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ISBN : 2843045657
Éditeur : Zulma (18/08/2011)

Note moyenne : 3.14/5 (sur 25 notes)
Résumé :

Un secret en forme de lacune entoure les agissements de Norma-Jean, incandescente quinquagénaire glamour en diable. L'étrange relation en miroir avec son mari, autrefois son psychanalyste, et cette fascination pour un ancien élève qu'elle visite chaque jeudi à la prison de Sollicciano en Toscane, alimentent un mystère qui s'amplifie dans une époustouflante progression dramatique. Par ce remarquable roman de la folie et d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Tempsdelecture
  02 septembre 2018
Notre personnage central porte un prénom passablement connoté et qui nous plonge immédiatement dans cette ambiance de femme fatale, qui joue de sa sensualité et de son fort pouvoir d'attraction sur les hommes. D'autant que Norma-jean est blonde mais d'un blond déjà presque fané par l'usure du temps, des sentiments. L'enseignante s'est arrimée à deux hommes en tout point différents: le compagnon régulier, la raison, la vie quotidienne contre le coup de coeur inconvenant, insensé, qui l'emmène hors de sa zone de confort. le point essentiel de ce roman est ainsi incarné par la sensibilité de cette femme fragile, sur le point de se laisser sombrer dans les abîmes qui l'entourent, et qui se perd à l'aube de sa vie dans la voie, sans issue, de l'attirance obscure, la passion irraisonnée envers un homme sombre et tourmenté.
Héroïne trouble et hantée, portant fièrement les stigmates de son double évanescent, Nora-Jean est une femme abîmée par son passé mais qui apparaît paradoxalement à la fois comme victime et actrice de sa vie. Et c'est autour de ce double-rôle que s'articule l'axe narratif, ce rôle de femme indépendante et forte de professeur des universités, ce rôle social qui conjugue en même temps sa fonction professionnelle et son rôle au sein de son mariage face à sa place de maîtresse consciemment dominée par son amant. Les deux relations qu'elle finit par entretenir simultanément sont donc complètement différentes l'une de l'autre: Marco est un homme privé de liberté, le seul signe de vie qui ne relève pas de son existence carcérale, il le reçoit par le biais de Norma-Jean, qui entend profiter de ce privilège, émanant de cette relation étrange, vouée à n'être vécue que dans ce huis-clos. On ressent cette privation de liberté comme l'abandon pour Marco de son grade d'être humain à une uniformisation annihilante qu'est cette entité informe nommé « le détenu »,. Et Norma-Jean est le dernier rempart avant la dissolution complète de Marco au milieu de cette masse uniforme que l'institution pénitentiaire a créé.
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sylvaine
  17 juin 2012
Ingrid Thobois nous livre ici un livre puzzle. J'avoue avoir eu beaucoup de mal à rentrer dans cette histoire où il faudra attendre la fin pour que les pièces enfin s'imbriquent les unes dans les autres.
Sachez seulement que Norma Jean, brillante professeur de philosophie, habite maintenant à Emboli près de Florence .Chaque jeudi, elle prend le train pour Sollicciano, où se trouve un établissement pénitentiaire afin de rendre visite à Marco qui y est détenu pour meurtre.
Qui est-elle ? Qui est-il pour elle ?nous n'en savons rien. C'est l'occasion d'échanges surprenants entre eux voir abscons pour moi …. Bientôt, le narrateur (voix off) nous parle
de Jean psychiatre de son métier et mari de Norma-Jean son ancienne patiente. Leur relation de couple est très étrange, mais leur comportement vis-à-vis de Karl, le meilleur ami de Jean, l'est encore plus.
J'ai cependant beaucoup aimé l'écriture des pages concernant Marco, son histoire propre, les conditions de sa vie en prison, les conséquences de l'emprisonnement sur ces hommes, son grand projet …
Vous l'aurez compris je n'ai pas accroché à ce livre, je me suis perdue dans le labyrinthe de ces comportements atypiques, dérangeants pouvant aller jusqu'à être dangereux.
L'écriture d'Ingrid Thobois est certes de qualité mais je n'ai pas été sensible à cette histoire, à ses personnages. Quant à la fin, elle nous laisse en plan sur le devenir de nos 3 protagonistes mais j'oserai dire que cela m'est égal.
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Melieetleslivres
  14 novembre 2018

Mon résumé : impossible de résumer. le roman s'ouvre sur deux personnages, Marco et Norma-Jean et une foule nous est décrite, puis des mains et des épaules, puis un poignet... et pendant des pages on se demande où l'on est. On a la "solution" à la fin du chapitre. En prison ! Dans le parloir d'une prison. Ensuite l'auteur nous démolit pièce par pièce l'image mentale qu'on s'était déjà fait de Norma-Jean, car ce n'est pas du tout Marylin. Chaque Jeudi elle se rend par le train pour Sollicciano où elle va visiter Marco, en prison pour meurtre. On ne comprend pas du tout quels sont leurs rapport, tant le texte ne fait que décrire longuement le moindre petit mouvement des doigts de Norma-Jean et ce, durant deux pages (j'exagère à peine). Il y a Jean, son mari. Il y a Karl, un ami de vingt ans, marié à une autre. Quel puzzle. Quel pensum ! Ce livre m'est tombé des mains à la page 144 (il fait 190 pages). Impossible de rentrer dans ce bouquin, impossible même de s'attacher aux premiers personnages, tant la description est inexistante (un mouvement du poignet, des cheveux dont la couleur a foncé....), les descriptions sont à peine effleurées qu'elles s'arrêtent, le langage est ampoulé, bourré d'adjectifs, et parfois j'ai dû revenir quelques pages en arrière pour retrouver selon il est question.
Mon avis : Fuyez ! Ou lisez-le pour vous endormir, à la limite pour vous auto-hypnotiser. Et ce qui m'étonne, c'est qu'Ingrid Thobois a publié pour cette rentrée littéraire 2018 un "Miss Sarajevo" qui a été remarqué. Je ne sais pas si je lirai un deuxième de cette auteure.

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isathomasgutt
  21 novembre 2011
Sollicciano est le nom de l'établissement pénitentiaire près de Florence où est détenu Marco, condamné pour meurtre. Comment en est-il arrivé là, lui si cultivé et raffiné? Pourquoi Norma Jean, dont le prénom préfigure un destin tragique, lui voue-t-elle une obsession malsaine à lui rendre visite chaque semaine en ne récoltant que ses railleries? Qu'est devenu Jean, le mari de Norma Jean? Autant de questions que le lecteur se pose dès l'entame de ce livre. le rythme est soutenu grâce à des chapitres courts, aux narrateurs et aux points de vue différents à travers lesquels l'histoire se construit comme un puzzle. Passées les premières pages dont le style est un peu pompeux, l'écriture devient limpide, fluide et agréable à lire. L'histoire, aussi bien que les thèmes abordés (le crime passionnel, la folie de Norma Jean, l'époux délaissé) et que les personnages, auraient mérités d'être plus approfondis. On reste sur sa faim, sur une ébauche ou une trame de roman qui aurait pu être plus long, plus développé, pour éviter que le lecteur reste avec toutes ses questions du début.
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Desmaze
  12 octobre 2011
C'est entre Paris et la Toscane que nous emmène Ingrid Thobois, pour une histoire époustouflante, le roman de l'amour à la folie, le portrait d'une femme fascinante (il y a de la Lily de la "vilaine fille" de Vargas Llosa dans cette Norma-Jean) qui perd pied entre son passé déchirant, son mari si docile et cet élève troublant qu'elle va visiter toutes les semaines en prison.
Je ne dévoilerai rien de l'intrigue tant le plaisir est immense de se laisser embarquer dans la construction palpitante et très cinématographique de ce très grand roman.
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critiques presse (1)
LeMonde   19 août 2011
Le dernier roman d'Ingrid Thobois nous envoie tournoyer jusqu'au décrochement dans une histoire étrange.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
sylvainesylvaine   03 mai 2012
J’envie les amnésiques pour qui l’inconscient travaille gratuitement. Le mien me fait payer chacun de mes égarements. Dans mes rêves, mes peines de prison sont d’un réalisme terrifiant. Je m’appelle Norma-Jean Vasseur et j’ai plus ou moins cinquante ans. Je m’appelle Norma-Jean Vasseur, j’ai quinze, j’ai vingt ans, j’ai trente ans, j’ai cent ans. Le précipité de la mort est couleur de naissance. Je ne vois que du rouge et quelques lignes blanches, graisse ou ligaments que des mains amputées tentent de démêler. Je vais finir comme j’ai commencé : à terme, confondue dans le sang, libérée par le rite des vivants.
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TempsdelectureTempsdelecture   02 septembre 2018
« Et tu croyais que tout serait si simple? Que j’allais accepter? Pour te donner enfin à satisfaire ton fantasme de violence? Refaire sa vie avec un criminel! Pour être enfin capable de distinguer entre ses cauchemars et sa vie…L’idée est excellente! Mais il a suffi d’une fine trace de rouge à lèvres sur le rebord d’un verre, et je me suis souvenu de tout. C’était juste avant que tu frappes à ma porte. Tu es arrivée au moment où j’avais décidé de faire taire l’univers, et tout est devenu de ta faute. Tu ne sais pas ce que c’est, Norma-Jean, d’être allé aussi loin dans la pensée de la fin, et de ne pas avoir pu la mettre en oeuvre. Aujourd’hui, je dois hurler pour vérifier ma présence au monde. Tu ne sais pas ce que c’est que d’avoir tué. La terreur de vivre est mon unique vertige. Tes venues au parloir me maintiennent en vie: c’est d’obscénité qu’il s’agit. Il était tard lorsque tu es venue me trouver chez moi. Tu n’avais pas une ecchymose; tu étais belle à en crever. Les mots sortaient précipitamment de ta bouche comme si tu avais craint de les oublier. Tu me parlais de fuir, de venir avec toi, de me dépêcher. Tu m’as tout expliqué: en quelques heures tu avais rassemblé les pièces nécessaires à ta construction. Ton mari venait de partir convoyer ton voilier dans le sud de la France. Il était à peine arrivé à destination que tu avais déjà vidé l’appartement. Tu aurais pu simplement partir, un bagage à la main, fermer la porte derrière toi et laisser le monde en l’état. Mais tu as rasé les lieux, vidé la vie de ton mari comme on t’avait un jour évidée toi. »
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lilimarylenelilimarylene   26 août 2011
Gare de Lyon, Marco se tenait au bout du quai, un peu en retrait des machines à composter les billets, pour éviter d'être amalgamé - même si elles n'étaient pas nombreuses de si bon matin - avec les personnes qui, comme lui, étaient venues chercher quelqu'un. A la façon dont certaines se dévissaient le cou, anxieuses de manquer l'être aimé, on comprenait qu'il s'agissait d'une surprise. A la joie impatiente éclairant d'autres yeux, à la fébrilité des mains, on voyait qu'une attente prenait fin, un couple allait se retrouver, ils se seraient manqués, ils avaient un peu peur - comme toujours avec le bonheur. A l'immobilité de ceux qui tournaient le dos au quai, en train de lire ou de téléphoner, on décelait le poids de la responsabilité endossée, l'enfant ou le parent bientôt récupéré.
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lilimarylenelilimarylene   26 août 2011
Je me suis assis sur un banc pour ouvrir la boîte qu'on venait de me remettre. Elle contenait deux pièces d'une monnaie qui n'avait plus cours, une cigarette à demi consumée, un paquet sur lequel il n'était pas écrit que fumer tue, un mouchoir usagé, et un peu d'air de Sollicciano, qui vient de s'envoler.
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lilimarylenelilimarylene   26 août 2011
"As-tu déjà essayé d'imaginer l'écoulement du temps ici, Norma-Jean ? Lorsque les secondes coagulent sans pouvoir s'écouler ?"
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