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Michèle Valencia (Traducteur)
EAN : 9782743603588
400 pages
Éditeur : Payot et Rivages (17/03/2004)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 10 notes)
Résumé :

Verdon, une bourgade du Nebraska au début du siècle. Une famille de paysans, ou plutôt un clan, aisé et arrogant, s'y lézarde sous les coups conjugués de la mécanisation, de l'endettement, de la loi du profit immédiat, du chemin de fer et de l'exode rural...

Le clan ne résistera pas à une transformation de la société encore mal comprise et encore plus mal vécue.

Pour Lincoln Fargo, le grand©père, la vie est un cadeau qu'on... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Davjo
  16 août 2015
Ce roman de 1946 est la chronique de la famille Fargo du Nebraska. Je ne sais pas si les frères Coen l'ont lu mais l'ambiance et les personnages, l'humour dans un monde dur, a pu les inspirer.
Edie Fargo et son garçonnet Robert arrivent à Verdon par le train . Edie n'a plus de nouvelles de son mari et elle est contrainte de rentrer dans sa famille. Elle devra trouver un travail chez des immigrés allemands qui ont leur propres écoles et leurs exploitations dans la région.
Chapitre après chapitre, nous faisons connaissance avec chacun des membres de la famille. Lincoln Fargo est le patriarche, un dur revenu de tout qui a roulé sa bosse avant de venir s'échouer dans le Nebraska. Il s'exprime encore avec un franc parler choquant, semble se moquer de tout et considère la vie comme un cadeau qu'on vous reprend lentement. Il ne cache pas son mépris pour son plus jeune fils Grant, une sorte de dandy qui boit plus que de raison et couche en secret avec sa cousine, la belle Bella, fille unique du banquier de la ville, qui rêve de sortir de ce coin pourri.
L'autre fils de Lincoln, Sherman, un fermier qui trime dur, se fait rouler par un représentant qui lui vend des machines agricoles. Il est marié à Joséphine, hydropisique, père d'une famille nombreuse, dont les terribles Gus et Ted, qu'on verra grandir et s'en aller loin de leur coin de cambrousse. Mais que peut-il arriver de bon à deux gars comme eux, incapable de rentrer dans le moule ?
Tout une galerie de personnages se déploie comme une frise. Les scènes s'enchaînent en nous les présentant, avec leur naïveté et leur barbarie ( des garnements fouettés jusqu'au handicap par un homme qui ne sait pas encore qu'il est malade) le burlesque (des gamins qui remplacent le lait par de l'eau, des amorces dans un cendrier). La farce est toujours diluée de cruauté (un gamin qui joue un « tour pendable » c'est le moins qu'on puisse dire), l'humour est teinté de corruption, on regarde vivre ces personnages aux lâchetés très humaines pour lesquelles Thompson a une grande tendresse. le drame couve sans cesse et on ne sait jamais quand il va éclater...
On fait une recherche sur le mot « siphyllis », maladie qui affecte la personnalité d'un des personnages.
On voit un monde qui change: un personnage s'étonne d'un magasin moderne où on se sert tout seul et on paie comptant. Un autre ne trouve pas vraiment sain cette manie moderne de construire des wc à l'intérieur des maisons. Un troisième ne comprend pas que la salle de bain soit dans sa chambre d'hôtel et s'attend à devoir la partager.
Un grand roman à la simplicité trompeuse avec des scènes d'anthologie.
Lien : http://killing-ego.blogspot...
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eireannyvon
  14 mars 2016
Après moi le déluge!
Second roman de la bibliographie de Jim Thompson après "Ici et maintenant" et donc avant ses futurs chefs d'oeuvre !
Nous sommes à Verdon, bled paumé du Nebraska, état paumé du trou du cul de l'Amérique pauvre et profonde.
Un train arrive en gare, une femme en descend, ou plutôt elle chute et s'en prend aux chemins de fer, chose qui parait courante en ce lieu. Elle se nomme Mme Dillon, elle est avec son fils Robert. Son mari est quelque part loin. Où ? Personne ne le sait !
Au chapitre 18, à la 193e page, Jim Thompson nous fait quand même un bref résumé que je vous livre intégralement.
« Il y eut largement de quoi alimenter les commérages cette année-là à Verdon : Alfred Courtland reprit la banque, Philo Barkley lança une affaire de courtage et de petits prêts dont il s'occupait à son domicile.
Jeff Parker se vendit aux chemins de fer (la preuve en fut enfin donnée).
LinkFargo eut une attaque qui l'obligea à garder le lit pendant plusieurs mois.
Edie Dillon devint propriétaire de l'hôtel.
Et Grant Fargo se mit à travailler pour un journal de Verdon, l'Eyes. »
Une foule de personnages, une famille : les Fargo, du patriarche Lincoln aux rejetons pas trop bien réussis et aux suivants encore moins gâtés par la nature tous peu ou prou tarés. On boit, on fornique, on cogne et on fouette les moins forts qui soit, de préférence, même s'ils ne sont pas exclus eux-mêmes de toutes fautes.
A noter que ce livre a été écrit avant ma naissance... ce qui me rajeunit considérablement !
La quatrième de couverture annonce la couleur ; on pense immanquablement aux oeuvres d'Eskin Caldwell en particulier au roman "Le petit arpent du Bon Dieu" lu il y a très, très longtemps.
Une écriture très classique, trop à mon goût. On est encore très loin des futurs chefs d'oeuvre à venir. On sent dans cette saga familiale une forte influence sudiste, tous les ingrédients sont bien présents, trop présents, trop de personnages d'une même famille, ce qui fait que j'ai eu du mal à finir ce livre.
Un avis des plus mitigés donc... espérons que le prochain de la série me plaira plus !
Lien : http://eireann561.canalblog...
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bronte
  24 décembre 2014
Grande surprise! Je m'attendais à un livre dans la foulée des romans noirs de Charles Williams, James M. Cain etc. mais cette petite pépite est beaucoup plus complexe. Ecrit en 1946 !!
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13mariecat13
  13 septembre 2017
Apres "Ici et maintenant" je viens de lire "Avant l'orage", c'est excellent!
Chronique d'une famille de paysans du Nebraska au début du siècle: tout y passe, les amours, le machinisme, les relations familiales, encore et toujours l'alcool, le pays qui meurt peu à peu, immuable malgré les changements technologiques, les mentalités rétrogrades, on se croirait dans un vieux western sans les coups de pistolet, à lire
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   27 août 2013
Dans une société qui comptait si peu de membres, la manière dont un homme menait son affaire était rapidement perçue par ses voisins. Donc, si vous voyiez quelqu’un partir du mauvais pied, votre devoir et votre privilège étaient de l’aider à se reprendre.
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rkhettaouirkhettaoui   27 août 2013
Voilà ce qu’était la vie : un cadeau qu’on vous reprenait lentement. Un cadeau qu’il fallait restituer. Vous démarriez avec quelque chose entre les mains et vous finissiez sans rien. On vous enlevait les meilleures choses à la fin, quand vous en aviez le plus besoin. Et quand vous étiez au bout du rouleau, quand il ne vous restait plus de raison de vivre, vous mouriez.
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DavjoDavjo   16 août 2015
Il expliqua aux autres : Un camion, c’est à peu près comme une automobile, sauf que ça peut traîner plus de charge et que ça a un plateau dessus – n’importe quel genre de plateau. J’en ai vu des tas à Grand Island et à Omaha, là où ils ont les routes qu’il faut pour les faire rouler.
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rkhettaouirkhettaoui   27 août 2013
Construire une maison nettement plus belle que celle de votre voisin relevait du mauvais goût ; c’était quelque chose qui ferait jaser, susciterait l’envie et vous ferait taxer du péché mortel d’extravagance. En construire une de mauvaise qualité était tout aussi mal vu. Dans ces communautés dont les membres entretenaient des liens étroits, un homme n’était que très peu maître chez lui et pas du tout à l’extérieur de sa maison.
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rkhettaouirkhettaoui   27 août 2013
Un homme fait devait s’en sortir par lui-même. S’il était malade ou sans ressource, il pouvait aller habiter indéfiniment chez un parent. Mais demander de l’argent, ça, c’était une autre histoire.
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Videos de Jim Thompson (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jim Thompson
L?action se déroule sur une journée, un samedi de Pâques. Tôt le matin, la foudre s?abat sur Richard Weatherford, pasteur respecté d?une petite communauté de l?Arkansas. Son jeune amant vient lui réclamer le prix de son silence : 30 000 dollars. Marié, cinq enfants, prêcheur intégriste, toujours prompt à invoquer la figure de Satan pour stigmatiser les homosexuels, embarqué dans une croisade pour la prohibition de l?alcool, Richard va tout faire pour préserver la façade de respectabilité qu?il a patiemment construite. A n?importe quel prix. Au nom du bien. Au bout de ce samedi noir, la petite ville sera à feu et à sang, mais Richard Weatherford aura réussi à sauver sa réputation?
Fils d?un prêcheur baptiste, Jake Hinkson continue à régler ses comptes. Après L?Enfer de Church Street et Sans lendemain, Au nom du bien enfonce le clou avec une rage jouissive. Admirateur de Flannery O?Connor et de Jim Thompson, Hinkson livre un texte polyphonique, radicalement noir, portrait au tranchoir d?une petite communauté étouffante, prisonnière de valeurs hypocrites et d?une morale d?un autre âge. En bon auteur du Sud, il pousse le jeu jusqu?à son paroxysme. La fin, qui se déroule un an plus tard et montre le pasteur dans son prêche de Pâques, droit devant l?armée des âmes bien pensantes, est un monument de cynisme ravageur. Entre-temps, Donald Trump est arrivé à la Maison-Blanche. Michel Abescat Dry County, traduit de l?anglais (Etats-Unis) par Sophie Aslanides, éd. Gallmeister, 320 p., 22,60 ?.
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