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ISBN : 2021119130
Éditeur : Seuil (22/08/2013)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 323 notes)
Résumé :
En 1721, Philippe d’Orléans est Régent, dans l’attente que Louis XV atteigne la maturité légale. L’exercice du pouvoir est agréable, il y prend goût. Surgit alors dans sa tête une idée de génie : proposer à Philippe V d’Espagne un mariage entre Louis XV, âgé de onze ans, et la très jeune Infante, Maria Anna Victoria, âgée de quatre ans – qui ne pourra donc enfanter qu’une décennie plus tard.

Ce laps de temps permet l’espoir d’un « malheur » qui l’as... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (96) Voir plus Ajouter une critique
Eve-Yeshe
  02 décembre 2013
Résumé
L'histoire se déroule entre l'été 1721 et la mi-mai 1725. le futur Louis XV est âgé de onze ans et la régence est assurée par Philippe d'Orléans qui veut se maintenir au pouvoir le plus longtemps possible.
Il a alors une idée : marier le futur roi avec Anna Maria Victoria, l'infante d'Espagne, fille de Philippe VI, âgée alors de quatre ans (ce qui lui laisse du temps pour qu'elle devienne reine et accède au pouvoir.
En échange, il propose de marier sa fille Louise-Elisabeth (douze ans) avec l'infant d'Espagne, Louis, prince des Asturies.
L'affaire conclue de mains de maître par le Duc de Saint-Simon, se traduit par un voyage des deux princesses dans des conditions très difficiles (traverser les Pyrénées en carrosse n'est pas simple). le roi Philippe VI et sa femme Elisabeth Farnèse accompagne la princesse jusqu'à la frontière et elle doit continuer seule le voyage. Devant son désarroi on lui permet d'emmener Marie-Neige une de ses intendantes avec elle.
Arrivée à Paris, Anna Maria Victoria est confiée à Madame de Ventadour qui a élevé le futur Louis XV, qui voit cela d'un mauvais oeil car c'est elle qui l'a élevé (il l'appelle Maman de Ventadour) donc il se montre jaloux des liens qui se crée entre la princesse et elle.
Devenue Marie Anne Victoire, la petite fille fait de son mieux pour faire plaisir à son entourage et elle tombe amoureuse du futur roi qui est déjà très beau mais très triste car de nombreux deuils l'ont accablé : son père, sa mère… une seule chose l'intéresse la chasse (il visite souvent à Versailles la galerie où sont accrochées les têtes de cerfs que Louis XIV, son arrière grand-père a tués et la princesse l'accompagne pour l'encourager.
Elle joue avec ses poupées, qui jouent un rôle protecteur et rappelle qu'elle n'a que quatre ans et en même temps, elle est adulée par la cour, se montre à la messe à côté de son époux qu'elle aimerait ne pas quitter alors qu'il serait plus judicieux qu'ils se voient afin que l'effet de surprise agisse sur le roi, il verrait ses transformations…
De son côté, Louise Elisabeth est assez bien accueillie en Espagne, elle a douze ans donc connaît mieux les règles mais son futur époux lui déplaît ainsi que les moeurs très libres de la cour : Philippe V et Elisabeth Farnèse sont toujours au lit et tout les monde peut entendre leurs ébats.
Son futur mari a un visage ingrat et lui-aussi n'est intéressé que par la chasse ce que Louise Elisabeth a en horreur. Elle ne l'accompagne jamais préférant la compagnie de ses dames d'honneur, avec lesquelles elle batifole et de plus elle a un comportement alimentaire anarchique. Les sorts de nos deux princesses, on s'en doute va évoluer selon les caprices de la politique et ceux du destin…
Ce que j'en pense :
Ce livre est très intéressant, car l'auteure nous décrit la cour et ses moeurs du côté Français et du côté Espagnol, un chapitre est consacré à Marie Anne Victoire et le suivant à Louise Elisabeth, et ils se déroulent chacun sur la même période.
Il y a de nombreux textes, pas toujours simples à lire, qui sont tirés des publications de la Gazette qui deviendra en 1762 « la gazette de France » car les deux princesses correspondent beaucoup avec leur famille. Au début, c'est Madame de Ventadour qui écrit et très vite Marie Anne Victoire apprend à lire et a écrire.
Cette petite fille est très attachante, malgré son babil incessant, elle s'applique à suivre les conseils qu'on lui donne, pour plaire au roi surtout, et on lui raconte que le roi l'aime en retour alors qu'en fait, plus elle est amoureuse de lui et essaie de le protéger même, plus il prend des distances, car il est timide et triste, donc leur histoire par sur de fausses bases.
En même temps, on est surpris par la maturité de cette enfant de quatre ans, elle s'intéresse à ce qui l'entoure, s'étonne de certains comportements et sent ou pressent ce qui va lui arriver.
du côté de Louise Elisabeth c'est l'inverse, l'infant l'aime malgré ses écarts de conduite, ses poussées d'érysipèle à répétition qui la rendent difforme alors qu'il la dégoûte. de plus, il n'a pas de charisme, il est sous la domination de son père qu'il craint beaucoup et tout va basculer quand Philippe V abdique en sa faveur.
Elle se comporte comme une enfant, elle se goinfre de tomates, de piments, elle boit. Elle ne s'intéresse à rien, elle est fantasque et probablement atteinte mentalement... « Une manie de gloutonnerie qui ne consiste pas simplement à faire des excès, mais à se goinfrer dans le besoin morbide de tout rendre – à bâfrer à en crever ».
Elle est choquée par les coutumes de l'Espagne, l'importance de la religion pratiquée de manière brutale, cf. la scène de l'autodafé qui montre bien l'importance de la place de l'Inquisition dans ce pays.
Chantal Thomas décrit très bien les sentiments, les ressentis des deux princesses, car elle raconte l'histoire de l'échange selon leur point de vue : dénonçant au passage la façon dont on traite les femmes, comment on les dresse pour en faire des épouses soumises.
L'auteure analyse également les intrigues politiques, chacun attendant que les favoris du moment commettent une erreur fatale, le jeu des alliances alors qu'on se hait, et qu'on attend la chute de l'autre ! Elle revient sur la façon condescendante, voire méprisante dont Louis XIV traitait son frère, le père du régent
Ce qui est frappant en fait, c'est l'oisiveté des princes : ils ne pensent qu'à la chasse, à tuer un maximum d'animaux, et à aucun moment, on ne les voit étudier, parler politique, stratégie, économie, histoire ou littérature. On se demande comment ils vont assumer leur charge de gardien du royaume plus tard.
L'auteur nous raconte les maladies de l'époque notamment la petite vérole, et les traitements utilisés par les médecins : saignée d'abord au talon, puis au pli du coude si la première n'a pas marché….
En somme, un livre intéressant, bien documenté et qui se lit avec plaisir, ce n'est pas un livre d'Histoire mais un livre sur l'histoire de deux fillettes qui vont servir d'otages à la politique.
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Macha_Loubrun
  11 février 2014
« C'est naïf mais irrésistible ; une fois qu'on a goûté au pouvoir, on a du mal à s'en déprendre. »
En 1721, Philippe d'Orléans, le Régent, a une idée diabolique en prenant son bain : en attendant que Louis XV atteigne la maturité légale pour régner, il propose à Philippe V d'Espagne un mariage entre le jeune garçon, âgé de onze ans, et l'Infante, Maria Anna Victoria, âgée de quatre ans ! Ces deux-là ne seront pas prêts d'avoir un descendant et qui sait, le sort s'acharne parfois sur les jeunes hommes... Pour cimenter sa proposition il propose en échange de donner Louise-Elisabeth, sa fille, comme épouse au futur roi d'Espagne, le jeune Luis, Prince des Asturies. L'échange des princesses se fera sur un îlot de la Bidassoa.
Le calvaire des deux jeunes filles, coupées du jour au lendemain de leurs repères est terrible. Enfermées dans des prisons dorées, elles survivent comme elles le peuvent. Anna Maria Victoria vit dans la ferveur d'un amour sans retour pour Louis XV dans un mélange bouleversant de candeur et de grande maturité tandis que Louise-Elisabeth se rebelle mais sombre petit à petit vers la folie. Sacrifiées au nom de la raison d'état, elles feront le chemin inverse quelques années plus tard, pour les même raisons.
Ce double drame intime révèle un épisode peu connu de l'histoire de France, intéressant, mais pas au point de me passionner. Il est certes distrayant et instructif de découvrir les coulisses de la vie à la cour, l'affairisme des courtisans, les règles d'hygiène douteuses, les saignées, l'obsession de la chasse des deux Louis mais l'histoire finit par lasser, faute d'humour peut-être et les citations répétées d'extraits de gazettes et de courriers alourdit le roman, c'est dommage.
Pourtant le texte ne manque pas de mordant et l'écriture de Chantal Thomas est fluide et se lit avec plaisir.
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dedanso
  17 octobre 2017
Une fois n'est pas coutume, je me suis lancée dans la lecture d'un livre après avoir visionné son adaptation cinématographique. Il est beaucoup plus rare d'être déçue lorsque l'on procède dans ce sens.
J'ai eu la chance de rencontrer Chantal Thomas aux Rendez-vous de l'Histoire de Blois, aux côtés de Marc Dugain, présent en tant que réalisateur de L'échange des princesses (ce qui ne m'a pas empêché de lui demander la dédicace d'Ils vont tuer Robert Kennedy, fan oblige).
Ce qui est ressorti de cet échange, et qui m'a beaucoup marqué dans ce roman historique, c'est la place laissée à l'enfance sous la royauté. Les enfants n'en étaient pas vraiment... Et Chantal Thomas, malgré une écriture plutôt factuelle de premier abord, arrive très bien à montrer cela à son lecteur et à faire naître une forte empathie pour ces enfants qui servaient de pions aux adultes, sur l'échiquier du pouvoir. Même le jeune roi Louis XV n'échappe pas à ce phénomène de société.
Chantal Thomas utilise de nombreuses sources (lettres, gazettes, tableaux...) et reste très fidèle à l'Histoire. Connaissiez-vous cet échange dont il est question ? La Princesse de Montpensier contre l'infante d'Espagne Anna Maria Victoria. La première, fille du Régent de France, est fiancée à 12 ans au Prince des Asturies, 14 ans, futur roi d'Espagne. La seconde, à peine 4 ans, est quant à elle promise à Louis XV, 13 ans. Pour ma part je n'en avais jamais entendu parler...
Outre cette spoliation de l'enfance dont je parlais plus haut, le récit de Chantal Thomas évoque également le libre arbitre, l'amour non partagé, la vie des rois, la mort omniprésente (ah cette petite vérole, quelle hécatombe !), la médecine (qui ne pratiquait que la saignée), la découverte de la sexualité et l'homosexualité...
Ce roman très abouti se termine sur une fièvre qui emporte tout sur son passage : l'enfance, l'innocence, l'amour, la vie. Et c'est avec une immense tristesse, une grande compassion pour ses enfants ayant grandit trop vite, que l'on referme ce livre.
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Ode
  19 janvier 2014
L'échange des princesses est une promesse non réalisée… à double titre.
Du point de vue historique, d'abord. En 1721, l'idée brillante germée dans l'esprit du Régent d'unions croisées entre la France et l'Espagne, pour enterrer la guerre de succession et, au passage, mettre sa fille sur le trône d'Espagne, n'a pas fonctionné comme prévu. Anna Maria Victoria, 4 ans à peine, fille de Philippe V d'Espagne, gagne Paris pour épouser Louis XV, tandis qu'Anne Elisabeth de Montpensier, 12 ans, est livrée à Madrid pour épouser l'infant don Luis, prince des Asturies. « Oui, une idée brillante — et d'une symétrie sans défaut. » Sauf que le peu de goût de Louis XV et de la princesse de Montpensier pour leurs conjoints respectifs ne facilite pas l'affaire. La mort du Régent fera le reste…
Quant au roman, le début aussi était brillant ; enfin du style et de l'élan ! me suis-je dit. Point de phrases plates, Chantal Thomas épice son récit d'horreur (l'autodafé), d'un brin de fantastique (les poupées de l'infante) et de sexe (l'initiation du jeune Louis XV). Elle a un véritable talent pour décrire la cruauté dissimulée derrière un semblant de respectabilité, « la barbarie à sourires polis » déplorée par Mme de Ventadour. Mais moins de cent pages après, ma lecture s'enlisait dans les innombrables extraits de lettres et de "gazette" d'époque. Avait-elle besoin de citer chaque source dans le texte pour prouver son indéniable travail de recherche, poussant l'exactitude jusqu'à reproduire les fautes d'orthographe des missives originales ? Si la partie romancée est vivante, la citation des archives est pesante. L'auteur aurait gagné à "digérer" ses sources pour ne pas rompre le fil du récit, comme l'a fait, par exemple, Françoise Chandernagor dans "L'allée du roi".
Mais le véritable problème avec cette histoire, c'est que ses deux héroïnes ont justement été oubliées par L Histoire. Même si l'auteur met en avant leur destin dans ce qu'il a de plus intime, voire poignant, leur charisme est limité. Anna Maria Victoria n'est PAS Marie-Antoinette… Certes, la petite infante est charmante et étonnamment en avance pour son âge, mais il est difficile de bâtir tout un roman sur une fillette de 4 ans. de l'autre côté, la princesse de Montpensier est tellement exécrable (ses caprices et sa mauvaise humeur virent en véritable folie) que l'attachement ou l'identification est impossible. Et naturellement, ceux qui ne devraient être ici que des personnages secondaires éclipsent les deux princesses grâce à leur notoriété, comme le jeune roi Louis XV. L'ombre de Louis XIV, mort quelques années auparavant, plane sur tous les protagonistes. D'ailleurs, l'auteur ne le porte pas dans son coeur, lui et la Maintenon. Sa sympathie va à Monsieur et à sa famille: le Régent, son fils, et sa veuve la princesse Palatine dont elle se plait à décrire les entrevues avec la petite infante-reine.
Mon premier contact avec l'oeuvre de Chantal Thomas n'a donc pas produit d'étincelles. Fonder son roman sur un passage oublié de l'histoire de France était un risque, et si j'ai appris des choses, je n'ai pas été emportée par ce récit assez inégal. Ne dit-on pas que si certains légumes sont oubliés, c'est justement qu'ils le méritent ?
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litolff
  11 novembre 2013
Cette histoire passionnante raconte l'idée ahurissante jaillie des cerveaux malades qui dirigeaient la France pendant le siècle des lumières : unir les destinées de l'infante d'Espagne à celle du roi Louis XV et celle de la princesse Louise Elisabeth d'Orléans, fille du régent, à celle de l'infant d'Espagne, tout cela afin de raffermir les relations franco-espagnoles.
Le mariage d'amour, bien entendu, était une notion alors totalement saugrenue pour les rejetons royaux, quelle idée ! le seul intérêt d'un mariage étant alors d'affermir les alliances entre puissants. Quant à l'intérêt des enfants, ça aussi, ça relevait de la pure fantaisie. Comme si les états d'âme enfantins avaient le moindre intérêt !
Le hic, en l'occurrence, c'est quand même l'âge de la petite « novia » qui n'avait pas encore… 4 ans ! au moment où ses parents tendres et aimants l'ont expédiée avec ses poupées pour aller épouser Louis XV alors âgé de11 ans.
Je pense très fort à ma délicieuse progéniture et j'imagine aisément la réaction d'un gamin de 11 ans à l'idée de s'encombrer d'une fille, un bébé de 4 ans à fortiori… et celle d'une petite fille de 4 ans qu'on expédierait POUR TOUJOURS et toute seule à l'autre bout de l'Europe pour devenir reine de France : vaste programme ! Quant aux adolescents de 12 et 15 ans qu'étaient Louise Elisabeth d'Orléans et l'infant d'Espagne, si le projet de les marier peut paraître moins déplacé, il n'en est pas moins totalement traumatisant comme le montrera Chantal Thomas.
On est partagé tout au long de ce récit entre l'attendrissement, l'indignation, la stupéfaction et la compassion pour ces enfants cobayes envoyés en mission d'Etat tout en suçant leur pouce ; et le pire c'est que ce n'est pas du roman, tout est AUTHENTIQUE ! Dolto, au secours !
Une histoire passionnante donc, qui effleure la personnalité de Louis XV enfant, brosse le portrait attachant de la princesse Palatine et donne une fine analyse de la vie à Versailles pendant la régence. J'ai beaucoup aimé !
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Les critiques presse (7)
Lhumanite   30 décembre 2013
L’étrange histoire d’un mariage croisé qui devait rapprocher Bourbons 
de France et d’Espagne.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
LeDevoir   30 décembre 2013
Son roman est documenté, brillant, allègre, primesautier et magnifiquement fantasque.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Liberation   23 septembre 2013
Grâce soit rendue à Chantal Thomas d’avoir écrit un livre si réjouissant, à partir de si tristes passions.
Lire la critique sur le site : Liberation
Lexpress   29 août 2013
Tout est dit dans cet Échange des princesses, roman fascinant, terrifiant aussi, où les atours de la fiction parent au mieux la rigueur historique.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   28 août 2013
L'auteur des Adieux à la reine conte le destin de deux infantes prises à leurs dépens aux jeux des grands. Délicieux comme l'enfance, cruel comme la vie.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeFigaro   21 août 2013
Une nouvelle fois, l'auteur [...], biographe de Casanova, nous plonge dans une folle histoire bariolée, faite de rebondissements, le tout baignant dans une atmosphère de fantaisies juvéniles, d'intrigues de courtisans, de péripéties royales, d'insouciances galantes.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LePoint   12 août 2013
Chaque description, chaque dialogue rapporté semble si réel qu'on a vraiment l'impression de voyager et de vivre aux côtés des fillettes, cahotées d'un pays à l'autre. Et de perdre, avec elles, leurs illusions : une vie de princesse ? Non merci !
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations & extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
dedansodedanso   13 octobre 2017
Des jeux d'enfants... Les Parisiens ont le mot juste. Ces mariages sont des jeux d'enfants, mais organisés par les adultes. Les enfants sauront-ils y faire passer leur souffle de vie et les animer de leur fantaisie ? Ont-ils même une enfance à sauver ces enfants-là ? Mais qui, à cette époque, à une enfance à revendiquer ? Certainement pas les enfants du peuple, mis au travail dès qu'ils peuvent se tenir debout ! Mais les enfants de roi bénéficient-ils, en plus du luxe où ils grandissent, de ce don d'un temps d'avant les soucis et les responsabilités de l'âge adulte ? un temps pour jouer et s'adonner de toutes ses forces à l'exploration du monde et de ses sensations ? Actuellement, marionnettes miniatures peintes de couleurs vives, les petits mariés s'efforcent seulement d'exécuter correctement les figures.
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dedansodedanso   13 octobre 2017
Il pourrait classer par ordre de répulsion ce qui dans ce voyage lui est le plus pénible : dans ce cas il faut commencer par l'huile d'olive. Un vomitif qui rend impossible à avaler une cuisine en elle-même grossière. Le duc de Saint-Simon en cette nuit où il pose le pied dans la capitale d'Espagne, encore moins éclairée que Paris, est barbouillé. Et à la suite de ses guides qui, heureux d'être arrivés, crient encore plus que de coutume leurs ignobles vocables, il a le moral bas.
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OdeOde   10 février 2014
Alors la mort fauchait à tour de bras. À la moindre faiblesse elle accourait. À cause de cette faux monumentale suspendue au-dessus de soi, on ne perdait pas une minute. Il n'y avait pas de temps pour les incertitudes et pour les lents apprentissages. Pas de temps pour l'adolescence, cette sorte de terrain vague de l'expérience. La chance aidant, on passait directement des traquenards de la faiblesse infantile à l'âge adulte avec ses deux tâches majeures : travailler, se reproduire. Travailler : pour les pauvres il suffisait que l'enfant soit capable de se tenir debout. Se reproduire : pour les pauvres comme pour les riches, c'était à la nature de décider. Vers douze, treize ans, une fillette est apte à engendrer, c'est-à-dire mariable.
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OdeOde   19 janvier 2014
Mme de Ventadour capitule dans sa fébrile et suractivée entreprise d'auto-illusion. Elle voit ce qui est : une petite fille électrisée d'amour pour un garçon crispé d'antipathie, une romance conjugale à sens unique favorisée pour masquer le cynisme d'un arrangement politique. « La barbarie à sourires polis », se dit la marquise frappée d'une formule qui lui tombe dessus comme si quelqu'un d'autre la lui soufflait ; et dans ce bref déchirement de tous les voiles, leurres et menteries dont elle a fait son abri journalier et sa condition de survie, resurgit, indemne dans son pouvoir d'horreur, l'instant où, jeune mariée d'une beauté radieuse et d'un tempérament idéaliste, nouvellement unie au duc de Ventadour, nabot difforme et pervers, elle avait dû s'avouer : « J'ai épousé un monstre. »
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Eve-YesheEve-Yeshe   01 décembre 2013

Oui, il a eu une idée de génie, se répète-t-il, en plongeant la tête sous l’eau. Il a trouvé la solution à deux problèmes qui le tourmentaient : le besoin politique de neutraliser l’Espagne et d’empêcher une nouvelle guerre ; l’envie secrète, sournoise, de retarder au maximum l’époque où le petit roi Louis XV pourrait donner naissance à un dauphin de France. Ce n’est pas pour demain puisqu’il n’a encore que onze ans et n’atteindra sa majorité qu’à treize ans révolus, et même alors… mais il vaut mieux déjà s’en préoccuper…. S’il meurt sans héritier, alors… alors… eh bien la couronne lui appartient, à lui Philippe d’Orléans…
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