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ISBN : 2290119229
Éditeur : J'ai Lu (24/02/2016)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Qui est Catherine Blade ? Mi-chinoise, mi-anglaise, experte en arts martiaux, elle suscite forcément la curiosité. Est-elle une fugitive ? Une espionne ? Et pourquoi cherche-t-elle une mystérieuse tablette de jade ? Si tout le monde s’interroge à Londres, Leighton Atwood a reconnu au premier coup d’oeil Ying-ying, la sauvageonne nomade rencontrée huit ans plus tôt aux confins du Turkestan, la fille la plus dangereuse du nord de l’Himalaya et qu’il a aimée, avec pass... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
missmolko1
  13 novembre 2016
Voila une romance peu ordinaire puisqu'une bonne partie de l'intrigue se passe en Chine. Pas de bal, de jolies robes, de beaux prétendants et de mariages arrangés. Ici, on a affaire a des espions, des combats, de la médecine traditionnelle chinoise et des croyances bouddhistes. C'est ce scénario original qui m'a poussé à lire ce roman.
Ce n'est pas la meilleure romance que j'ai pu lire mais j'ai passé un bon moment à voyager :
"Autrefois, de grandes caravanes voyageaient telles des colonies de fourmis sur ces routes, transportant de précieux rouleaux de soie chinoise des vastes steppes d'Asie centrales, jusque sur les cotes de la mer Caspienne, Antioche, et Rome, afin de satisfaire le gout effréné de l'empire pour ces luxueuse étoffes.
Le règne des grands vaisseaux affrontant l'océan avait rendu cette route obsolète quelques centaines d'années auparavant. Les caravanes qui l'empruntaient encore se réduisaient à quelques chameaux qui transportaient de ville en ville un petit commerce local. La plupart des cités légendaires du passé avaient disparu, ou n'étaient plus que l'ombre d'elles-mêmes.
Néanmoins, un certain sentiment de continuité persistait. le vin doux et frais que Marco Polo avait bu était le même que celui qui emplissait le verre de Leighton ; il provenait des grappes blanches de l'oasis. Mille ans plus tôt, des missionnaires bouddhistes étaient venus d'Inde, bravant les mêmes dangers en chemin, pour apporter l'enseignement du Tathagata dans les provinces de l'Ouest de la Chine.
Leighton était déjà venu en Chine une fois, seul, avec presque rien en poche et un espoir irrationnel dans le coeur.
A présent, il s'y retrouvait de nouveau. Mais le Turkestan chinois, sous le contrôle de la dynastie Ch'ing, était particulier avec ses déserts s'étendant à l'infini, son vaste ciel bleu, ses chaînes de montagnes aux sommets enneigés."
Les personnages sont attachants, Leighton et Ying-Ying forment un joli couple même si le malheur ne les a pas épargnés. L'intrigue comme je le disais est assez intéressante mais pas forcement facile a comprendre au départ. Il y a beaucoup de personnages et il n'est pas toujours évidemment de s'y retrouver.
C'était ma première rencontre avec Sherry Thomas mais certainement pas la dernière car j'ai d'autres de ses romans dans ma PAL. Son écriture m'a plu et il me tarde d'en découvrir davantage.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Metehera
  06 février 2017
J'ai littéralement adorée cette romance.
Catherine Blade, Mi-chinoise, mi-anglaise, experte en arts martiaux, va susciter grandement la curiosité des toutes les personnes qu'elle va rencontrer à Londres.
Est-elle une fugitive ? Une espionne ? Et pourquoi cherche-t-elle une mystérieuse tablette de jade ?
Leighton Atwood, lui, l'a reconnu au premier coup d'oeil. Elle n'est autre que Ying-ying, la sauvageonne nomade rencontrée huit ans plus tôt aux confins du Turkestan, la fille qu'il a aimée, avec passion.
Sherry Thomas nous entraîne de Londres aux confins du Turkestan, en passant par le nord de l'Himalaya et l'inde, à la poursuite de l'amour avec un grand A que se portent deux personnages que le destin ne cessent de vouloir rapprocher…

Je recommande cette romance à 2000% !
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   12 novembre 2016
Autrefois, de grandes caravanes voyageaient telles des colonies de fourmis sur ces routes, transportant de précieux rouleaux de soie chinoise des vastes steppes d'Asie centrales, jusque sur les cotes de la mer Caspienne, Antioche, et Rome, afin de satisfaire le gout effréné de l'empire pour ces luxueuse étoffes.
Le règne des grands vaisseaux affrontant l’océan avait rendu cette route obsolète quelques centaines d’années auparavant. Les caravanes qui l'empruntaient encore se réduisaient à quelques chameaux qui transportaient de ville en ville un petit commerce local. La plupart des cités légendaires du passé avaient disparu, ou n’étaient plus que l'ombre d’elles-mêmes.
Néanmoins, un certain sentiment de continuité persistait. Le vin doux et frais que Marco Polo avait bu était le même que celui qui emplissait le verre de Leighton ; il provenait des grappes blanches de l'oasis. Mille ans plus tôt, des missionnaires bouddhistes étaient venus d'Inde, bravant les mêmes dangers en chemin, pour apporter l'enseignement du Tathagata dans les provinces de l'Ouest de la Chine.
Leighton était deja venu en Chine une fois, seul, avec presque rien en poche et un espoir irrationnel dans le cœur.
A présent, il s'y retrouvait de nouveau. Mais le Turkestan chinois, sous le contrôle de la dynastie Ch'ing, était particulier avec ses déserts s’étendant à l'infini, son vaste ciel bleu, ses chaines de montagnes aux sommets enneigés.
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MeteheraMetehera   06 février 2017
Leighton éprouva un léger frisson à l’idée qu’une voleuse qui avouait elle-même être maître en la matière, avait visité un lieu abritant autant d’objets de valeur.

- Comment avez-vous trouvé le musée ? s’enquit Mme Reynolds, enchantée. J’ai toujours apprécié mes visites.
- Les collections sont très impressionnantes.

La bouilloire se mit à siffler. Elle chauffa la théière et prépara le thé, avec des mouvements gracieux et mesurés. Ceux d’une femme qui n’était jamais montée à califourchon sur un cheval, et n’avait jamais
fait jaillir le sang d’un coup d’épée.

C’était du Darjeeling, le parfum était reconnaissable entre tous.
Puis, dans une autre boîte en fer, elle prit une cuillerée de fleurs de chrysanthèmes séchées, les déposa dans une tasse, et versa de l’eau chaude par-dessus.

Un Anglais était sûr de se voir offrir de temps à autre une tasse de Darjeeling. Mais Leighton n’avait plus senti le parfum délicat du thé de chrysanthème depuis qu’ils s’étaient quittés.
Pendant quelques secondes, il fut en proie à un vertige irrésistible.

- Qu’est-ce que c’est ? demanda Mme Reynolds.
- Une infusion de fleurs de chrysanthème.
- Comme c’est intéressant ! Où vous procurez-vous ces fleurs ?

Leighton se prépara à entendre les mots « cordillère de Kunlun, altitude de dix mille pieds ».

- Elles viennent des monts Huang, ou monts Jaunes, comme on les appelle quelquefois. C’est un lieu d’une beauté irréelle, souvent célébré dans l’art et la littérature chinois.

Mlle Blade enleva la lampe à alcool et la bouilloire, et posa sur la table une assiette de quatre-quarts coupé en tranches fines. Puis elle servit le thé.
Leighton était fasciné par son aisance, dans ces petits gestes rituels de la vie quotidienne. Cette femme était réellement raffinée, habituée à évoluer dans un environnement sophistiqué et à appliquer les règles de la bienséance.

Qu’as-tu fait de cette fille indomptable, et indomptée ? lui dit-il en pensée. Et quel est ton but, maintenant, en Angleterre ?

- Souhaitiez-vous voir quelque chose en particulier, au British Museum ? questionna-t-il.

Elle leva les yeux de sa tasse et lui lança un regard en coin. Bien sûr, elle avait perçu sa suspicion, mais il n’avait pas fait trop d’effort pour la dissimuler.

- J’ai fait de mon mieux pour ne pas tomber accidentellement sur la galerie des momies. Mais j’espérais trouver une plus grande sélection d’art oriental.
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rkhettaouirkhettaoui   25 mai 2016
Les souvenirs finissaient toujours par revenir. Il entendait son rire, revoyait son visage à la lueur du feu de camp, le manteau sale qu’elle portait en guise de déguisement, les broderies sur ses revers graisseux.
La souffrance physique lui semblait préférable. Elle libérait merveilleusement l’esprit. Il ne prenait pas de laudanum et s’interdisait de restreindre ses activités pendant ces crises. Il marchait, montait à cheval, courait même, s’offrant tout entier à la douleur.
Mais contre la souffrance qu’elle lui infligeait, il ne pouvait pas grand-chose. Il s’éveillait la nuit en sursaut, le souffle court, le cœur serré. Il y avait d’autres personnes qui lui manquaient, mais elles étaient mortes, alors que cette femme était probablement en vie, quelque part dans le monde.
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MeteheraMetehera   06 février 2017
Il but encore une gorgée de vin, puis se leva, la cruche à la main, et alla s’asseoir face à elle. Décidant donc de faire le choix contraire à la raison.

Les habitants de ces régions étaient dans l’ensemble amicaux et hospitaliers. Il n’était pas rare que deux hommes qui ne se connaissaient pas s’asseyent ensemble pour discuter.

- Tu as l’air d’avoir chaud, mon ami, dit-il en turc. Bois un peu de vin.

De près, ses yeux avaient la couleur de la mer, un gris foncé teinté de bleu. Ses lèvres avaient le rouge sombre d’un vieux bordeaux.

Sans un mot, elle souleva la cruche qu’il avait posée devant elle et fit couler un mince filet de vin dans sa gorge.
Troublé par la grâce et la précision de son geste, par la façon dont sa gorge bougeait alors qu’elle avalait le liquide frais, il sentit les battements de son coeur accélérer.

- Le vin est bon, dit-elle en repoussant la cruche vers lui. Mille mercis.

Il baissa les yeux et vit que le poignard avait aussi glissé sur la table, et que la pointe n’était plus qu’à quelques centimètres de sa poitrine. Il le fit pivoter et, d’une chiquenaude, le renvoya dans son fourreau.

- Belle lame, commenta-t-il.

Elle étrécit les yeux et donna un coup du plat de la main sous le plateau de la table. La lame et le fourreau s’élevèrent à l’horizontale. Aussitôt, d’un coup du manche de sa cuillère, elle fit repartir le poignard vers lui.

Leighton eut tout juste le temps de détourner l’arme à l’aide de la cruche. Le poignard retomba sur la table avec un bruit métallique.

Une chose était claire. Cette démonstration ôtait tous les doutes sur le sexe auquel elle appartenait. Seule une jeune femme voyageant seule se serait méfiée d’un homme lui offrant du vin et son amitié.
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rkhettaouirkhettaoui   25 mai 2016
Ce trésor n’était pas constitué de montagnes d’or : c’étaient les enseignements du Dharma. Les moines avaient gravé les paroles bouddhistes et les avaient enfermées, laissant des indications sur les tablettes de jade afin que la postérité les retrouve et que les paroles de Bouddha ne soient pas perdues.
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Author Sherry Thomas talks about writing DELICIOUS.
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