandir, une femme fait ce qu'elle veut maintenant."
Ce à quoi on lui répond en résumé "TG, tu n'y connais rien, c'est comme ça et c'est tout."

Pâle tentative de l'autrice de justifier la masculinité toxique de la quasi-totalité des personnages (même de certaines femmes *gros soupir*).
Parce qu'il faut le dire, le mâle alpha violent, c'est sexy (non).

En un tour de main, Phèdre se retrouve donc à la merci du clan des MacCoy, dirigé par Caleb - "L'Ogre" - le laird des lieux.
On sent bien que l'autrice fantasme aussi fort sur son personnage que l'héroïne (*nouveau gros soupir*).

Heureusement, on nous présente tout un tas de personnages fortement attachants. Au début on s'y perd un peu, mais on se prend à apprécier tous ces joyeux lurons, qui - il faut le dire - permettent d'apprécier ce roman.

C'était sans compter sur Phèdre ... Alala Phèdre ... Car mon plus gros ressentiment sur ce roman vient bien de son héroïne.
Pas de bol pour elle, elle est la caricature de (quasi) tout ce que je déteste chez un personnage féminin de roman.
Dès le début, elle nous sort des grandes phrases mystérieuses d'éprouvée de la vie : "Ne pas s'attacher. A personne. Jamais." (chap 1) / "Je ne veux rien lui devoir. j'ai toujours sur me débrouiller seule. Ca ne changera pas." (chap 2)

On comprend sans subtilité aucune que la vie a roulé sur Phèdre (qui se fait appeler Ed' parce qu'elle déteste son prénom, mon dieu continuons les clichés) et qu'elle a un GROS bagage à tous les niveaux.

Très pratique pour justifier à peu près TOUS les comportements de ladite demoiselle. Car Phèdre passe tour à tour de passive, à insolente, à peureuse, à re-insolente, à "ah non je peux pas", "en fait si je peux".
Sans que cela n'ait aucun fucking sens.

C'est plus fort que moi, je n'y arrive pas avec les personnages écrits comme elle. On lui donne des traumatismes atroces, une fragilité qui finalement cache une grande force, et on la balance en face d'un mâle alpha qui lui donne envie de jeter sa culotte par la fenêtre au moindre coup d'oeil.

Le roman uchronique romanesque que je pensais lire est définitivement loin derrière moi à ce stade de la lecture.

Toutefois, je sais tout de même apprécier un rythme impeccable, qui donne envie de tourner les pages et de connaitre la suite. Cette fluidité tout comme, disons le quand même, ces rebondissements bien dosés, m'auront poussé à finir le roman (j'ai même lu le 2, pas têtue la mule).

Donc, l'histoire d'amour me passionne un minimum pour avoir envie de connaitre la fin du 1er tome.
Mais, c'était sans compter à nouveau sur les facilités prises par l'auteur, en plus d'une héroïne rendue volontairement bébête pour le bien du scénario.

Sans spoiler, à peu près 50% du roman, la moitié des gens que rencontre l'héroïne la mette en garde sur un personnage. Attention Phèdre, tu ne sais pas tout. Attention Ed', tout le monde le déteste, parce qu'il y a une raison. Attention le Chardon (son petit surnom, maintenant tu comprends le titre), tu viens juste de débarquer dans l'univers des Clans, alors tu as encore beaucoup de chose à apprendre.
Et comme par hasard, elle décide de ne pas gratter. Qu'on ne me dise pas qu'elle n'avait pas TOUT SON TEMPS pour demander à quelqu'un POURQUOI cette personne était aussi affreuse ?

Bref, à la fin, tu t'en doutes, la vérité "éclate" et là, patatras, Phèdre se trouve un nouveau meilleur ennemi.
Attention, la vengeance sera terrible.
Bon, au passage, l'ennemi en question essaye de se justifier, mais à nouveau elle ne l'écoute pas. Tu t'en doutes (à nouveau) que tout ça sent le sapin. Mais bon Phèdre n'est pas là pour sucer les glaçons, alors on se venge d'abord, on s'explique après (*dernier gros soupir*).

Peut-être que ma lecture aurait été plus positive si j'avais attaqué le roman avec l'idée de lire du young adult et pas une uchronie.
Toutefois, je tiens à préciser qu'outre ma critique acerbe, certaines scènes de ce roman sont vraiment dérangeantes. Notamment sur la notion de consentement, et ça c'était vraiment le pompon sur la Garonne.

Je sais que ma critique ne fera pas l'unanimité, et tant mieux.
Les MacCoy est une série qui semble très appréciée et encensée, je ne peux que féliciter l'autrice de son succès.

Personnellement, après avoir poussé l'expérience jusqu'au tome 2 (où j'ai eu envie de crier sur Phèdre à de nombreuses reprises à nouveau), je m'arrête là pour ma découverte des MacCoy.
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Il y a de ses romans qui vous font rêver, ceux qui vous font tremblez, ou bien pleurer. Il y a ceux qui vous bouleversent, qui ébranlent vos convictions. Ceux qui sortent des sentiers battus, qui jouent avec vos nerfs et vos émotions. Et puis il y a ceux qui font tout ça à la fois – et bien plus encore. L'Ogre et le Chardon est de ceux-là.

Nous suivons ici Phèdre Duval – ou plutôt ‘Ed – dans son voyage pour Edimbourg, au coeur de l'Écosse, afin de respecter les dernières volontés de son père. Engagée dans le pub de Lachlan O'connor, elle va assister à une scène qui la poussera malgré elle dans l'univers de Caleb MacCoy, un chef de clan.

Il faut dire que ce récit ne partait pas gagnant avec moi. Lorsque je l'ai découvert sur la plateforme d'écriture Fyctia, j'avais beaucoup d'appréhension. New Romance ? Pas pour moi ! le défi était donc de taille, me séduire avec un genre que je détestais.

Un défi brillamment relevé !

Premièrement : l'Écosse. Rien que ça ! C'est un pays incroyable avec ses légendes, son histoire et sa culture. Il y a quelque chose de très visuelle dans ce roman qui le rend encore plus efficace. Les descriptions sont gérées d'une main de maître par l'auteure et nous plonge dans les magnifiques paysages écossais avec une facilité déconcertante. Tout prend place comme un petit film, on se fait sans effort une image des événements.

En plus du décor, les héros prennent vie dans un contexte historique un peu particulier. J'ai parfois oublié que l'histoire avait lieu en 2017, persuadé d'avoir replongé au moyen-âge. Si cela peut sembler étrange au début, l'on s'aperçoit que c'est ce qui donne au roman son originalité et le rend incomparable.

Nous avons donc deux personnages principaux. Si la demoiselle sur la couverture laisse envisager une héroïne fleur-bleu rêvant du grand amour… Ce n'est pas du tout le cas ! Phèdre est une héroïne belle, forte, indépendante et attachante. Elle porte en elle – et sur elle – des marques de son passé, véritable mystère qui plane au-dessus d'elle comme une menace constante, et qui lui donne une dimension psychologique très intéressante. Au-delà de ça, le personnage est bien construit et cohérent dans ses actions. On finit par s'attacher à sa fougue et à son impertinence. Ses émotions sont développées de manière réaliste. Avec délicatesse, Ed' nous plonge dans son cocon, faisant de nous ses confidents. On pleure avec elle, on rit avec elle, on a peur pour elle, et plus que tout, on veut se battre à ses côtés.

Et puis il y a… Caleb MacCoy. Surnommé « l'Ogre », l'Highlander en impression plus d'un. Très charismatique, il n'est pas pour autant un tas de muscles dont toutes les filles tombent amoureuses. Au contraire, on sent que sous son masque de « monstre », se cache un homme avec ses blessures et ses faiblesses. C'est ce qui le rend très attachant, et réel ! Ce qui est très appréciable, c'est que son évolution se fait en douceur, ce qui permet à l'auteure de mettre en place une ambiguïté finement tissée. C'est pourquoi il est très difficile de se placer par rapport à lui. On se méfie, le déteste, l'apprécie, puis à nouveau, on le hait. C'est un torrent d'émotions qui emporte le lecteur avec lui, et qui ne le laissera pas indemne…

La tension entre les deux héros est constante, et le cheminement de leur relation tiens le lecteur en haleine jusqu'à la dernière ligne. Les sentiments de Phèdre et de Caleb se mélangent entre colère et déception, donnant lieu à des scènes magistrales, et parfois dure, mais qu'Alexiane avec l'élégance qui la caractérise.

Mais il n'y a pas qu'eux ! La valeur d'un livre se juge – dans une certaine mesure – aussi par ses personnages secondaires. Dans L'Ogre et le Chardon, le lecteur à le choix. de la famille à d'accueil aux membres du clan MacCoy, en passant par la mère et de Phèdre et les maîtres du monde clanique, il y en a pour tous les goûts. Aucun d'eux n'est négligé, ils ont tous une profondeur psychologique pertinente et une histoire. Ils apportent du relief à l'intrigue sans pour autant prendre toute la place. Les hommes de Caleb sont très attachant, et j'ai beaucoup apprécié l'ambiance au château d'Inchkeith – siège du clan MacCoy – entre tous les garçons. Si ce sont des guerriers écossais, l'auteure n'en n'oublie pas moins le côté humain. Leur fraternité fait chaud au coeur. J'ai eu un petit coup de coeur pour le benjamin de la bande, Brahn, et son cynisme constant. Ou encore Mary, pour sa sagesse, mais aussi la justesse de ses paroles et son honnêteté. Il y aurait tant à dire sur chaque protagoniste tant ils sont travaillés – mais ça, vous devrez le découvrir par vous-même. Et je vous le promets, chacun de vous y trouvera son propre héros !

Alexiane Thill ne se gêne pas pour jouer avec nos méninges. Si vous aimez résoudre des énigmes, vous serez servis ! Je n'avais pas lu la moitié du roman que déjà des milliards de questions se bousculaient dans ma tête. Très vite, on se prend au jeu des théories. Chaque détail, chaque mot compte, rien n'est laissé au hasard.

Tout le background politique est ficelé avec précision. le système des clans, le code, les alliances et l'impact de leurs histoires respectives font de ce chef-d'oeuvre bien plus qu'une simple romance. C'est une source intarissable de rebondissements, d'actions et d'aventures.


Les MacCoy : L'Ogre et le Chardon est une histoire qui vous prendra aux tripes. La dernière page arrive, et on quitte ce monde à regret, avec la seule envie de s'y replonger au plus vite. Après avoir vu Phèdre grandir entre nos doigts, on se doit de lui dire au revoir, le coeur gros. Que dire en conclusion ? Lisez. Laissez-vous bercer par une écriture enchanteresse, aux côtés d'une héroïne unique, dans un paysage sublime, au coeur d'une guerre que les siècles n'auront su adoucir…

Préparez vos armes, fiers guerriers, et revêtez-vous de votre plus beau kilt ! Direction l'Écosse !
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Je ne suis pas une adepte des romances avec des Highlanders pour héros mais quand on me propose une uchronie où ceux-ci existent toujours à notre époque, je suis curieuse. Embarquons donc à la découverte de l'univers imaginé par Alexiane Thill, une jeune autrice française.

Je pense que beaucoup d'entre vous avez entendu parler d'Outlander, soit en livres soit en série, eh bien l'autrice aussi. Sauf qu'elle a décidé non pas de juste recopier la saga qu'elle a tant aimé mais de transposer le récit dans les temps modernes. Place à une Écosse du XXIe siècle où contrairement à ce qu'on croit tous, les Clans existent toujours et dirigent en douce le pays. Nous rentrons dans cet univers surprenant, alliant modernité et archaïsme, à travers le personnage de Phèdre, jeune étudiante française venue à Édimbourg le temps d'un échange mais surtout pour fuir les menaces qui pèsent sur elle.

L'ambiance de cette saga est très différente de ce à quoi je m'attendais. Je pensais tomber sur une romance somme toute classique pour un univers contemporain avec juste le folklore des Clans derrière, mais ce n'est pas ça du tout. Je pensais avoir une série où chaque tome serait consacré à un couple différent comme c'est souvent le cas dans les romances contemporaines, mais pas du tout non plus. En fait, on est vraiment à mi-chemin entre ces dernières et les romances historiques à l'ancienne et nous sommes plutôt en présence d'une saga qui va étaler son histoire sur plusieurs tomes, nous laissant ainsi le temps de découvrir ses personnages et de savourer leurs intrigues.

J'ai été assez surprise, tout comme l'héroïne, de découvrir un monde moderne cohabitant avec le monde ancien des highlanders, et j'ai été surprise également de découvrir non seulement une romance mais aussi une aventure à fond politique avec pas mal de dangers. En effet, avec Phèdre nous plongeons dans un univers inconnu celui des Clans du XXIe siècle qui n'ont malheureusement rien oublié de leurs traditions d'autrefois. Sans le vouloir, l'héroïne se retrouve ainsi la "Pupille" d'un chef de clan mineur qui va lui faire découvrir l'envers du décor ou ce qui se cache derrière le tableau idyllique vendu par les Ecossais aux étrangers. Rien n'a été oublié des temps passés, les Clans dirigent toujours tout en sous main et les conflits entre eux n'ont jamais cessé, et Phèdre va se retrouver en plein milieu.

J'ai aimé l'équilibre que l'autrice a su créer entre la romance et l'intrigue de fond qui joue sur le passé et la famille de Phèdre ainsi que le devenir du clan de Caleb ou l'Ogre comme on le surnomme, qui a pris Phèdre sous sa protection. C'est brutal, violent et passionné à la fois. Les deux se nourrissent l'une l'autre donnant une touche toute particulière à ce récit qui n'est pas sans rappeler les histoires de clans des MacKenzie dans les débuts d'Outlander, il n'y a que le décor moderne qui change et le rôle de l'héroïne qui est différent et plus important car plus au coeur de l'intrigue politique.

Cependant, j'ai également été profondément dérangée par le choix de l'autrice de ne pas avoir fait évoluer les Clans avec leur temps. On se retrouve encore avec une politique masculiniste toxique où les hommes se servent des femmes comme de monnaie d'échange, jouent les gros bras et où la virilité semble devoir être leur qualité première. Bof bof, ça ne me fait pas du tout rêver. Voir des femmes se faire malmener en permanence physiquement ou moralement, je n'aime pas. S'en servir comme d'un ressort scénaristique en permanence, je n'aime pas. de ce côté-là, je pense que l'autrice aurait pu et dû faire différemment même si ça aurait changé l'essence du titre.

Du coup, même si j'ai trouvé ma lecture très addictive, que j'ai aimé suivre les aventures de Phèdre, découvrir ce qu'elle et Caleb cachaient, quels étaient leur passé, m'amuser aussi de les voir se tourner autour comme des lions en cage, je n'ai également pas pu m'empêcher de trouver tout ça bien sordide et malsain parfois. Dur de s'attacher à des personnages à la morale si limite, de cautionner une histoire qui semble excuser des comportements inacceptables et d'apprécier une héroïne qui se laisse tant malmener au point de finir pour craquer pour son bourreau... Je suis assez mal à l'aise avec ça.

Pourtant j'ai envie d'aimer, parce que oui, c'est bien écrit. le rythme est bon, l'aventure prenante. Les dialogues sont savoureux. La tension sexuelle est palpable entre les héros et leurs échanges sont d'autant plus électriques et passionnés. L'autrice développe une mythologie intéressante autour d'eux. La famille qui les entoure est prometteuse aussi, les membres du clan MacCoy étant tous des héros de romance en puissance et des hommes forts sur qui on peut compter même s'ils vivent à l'âge de pierre. Il y a aussi de l'humour dans certains échanges ou situations rocambolesques. Et puis, soyons honnêtes sous ses airs de Cro-Magnon Caleb est quand même vraiment craquant quand il abandonne son masque de chef et révèle ses failles. Phèdre est mignonne aussi quand elle prend confiance en elle et se rebelle. La description de ses troubles mentaux et de leurs manifestations sonnent juste également. La lente construction de leur relation est touchante aussi et en fera fondre plus d'un. Il y a donc de réelles qualités à ce récit si on fait abstraction des points dérangeants que j'ai soulignés.

Je ressors donc plutôt convaincue de ma lecture malgré de gros bémols. Je sais que je la poursuivrai mais avec l'espoir de voir certains défauts gommés et non aggravés sinon je sais que ce sera trop pour moi et que je devrais abandonner comme j'ai dû abandonner Outlander...
Lien : https://lesblablasdetachan.w..
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Phèdre est une jeune femme qui hérite de son père écossais de l'argent pour se rendre en Ecosse. Elle fuit quelqu'un donc c'est l'occasion pour elle de suivre ses directives. Mais tout à été fait pour qu'elle croise la route de Caleb, le chef de clan des MacCoy et qu'elle découvre que les clans écossais sont toujours bien actifs, se livrant encore de véritables guerres. En étant malgré elle immergée dans ce milieu, elle va lutter pour retrouver son indépendance et en apprendre beaucoup sur son passé.
J'ai adoré les décors de l'intrigue et l'histoire de ces clans écossais ! La romance aussi même si il y a un passage sur le consentement qui peut faire tiquer. Mais j'aime beaucoup les deux personnages et leurs secrets, que l'on a pas encore fini de découvrir d'ailleurs. C'est une histoire très prenante, fluide et bien rythmée. Je vais lire la suite étant donné la révélation finale !
Challenge coeur d'artichaud 2022
Challenge pavé 2022
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Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
J'ai voulu lire ce livre pendant tellement longtemps et je suis un peu déçue.

Déjà, je pensais que c'était une romance historique, comme le disait plusieurs review sur Goodreads. C'est une romance oui, mais pas historique. J'ai donc été un peu déçue mais je peux m'en prendre qu'à moi-même. J'ai eu beaucoup de mal avec le sexisme ambiant, qui lui est bien Historique. Il est dénoncé bien sûr, mais je n'ai trouvé aucun plaisir à lire ces échanges là.
Ensuite, j'ai eu beaucoup de mal avec Phèdre, le personnage principal qui dit je cite: "j'ai acquis un certain instinct de préservation", puis passe le livre à prendre toutes les mauvaises décisions possibles.
Pour finir, je ne prends aucun plaisir à lire des scènes de sexe où l'une des personnes concernées dit "non", "pas comme ça", ou "stop", même si elle consent plus loin après et dit que c'est ce qu'elle voulait.

Sur une note plus positive, l'histoire est intéressante et je pense lire la suite. L'écriture est vraiment belle, ce qui rend la lecture captivante, et certains personnages secondaires sont attachants (mais pas les deux principaux, pour ma part.)
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- Tu étais là, étendue sous mon corps, offerte. Et je ne voulais pas voir ce regard-là.
- Quel regard ?
- Celui qui me dévore, m'idéalise, me renvoie le reflet d'un être que je ne suis pas. Celui qui me hurles que tu m'aimes.
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C'est lui que je voulais. Lui qui aurait dû être là.
Pas Ducan, pas athair, ni qui que ce soit d'autre. 
"Mon" Caleb. Celui qui se meurt lorsqu'il me croit éteinte. Celui avec qui je lâche prise. Celui qui m'a donné assez de courage pour le braver. Assez de force pour affronter mon avenir encore flou, fondé sur les ruines d'un passé obscur.
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- Je ne veux pas repenser à ce qui s'est passé durant mon enfance.
- Et pourtant, c'est ce qui t'anime aujourd'hui. La vengeance. Pour ton Père. Pour toi.
- Et pour les MacLeod, pour toutes ces familles décimées, abandonnées, sacrifiées. Pour tous ces gens qui comptaient sur Athair, sur nous. Ne le comprends-tu pas, toi qui es l'épouse d'un chef ?
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Mon coeur s’arrête de battre quand je reconnais la voix de Caleb MacCoy. Je rouvre les paupières. L’Ecossais aux yeux doré s’avance sur la piste de danse, suivi d’un cortège d’hommes aussi baraqués que lui. Ma stupeur est à son comble. Ils affichent des regards féroces.
[Phèdre]
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Video de Alexiane Thill (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alexiane Thill
La très populaire saga des MacCoy de Alexiane Thill revient avec un quatrième tome : La biche et le limier ! Retrouvez l'ambiance unique de cette saga à la croisée de Game of Thrones et Outlander, mais à l'époque moderne ! http://www.hugonewromance.fr/lesmaccoy4/
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