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EAN : 9782020414777
244 pages
Seuil (28/08/2002)
  Existe en édition audio
3.46/5   326 notes
Résumé :
Nous sommes à Vienne, en 1810, dans une ville humiliée et ruinée par la victoire de Napoléon. Une femme, Agathe-Sidonie Laborde, ancienne lectrice de Marie-Antoinette, se souvient de Versailles et, plus précisément (parce que c'est pour elle une hantise), des 14, 15 et 16 juillet 1789, jours d'effondrement durant lesquels, Louis XVI ayant cédé sur tout, les intimes de la famille royale et une grande partie de la Cour se dispersent. Agathe elle-même s'est enfuie alor... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (69) Voir plus Ajouter une critique
3,46

sur 326 notes

missmolko1
  15 septembre 2012
Première rencontre avec Chantal Thomas et je suis conquise. Les Adieux a la reine débute le 14 juillet 1789, date que tout le monde connait. Et pourtant L'auteure choisit de nous faire vivre trois jours non pas au coté du peuple qui se révolte mais du coté de Versailles, tout près de Marie-Antoinette.
Une approche vraiment très intéressante car on y découvre une Versailles très sale et délabré (ce n'est pas l'image que j'en ai...), les habitudes de la cour qui peu à peu sont chamboulées par la révolte qui monte.
Mis a part quelques longueurs, j'ai vraiment beaucoup apprécié ce roman et il me tarde de découvrir le film qui en découle.
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PiertyM
  16 février 2015
Les Adieux à la Reine est d'une originalité saisissante, le livre exploite un aspect de la révolution française qu'on aurait pas soupçonné, il aborde la question des trois journées les plus déterminantes pour la France et surtout pour l'avenir douteux de la royauté, un moment capital où le peuple se met au rendez-vous avec la politique pour faire brandir l'arche de son existence, un moment crucial pour l'histoire de la France mais c'est raconté sous un angle qui n'aurait vraiment pas d'influence sur les trois journées de la révolution, mais ça touche une forme sensibilité, une forme d'humanité qui nous pousse à reconnaître qu'en dehors de la perturbation politique et des divers renversements des situations, il y a eu aussi des coeurs brisés...
En effet, Chantal Thomas nous entraîne dans les couloirs du palais sans pour autant s'appesantir sur la politique, on côtoie les différents personnages de la cour royale sans prétention, c'est parce que c'est fait dans le regard d'un personnage non moins important, c'est Sidonie, la lectrice de la reine marie Antoinette, épouse du roi Louis XVI, qui nous fait découvrir la vie de l'autre coté de la cour royale c'est-à-dire du côté des servants et servantes. La lectrice de la reine nous parle des adieux douloureux de la reine avec un personnage féminin qui occupait beaucoup une place de choix dans son coeur, Gabrielle de Polignac, une comtesse à qui la reine était prête à satisfaire tout genre de caprice. Il fallait bien la protéger contre le mauvais vent qui menaçait déjà la couronne, c'est en cela que la reine va se servir de Sidonie pour guider Gabrielle loin des émeutes surtout qu'elle figurait déjà parmi les cibles à abattre des révolutionnaires.
Un bon voyage ce livre!
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Gwen21
  22 août 2019
En l'espace de seulement trois jours - mais quels jours ! du 14 au 16 juillet 1789 - Chantal Thomas nous immerge avec talent dans les entrailles de la monarchie menacée. Dans les combles, corridors mais aussi galeries et appartements fastueux du château de Versailles, à travers les Bosquets et les jardins du parc, c'est un monde qui s'offre à nous, un univers que l'on croie bien connaître mais dont on ignore bien des secrets.
Sous la plume de l'auteure, le siège du pouvoir des Bourbon s'anime d'une vie propre, fascinante et répugnante tout à la fois. Plongé dans l'intimité trouble et troublante d'une reine aussi vénérée que détestée, le lecteur observe les derniers actes royaux de Marie-Antoinette.
Nourrissant depuis toujours une affection particulière pour cette souveraine immolée par son peuple, j'ai pris un immense plaisir à lire ce roman, bien que le choix narratif, pour original qu'il soit, ne m'ait pas complètement séduite. La parole est en effet donnée à Agathe-Sidonie Laborde, lectrice de la reine, qui témoigne de ce qu'elle voit, entend, ressent, offrant à la Reine l'offrande de son obéissance par une abnégation totale. Sur le fond, rien à redire, sur la forme, question de style, j'ai un peu bloqué.
Toutefois, grâce à Chantal Thomas, j'ai pu me replonger dans ces heures effrayantes de la Révolution naissante et tenter de mieux comprendre cette période charnière qui vit s'écrouler un monde pour en engendrer un autre, dans les douleurs et les saignements d'un accouchement inhumain.

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Aela
  07 avril 2012
"Les adieux à la reine", c'est le premier roman de Chantal Thomas, spécialiste du XVIIIème siècle et directrice de recherche au CNRS.
Le livre vient d'être adapté au cinéma par Benoît Jacquot.
C'est une chronique précise des premiers jours qui ont suivi la prise de la Bastille.
La narratrice est Agathe Laborde, autrefois lectrice de la reine Marie Antoinette et qui se trouve exilée à Vienne en 1810 au moment où elle raconte les faits.
Les adieux ce sont ceux faits entre la reine Marie Antoinette et sa chère "favorite", Gabrielle de Polignac.
Marie-Antoinette va organiser la fuite de sa favorite et ce moment des adieux va être particulièrement pathétique dans le livre.
Toutefois, cette chronique des premiers jours de la Révolution française ne se résume pas aux relations entre Marie Antoinette et Gabrielle de Polignac.
Chantal Thomas nous livre un portrait saisissant de la société française du 18ème siècle; entre le roi Louis XVI qui n'arrive pas à comprendre que le peuple souhaite exercer le pouvoir, entre une Cour attachée à ses privilèges et qui ne veut pas voir la misère du peuple, entre une reine attachée à ses suivantes mais peu consciente de la réalité, entre le clan Polignac qui ne pense qu'à ses intérêts en oubliant la sécurité de la reine malgré tous les bienfaits qu'elle leur a octroyés, tout est analysé avec finesse ici.
Un très beau livre qui nous donne un nouvel éclairage sur ces moments cruciaux de notre Histoire.
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MissLeo
  09 février 2013
Premier roman de Chantal Thomas, par ailleurs auteur d'essais sur Sade, Casanova ou Thomas Bernhard, Les Adieux à la Reine séduit avant tout par sa capacité à restituer l'ambiance de Versailles au cours de ces quelques journées charnières du mois de juillet 1789, qui sonnèrent le glas de la Monarchie Absolue. le personnage de Marie-Antoinette n'est pas du tout au centre du roman, comme le titre pourrait le laisser penser, et les souvenirs de la liseuse évoquent surtout les charmes et les contraintes de la vie à la Cour, dans l'univers clos du château et de son vaste parc : nous suivons Agathe-Sidonie lors de ses promenades dans les jardins, et visitons avec elle la ménagerie, le Hameau de la Reine ou encore le Petit Trianon, croisant par la même une foule de personnages aux attributions clairement définies. Les descriptions sont très détaillées et admirablement réalistes, et nous invitent à ressentir les émotions de la narratrice.
"Même par temps maussade, le ciel de Versailles s'éclaire en fin de journée et c'est, à chaque fois, d'une beauté qui bouleverse. Je l'ai constaté encore ce soir là." (page 50)
Nous prenons connaissance des rites qui accompagnaient les journées du Roi et de la Reine, suivis du lever au coucher par une cohorte de courtisans et d'officiels, et pénétrons dans l'intimité de Marie-Antoinette et de son entourage. La narratrice évoque avec beaucoup de délicatesse les moments passés en compagnie de cette dernière, et son témoignage est sublimé par l'amour et la fascination qu'elle voue à cette souveraine solitaire et mal intégrée.
"Distraitement, elle a enlevé son bonnet de dentelle. Ses cheveux, flous, très blonds, se sont répandus en nuage sur l'oreiller, tandis qu'une puissante odeur de jasmin envahissait la pièce. Une de ses épaules s'est dénudée. Je restais immobile, subjuguée... Je ne pouvais me décider à partir. Je ne sais pas ce que voulait la Reine, mais je voulais toujours davantage." (page 37)
Plus surprenants sont les passages évoquant la puanteur d'un Versailles rongé par les odeurs nauséabondes et les miasmes. On est loin de l'image idyllique renvoyée par la sublime architecture des lieux ! La vie à la Cour semble en réalité bien peu attrayante et pleine de désagréments. Et pourtant, vivre dans le Château était alors le privilège ultime, celui auquel tous aspiraient, quels qu'en soient les inconvénients.

La lectrice assiste impuissante à l'effondrement subit d'un univers dont l'harmonie lui semblait pourtant immuable, ce qui parait effectivement douloureusement absurde et inimaginable. La Bastille tombe. Rien n'a changé, et tout est pourtant différent. Louis XVI, Roi par "accident", pas du tout intéressé par le pouvoir, et Marie-Antoinette, l'étrangère, planant à mille lieues des préoccupations de son peuple, forment un couple royal en complet décalage avec l'agitation qui les entoure. Ils sont dès lors condamnés à subir avec dignité le tumulte de l'Histoire en marche.
"Je l'ai appris depuis. La foule acclame ou insulte n'importe qui, n'importe quoi. L'objet ne compte pas. La foule s'excite de se sentir une foule. Son délire monte à la proportion de ce bizarre phénomène de conscience de soi ou de conscience sans soi. "Je ne suis personne", dit la foule. Multipliée par des milliers, cette nullité est irrésistible. Et je m'y livrais, le temps d'une bouffée d'émotion, compréhensible puisqu'il me semblait entendre, avoir à portée de mes sens, la preuve tangible de l'amour du peuple pour son Roi. Et je l'avais cette preuve, mais j'ignorais alors qu'il pût exister un peuple aussi versatile, aussi rapide à passer des larmes d'attendrissement à l'appel au meurtre que le peuple français..." (page 66)

Agathe-Sidonie Laborde erre désormais dans Versailles, où les derniers vestiges d'une aristocratie en déroute se préparent à la fuite inéluctable. Les nouvelles de la prise de la Bastille parviennent peu à peu au château, et la Cour ne prend pas tout de suite la mesure de la gravité des événements. L'inquiétude monte progressivement, et c'est finalement une peur panique qui s'empare de Versailles, où les langues du petit personnel se délient avec insolence. Choquée, la lectrice surprend une conversation entre deux huissiers de porte qui se moquent avec outrecuidance du si respectable Duc de Richelieu.
"Ils ont eu tous les deux un fou rire. Celui sur la statue s'est laissé glisser de son perchoir. L'autre se roulait de rire. je les observais comme on observe des monstres. Quelles métamorphoses étaient en train de s'emparer de ce lieu et de ceux qu'il abritait ? Ces deux-là qui, auparavant se tenaient muets et raides comme des piquets dans leur habit de drap et n'étaient pas plus vivants que les portes qu'ils gardaient, les voilà qui jactaient de toute la force de leurs poumons, et gesticulaient sur le sol ; ils se pressaient les côtes, gémissaient que ça leur faisaient mal de rire autant, mais l'un des deux répétait "il en peut plus de corriger" et leurs hennissements reprenaient..." (page 126)
Mais où va le monde ???
La reconstitution est minutieuse, et il est passionnant de découvrir la Révolution Française du point de vue de la Cour, quand on nous la présente souvent de celui du Tiers-Etat. La prise de la Bastille est d'abord une simple rumeur, et donne lieu aux suppositions les plus extravagantes, avant que les conséquences de cet événement fondateur ne s'imposent d'elles-mêmes dans l'esprit de tous.
La plume de l'auteur est superbe, et l'on se délecte de ces phrases magnifiques qui parsèment l'ouvrage, évoquant un monde voué à disparaître. N'oublions pas que tout est vu à travers les yeux de la lectrice, dont le regard est forcément nostalgique et sensible à la beauté des lieux où elle vécut pendant plusieurs années une existence heureuse, bercée par la routine du quotidien. La quiétude initiale est vite remplacée par un sentiment d'urgence, et l'on tremble avec Agathe, contrainte d'abandonner la Reine pour s'enfuir avec les Polignac.
Il m'a fallu un peu de temps pour rentrer dans l'histoire (les parties se déroulant à Vienne en 1810 sont me semble-t-il moins réussies), mais je suis ressortie ravie de cette lecture captivante, quoique pas forcément facile d'accès. Ce n'est pas un roman historique traditionnel, dans le sens où il s'agit avant tout du témoignage d'une femme, qui nous livre ses impressions et le fruit de ses réflexions. Certains lecteurs risquent de le trouver un peu long, car trop descriptif. Ce ne fut pas mon cas, et je le recommande sans réserve !

Un excellent roman. Lumineux et captivant !
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Citations et extraits (72) Voir plus Ajouter une citation
AuroraeLibriAuroraeLibri   17 septembre 2022
« Adieu, la plus tendre des amies. Ce mot est affreux, mais il le faut. Je n’ai que la force de vous embrasser. Marie-Antoinette. »

Je tendis la missive à Gabrielle de Polignac, assise, toute petite devant moi, et dont les larmes coulaient sans bruit, avec une régularité effrayante – comme d’une source étrangère, logée quelque part en elle et avec quoi il lui faudrait désormais coexister.

16 juillet 1789.
Nuit. La fuite
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AuroraeLibriAuroraeLibri   15 septembre 2022
Le capitaine de Laroche n’avait nulle part son équivalent. C’était sans doute le plus grand phénomène de sa Ménagerie, un être tel que je ne résiste pas à l’envie d’en faire le portrait. (...)
Laroche, grand, brun, de belle prestance, fort galonné et enrubanné, aussi couvert de bagues et de diamants qu’un financier, était l’être le plus fétide qu’on puisse imaginer. À plusieurs pas de distance, les yeux fermés, on décelait sa présence. Il puait comme trente-six boucs, comme des monceaux de truies se roulant dans la fange, comme des sangliers dans leur souille. Par comparaison, le plan d’eau du parc que l’on appelait « l’étang puant » embaumait. (...)
La puanteur de Laroche frappait comme une bombe. Il fallait sortir très vite, ou vomir. Ce qui, dans sa jeunesse, était déjà éprouvant avait pris, au fil des ans, les proportions d’un phénomène transnaturel. Le jour de sa présentation, comme avait échoué le projet de le ceinturer et de le
jeter de force dans un bain (il avait cassé un bras à un valet et fait voler en éclats la dentition d’un autre), il avait fallu se contenter de l’asperger de barils de parfum et de lui mettre aux pieds deux paires de souliers dans le vain espoir d’en contenir la pestilence. La rencontre entre son odeur personnelle et ces parfums avait de quoi bouleverser. À l’entrée du « débutant », le Roi (il s’agissait alors de Louis XV) avait eu un recul, et au moment où le jeune homme, encore échauffé des empoignades qu’il venait d’avoir, avait tendu sa joue droite pour le salut rituel, le Roi s’était détourné. Il avait pressé son beau visage entre ses mains d’un geste qui lui était coutumier, mais qui, ce jour-là, annonçait, outre une crise de mélancolie particulièrement tenace, une migraine épouvantable. Afin que l’incident ne se renouvelle pas, et pour ménager la susceptibilité d’une famille bien en cour, quelqu’un avait eu l’idée de le placer à la Ménagerie, où, espérait-on, les effluves du jeune Laroche se fondraient avec ceux des grands fauves. Il avait été nommé « Capitaine-Gardien de la Ménagerie de Versailles » – poste envié car, outre le fait que les tâches impliquées n’étaient pas épuisantes, il comportait le droit et même le devoir de loger dans le petit château octogonal bâti par Mansart sous les directives de Louis XIV.

Versailles, 14 juillet 1789
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AuroraeLibriAuroraeLibri   16 septembre 2022
La seule grandeur désormais est d’assumer le châtiment. Les nobles vont souffrir, mais ils l’ont mérité. Ils se sont conduits en égoïstes, en dilapidateurs, ils ont oublié tout devoir de charité. Ils ont fermé leurs oreilles aux gémissements des pauvres. Ceux-ci se vengent et c’est justice. Les pauvres, un jour, n’en peuvent plus d’être pauvres.

16 juillet 1789.
Journée . La sortie du Conseil
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AuroraeLibriAuroraeLibri   15 septembre 2022
La Ménagerie, édifiée à l’extrémité d’un des bras du Canal, de l’autre côté du Grand Trianon, était, paraît-il, avant l’arrivée du capitaine, un lieu exquis. Il y avait au rez-de-chaussée un grand salon de rocailles, perpétuellement rafraîchi de jets d’eau et de ruisselets qui coulaient à travers des fougères. C’était un lieu idéal de rendez-vous dans les temps chauds et les fins d’aprèsmidi orageuses si fréquentes à Versailles. On y tenait conversation, on jouait aux charades et aux portraits, et l’on disait que nulle part ailleurs mieux que là, avec dans les oreilles le bruissement de l’eau et autour de soi la douceur de la mousse étendue comme une tapisserie sur les parois irrégulières, l’esprit affluait et se répandait avec bonheur. Laroche avait fait tarir tous ces débordements. (...) À mon arrivée, (...) Je ne vis que le Capitaine-Gardien. Il se tenait à l’entrée de son domaine, sous une arcade de buis. Il fumait sa pipe. Le capitaine, à son habitude, était plein d’énergie, laquelle, selon lui, tenait à ses principes d’hygiène, puisque, disait-il, « à chaque fois qu’on se lave, on perd un peu de soi ».

Versailles, 14 juillet 1789
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AuroraeLibriAuroraeLibri   15 septembre 2022
(...) cette chambre du Petit Trianon,(...) donnait sur un étang et sur le Temple de l’Amour, que voilait en partie le premier plan d’une petite forêt de roseaux. Forêt ? C’était ainsi qu’elle désignait la dizaine de roseaux dont le bruissement, lorsque la fenêtre était ouverte, participait pour moi de l’enchantement de la chambre du Petit Trianon. Bruit d’eau et de roseaux, chansons des dentellières, couseuses, fileuses et repasseuses qui travaillaient dans la buanderie, et que la Reine aimait entendre. Voilà ce qu’est dans ma mémoire la musique du Petit Trianon, ce n’est pas celle des concerts pourtant nombreux qui s’y succédaient. C’est la musique du jardin, et de voix de femmes. Et pour les parfums ? Ils viennent d’abord du dehors, comme la musique. Ils sont légers, et changent, au printemps, avec les floraisons du jardin.

Versailles, 14 juillet 1789
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