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Critiques sur Le mystère du pont Gustave-Flaubert (39)
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LydiaB
  10 février 2013
Quel est le lien entre un pont et Gustave Flaubert ? Cette bonne ville de Rouen. Ville natale de l'écrivain, elle recèle quelques trésors inestimables. Et c'est dans son écrin somptueux que va se dérouler l'histoire de ce roman. L'histoire ? Non ! Les histoires. Car je vois dans ce texte une sorte de diptyque. D'un côté, l'histoire de base, celle qui va donner le départ, une sorte de fil rouge : l'enquête de Jules Kostelos qui doit retrouver le voleur du vélo de son commissaire. Oui, le sujet est futile et on aura bien compris qu'il s'agit d'un prétexte, prétexte à une divagation sur un même thème dont le point d'orgue est - et reste - Flaubert. Au gré de l'enquête, le lecteur va faire un bond dans le temps et retrouver quelques personnages existants (Giovanni Bottesini, Louise Colet) ou fictifs (Salammbô) touchant de près ou de loin à l'auteur de Madame Bovary.

Hommage à l'auteur, véritable ode à l'univers de ce remarquable écrivain, "Le Mystère du pont Gustave-Flaubert" voit s'entremêler différents fils de lecture. Les références culturelles sont riches et c'est un véritable plaisir de voir la façon dont Pierre Thiry imbrique des passages des oeuvres flaubertiennes dans son propre imaginaire. Mais ce dernier ne s'arrête pas là. On pourra également y retrouver des clins d'oeil à ses propres textes (Ramsès au pays des points-virgules ; Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines). D'ailleurs, dans le fil rouge dont je parlais précédemment, le personnage principal, Jules, a un animal... Et devinez lequel ? Charles Hockolmess, le chat noir qui parle et cite des auteurs classiques. le même qui passait son temps, dans Ramsès au pays des points-virgules, à déclamer La Fontaine. C'est à se demander même s'il ne prend pas la première place et s'il ne vole pas la vedette à ce détective atypique.

L'auteur profite de ce texte pour remercier, à sa manière, ceux qui l'ont aidé à se faire connaître : le Café Librairie Ici & ailleurs, le blog le Bazar de la littérature ou encore le site le Galion des étoiles. Ceci montre à quel point Pierre Thiry sait rester simple, modeste et généreux.

Truculence des mots, jeux sur les anagrammes, sérieux des recherches... voici ce qui identifie la "patte" de l'écrivain. Un grand merci à celui-ci pour m'avoir fait connaître ce très beau livre.
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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nadiouchka
  17 janvier 2017
Ayant été contactée par Pierre Thiry (via Facebook), notre écrivain rouennais, pour chroniquer le Mystère du Pont Gustave-Flaubert, j'ai accepté car j'avais déjà fait cet exercice pour Sansonnets, un cygne à l'envers, et puis le titre m'intriguait : un mystère ? Chic, moi qui aime les enquêtes !
Mais on verra que ce n'est pas le plus important (surprise, surprise).
Sitôt le livre reçu, j'ai commencé la lecture et quel a été mon étonnement en découvrant le(s) sujet(s) de l'histoire : un vélo volé (appartenant au commissaire), la disparition d'un opéra (au fait, existe-t'il puisque personne n'en a entendu parler ?) et c'est le détective privé Jules Kostelos que l'on va suivre. Mais d'autres personnages (nombreux) sont présents également et, entre autres, une bibliothécaire dont le prénom est salammbô (quelle coïncidence… au fait, c'est un livre que j'avais beaucoup aimé et que j'ai l'intention de relire).
Surtout, ne pas oublier un personnage très, très important : un chat noir, Charles Hockolmess (oui, c'est bien son nom) qui, sous son chapeau melon, observe tout et une partie de l'histoire se passe dans ses rêves…
Allusion aussi à un rassemblement de vieux gréements à Rouen en 2017 – l'Armada.
Malheureusement, on ne peut pas raconter cet ouvrage. Mais on peut dire qu'il est très richement fourni en renseignements de toutes sortes, et en particulier, sur Gustave Flaubert et Giovanni Bottesini (né au Mexique)...
C'est un roman imaginaire, mais où, comme d'habitude, Pierre Thiry ne peut s'empêcher de jouer avec les mots, d'ajouter une multitude d'anecdotes, bref, une grande quantité d'informations qui démontrent combien ce livre est documenté. On appréciera également les nombreuses divagations qui parsèment ce livre. Mais tout est bien trouvé et nous fait sourire.
D'ailleurs, pour livre cet ouvrage, mieux vaut être bien concentré car autrement on perdrait vite le fil. de plus, l'auteur a inséré quelques passages de l'oeuvre de Gustave Flaubert. Et Pierre Thiry avoue qu'il trouve qu'il y a de la musique dans les écrits de Flaubert. Il sait de quoi il parle car il aime énormément la musique et il est aussi musicien. Encore un atout de plus.
A la fin du livre (avec un dénouement assez inattendu), se trouve une Chronologie (bonne idée et gros travail de recherches), concernant la construction de ce fameux pont, sur les livres de Flaubert, sur Bottesini, bref, une masse de références. Il est d'ailleurs nécessaire de la lire car elle nous fait comprendre des choses qui auraient pu échapper à la lecture du livre.
Cela ne m'étonne pas de l'auteur, passionné d'écriture, animateur d'ateliers, un personnage très actif.
On voit combien il s'investit dans ses livres et, dans celui-ci, on trouve mêlées fiction et réalité, ce qui a été très bien fait, et dont on ne peut que féliciter Pierre.
J'ai vu que ce livre avait été publié en décembre 2012 (donc pas récemment) et j'espère qu'il a rencontré un bon succès bien mérité car il est vraiment très original.
Merci Pierre pour m'avoir envoyé le Mystère du Pont Gustave-Flaubert et merci pour la dédicace : je l'ai beaucoup appréciée (avec le chat….) !
Merci aux éditions Books On Demand pour ce service de presse.
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Aline1102
  19 juin 2013
Nous sommes à Rouen, en 2017. L'Armada, une réunion de voiliers du monde entier, bat son plein dans le port de la ville.
Chez lui, Jules Kostelos est au calme, loin de la foule et du bruit qu'elle produit. Il profite de sa soirée pour lire Gustave Flaubert pendant que Charles Hockolmess, le chat noir, dort près de lui.
Jules a une bonne raison pour préférer Flaubert à l'Armada (malgré la beauté de certains des voiliers amarrés) : il est amoureux de Salammbô, une bibliothécaire passionnée par l'oeuvre du grand écrivain.
Mais voilà que la sonnerie du téléphone vient troubler la lecture de Jules... C'est le commissaire Jeton : on a volé son vélo sur le Pont Gustave-Flaubert et il souhaite que Jules, qui travaille comme détective privé, le lui retrouve. Au détour de la conversation, Jeton mentionne un opéra de G. Flaubert et de G. Bottesini, "Le Don Juan somnambule ou la chute du pont". Jules n'a jamais entendu parler d'une telle oeuvre... Et ce mystère lui semble bien plus intéressant que le vol du vélo du commissaire Jeton.
Comment Flaubert et Bottesini se sont-ils rencontrés ? D'ailleurs, un opéra nommé "Le Don Juan somnambule ou la chute du pont" existe-t-il? Jules décide de mener l'enquête.

Un grand merci à Pierre Thiry qui a une fois de plus pensé à moi pour la lecture et la critique de son nouveau roman.
Et quel roman ! Charles Hockolmess, l'amour, la passion des belles lettres et de la musique, des citations magnifiques empruntées à l'oeuvre et à la correspondance de Gustave Flaubert... Tous les éléments sont là pour transformer ce "Mystère du Pont Gustave-Flaubert" en un grand moment de lecture.
Les personnages sont nombreux et tous ont une histoire différente. Pourtant, ils ont également tous un point commun : la musique. Grand amateur de musique (Pierre Thiry joue du violoncelle et son frère est contrebassiste) , l'auteur n'hésite pas à composer, au fil des pages, une symphonie en hommage aux musiciens et à leur art.
Contrebasses et violoncelles (tiens !), violons et glass harmonica entre autres rythment le récit qui, tour à tour, s'emballe et se calme à nouveau. Presque comme un morceau de musique, en fait, qui nous ferait passer par toutes les émotions.
Je vous parlais de la multitude de personnages qui animent le récit. Parmi ceux-ci, c'est Jules que j'ai le plus apprécié (après Charles Hockolmess, bien entendu). Car le détective privé est très touchant, puisque c'est son amour pour Salammbô qui le pousse à vouloir découvrir toute l'oeuvre de Flaubert. Cette passion si pure et si douce pour tout ce qui plaît à l'objet de son affection est particulièrement bien écrite par Pierre Thiry qui parvient à nous passionner pour la jolie relation Jules-Salammbô.
En attendant, le rythme très musical du récit nous amène (presque) à oublier le pauvre Jeton et le vol de son vélo. Comme Jules, qui s'intéresse de plus en plus à la vie de Gustave Flaubert et à cet opéra dont il a entendu parler, le grand écrivain finit par nous passionner beaucoup plus que le mystère du vélo volé. Il faut dire que Pierre Thiry parvient à renforcer encore cela grâce aux passages et citations empruntés aux diverses oeuvres et à la correspondance de Gustave Flaubert.
Et, en plus de nous détourner du vélo de Jeton, les nombreuses allusions à l'oeuvre de Flaubert et à sa personnalité donnent envie de dévorer d'une traite ses oeuvres majeures. C'est à cela que l'on reconnaît les bons livres, non ? Quand un roman qui parle d'autres romans vous pousse à vouloir découvrir ces derniers, c'est la preuve que le romancier a bien fait son boulot d'auteur.
Un grand bravo à Pierre Thiry pour cette oeuvre originale au dénouement imprévu !
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pyrouette
  17 juillet 2013
Faire un tour dans le futur pour se retrouver dans le passé, voilà l'univers de Pierre Thiry. L'auteur joue avec les mots, l'imaginaire en relatant des faits historiques. le tout avec un air d'opéra en fond et un humour sans faille. J'ai aimé La personnalité désuète du détective qui vit dans le futur, à Rouen, avec le chat Charles Hockolmess, mon personnage préféré. Nous entrons directement dans l'histoire, en recherchant un vélo tout en parcourant le vieux Rouen et en rendant hommage à Gustave Flaubert. Je tiens à remercier feu mon Professeur de Français pour avoir su nous passionner avec des auteurs classiques et ma fille pour la préparation de ses concours en orthophonie ce qui m'a permis de savourer l'humour historique littéraire de Pierre Thiry. Il faut se laisser porter par l'histoire, seule façon de repérer les anagrammes, les jeux de mots, et autres facéties de l'auteur. J'ai adoré la très belle description du livre comme objet d'art, un livre que l'on renifle avec bonheur. Ce livre est inégalable, ce style est unique et nous pouvons le relire sans ennui. La couverture est très belle, le papier de qualité, une merveilleuse idée de cadeau !



Merci à Pierre Thiry pour l'écriture de ce roman, son envoi et cette très belle dédicace.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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Melisende
  18 février 2013
Après Ramsès au pays des points-virgules et Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines, voilà le troisième livre de l'auteur et troisième livre que j'ai la chance de découvrir. Mais que se cache derrière ce nouveau titre à rallonge ?
Alors que les deux premiers étaient plutôt destinés aux plus jeunes lecteurs (le deuxième étant illustré, qui plus est) même si les adultes pouvaient parfaitement y trouver leur compte, le Mystère du Pont Gustave Flaubert est définitivement destiné aux lecteurs adultes et aguerris, à mon sens. Plus long et plus complexe, il mérite une approche différente. Cependant, on retrouve une nouvelle fois ce qui a fait et fait le succès de Pierre Thiry : un style particulier, des jeux de mots en veux-tu en voilà et toujours tout un tas de références culturelles extérieures.

J'ai cru voir un avis positif chez Méloë et un avis désappointé chez Mina. de mon côté, j'ai pris du plaisir à cette lecture mais comprends aussi la « déception » de Mina. Lorsqu'on lit la quatrième de couverture et lorsqu'on feuillette les premières pages, on pourrait croire, grâce à la mention « d'un détective privé », « d'un vélo volé » et « d'un opéra disparu », qu'on s'apprête à suivre une enquête policière. Alors certes, énigme il y a, curieuse énigme même, mais Pierre Thiry laisse vite celle-ci de côté pour partir vers d'autres horizons. Tout est évidemment intimement lié et l'intrigue « policière » reste en toile de fond, mais si vous vous attendez à lire une enquête à la Hercule Poirot, ouvrez plutôt un Agatha Christie.
Une fois passée cette légère déconvenue, j'ai pris énormément de plaisir à lire les nombreuses digressions de l'auteur. Dans ce troisième livre publié, Pierre Thiry rend hommage à un célèbre auteur (je pense que vous devinez lequel) mais également à sa ville, Rouen. de Gustave Flaubert, je ne connais que Madame Bovary que j'ai lu deux fois et apprécié lors de ces deux lectures. de Rouen, c'est bien simple, je ne connais absolument rien. C'est donc avec énormément de curiosité que je tournais les pages du Mystère du Pont Gustave Flaubert, avide de découvrir de nouvelles anecdotes sur l'un et sur l'autre. Je suis sortie de ma lecture repue (peut-être même avec une légère indigestion… il faut le temps de tout assimiler) et bien décidée à lire d'autres ouvrages de Gustave Flaubert, auteur que je ne verrai sans doute plus jamais de la même façon (j'avais uniquement en tête avant cette lecture, le célèbre portrait de trois-quarts de l'auteur, un peu rond et possédant une grosse moustache).
Je comprends parfaitement que cette affluence d'informations et surtout, leurs apparitions assez peu linéaires dans le texte, puissent déstabiliser certains lecteurs. J'ai parfois eu du mal à me « placer » dans le texte, ne sachant plus quelle était l'action présente et dans quel contexte se plaçait l'anecdote en cours. le Mystère du Pont Gustave Flaubert demande une lecture assez concentrée tant elle regorge de petites choses. Je suis persuadée, à l'instar de Méloë, que je suis passée à côté de nombreuses citations et références littéraires (et culturelles en général) et me ferai donc un plaisir, dans quelques années, lorsque j'aurai lu d'autres oeuvres de Flaubert et aurai une plus grande maturité, de relire ce fameux Mystère… je suis sûre que j'en ressortirai avec des sentiments différents et retirerai d'autres choses de ce titre.

Je félicite Pierre Thiry qui a réussi à insérer des passages plus ou moins longs de l'oeuvre de Flaubert dans son propre texte et à le faire bien. Ce n'est pas lourd et ne paraît pas « artificiel ». On sent ainsi tout le travail qui se cache derrière le Mystère du Pont Gustave Flaubert et les nombreuses connaissances ayant servi à la rédaction de celui-ci. Monsieur Thiry est un passionné, c'est palpable et communicatif. Je l'ai déjà dit, mais c'est évident, je vais me lancer sérieusement dans la découverte de l'oeuvre du Papa d'Emma Bovary !
Outre ces nombreuses citations Flaubertiennes bien agréables à parcourir, l'on retrouve le style de Pierre Thiry, toujours généreux en jeux de mots et en musicalité. L'auteur travaille la forme. Entre mes lectures souvent plus « Young adult » et donc, malheureusement souvent plus « simplistes » (du moins dans la forme), c'est agréable de lire un auteur qui prend soin de la langue française et joue avec elle.

Un dernier mot pour remercier l'auteur, non seulement de me permettre de découvrir ses livres, de me faire passer un bon moment à chaque fois, mais également pour le remercier de sa gentillesse, de sa disponibilité et du clin d'oeil qu'il a fait au Bazar de la Littérature (entre autre) dans ce Mystère du Pont Gustave Flaubert !


Tout d'abord légèrement désappointée par le chemin pris par l'intrigue (car je m'attendais à une enquête policière), j'ai ensuite pris énormément de plaisir à découvrir les nombreuses anecdotes et références littéraires, musicales et historiques laissées par Pierre Thiry. le Mystère du Pont Gustave Flaubert m'a divertie mais m'a surtout beaucoup appris. Grâce à cette lecture, j'ai une furieuse envie de m'atteler à l'oeuvre de Flaubert… la preuve que ce dernier-né de Monsieur Thiry a un impact, et un bon !
Lien : http://bazardelalitterature...
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ataxye
  21 septembre 2014
Le mystère du Pont Gustave Flaubert est paru aux éditions Books On Demand et est un « essai de roman » comme le qualifie son auteur.

Originaire de Rouen et grand amateur de musique et de l'illustre Flaubert, c'est donc naturellement qu'il en a fait un sujet d'écriture de choix.
La photographie semble également faire partie de ses passions, à en voir la qualité de la couverture de cet ouvrage dont il est l'auteur.

Riche en recherches, tant du point de vue historique que littéraire, le mystère du Pont Gustave Flaubert est truffé de passages et références au père de Madame Bovary. Moins accessible à qui ne connaît pas Flaubert en profondeur, j'imagine aisément qu'il devient particulièrement plaisant à qui maîtrise le sujet. A n'en pas douter, Pierre Thiry sait manier les mots quand il s'agit de mêler sa plume à celle de son héros littéraire.

J'ai abordé cet ouvrage après une lecture difficile, et je dois dire qu'à peine les yeux posés sur les premières lignes, je me suis sentie apaisée et emportée à la fois. Les mots sont admirablement bienveillants, on sent qu'ils ont été choisi consciencieusement et presque amoureusement.
Une vraie qualité littéraire très appréciable. Il y a également une très grande maîtrise du plan d'écriture car plusieurs histoires ou personnages s'entremêlent et que Pierre Thiry arrive toujours à recentrer le lecteur juste avant de le perdre, lui laissant la joie de s'égarer dans sa lecture sans jamais en perdre le fil.

J'ai eu un peu de mal à apprécier l'ouvrage à sa juste valeur car je ne connaissais pas Flaubert. Je crains de ce fait d'être passée à coté de certaines subtilités qui auraient mérité plus d'égard. Mais je suis certaine que c'est un coffre au trésor pour qui connaît un peu plus ses classiques que moi !

Il faut souligner également que pour les néophytes ou pour les pointus de la référence, de nombreuses notes de bas de page permettent de faire le lien avec les oeuvres originales.
Lien : http://serialreadeuz.wordpre..
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kllouche
  28 octobre 2014
Avec à peu près sept mois de retard (ou pas loin), voici enfin ma chronique sur ce livre envoyé par l'auteur Pierre Thiry que je remercie pour sa patience.

J'ai lu ce roman quelques temps auparavant. Mais comme je suis une grande amatrice de la procrastination, ma chronique a tardé à venir. Il m'a fallu (même si la notion d'obligation que connote ce verbe ne s'applique pas vraiment, je l'ai fait avec plaisir) le relire une seconde fois pour vous en parler. Néanmoins, ce que je vous raconte ici se base plus sur des impressions de lecture que sur une analyse de son contenu!

Car en effet, ce livre n'est pas un roman comme les autres. Je le qualifierais d'expérience d'écriture et de lecture. Il ne faut pas lire ça dans l'optique de lire une histoire mais plus de suivre un processus d'écriture. C'est d'ailleurs à cause de cela que je n'ai pas su dans quel genre le classer. Mais j'ai néanmoins trouvé que c'était vraiment intéressant dans la mesure où il permet de sortir de notre confort. C'est ce que j'aime et j'en redemande!

On part d'une enquête policière assez simple. Un vélo volé sur un pont. Une enquête démarre. Mais celle-ci reste toujours en arrière plan. le vrai sujet du livre, c'est la personnalité de Jules Kostelos. C'est un rêveur, un littéraire, un passionné. le roman semble couler au fil de l'imagination de ce personnage, qui nous embarque dans ses rêveries et chimères. le personnage avance là où la plume de l'auteur le même, sans maîtrise et sans cadre. La construction du roman vient précisément de son absence de construction. Si la passion de Jules pour Gustave Flaubert ne servait pas de ligne directrice, ce roman aurait pu évoquer l'écriture automatique de Breton (que j'avais étudié en cours, pas pour le plaisir). le problème, c'est que du coup, on a tendance à facilement décrocher du récit.

Quoi qu'il en soit, ce roman innove un peu - beaucoup. Et pour ma part, j'ai pris un grand plaisir à le lire !

Lien : http://mariae-bibliothecula...
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emeralda
  11 septembre 2014
Anticipation légère puisque nous sommes en 2017 et ode aux livres de papier, à la lecture pour commencer. Cela me parle, cela me touche immédiatement même si je ne rechigne pas à lire de temps en temps sur ma tablette / liseuse.
Belles références littéraires citées en notes en bas de pages pour les lecteurs qui ne veulent rien laisser au hasard, le reste de l'écriture est volontairement un peu désuète comme le personnage de Jules Kostelos que la modernité laisse de marbre, voir agace.

On pourrait avoir tendance à voir en Jules un Sherlock, mais Kostelos n'est pas Holmes. Les différences sont aussi notables que les ressemblances.

Beaucoup de recherches pour écrire ce roman, c'est indéniable. On est dans le détail, comment pointer celui qui fera mouche.
Jeu de mots, expressions travaillées, c'est une écriture peu banale. Originalité qui peut plaire, mais aussi lasser à force de trop vouloir bien faire, de trop rechercher à se démarquer. J'avoue, j'ai apprécié et puis, j'ai trouvé le temps un peu trop long, même si la mélodie des mots se poursuivait. Car oui, pour un lecteur un tant soit peu attentif, il y a bien une musique qui vient de cette prose. Elle sera différente pour chacun et à chaque lecture. C'est cela qui est presque magique.

L'oeuvre de Gustave Flaubert est passée en partie entre mes mains. Je connais un peu l'affaire va-t-on dire sans être une experte pour autant.
J'ai des bons et moins bons souvenirs de ces lectures dites classiques aujourd'hui. Je suis donc mitigée et pas aussi éperdue de cet auteur que peut l'être Jules Kostelos ou même l'auteur (supposition). Cela n'aide pas, ceci étant dit essayez tout de même de lire ou relire un peu de Flaubert. Ne serait-ce que quelques passages de temps à autre. On y redécouvre de petits trésors. Cela m'arrive avec même d'autres auteurs que je n'avais pas trop apprécié par le passé.

Intrigue sympathique, qui n'est pas si banale. Cela change et on aime plutôt cela quand on est un gros lecteur. On cherche sans doute plus à être surpris car les ficelles, on finit par en reconnaître beaucoup. Là, c'est un beau mélange.

A noter pour les plus méticuleux quelques fautes de frappe qui rappellent que l'auteur s'auto-édite et qu'il ne bénéficie pas d'une structure de relecture minutieuse. On a beau se lire et relire, il en reste toujours trop, hélas. Il ne faut pas trop lui en tenir rigueur car cela arrive même aux plus grands.

Lien : http://espace-temps-libre.bl..
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100choses
  11 janvier 2013
Dès les premières pages, j'ai été hapée par le récit parce que j'ai aimé l'importance accordé au livre en tant qu'objet. J'ai particulièrement apprécié les descriptions à son sujet : le plaisir de le découvrir, de le parcourir en détail, de s'attarder sur sa forme. A l'heure de la lecture numérique, j'aime prendre plaisir à sentir physiquement un livre entre mes mains, le manipuler et j'étais contente de découvrir que le héros partageait ce goût quand l'on apprend de l'ouvrage qu'il feuillète alors que c'est un livre, un vieux livre en papier, un vrai livre. Il porte en lui le parfum de toutes les bibliothèques dans lesquelles il a séjourné.

En parlant de livre, les références littéraires sont nombreuses, très nombreuses. Certaines évidentes, d'autres plus subtiles, à tel point que je doute de toutes les avoir repérées. Cela appelle une relecture. Flaubert est particulièrement présent, bien sûr, mais tout un tas d'autres auteurs font également une apparition. Pour n'en choisir qu'une parmi les plus évidentes, j'ai vraiment souri à la découverte du poème intitulé Sous le pont Saint Sever coule la seine, tout comme j'ai souri en croisant un personnage anonyme dont l'apparence costûmée n'est pas sans rappeler celle d'Isidore… Enfin, ce fameux Dom Juan Somnambule ou la chute du pont, mystérieux opéra, a évoqué pour moi le Don Juan triomphant d'Erik… (mais je suis capable de trouver des références au roman de Gaston Leroux un peu partout…)

Autant vous dire que j'ai vraiment aimé suivre cet enquête menée de livre en livre, par un détective plutôt intéressant… Consulté par la police lorsque celle-ci est incapable de se débrouiller seule, il est doté d'un esprit brillant et s'en réfère touours aux faits, refusant de se fier aux apparences… Dois-je ajouter qu'il est l'heureux humain de compagnie d'un chat nommé Charles Hockolmess, qui pense et rêve comme un homme ?

Je dois avouer que de Gustave Flaubert, je n'ai lu que Madame Bovary, et encore récemment. Cela-dit, j'ai maintenant vraiment envie de prendre le temps de découvrir d'autres textes de cet auteur (à moins qu'il ne soit qu'un imposteur et que je doive plutôt me mettre en quête des ouvrages de SES Rémy-Georges Astulf ?) parce qu'après avoir découvert toutes ces citations, j'ai envie de les retrouver dans leur contexte original. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé la façon dont les citation sont intégrées au texte ; elles en font vraiment partie et du coup deviennent familière aux oreilles du lecteur. Elles réussissent à se mêler et s'intégrer très naturellement au texte de Pierre Thiry. On ne sent aucune rupture, c'est très bien fait.

Enfin, j'ai aimé comme éléments réels (historiques et littéraires) et fantaisies de l'auteur se mêlent dans un tourbillon totalement dingue et des plus drôles, le tout continuellement rythmé par la musique omniprésente. C'est inroyable le nombre de choses que l'on apprend ainsi. Par exemple, figurez-vous que La présence de nombreux « colombiers » dans les campagnes normandes est une preuve suffisante de l'origine normande de Christophe Colomb sans qu'il soit besoin d'en ajouter d'autres. Qui l'aurait soupçonné ? Au fait, Meli, une chouette surprise t'attends entre les pages du roman…

Alors, il m'a bien semblé trouver une ou deux petites longueurs, quelques petits passages ou le roman perdait un peu de rythme, en particulier quand Edouard Charbovari recommence encore et encore sa lettre, mais globalement on ne s'ennuie pas un instant et j'ai vraiment beaucoup aimé ce roman.

Bref, une très chouette découverte et un roman qui devrait plaire aux amoureux des livres et de la littérature. de mon côté, je le relirais sans doute pour tenter de saisir toutes les références manquées au cours de cette découverte.
Lien : http://leboudoirdemeloe.co.u..
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stephanius
  24 juin 2014
Certains livres vous changent et puis certains livres vous apportent une pointe de plaisirs sans que l'on ne sache vraiment pourquoi. le mystère du pont Gustave-Flaubert est de ceux-là.



J'ai beaucoup apprécié cette lecture. le livre démarre sur ce vol de vélo et nous voilà happé dans l'univers de Jules Kostelo, notre détective.



J'ai aimé me plonger dans cet univers fait de livres et de récits historiques. La place faite aux livres dans ce récit est vraiment plaisante. On le découvre en tant qu'objet avec ses mots, ses virgules et ses points-virgules. Mais aussi en tant qu'outil pour apprendre, pour découvrir de nouveaux récits.
Lien : http://passion-des-livres.bl..
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