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ISBN : 2756015768
Éditeur : Delcourt (05/11/2008)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Les Enfants sauvés évoque le sauvetage d'enfants en France, la vie dans les ghettos et le sort des Juifs de Salonique, d'Autriche et des Pays-Bas.
Ces récits édifiants, violents et parfois cruels, sont tous authentiques et à jamais inscrits dans l'une des pires tragédies que l'humanité ait connues. Ce collectif est un hommage aux Justes qui ont permis le sauvetage des enfants pendant la Shoah et un acte de fidélité à l'égard de ceux qui n'ont pas été sauvés. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
thedoc
  24 janvier 2017
Ils s'appellent Alik, Mireille, Abraham, Alisa, Fredzia, Sylvain, Tsofia et Rachel. Ils sont originaires de pays différents et ne parlent pas la même langue : Pologne, France, Lituanie, Autriche, Pays-Bas. Ce sont des enfants et des adolescents d'âges divers et de conditions sociales différentes. Ils ne se connaissent pas mais portent tous le même signe distinctif en cette période de guerre : l'étoile jaune. Parce qu'ils sont Juifs, ils vont devoir se cacher pour survivre à la barbarie nazie. Parfois seuls, parfois accompagnés de leur famille, ils vont fuir, se terrer, voyager, compter sur la chance ou tomber sur la malchance. Ils vont survivre, retrouver leurs parents et aussi les pleurer. Et ils vont témoigner.
"Les enfants sauvés : huit histoires de survie", préfacée par le dessinateur Tomi Ungerer et avec un avant-propos de Simone Veil, retrace sous forme de bande dessinée le récit véridique de ces enfants à la destinée dramatique. Chacune de leur histoire est émouvante, douloureuse, violente, surprenante aussi. Leur mise en perspective sous forme de bande dessinée est très réussie. Si le scénario a été dirigé par la même personne, ce sont huit dessinateurs différents qui ont apporté leur touche personnelle et leur talent à chaque récit. Les histoires sont précédées d'une présentation de l'enfant, photo de l'époque à l'appui, qui apporte encore plus de poids aux témoignages que nous lisons. Comme pour nous rappeler que tout cela n'est pas de la fiction.
Et puis, au-delà de l'histoire de chaque enfant, cet ouvrage rend également hommage - et c'est important - aux personnes qui les ont sauvés. Dans cette époque de délation, il ne faut pas oublier que des Justes se sont élevés contre la barbarie nazie. J'ai été particulièrement touchée par les histoires de Fredzia et du petit Sylvain.
Enfin, le dossier qui termine l'ouvrage est très instructif sur la question des enfants dans la Shoah et permettra aux jeunes lecteurs d'aborder cette période de l'histoire de manière éclairée.
Une bande dessinée pour ne jamais oublier, très réussie et indispensable dans nos CDI et bibliothèques.
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zazimuth
  04 mars 2013
Sous-titré "Huit histoires de survie", ce recueil en bandes dessinées évoque l'enfance de huit enfants juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale. Huit enfants qui ont fui, ont été cachés, protégés par des Justes. Huit rescapés qui se souviennent le tout illustré par huit artistes différents. J'ai beaucoup aimé cette variété graphique aux dessins souvent très expressifs, réussis. J'ai été un peu perdue par moments parce que résumé une enfance aussi complexe dans cette période de l'histoire en seulement quelques pages implique des choix, dans la chronologie ou des raccourcis. Un gros coup de coeur pour l'histoire du garçon sauvé parce que, au matin d'une rafle dans son école, un de ses camarades de classe lui a arraché son "étoile de shérif" convoitée lors d'une bagarre !
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emilielettres
  23 juin 2018
Bel ouvrage-hommage que cette bande dessinée! Différents scénaristes et illustrateurs se sont associés pour adapter le récit de huit personnes sauvées pendant la seconde guerre mondiale. Il s'agissait de présenter le parcours chaotique des enfants juifs, de saluer le courage de tous ces "Justes", anonymes ou reconnus, qui ont risqué leur vie pour en sauver d'autres.
L'ouvrage commence par un avant-propos de Simone Veil et s'achève par un dossier d'accompagnement. Je le trouve plutôt riche : compléments d'informations historiques chiffrées, photographies, présentation des organisations qui se sont occupés des enfants, présentation de l'association Yad Layeled France, un lexique reprenant certains termes présents dans la bande dessinée complété d'autres termes liés au contexte.
Chaque récit est précédé d'une photographie de l'enfant en question à l'époque de la guerre accompagnée de quelques informations biographiques. Les récits étant réalisés par des dessinateurs différents, cela permet de distinguer les histoires et de bien passer d'un enfant à un autre.
Le point de vue adopté est intéressant et change des lectures habituelles. L'ouvrage permet de montrer le vécu des enfants, la perte des repères, la séparation d'avec les parents… Hormis un récit plus difficile que les autres, la bande dessinée peut être lue par des enfants.
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Ashallayne
  10 décembre 2018
Un peu déçue par cette BD, qui aurait pu être davantage étoffée.
On nous livre les histoires de huit enfants juifs de divers horizons qui ont survécu à la Shoah.
Chaque histoire est illustrée par un illustrateur différent.
Le problème, c'est que je ne me suis pas attachée aux personnages. Les événements qui auraient pu me toucher étaient rapidement évoqués (par exemple quand un père était envoyé dans un camp, on nous disait juste "C'était la dernière fois que je l'ai vu" sans trop d'émotions).
Je n'ai pas compris la fin de la première histoire. Par deux fois on nous dit que les parents du garçon sont morts (que la mère est morte du typhus et que le père est mort à Dachau), mais à la dernière page le petit garçon est accueilli par son père en descendant d'un bateau, qui lui dit que sa mère arrivera six mois plus tard. Illusion, fantasme ? Mais n'est-ce pas censé être un témoignage ?
Je voulais être prise aux tripes par cette BD, mais finalement elle m'a laissée plutôt indifférente. C'est sûrement ma faute, parce que tout était dans le titre : on parle ici "d'enfants sauvés", et non d'enfants torturés ou exploités.
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mustango
  11 janvier 2009
Huit histoires de sauvetage d'enfants durant la Seconde Guerre mondiale, dans différents pays (France, Autriche, Pologne...).Les histoires auraient mérité d'être plus développées. La c'était un peu court. Les huit histoires sont illustrées dans des styles complètement différents : j'ai apprécié ceux qui sont très colorés...
Un dossier à la fin qui renseigne sur les sauvetages d'enfants pendant la guerre, le sort des Juifs de Salonique, ceux du Pays Bas, l'après guerre et les organisations juives de secours, du coup sont à peine évoqués les organismes non juifs d'aide aux réfugiés, aux enfants, type Cimade, enfin le but n'était sêrement pas l'exaustivité. Mais aussi un glossaire, une bibliographie (non exaustive), ainsi que tout un laius sur une association qui s'appelle Yad Layeled France qui encourage l'enseignement de la Shoah et dont le site est : www.yadlayeled.org
Le dossier final est passionnant : sur les Juifs de Salonique par exemple, qui ont été exterminé à 98 %, il en est resté deux mille. le glossaire permet également de découvrir certains faits comme la rafle dite du "billet vert" de mai 1941 où 6500 juifs étrangers sont convoqués pour examen de situation, retenus et envoyés dans les camps de Pithiviers et Beaune la Rolande, puis Auschwitz. Idem pour le Kindertransport : de 38 à 40 des transports d'enfants d'Allemange et d'Autriche existent pour les mettre à l'abri en Angleterre, en Suéde, en France, aux Etats Unis.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
PATissotPATissot   22 décembre 2018
– Fredzia, je ne sais pas où nous allons ni ce qui va se passer, mais quoi qu'il arrive, tu diras que tu n'es pas Juive. Tu as compris ? Tu diras que tu es Polonaise, que tu n'es pas ma fille, que tu ne me connais même pas ! Promets-le !
– Maman ! Comment je pourrais dire ça ?? Pourquoi tu…
– Promets, promets à ta mère et oublie-moi !
J'ai promis…
. . .
– Mets la fille dans une autre cellule !
– Parce que cette juive est bien ta mère, hein ?
– Je suis Polonaise. Mes parents sont morts pendant la guerre. J'ai rencontré cette femme sur une route. Elle a été gentille avec moi. Je ne la connais pas.
J'entendais Maman pleurer de l'autre côté du mur, j'avais tellement peur…
– Mein Kind… Mein Kind…
– C'est ta fille que tu appelles en geignant ? Elle a dit qu'elle ne te connaissait pas. Mais ne t'inquiète pas, on va lui tirer les vers du nez !
Ils m'ont interrogée pendant plusieurs jours. Et puis ils m'ont relâchée. Quand je suis sortie, j'ai vu un Allemand qui entraînait des Polonais…
– Eins, zwei ! Eins, zwei !
– Vous ne savez pas marcher au pas, cochons de Polonais ??
Pan !
– Vous allez marcher plus droit maintenant !
Allez ! Eins, zwei ! Eins, zwei !
. . .
– Maman ! Oh Maman !
– Toi, viens ! Il faut que t'emmène.
C'est le chef de la Gestapo qui voulait me voir.
– Alors comme ça, tu prétends que tu es une petite Polonaise ?… Approche ! Viens ici !
– Oui, tu m'as l'air d'être une brave petite fille ! Tu as des frères ? Des sœurs ? Moi, tu sais, j'ai quatre filles ! Elles sont à Munich et elles me manquent !
– l'Unterscharführer Pabsdorf va t'emmener chez une dame polonaise de Hrubieszow. Elle s'occupera de toi, tu seras bien chez elle.
. . .
J'aimais beaucoup cette Polonaise qui m'avait accueillie avec tellement de gentillesse.
Elle habitait près de la mairie où les SS m'avaient mise en prison. Je m'y rendais tous les jours dans l'espoir de voir Maman, mais il y avait chaque fois un soldat allemand et je ne pouvais pas m'approcher de la fenêtre de sa cellule.
Un jour, j'ai vu une scène atroce : au moment où j'arrivais, ils ont poussé à l'extérieur une femme en robe noire qui n'avait pas la force de marcher. Je n'ai pas reconnu ce visage pâle, mais en regardant encore une fois, j'ai compris que c'était ma mère. J'ai hurlé.
Je voulais l'appeler. L'expression de son visage était si terrible. J'aurais tellement voulu la consoler. À ce moment-là, j'ai complètement oublié qu'elle m'avait interdit de dire que j'étais sa fille parce que c'était dangereux. L'Allemand derrière elle a sorti son pistolet ; j'étais tétanisée par la peur. J'ai entendu un coup de feu et Maman est tombée à terre.
. . .
– Maintenant, je suis trop malade pour m'occuper de la petite Fredzia…
– C'est elle que j'entends pleurer ? …
– Oui. Elle pleure sans cesse depuis quelques temps. Elle est inconsolable et ne veut pas me dire pourquoi. Alors ? Peux-tu la prendre chez toi ?
. . .
– Je suis très contente que tu viennes vivre avec moi ! J'ai deux enfants, mais ils ne sont plus…
… Ils étaient partis dans la forêt pour ramasser des champignons. Ils ne sont jamais revenus…
– Qui… Qui les a tués, madame ?
Je crois qu'elle savait mais qu'elle avait peur d'en parler.
– Tu m'appelleras maman !
J'ai été bien chez cette femme, mais à chaque fois qu'elle me demandait de l'appeler maman, je pensais à ma mère et je pleurais.
Je ne pouvais pas dire maman à une étrangère. Elle a fini par ne plus insister.
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JuinJuin   10 mai 2013
"Malgré la difficulté de la tâche, nous devons investir tous nos efforts pour enseigner à nos enfants de ne pas haïr celui qui est "autre" diiférent ou étranger et de respecter ses droits dans l'égalité et l'humanisme. Le racisme est un danger pour l'humanité tout entière"
Sarah Shner. Fondatrice du musée des combattants des ghettos.
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thedocthedoc   24 janvier 2017
La littérature enfantine est bien anémique, sinon inexistante, lorsqu'il s'agit de traiter de sujets comme la misère, la faim, la violence et les catastrophes qui sévissent sur nos vallées de larmes. D'autant plus que nous vivons dans une société matérialiste de consommation qui développe l'égoïsme et la rapacité. Les persécutions, en général, s'acharnent sur la différence des identités raciales ou religieuses.
Et s'il faut traumatiser les enfants pour leur donner une prise de conscience, faisons-le vite - c'est une question d'orientation.
A savoir : tous égaux et tous différents.

Tomi Ungerer (Préface)
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PATissotPATissot   21 mars 2015
Ma nourrice a compris que je ne pouvais rester chez elle. Elle m'a conduit à la campagne. Elle allait rester avec moi durant toute la guerre.
- Tu verra, mon frère a une ferme avec plein d'animaux.
- Tu t'appelleras Yezuka ! ( petit Jésus ) Tu es blond, tu as les yeux bleus ; tu parles assez bien la langue ; tu vas devenir un vrai petit paysan lituanien.
Valentina n'avait pas d'enfant. Je suis toujours resté le sien, même après la guerre. Moi aussi je l'aimais.
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Videos de Philippe Thirault (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Thirault
Philippe Thirault et Jorge Miguel Berlin, 1938. Juifs tous les deux, Bernhard Illo subissent de plein fouet la violence nazie, qui les empêche de vivre de leur passion, le cinéma. Ils n?ont d?autre choix que de tout abandonner et prendre la route de l?exil. Inspirée de l?histoire vraie de l?exode de juifs vers des lieux parfois inattendus, à l?aube de la seconde guerre mondiale, une fable sur la force de l?amour entre deux êtres et un émouvant hommage au cinéma.
http://www.humano.com/@shanghai-dream EAN 9782731605945
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