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Agnès Desarthe (Traducteur)Christine Jordis (Préfacier, etc.)
EAN : 9782020214735
209 pages
Seuil (01/01/1998)
3.77/5   45 notes
Résumé :
Margaret ne veut plus se marier. L'ennui, c'est que personne ne l'écoute. Syl Monro, son fiancé, fait la sourde oreille. Sa mère, irritée, traite la chose comme un caprice. Quand à son père, il n'est même pas au courant. Bien sûr, il y a Lili, la meilleure amie de sa mère. mais qu'attendre de cette rousse extravagante, si préoccupée de son apparence ?
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
LePamplemousse
  07 mai 2020
J'ai beaucoup souri à la lecture des mésaventures de Margaret, pauvre jeune femme effacée au point de se retrouver presque mariée à un homme qu'elle n'aime pas.
Margaret n'est pas idiote, pourtant elle a toujours laissé sa mère décider de tout dans sa vie, y compris de son futur mariage avec un homme qui a deux fois son âge, qu'elle trouve un peu trop petit, un peu trop gros, un peu radin, un peu mesquin et parfois même un peu méchant et violent.
N'y aura t'il personne pour aider Margaret à se sortir de cette situation ?
L'auteur manie une forme d'humour un peu froid, elle se moque de ses personnages, nous les montre sous un jour pas toujours très favorable.
Le roman est caustique et Margaret nous est présentée sous différents éclairages, que ce soit la jeune femme d'il y a 6 mois qui a visiblement vécu quelque chose de fort et de bouleversant et la jeune personne qui semble totalement dénuée de volonté 6 mois plus tard.
Un roman assez drôle et non dénué d'une certaine profondeur.
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miss-tairieuse
  04 mars 2014
comment dire ? au départ, je n'arrivais pas à fixer mon attention sur ce livre. La narratrice (Margaret) faisait trop d'allusions à un passé qu'on ne connaît pas, ce qui,selon moi, nuisait au déroulement de l'histoire. Puis, j'ai été intriguée et j'ai plus d'une fois souri aux traits d'humour discrets mais acérés que Margaret fait sur sa mère et son fiancé. le personnage fantasque de Lili est également très attirant. Et voilà que soudain je me suis mise à ne plus lâcher le livre (alors que j'envisageais de l'abandonner) et qu'arrivée à la fin où plane finalement la question de savoir pourquoi le mariage ne se fait pas, j'ai entamé immédiatement la suite de cette trilogie !
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Lencreuse
  22 juillet 2010
Margaret ne veut pas se marier. Surtout pas avec ce Syl coureur de jupons qui a l'âge de sa mère. Une mère qu'elle craint et qui prépare frénétiquement cette union destinée à l'échec. Elle impose le mari, la robe (la sienne qui ne va pas du tout à Margaret), une vie de souffrance à une Margaret perdue. Car Margaret sait ce qui l'attend après ce mariage dont elle ne veut pas mais contre lequel elle n'ose pas s'opposer. Et Margaret a aussi un secret : les quelques mois qu'elle a passés en Egypte chez sa tante lui ont fait découvrir l'amour, le rejet et le crime. Une histoire qui lui laisse un goût amer et la persuade qu'elle n'aimera plus jamais. Aux côtés de cette mère autoritaire et de cette fille soumise, Lili, une amie de la mère, apporte son lot d'excentricités dans les préparatifs. Image même de la femme libérée, elle apportera à Margaret une autre vision de la vie de femme.
Les critiques enthousiastes de cette trilogie découvertes chez quelques bloggueuses m'ont tentée. Et je ne le regrette absolument pas ! Les habits neufs de Margaret est un petit bijou où l'humour fait grincer des dents. La narratrice, terriblement désespérée et lucide sur l'avenir que lui prépare sa mère, se révèle complexe : cachée derrière son masque de jeune fille fade et bien éduquée, sa vie intérieure est loin d'être conventionnelle.
Lien : http://lencreuse.over-blog.c..
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emdicanna
  01 janvier 2018
Je découvre Alice Thomas Ellis avec ce livre. Tout y est juste, les femmes y sont représentées telles qu'elles sont vraiment, c'est-à dire telles qu'on ne les montre pratiquement jamais, croyez-en une autre femme.
Enthousiasmant.
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LYLY68
  28 juillet 2015
Comme je l'a lu dans une critique précédente, ce livre s'avère au début u peu ennuyeux et l'envie est grande de le laisser choir. Et puis non,l'intrigue prenant de l'ampleur, il nous faut absolument connaître le dénouement et ainsi savoir si l'héroïne Margaret parviendra à se dépatouiller des pièges de ce mariage envahissant et non-désiré. Je vais donc m'empresser de lire le second et pourquoi pas troisième opus de cette trilogie. Chaque tome nous dévoilant un peu plus d'éléments sur la personnalité de chacun des personnages.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Alice_Alice_   08 novembre 2017
Lili et Robert furent absents de la maison durant cette semaine. Ils étaient allés passer quelques jours chez des amis en Ecosse. Seule avec ma mère, j'avais un sentiment d'incongruité. Ce n'était pas moins bizarre pour moi de vivre avec ma mère que pour Syl de vivre avec la sienne, ou Nour avec Marie-Claire. On devrait pouvoir abandonner les mères à un moment ou à un autre en chemin. Je semblais destinée à passer ma vielle avec elle, et cela me donnait l'impression d'être incomplète, comme si je n'étais pas encore née. Une intimité comme celle que la vie avec ma mère entraînait aurait dû s'arrêter avec la parturition, et dans la mesure où Syl était si semblable à elle dans ses attitudes, je ne voyais aucune issue à mon enfance prolongée. Lili et Robert ne m'oppressaient pas. N'ayant pas d'enfant, ils étaient libres ; ils n'étaient pas des chaînons contraints et contraignants reliant la naissance et la mort. Je ne voulais pas avoir d'enfant, non parce que je ne les aimais pas, (...) mais parce que je ne voulais pas être mère et supporter le poids de la vie et de la mort.
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Alice_Alice_   04 novembre 2017
Lorsqu'elle eut fini de parler de peinture, elle se mît à parler d'amour. Personne avant elle n'avait parlé d'amour dans le salon de ma mère et j'eus l'impression que les paroles de Lili allaient s'incruster dans les rideaux et dans les housses de coussin, comme de la fumée de tabac, et que la pièce ne serait plus jamais comme avant.
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emdicannaemdicanna   21 décembre 2020
Voici, je pense, ce qui était arrivé à mon père. Il avait été marié pendant quinze ans avec ma mère, et s'était fait traiter de mauvais mari, alors qu'elle s'était conduite comme ce qu'on a coutume d'appeler une bonne épouse. Fidèle et autoritaire, elle avait exigé de lui une conduite appropriée. Sous ses jupes de lin froissé, c'était elle qui portait la culotte. Puisqu'elle avait commencé à prendre tout en charge, il l'avait laissée continuer à agir ainsi, se montrant, lui, de plus en plus mou, paresseux, et surtout plus contrariant qu'il ne l'était de nature. Un mariage ne nécessite, et ne peut supporter, qu'un seul conjoint autoritaire, et ma mère s'était approprié ce rôle. Lorsque mon père se fatigua de la mascarade qu'impliquait cette relation (car il n'était pas aussi faible qu'il y paraissait dans leur accord tacite), il fonça vers l'autre extrême et épousa une femme qui, comme ma mère aimait à le faire remarquer, était molle comme une limace.
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zazimuthzazimuth   12 septembre 2010
Je me demandai si, lorsque des gens parlent ensemble, ils réussissent vraiment à entendre autre chose que ce qu'ils se disent à eux-mêmes, que ce qu'ils ont envie d'entendre dire à l'autre. (p.113)
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Josepha_AnhJosepha_Anh   27 février 2013
Je commençais à cultiver un air de fausse naïveté pour masquer ma réelle ignorance du monde, et je n'en aurais pas voulu à ma mère si elle m'avait lancé la carafe à la tête.
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Video de Alice Thomas Ellis (1) Voir plusAjouter une vidéo

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