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ISBN : 2092576739
Éditeur : Nathan (05/04/2018)

Note moyenne : 4.42/5 (sur 139 notes)
Résumé :
Starr a 16 ans, elle est noire et vit dans un quartier difficile, rythmé par les guerres de gangs, la drogue et les descentes de police.
Tous les jours, elle rejoint son lycée blanc situé dans une banlieue chic; tous les jours , elle fait le grand écart entre ses deux vies, ses deux mondes.
Mais tout vole en éclats le soir où son ami d'enfance Khalil est tué. Sous ses yeux, de trois balles dans le dos. Par un policier trop nerveux. Starr est la seule t... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (88) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  13 avril 2018
Encensé tant par la critique que par le public "The Hate U Give" (La haine que tu transmets ) est l'oeuvre étonnante d'Angie Thomas une auteur encore inconnue il y a quelques mois, jette une lumière crue sur la condition des jeunes Africains-Américains à l'ère du mouvement #BlackLivesMatter.
Black Lives Matter [“Les vies noires comptent)”, est un mouvement qui dénonce les violences policières dont sont victimes les Noirs aux États-Unis,
Publié aux éditions Nathan en ce début avril ,The Hate U Give est un formidable un roman pour adolescents qui aborde le sujet des meurtres de jeunes Noirs commis par la police.
Basé sur des faits réels, ce roman une lecture nécessaire. et vraiment salutaire dans le contexte actuel .Angie Thomas lève le voile sur le racisme « ordinaire » et les préjugés raciaux avec une facilité et une finesse admirable et assez déconcertante.
L'auteure s'appelle Angie Thomas, c'est une jeune afro-américaine d'une trentaine d'années qui a grandi à Jackson, Mississippi, là où la discrimination est encore très présente. Rappeuse quand elle était adolescente, Angie Thomas a suivi des cours d'écriture créative et signe avec The Hate U Give son premier roman.
Angie Thomas a su toucher au coeur les afro-américains et décrire avec sincérité et sans a priori, le quotidien et les problématiques que peuvent traverser les jeunes afro-américains aujourd'hui.
The hate U give est une oeuvre de fiction, mais qui pourrait être un document tant la toile de fond et l'écriture de l'auteure sont authentiques mais qui est ici littérallement transcendée par un récit aussi poignant qu'intelligent.
Quand Starr assiste, impuissante, à la mort de son meilleur ami, Khalil, tué par un policier, tout change. Sa vie entière est bouleversée. Ces deux univers vont entrer en collision, malheureusement pour le pire. La jeune fille va alors devoir défendre la mémoire de son ami décédé face au policier, qui assure avoir agi en situation de légitime défense.
Pour un roman destiné à la jeunesse, ce qui force l'admiration c'est la richesse des personnages: Starr notamment est un personnage très complexe qui va être amenée à dénoncer l'injustice mais elle le fait sans militantisme effréné et surtout pas mal d'hésitation.
Ce récit met le lecteur en colère, et le fait sentir impuissant face à l'horreur qui se déroule devant nos yeux, en même temps que son personnage principal.
"The Hate U Give " n'est pas seulement une leçon de vie, c'est un récit qui prend aux tripes et qui force le lecteur à prendre conscience de ces inégalités qui persistent, et de cette bataille qui commence seulement.
Les droits cinématographiques de The Hate U Give ont d'ores et déjà été achetés par le studio Fox.; un film qui on l'espère aura un même retentissement que le livre dont il devrait être tiré.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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iris29
  15 août 2018
Coup de coeur pour ce magnifique premier roman ( Young adult ) qui a remporté deux prix et va bientôt être adapté au cinéma .
Starr , jeune afro-américaine de 16 ans , vit dans un ghetto gouverné par deux gangs et chaque jour va dans un lycée situé dans un quartier chic à dominante blanche. Ecartelée entre ces deux mondes , elle ne se sent à sa place dans aucun des deux et ne les mélange pas . Son père ne sait pas qu'elle sort avec un blanc, il serait furieux .
En quittant une soirée , raccompagnée par son ami d'enfance, ils seront arrêté par un flic, et son ami sera tué : bavure policière.
Elle est le seul témoin, la police a tout intérêt à étouffer l'affaire. Mais trop , c'est trop, la communauté gronde , le quartier va s'embraser …
Et dans tout ça , quel est l'intérêt de Starr ?
Faire preuve de courage, devenir adulte, avoir le regard des médias braqué sur soi, être digne de Malcom X et du Jésus Noir , risquer sa vie ?
Entourée de toutes une galeries de personnages , famille et amis, Starr ne sera pas seule . C'est la seule richesse de ce quartier…
Ce roman est un coup de poing .
Il nous fait pénétrer dans un quartier dit-difficile , de façon presque documentaire tellement il est percutant . La grande force d'Angie Thomas , est d'avoir fouillé la psychologie de tous ses personnages, premiers et seconds rôles, tous sont magnifiquement réalistes .
Aucun manichéisme dans cette histoire , c'est ce qui la rend puissante …
Les blacks ne sont pas anti-flics (l'oncle adoré de Starr est policier… )
Les parents de la jeune fille se saignent aux quatre veines pour leur offrir une chance de faire quelque chose de leurs vies, d'acquérir un bon diplôme, d'avoir accès à l'université , faire mieux qu'eux .
Ce sont d'excellents parents , plein d'amour, faisant preuve d'autorité quand il le faut , (mais le père de Starr a fait de la prison et son ex vit avec un chef de gang ) .
Dans ce quartier , dealers ou pas , tout le monde se connait, tout le monde a des liens .
Angie Thomas s'attaque aussi au racisme , aux préjugés avec beaucoup de subtilité, d'humour à travers la famille de Star et son petit ami blanc.
Politique, religion, rap s'entremêlent pour nous faire réfléchir : " The hate U Give Little Infants fucks Everybody,( …) , ce qui veut dire que tout ce que la sociétè nous fait subir quand on est gamins lui pète ensuite à la gueule . Tu piges ?"
Il se dégage de ces pages beaucoup de chaleur , de générosité et d'espoir . L''espoir que tous ces gamins des mauvais quartiers s'instruisent, qu'ils s'en sortent . Elle dit dans ses remerciements : " Soyez les roses qui poussent dans le béton."
Il se dégage de ces pages également un ras le bol , une rage devant toutes ces bavures policières qui ne sont jamais punies. Une révolte quand les droits de certains citoyens sont bafoués, on en ressort secoué.
Mais, ça sert à quoi toute cette agitation si rien ne change ? A rester digne, à rester soi-même, à rester debout...
Starr nous donne une leçon , du haut de ses seize ans.
Angie Thomas aussi, du haut de son premier roman …
Un succès mérité , un vrai bonheur de lectrice …
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Sourisetdeslivres
  30 avril 2018
Tu en as sûrement déjà entendu parler de nombreuses fois, c'est la sortie du mois d'avril qui je pense a fait le plus de buzz.
D'habitude les livres trop médiatisés j'attends un peu avant de les lire, mais ici ; aussitôt acheté aussitôt lu.
Mon cher lecteur, si jamais tu n'étais pas encore convaincu, ce livre il te faut le lire !
C'est une oeuvre forte, une fiction qui pourrait carrément être un fait réel, un livre qui est presque une étude sociologique du mouvement Black Lives Matter, il se traduit littéralement par : la vie des noirs compte, je te mets le lien Wikipedia ici.
Percutant, incisif, il dresse le portrait très réaliste de ce que vivent les Afro-Américains à l'heure d'aujourd'hui.
Ce livre dénonce tous les préjugés, des plus communs comme une blague aux plus durs.
Tu vas suivre Starr, 16 ans.
Ses parents ont voulu pour leurs enfants qu'ils aient une bonne éducation, qu'ils puissent se sortir de la cité ou du ghetto, elle va donc dans un lycée privé de « blancs ».
Elle ne se sent à sa place nulle part, ni chez elle ni à l'école.
Elle tient son langage avec ses amis du lycée et un autre dans le quartier.
Un jour, une de ses amies la supplie de l'accompagner pour une fois à une fête, elle a lieu chez Big D, pas loin de là où elles vivent.
À contrecoeur, Starr s'y rend, mais la soirée tourne très vite au désastre quand des gangs rivaux échangent des coups de feu.
Khalil, son meilleur ami, emmène Starr loin du danger.
Sur la route du retour, il se fait contrôler par un véhicule de police pour un phare cassé... ses derniers mots seront pour Starr, il se préoccupe de savoir si elle va bien.
Khalil est mort, assassiné de 3 balles dans le dos par un policier.
Starr est le seul témoin.
Justice doit être rendue, c'est cette intrigue qui court tout au long du roman, mais là où Angie Thomas frappe fort (et je comprends pourquoi ce roman a été finaliste du National Book Award et récompensé de nombreux autres prix) c'est qu'avec cette intrigue, cette injustice elle va te dépeindre le quotidien des Afro-Américains aux USA, elle va te démontrer que du côté de la police comme, du côté des Afro-Américains il y a des hommes bons comme le contraire.
Malheureusement ceux qui sont toujours stigmatisés encore aujourd'hui en 2018 ce sont les Afro-Américains.
Coupable de quoi ?
Juste d'avoir une couleur de peau différente ?
de vivre dans une cité défavorisée ? Parce que tu as moins de moyens, que tu fais partie d'une minorité ethnique ça fait de toi automatiquement un voyou ?
C'est à vomir, c'est écoeurant, c'est révoltant, et pourtant tu vois, c'est la réalité.
Angie Thomas dit ces mots très justes dans ses remerciements, des mots qui ont été droits dans mon coeur tout comme tous les protagonistes de ce livre,
« vos voix comptent, vos rêvent comptent, vos vies comptent. Soyez les roses qui poussent dans le béton »
La rose de ce livre, de ce petit bijou c'est Starr, c'est cette jeune fille, cette étoile qui brille au milieu des ténèbres.
Starr est un personnage inoubliable doté d'une psychologie fine, une jeune fille qui va voir sa vie changer radicalement et qui va se rendre compte de certaines choses.
Un cheminement qu'elle accomplit.
Un autre personnage qui m'a de nombreuses fois ému c'est son papa, Maverick.
À travers lui, l'autrice va te montrer que tu peux changer le cours de ta vie, que des erreurs tu peux en faire, l'important c'est de changer de direction à temps.
Un père et une mère qui veulent le meilleur pour leurs enfants' comme tous les parents tu vas me dire, mais eux, encore plus, ils sont décidés à mettre leurs enfants à l'abri du danger.
Le quotidien ce sont les sirènes, les coups de feu, c'est de ne pas oser laisser les enfants jouer dehors dans la rue.
Un personnage à part entière c'est ce quartier. Angie Thomas te montre la cohésion. La solidarité entre eux. Une famille dysfonctionnelle, mais une famille quand même.
Je pourrais te décrire chaque intervenant du récit, car tous, sans exception, sont puissants, chacun d'eux va t'apporter une réflexion, te faire te poser deux secondes et réfléchir à ce que tu vois aux journaux télévisés, aux actualités, des faits qui ne devraient plus exister, des préjugés qui ne devraient plus être entendus, c'est quasiment banalisé (je parle de la façon dont parlent les journalistes quand un fait comme celui-là a lieu) comme si c'était devenu normal, mais non qu'y a-t-il de normal à se faire assassiner pour rien ? Assassiner tout court ?
Angie Thomas signe un texte engagé, engageant, tout en ne tombant pas dans le piège de stigmatiser une couleur de peau. Au lieu du poing levé ou des pancartes brandies, c'est son stylo qu'elle utilise pour revendiquer pacifiquement.
Elle met en exergue toute la complexité du système américain, elle te montre la crainte des parents pour leurs enfants leur serinant sans cesse que quand ils voient un policier surtout de toujours rester poli, les mentalités changent, mais tellement doucement.
Voilà pourquoi de tels romans sont nécessaires, voilà pourquoi il faut lire THUG et en parler autour de toi.
L'autrice te met face à tous les préjugés qui puissent exister, à toute la difficulté que va éprouver Starr dans ce rôle de témoin, au-delà de sa propre peine qu'elle a du mal à surmonter.
Ce roman m'a mis en colère, terriblement, il te mettra, toi aussi en colère, comment rester insensible à un texte aussi fort, un roman coup de poing.
Un sujet qui est rare de découvrir, livré comme tel.
Comme je te le disais elle a su éviter tous les écueils, elle ne te construit pas un roman où tout est parfait, pas même dans la famille de Starr, elle te montre les gens tels qu'ils sont avec leur part d'ombre, leurs attentes, leurs espoirs souvent brisés. Elle aborde en plus de nombreux thèmes tels que le deuil, l'amitié, la vie après la prison, la violence de l'extérieur, mais aussi entre les 4 murs, les gangs, la pauvreté, la famille, etc.
J'ai adoré les nombreux clins d'oeil à Harry Potter et au Prince de Bel Air qui est une série de ma génération, une série que je regardais ado.
Tu as des passages douloureux, des passages forts en émotions, des moments lumineux et aussi beaucoup d'humour.
Tout est très juste, parfaitement dosé et à sa place. Les 488 pages du roman sont nécessaires, il n'est ni trop long ni trop court tu as le temps de comprendre toute la complexité des familles afro-américaines qui ont eux aussi des préjugés, tu as le temps de parfaitement visualiser les lieux, les scènes et de comprendre les personnages à la psychologie très bien développée. Tu vas forcément être amené à t'interroger en suivant Starr et sa famille, comme je te le dis souvent, c'est important que de tels livres existent, pour ne jamais oublier, faire avancer les mentalités.
Elle aborde cette justice à deux niveaux suivant ta couleur de peau, le racisme institutionnel, les bévues policières souvent, pour la plupart du temps, classées en homicide involontaire et reste impunie.
C'est aussi dénoncer la facilité de se procurer une arme aux USA, les inégalités sociales très fortes, l'écart entre les « riches » et les pauvres, la médecine a deux vitesses, c'est toute la société Américaine dans sa globalité qu'elle te dépeint.
Tu vas te glisser dans la peau des Afro-Américains et voir ce qu'ils pensent des blancs. Comment ils nous perçoivent. Et comment toi les perçois-tu dis moi ?Te rends-tu compte de leur quotidien et des difficultés auxquelles ils doivent faire face ? Cela vaut pour toutes les minorités. Poses toi et réfléchis-y ;)
Ce n'est pas un coup de coeur, il m'a manqué cette petite étincelle qui fait que, mais un roman que je te conseille absolument, que tu sois jeune ou pas.
La dernière page du roman m'a fait dresser les poils des bras. Je pense que c'est la page la plus forte du livre. Les mots te frappent en plein coeur et te mettent une gifle.

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Saiwhisper
  24 août 2018
« The Hate U Give » est un roman contemporain dans lequel j'ai placé énormément d'espoir… En effet, quelques mois après sa sortie, les réseaux sociaux et les magasines ne cessaient de crier à la pépite littéraire ! Aujourd'hui encore, les avis unanimes tombent au compte-goutte. Bountynette m'en a récemment parlé en affirmant son coup de coeur… Je me suis donc lancée à la rencontre de Starr, une adolescente noire qui vit dans un quartier difficile et qui fait ses études dans un lycée chic où étudient principalement des jeunes blancs. J'ai beaucoup aimé le fait que l'héroïne soit entre deux mondes. Outre l'affaire principale, il y a beaucoup de pistes de réflexion sur cette société américaine que je connais finalement très peu. On aborde plusieurs thématiques comme le racisme, la ségrégation et la perception/confrontation de la communauté Noire et Blanche dans le pays. Cet ouvrage montre également plusieurs familles qui, malgré le contexte, tentent d'échapper aux gangs qui dirigent certains lieux et laissent souvent des cadavres derrière eux. Il y a aussi les sujets de la misère, de la drogue/du deal, des forces de l'ordre, du climat de peur qui règne en maître… de son côté, Starr va évoluer au fil de l'affaire : elle va se remettre en question, prendre du recul, sonder son entourage, réagir aux nombreuses injustices et va aller jusqu'à douter de son ami. Courageusement, elle va devoir trouver sa voie. On a là un roman très fort qui, sans juger, permet d'y voir plus clair sur une société qui ne nous est pas forcément familière.
J'ai été impressionnée par le fait que l'intrigue nous plonge directement dans le vif du sujet : en deux chapitres, Khalil, l'ami d'enfance de Starr, va se faire assassiner par un policier qui a tiré en croyant qu'on allait le menacer d'un flingue. Une « bavure » qui aura aussitôt des conséquences désastreuses sur la narratrice, mais également sur sa famille, ses proches, le quartier et toute une communauté ! Et c'est là l'intérêt de tout le récit ! Pour Starr, cela va être une véritable descente aux enfers puisqu'elle va devoir apprendre à contrôler son chagrin, surmonter les réactions ou propos de certains et se protéger. En effet, parler peut s'avérer dangereux, voire susciter des remontrances aussi bien du côté des Blancs que des Noirs… Il y a une véritable pression qui m'a inquiétée à plusieurs reprises. Honnêtement, je n'avais pas idée de jusqu'où quelques personnages étaient capables d'aller. Ces agissements ne m'ont pas laissée indifférente ! Les personnages non plus ne m'ont pas laissée de marbre ! Par exemple, j'ai eu une véritable attache pour Chris, le petit ami blanc de Starr. Ce jeune homme est adorable, compréhensif, là pour elle et avec du tempérament quand il le faut. La famille de l'héroïne est également géniale : la mère que l'on ne peut qu'adorer (tendre, autoritaire et à l'écoute), le père qui amuse autant qu'il émeut ou impressionne, le frère qui a provoqué plusieurs réactions durant ma lecture ou encore l'oncle qui va se révéler progressivement. Au fil des chapitres, on s'attache réellement à tout ce petit monde.
Cela dit, même si j'ai apprécié ce que j'ai lu, je n'ai pas pour autant rejoint la majorité des lecteurs. C'est très intéressant néanmoins, j'avais mis la barre trop haute à force d'en entendre parler… D'ailleurs, j'ai mis énormément de temps avant de rentrer dans le livre. J'ai eu du mal de me familiariser avec le langage, car il y a du vocabulaire particulier propre aux USA, à certains ghettos ainsi que beaucoup de vulgarité et familiarité. Par exemple, il est hyper fréquent de rencontrer des « wesh », « yo », « gros », « mec », « meuf », « seum » et j'en passe. S'adapter n'a vraiment pas été facile, car j'emploie très peu de genre de mots et ne suis pas habituée à en voir à chaque dialogue ou paragraphe. Cela a rendu ma lecture fastidieuse… Pourtant, le style n'est pas forcément compliqué : j'ai souvent eu l'impression que ce n'était pas une auteure adulte qui écrivait, mais simplement une adolescente s'adressant à son journal intime. Là-dessus, Angie Thomas m'a bluffée ! Elle m'a également agréablement surprise par la fin qui évite la facilité et semble très crédible.
Cette lecture fut intéressante et relativement prenante. Même si j'ai noté quelques longueurs, j'ai trouvé que les pages se tournaient avec aisance. Je n'ai pas eu un coup de coeur comme la plupart des lecteurs toutefois, je comprends pourquoi le contenu a plu. C'est un roman young adult qui peut très bien convenir à un jeune ou un adulte, car les thématiques sont pertinentes, d'actualité et bien amenées. le tout est de pouvoir passer outre le vocabulaire… Il est à noter que plusieurs médias parlent d'une adaptation cinématographique. Or, je reconnais être curieuse de voir le résultat.
Lien : https://lespagesquitournent...
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Neneve
  11 décembre 2018
Starr, surnommé Miam par ses parents, est une femme adolescente qui a déjà subi bien des épreuves pour son jeune âge. Elle habite un quartier, ou devrais-je dire un ghetto, où sévit deux gangs qui ont fait bien des morts. Les coups de feu ne sont pas rares, et chacun vit dans la crainte.. Un soir qu'elle se rend dans une fête organisée pour le Spring Break, une fusillade éclate : elle s'enfuit avec Khalil, son ami d'enfance. Mais voilà qu'ils se font interceptés par la police et le matricule 115 va dégainer son arme et tué Khalil. Sans raison apparente, juste parce que la couleur de peau ne lui revient pas... Starr s'effondre, c'est déjà le deuxième ami qui s'écroule sous ses yeux... On la priera de venir déposer et témoigner sur les faits... Racisme, profilage racial, émeutes, soulèvements, incompréhension, aspirations au traitement égal... Tous autant de thèmes qui habitent ce premier roman exceptionnel... J'ai adoré ma lecture... Une lecture qui grafigne, qui fait mal, qui émeut... Mais une lecture nécessaire pour comprendre de l'intérieur la discrimination... Thomas mérite amplement tous les honneurs liés à ce bouquin... Je ne peux que vous en recommander la lecture !
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critiques presse (4)
Ricochet   30 septembre 2018
Une radiographie implacable mais nécessaire du quotidien de certains adolescents américains qui se débattent pour s’en sortir dans une société qui ne cesse de répéter les mêmes erreurs.
Lire la critique sur le site : Ricochet
LeMonde   11 avril 2018
Inspirée par le mouvement Black Lives Matter et les textes de Tupac, Angie Thomas raconte dans son best-seller comment une jeune femme noire assiste à la mort d’un ami abattu par un policier.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeMonde   09 avril 2018
Inspirée par le mouvement Black Lives Matter et les textes de Tupac, Angie Thomas raconte dans son best-seller comment une jeune femme noire assiste à la mort d’un ami abattu par un policier.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Actualitte   02 mars 2018
Tout en subtilité et en brutalité, Angie Thomas signe un livre majeur, indispensable. Et certainement pas réservé aux adolescents.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
MademoiselleReglisseMademoiselleReglisse   07 décembre 2018
L'année de mes douze ans, mes parents ont eu deux conversations avec moi. [...]
La deuxième conversation, c'était pour m'expliquer quoi faire si un flic me contrôlait.
Ça a énervé Maman qui a dit à Papa que j'étais trop jeune pour ça. Il a répondu qu'il n'y avait pas d'âge pour être arrêtée ou se faire descendre. [...]
J'espère que quelqu'un a eu la même conversation avec Khalil. (p.28-29)
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iris29iris29   17 août 2018
[ Maman ] est en train de mettre les dernières photos de nous tous sur Facebook pour la famille qui habite loin. Avec tout ce qui se passe , qu'est ce qu'elle peut leur dire ? " Sekani a vu des flics s'en prendre à son père mais c'est un excellent élève. # fierté- maternelle." Ou : " Le meilleur ami de Starr est mort sous ses yeux, priez pour elle , mais mon bébé a encore eu les félicitations. #comblée." Ou même : " Des camions blindés passent devant chez nous, mais Seven a été accepté dans au moins six universités. #l'avenirluisourit."
+ Lire la suite
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letilleulletilleul   18 avril 2018
Je n’aurais pas dû venir à cette fête.
Je ne suis même pas sûre d’être à ma place, ici. Pas que je me
prenne pour une bourge, ni rien. Mais il y a juste des endroits
où ça ne suffit pas d’être moi. Aucune version de moi ne convient. La soirée de Spring Break de Big D est un de ces
endroits.
Je me faufile entre les corps en sueur pour suivre Kenya. Les boucles de ses cheveux rebondissent sur ses épaules.
Un fin brouillard qui sent la beuh plane dans la pièce, et le sol
vibre avec la musique. Un rappeur invite les gens à danser le Nae Nae et tout le monde décline sa propre version dans un
flot de « hey ! hey ! ». Gobelet au-dessus de la tête, Kenya avance
en dansant. Entre la musique à fond qui me file mal au crâne et la beuh qui me donne la nausée, ce sera un exploit si je
traverse la salle sans renverser mon verre.
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BazartBazart   13 avril 2018
Je me sens toute nauséeuse, comme quand je mangeais de la glace et jouais trop longtemps dehors dans la chaleur étant petite. Madame Rosalie disait que la chaleur me faisait " bouillir l'estomac" et qu'un peu de fraicheur ferait du bien. Mais ça, par contre, rien de frais n'en viendra à bout.
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iris29iris29   15 août 2018
Un jour, papa m'a raconté que tous les hommes noirs portaient en eux la colère de leurs ancêtres. Une colère datant du jour où ls n'avaient pas pu empêcher les esclavagistes de s'en prendre à leur famille. Il m'a dit aussi qu'il n'y a rien de plus dangereux que cette colère quand elle explose.
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