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EAN : 9782070341771
272 pages
Gallimard (08/07/2006)
4.06/5   691 notes
Résumé :
Il s'agit ici du titre et de la traduction française d'origine par Marcel Duhamel, en 1966, dans la Noire de Gallimard. Une nouvelle traduction a été publiée chez Payot et Rivages en 2016 sous le titre "Pottsville, 1280 habitants".

Shérif de Pottsville, village de 1 275 âmes, Nick Corey a tout pour être heureux : un logement de fonction, une maîtresse et surtout un travail qui ne l'accable pas trop car il évite de se mêler des affaires des autres. Bie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (99) Voir plus Ajouter une critique
4,06

sur 691 notes

belette2911
  01 juillet 2013
HI-LA-RANT ! Durant ma lecture, je n'ai pas arrêté de pouffer de rire, de m'esclaffer au risque d'en perdre mon souffle. Pourtant, à l'analyse froide, il n'y a vraiment pas de quoi rire ! On termine quand même la lecture avec 6 morts. Dont 4 tués à bout portant.
Dès le départ, nous faisons connaissance avec Nick Corey, personnage principal du livre et shérif de Pottsville, village de 1 275 ploucs, heu, pardon, de 1275 âmes. Entre nous, le titre original est "Pop. 1280" et je me demande bien où sont passés les 5 âmes disparues. Cinq personnes perdues dans une traduction, ça fait désordre, non ? (Jean-Bernard Pouy répond à la question dans "1280 âmes").
Au premier abord, le shérif Nick Corey m'a fait penser à un mec qui est en attente pour une greffe du cerveau. Oui, une sorte de shérif débile, pas très malin, et je me gaussais de sa stupidité, pensant que cet Averell Dalton était issu du croisement entre Nabilla et François Pignon, bref, un champion du monde en puissance pour un dîner de cons mémorable.
Je ne vous parle même pas du langage de Nick et des autre protagonistes, parce qu'entre les "exaque" , les "p'tet" ou les "j'dis pas que", sans compter les gros mots, Pivot en avalerait son dico.
J'ai vite retourné ma veste et changé mon fusil d'épaule. Nick Corey est en fait le fils caché de Napoléon et Machiavel. le stratège brillant accouplé au machiavélisme puissance 10.
Naaan, sérieux, si l'auteur ne maniait pas la plume de manière si brillante, en la trempant dans l'humour (noir), l'histoire nous ferait frémir et hurler parce qu'elle n'est jamais qu'une vision fort sombre de l'espèce humaine. En principe, j'aurais dû être scandalisée de ce que je lisais.
Tout le roman n'est qu'un long regard horrifié et désabusé sur les Blancs habitant dans les campagnes du sud des états-unis en 1920 et le jugement est sans appel : ils ont l'esprit plus étroits que le cul d'une donzelle vierge qui se ferait prendre par un troll des montagnes. Plus étroits que ça, tu meurs.
Personne n'est à sauver : que ce soit des personnages secondaires qui ont tous un truc à se reprocher à Nick Corey qui un mec plus que paresseux, fourbe, plus malhonnête que les banquiers américains, plus menteur qu'un politicien en campagne électorale, assez violent tout de même, dépourvu de remords, infidèle, manipulateur avec tout le monde, il n'aime que lui et pour ajouter une cerise sur ce portrait peu flatteur, il est cynique. Un brin sadique et lubrique aussi.
On devrait le haïr et on l'apprécie tout de même. Malgré tout ce qu'il commet comme exactions, on ne peut s'empêcher de rire et de battre des mains en criant "encore" ! On ne devrait pas...
Le passage où Nick s'occupe d'Oncle John, un Nègre (pas péjoratif, j'utilise le terme de l'époque qui veut tout dire sur la manière dont ces gens étaient considérés et traités : même pas humain) est terrible. Je n'avais pas moufté pour les trois premiers, mais là... mon coeur s'est serré. Pas longtemps, Nick m'a de nouveau fait rire.
Malgré l'horreur, on continue sa lecture parce que l'on veut connaître la suite des tribulations de Nick Corey, de ce qu'il va pouvoir inventer pour sauver sa réélection, sur comment il va enfin se débarrasser de sa harpie de femme et de son beau-frère Lennie (un débile profond, frère de sa femme, débile comme le Lennie de Steinbeck, la charisme en moins), comment il va arriver à se séparer de sa première maîtresse pour retrouver sa deuxième maîtresse... Ou jongler avec les deux...
On se croirait dans un Vaudeville, les portes qui claquent en moins, tellement la situation devient serrée à un moment donné. le suspense est à son comble parce que aussitôt un problème de résolu qu'un autre arrive ou se crée.
Chaque page est un florilège de scepticisme, de pessimisme, d'érotisme, de cynisme, remplie de vulgarités, de sadisme, enrobée de blasphèmes et de sacrilèges, roulée dans le roublardise et trempée dans l'hypocrisie.
Le pouvoir rend fou, quand le gens ne savent pas, ils inventent et un gentil peur cacher un salaud, entre autre. Voilà ce qu'on peut retirer, entre autre, lorsqu'on trait le roman.
Attention, du livre coule assez bien de sang, la plaisanterie étant noyée dedans.
L'épilogue m'a laissé la bouche ouverte, se fermant et s'ouvrant à la manière d'un poisson rouge échoué sur la table de la cuisine. My god, Napoléon a dû être fier de la stratégie de Nick et Machiavel a dû avoir du plaisir au fond de sa tombe en apprenant comment le Nick manipulait bien. le Nick, il a niqué tout le monde !
Bref, un portrait au vitriol de la société, sans concession, tout le monde est coupable et tout le monde devra payer pour les fautes qu'ils ont commise, même Nick (si ça l'avait moins chatouillé dans le pantalon, il ne se serait pas retrouvé marié à la harpie).
Mais personne n'est assez lucide que pour reconnaître que s'il est dans la merde, c'est qu'il l'a bien voulu.
Décapant ! Hilarant. On devrait voir rouge, mais on rit jaune parce que c'est quand même noir (couleur à l'envers du drapeau de mon pays).
Dorénavant, je tiendrai à l'oeil les gars un peu empotés, qui ont l'air d'avoir été absent lors de la distribution des cerveaux...
Ça me fait penser qu'en Belgique, nous avons un héritier qui a l'air empoté... Il est peut-être comme Nick Corey ? Si oui, ça va swinguer !

Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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marina53
  30 juillet 2013
Ha, Nick Corey ! Bon sang de bonsoir ! Quelle idée saugrenue t'est donc passée par la cervelle (pour peu que tu en aies une !) pour aller te foutre dans le trou du cul du diable comme tu dis ! Il faut dire qu'entre ton poste de shérif tant mérité (?), tes 12 siestes et tes 14 repas gargantuesques dans la journée, ta femme un brin soûlante et acariâtre, ta première maîtresse te collant aux basques et que tu cherches à éviter, la seconde qui, elle, vaut son pesant d'or et ton débile de beau-frère, ta vie semble des plus exaltantes ! Tu n'as qu'un but dans la vie: te faire réélire à tout prix de Pottsville, petit patelin de 1275 âmes dont les habitants n'attendent presque plus rien de toi. Ne rien faire est déjà beaucoup, te semble-t-il, encore faut-il bien le faire ! Mais, voilà que les élections approchent et Nick semble avoir le feu aux fesses, son rival devient populaire et notre bon shérif semble s'être fourré dans le pétrin. En effet, deux maquereaux lui cherchent des noises et ça, Nick, il aime pas trop ça ! Ni une ni deux, j't'embrouille l'affaire et le tour est joué... Ha, ce bon vieux shérif semble avoir réponse à tout et gare à tous ceux qui voudraient lui mettre des bâtons dans les roues... La bonne ville de Pottsville risque bien d'être chamboulée...

Déjanté, complètement absurde mais terriblement efficace, ce polar ne fait pas la dentelle ! Jim Thompson distille pour notre plus grand plaisir la vie trépidante de ce shérif à la gâchette facile. Personnage malgré tout attachant avec ses penchants et ses bassesses, Nick Corey séduit ou agace, se faisant parfois passer pour l'idiot du village afin de mieux manipuler les gens. Et ça marche ! le lecteur le suit les yeux fermés et l'écoute nous raconter ses péripéties. Avec une écriture enlevée, populaire et accrocheuse, Jim Thompson réussit d'une main de maître à nous plonger dans les bas-fonds des Etats-Unis, où le racisme et le sexisme sont bien présents et nous livre un roman bien noir et cynique, où l'on rit jaune parfois...
1275 âmes... j'suis pas sure que Nick sache compter non plus !
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Yassleo
  16 février 2016
Salut les feignasses.
Je m'appelle Nick Corey. Ch'uis le gars né de la plume de Jim Thompson, le gratte-papier mondialement reconnu pour la qualité de ses romans noirs. Rien que ça. Bon, c'est pas volé, y s'débrouille pas mal du stylo le bonhomme. Et drôle avec ça. Là y se fait chatouiller les orteils par les vers depuis quèque zannées déjà, mais paraît qu'avant de tirer sa révérence, l'en aurait écrit d'autres des polars. Mais sont ptèt pas aussi bons que le mien les zaut'. J'dis pas qu'y sont mauvais, mais j'dis pas qu'y sont bons non plus. C'est juste que moi, je pouvais pas être partout, voyez.
Maint'nant que je vous ai présenté le paternel, je vous raconte ma ptite vie. Mais pas trop, pasque d'une, ch'uis vite claqué, pis deux, faudrait surtout pas vous couper l'envie de me rencontrer. Car c'est pas pour me vanter mesdames, mais Dieu sait que j'vaux le détour! Faut voir bibi à la besogne, z'en redemandent toutes. Z'avez qu'à vérifier auprès de Rose et Amy, mes deux poules. Ok c'est mes maitresses et alors? Circonstance atténuante ça vous parle? Z'avez vu le thon que je me paye comme bonne femme? Et une teigne pas dieu possib' la Myra en plus. Nom d'un putois!
Et comme si c'était pas assez, j'dois supporter son frangin sous le toit, une vraie baltringue c'tanimal. Lennie qu'y s'appelle. Ouais je sais, comme le type de Steinbeck, ch'uis pas si con merci. Et un vrai débile not' Lennie, tout pareil. M'est avis que le Thompson l'a fait exprès de m'le coller aux basques çui-là. Genre hommage à l'aut' gugusse. Merci du cadeau Jimmy, mais ch'uis pas George moi. La fermette et tout le tralala j'ui laisse.
Bon, 1275 âmes, c'est le nombre de pèquenots qu'habitent Pottsville, le trou de balle dans lequel je bosse. Ah oui, j'vous ai pas dit la meilleure : ch'uis le shérif du trou de balle. Y m'ont élu shérif ces pèquenots alors que j'en branle pas une. Quand j'vous dis que c'est tous des va-de-la-gueule et des ratés.
Pis racistes avec ça. Peuvent pas blairer les nègres. Je sais bien que c'est crétin. J'y ai dit aux pèquenots qu'y sont faits tout pareil que nous les nègres. Mais ça en démord pas, quand t'es con t'es con. Bon, j'insiste pas trop, j'oublie pas qu'y votent pour ma pomme quand même. Et tant que je peux bouffer et dormir peinard sur le pécule du contribuab', j'vais pas me plaindre.
D'toute façon, j'en fais ce que j'veux de ce bled. Y a pas plus roublard et vicelard que moi à 10 miles à la ronde. Et le plus dingue, c'est qu'y pensent tous que ch'uis un bon à rien et un loser. J'me maaaarre! Qu'y sont cons.
Mais t'inquiète que j'te les mate quand y faut. A coup de plombs dans le bec de ces salopiauds que je règle ça. Ni vu, ni connu. Pasque Dieu lui, y déconne pas et c'est pas un pèquenot Dieu. Y m'a refilé sa mission de faire régner l'ordre dans le trou de balle. Sauf qu'y m'a pas dit comment faire. Alors je fais à ma sauce divine à moi.
Pis y a aussi l'autre trouduc d'à côté qui... Oh et pis j'en ai ma claque d'écrire. Z'avez qu'à l'ouvrir ce bouquin si vous voulez du détail. Ch'uis pas votre cabot, nom d'un putois!
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iris29
  22 avril 2017
Bienvenue dans le canton de Potts, ses 1275 âmes ou habitants .
Laissez-moi vous présenter Nick Corey , son shérif nullissime et peu scrupuleux qui passe son temps à essayer de ne déplaire à personne , à ne rien dire et rien faire, de peur de ne pas être réélu .
Une feignasse, une couleuvre pour qui , ♫ travailler, c'est trop dur" ♫.
Mal marié , (carrément tombé dans un traquenard même !) , obligé de se coltiner le beau-frère qui vit avec eux (mais est-il bien le frère ?...), affublé d'une maîtresse qui l'épuise et d'une administrée pour laquelle il se pâme, à un moment, la coupe est pleine et le shérif va se rebeller .
♫ He shot , the sheriff ♫
♫Bang bang ♫
De soumis et paresseux, il va s'avérer manipulateur notre shérif.
Pervers, amusant, salop, vieillot, cynique et peu fiable , ce shérif m'a touché en plein coeur . ♫ Bang Bang , I hit the ground ...♫
( Merci à LouisLeroux qui me l'a présenté en l'ajoutant à une de mes listes !)
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iz43
  21 février 2022
Découvert complètement par hasard en compulsant la liste des auteurs pour le challenge solidaire, voilà que je tombe sur un sacré numéro.
Roman noir mais en même temps complètement loufoque et super drôle !
Un héros aux premiers abords nullissime qui s'avère être un drôle de phénomène !
J'ai passé un super moment et je n'ai pas arrêté de rire en me sermonnant par moment "non mais quand même iz c'est abusé là ... et puis il y a des morts tout de même ...)
Mon drôle de loustic est un shérif d'un patelin (Pottsville) de 1275 âmes environ parce que notre feignasse Nick Corey ne s'est pas amusé à vérifier !
Nick a des journées bien chargées : faire un petit déjeuner léger (3 cafés, des saucisses et des crêpes) qu'il fait traîner jusqu'au repas s'il pousse la discussion avec sa femme. Ensuite il lui faut descendre dans son bureau de shérif où il s'accorde généralement une petite sieste bien méritée...
BOn vous voyez le tableau: Nick est un gros balourd qui ne fait rien de ses journées, qui ne contredit personne, qui serre quand même quelques mains en vue de sa réélection ... Qui s'occupe de sa maîtresse et de sa deuxième maîtresse.
Horripilant, machiavélique, paresseux, de mauvaise foi, vulgaire, malhonnête, menteur, infidèle, cynique, plouc ... Nick cache super bien son jeu pour mieux vous retourner le cerveau et vous la faire à l'envers. Un manipulateur né ! Malgré tous ces défauts, je n'ai pas pu m'empêcher de l'apprécier et de me demander comment il allait faire pour se sortir de toutes les situations compliquées où il a le chic pour se fourrer.
C'est très drôle, déconcertant ! Les dialogues sont savoureux ! Complètement inattendu. Bref je me suis bien amusée !
Des situations et des dialogues désopilants.
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Citations et extraits (84) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   22 avril 2017
- Dis donc, ma cocotte, je lui fais, on ne devrait pas attendre un peu ?
- Attendre ? Pourquoi foutre ?
- Ben, écoute... Tu viens juste d'être déclarée veuve, officiellement... Ça me paraît pas très convenable de se fourrer dans les draps avec une femme qu'est veuve depuis à peine une heure.
- En voilà une affaire ! Tu couchais bien avec moi avant que je le sois, veuve, non ?
- D'accord. Mais ça tout le monde le fait. C'est une manière de rendre hommage à une personne du sexe. Mais là, quand une femme a même pas eu le temps de pisser après son deuil, c'est de l'irrévérence pure et simple. Je veux dire qu'après tout, ça existe , les convenances ; quelqu'un de comme il faut, il s'en va pas sauter sur une veuve flambant neuve, pas plus qu'elle ne va se laisser sauter dessus...
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iris29iris29   23 avril 2017
(...), j'en ai connu pas mal de son espèce. De ceux qui cherchent une solution facile aux problèmes compliqués. De ceux qui mettent leurs ennuis sur le dos des Juifs ou des gens de couleur. Qui ne sont pas fichus de comprendre que, dans un monde comme le nôtre, c'est forcé qu'il y ait des trucs qui ne tournent pas rond. Et en admettant qu'il y ait une réponse à la question de savoir pourquoi c'est comme ça (et il n'y en a pas toujours), eh bien, ce n'est probablement pas une seule, mais mille réponses .
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miladomilado   19 janvier 2013
Des fois, je me dis que c'est pour ça qu'on ne progresse pas aussi vite chez nous que dans d'autres régions. Les gens, perdent tellement de temps à en lyncher d'autres, ils dépensent tellement d'argent en corde et en essence, à se cuiter par avance et autres choses essentielles, qu'il ne reste plus guère d'argent ni de main-d'oeuvre disponible pour les travaux courants.
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miladomilado   18 janvier 2013
- Dis donc, ma cocotte, je lui fais, on devrait pas attendre un peu ?
- Attendre ? Elle dit en fronçant les sourcils. Pourquoi foutre ?
- Ben, écoute... Tu viens juste d'être déclarée veuve, officiellement.... Ça me paraît pas très convenable de se fourrer dans les draps avec une femme qu'est veuve depuis à peine une heure.
- En voilà une affaire ! Tu couchais bien avec moi avant que je le sois, veuve, non ?
- D'accord. Mais ça tout le monde le fait. ...
+ Lire la suite
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jeranjoujeranjou   06 février 2013
- Nick ! Nick ! Ecoute-moi ! dit Robert Lee en levant la main pour m’interrompre. […]
- Fais simplement ton travail, Nick. Fais-le bien. Montre aux gens que tu es courageux, honnête et travailleur, on ne te demande pas autre chose.
- Je peux pas, Robert Lee, c’est pas possible !
- Tiens donc ! Et pourquoi n’est-ce pas possible, je te prie ?
- Pour plusieurs raisons. D’abord, je suis ni honnête, ni courageux, ni travailleur. Et ensuite, les électeurs ne tiennent pas à ce que je le sois.
- Et qu’est-ce qui te fait dire ça ?
- Ils m’ont élu, non ? Et réélu.

Le shérif Nick et Robert Lee Jefferson Attorney général du Canton en grande conversation sur la campagne électorale
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Vidéo de Jim Thompson
L?action se déroule sur une journée, un samedi de Pâques. Tôt le matin, la foudre s?abat sur Richard Weatherford, pasteur respecté d?une petite communauté de l?Arkansas. Son jeune amant vient lui réclamer le prix de son silence : 30 000 dollars. Marié, cinq enfants, prêcheur intégriste, toujours prompt à invoquer la figure de Satan pour stigmatiser les homosexuels, embarqué dans une croisade pour la prohibition de l?alcool, Richard va tout faire pour préserver la façade de respectabilité qu?il a patiemment construite. A n?importe quel prix. Au nom du bien. Au bout de ce samedi noir, la petite ville sera à feu et à sang, mais Richard Weatherford aura réussi à sauver sa réputation?
Fils d?un prêcheur baptiste, Jake Hinkson continue à régler ses comptes. Après L?Enfer de Church Street et Sans lendemain, Au nom du bien enfonce le clou avec une rage jouissive. Admirateur de Flannery O?Connor et de Jim Thompson, Hinkson livre un texte polyphonique, radicalement noir, portrait au tranchoir d?une petite communauté étouffante, prisonnière de valeurs hypocrites et d?une morale d?un autre âge. En bon auteur du Sud, il pousse le jeu jusqu?à son paroxysme. La fin, qui se déroule un an plus tard et montre le pasteur dans son prêche de Pâques, droit devant l?armée des âmes bien pensantes, est un monument de cynisme ravageur. Entre-temps, Donald Trump est arrivé à la Maison-Blanche. Michel Abescat Dry County, traduit de l?anglais (Etats-Unis) par Sophie Aslanides, éd. Gallmeister, 320 p., 22,60 ?.
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