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Jacques Hall (Traducteur)
ISBN : 2070305759
Éditeur : Gallimard (25/05/2007)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 40 notes)
Résumé :
Qu'a-t-il bien pu arriver à Clinton Brown pour qu'il picole comme un trou, ironise avec tant de férocité, et torture à ce point son entourage de son humour sans pitié ? La guerre est passée par là bien sûr, mais cela suffit-il à tout justifier alors qu'il en est revenu et qu'on lui a trouvé une bonne place ? Journaliste, ce n'est pas si mal. Il est beau gosse et les femmes le recherchent. L'alcool, s'il lui brouille la mémoire, ne lui ôte rien de son charme. Est-il ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
PauvreType
  16 septembre 2017
Ou le Pauvre type ne parle de lui que pendant 10 lignes

Le jour où elle m'a lourdé, je lisais Postville, 1280 habitants. C'était à l'Etrange, le bar où nous nous étions rencontrés. Entre deux chapitres, je repensais à l'attitude de C. qui, au matin, avait fait montre d'une mauvaise humeur encore plus intense qu'à l'accoutumée. Elle m'avait embrassé du bout des lèvres avant de prendre le volant. Moi, j'avais pris le chemin du bar. Un détail m'est venu à l'esprit et le livre de Thompson en fit les frais. Impossible de me concentrer à nouveau. Dans la salle de bains, alors que je me brossais les chicots, elle m'avait désigné mon béret, m'enjoignant de ne pas l'oublier.
- Trop chaud aujourd'hui, je ne le mets pas.
- Comme tu veux.
Tout lecteur de Simenon sait que nous n'analysons pas les moments vécus, ou alors trop tard, quand le drame, petit ou grand, se pointe. A l'instant où mes oreilles entendirent une simple histoire de béret, je venais d'être quitté. Bref, dans l'histoire j'ai perdu un béret, un amour et abandonné la lecture de 1280 habitants. Aujourd'hui, j'ai lu un autre Jim Thompson et ça ne l'a même pas fait revenir.
Postville 1280 habitants raconte l'histoire d'un shérif lâche, bête, cocu, passant son temps à se faire humilier. Tantôt par ses chefs, tantôt par Myra ( garce sublime ), tantôt par les truands qui ont aussi peur du Shérif Nick Corey qu'un enfant a peur de son prof d'Arts Plastiques. Comment les habitants pourraient-ils réélire un pareil type ? Alors, il prend les choses en mains et se met à tuer tout ceux qui l'ont un jour ou l'autre emmerdé. Et il y en a. Bien sûr, il se garde bien de faire le ménage parmi les puissants. Il s'attaque aux plus faibles, aux pauvres ( ceux dont " la mort n'intéresse personne ", pour reprendre Céline ( l'autre ) ) et, parallèlement, il s'évertue à décrédibiliser le plus sérieux et le plus aimé des candidats au poste de Shérif de Postville. Comme toujours, Thompson ne laisse à ses personnages aucune chance de s'en sortir. Moraliste, l'air de rien, il pousse le nihilisme jusqu'à tout mettre sur le même plan. Cela va plus loin que l'adolescent " tous des ordures " ; chez Jim, il n'y a que des ordures, certes, mais les unes sont endormies, les autres éveillées. C'est simple. J'aurais aimé le finir, ce bouquin, mais je n'en avais pas le coeur. On a beau passer son temps à lire Dostoïevski, Céline, Thompson et Bukowski, on en reste pas moins tarlouze. Place à Monsieur Zéro.
Très loin de 1280 habitants, ce livre se rapproche davantage d'Une Femme d'Enfer ( livre adapté par Corneau sous le titre de Série Noire, avec Dewaere et Marie Trintignant ). Un homme, cynique et désagréable au possible, n'a plus de bite. Et ce n'est pas une image. Revenu de la guerre, comme ça le mec. Impossible pour lui de prendre sa femme sur la table de la salle à manger. Au mieux, il peut la lécher mais à quoi cela sert-il quand derrière on ne peut se faire sucer ? Comment rester calme quand ce sont d'autres crétins qui profitent de la croupe de votre épouse ? Jamais divorcés mais séparés, le bon vieux Brown ( c'est son nom, j'aurais du commencer par là ) voit sa femme devenir une pute professionnelle et une nymphomane amatrice. le secret, son sexe absent, menace d'être dévoilé par sa femme, elle même ( Helen, bon dieu, j'ai vraiment un soucis avec les prénoms ). Que faire d'autre, quand on est un personnage de Jim Thompson, que de la tuer ? Et puis rebelote avec une mystérieuse femme, folle amoureuse de Brown. L'impuissance rend criminel. Dans ce roman, le pessimisme désespéré de Thompson est rendu supportable par la drôlerie de certains passages. Clinton Brown a des airs d'Igniatus quand il répond à ses contemporains et, enfouis dans de longs monologues délirants, se dénichent de grands moments de vérité. Crus, lucides. Tendres parfois, comme lorsqu'il s'imagine être " normal ". Comprendre : avoir une bite. Bref, un livre sur l'incapacité d'aimer et de baiser. Sur l'incapacité de vivre, en somme.
Malgré toutes les qualités que je trouve à Monsieur Zéro, il faut, pour être honnête parler de la traduction. Les livres de Thompson ( comme de Goodis, par exemple ) sont trouvables chez Gallimard à la Série noire et désormais chez Rivages. Ainsi, 1275 âmes a retrouvé, grâce à Jean-Paul Gratias, son titre original mais c'est presque un détail, ces 5 âmes perdues chez Gallimard. Vous vous souvenez de Boris Vian traduisant Chandler ? Et bien, vous comprenez le problème. le langage argotique, cher au roman policier français ( et à tous les arts sombres ) est utilisé abondamment dans les première traductions françaises de Thompson. Non seulement, c'est ridicule. Tout autant que les BD Tintin traduites en Chti ( langue parlée par personne, sinon pour des raisons commerciales ), c'est grotesque. Heureusement, le génie de Thompson rattrape ce gros souci. Il faut donc, de préférence, lire les traductions de Jean-Paul Gratias, le traducteur de James Ellroy. Entre autres. Et en attendant la nouvelle traduction de Monsieur Zéro, pour l'apprécier davantage encore, je ne peux que vous conseiller de lire Thompson. Voilà.
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Renod
  17 avril 2016
Monsieur Zéro alias Clinton Brown a perdu son titi après avoir sauté sur une mine pendant la guerre. J'ai écrit titi plutôt que mite ou verve, ça fait moins déplacé. Cette mutilation ne serait pas arrivée sans l'erreur de commandement d'un officier. Pour racheter sa faute, ce dernier l'a fait embaucher comme rédacteur dans un quotidien de Pacific City, une ville de Californie. Alcoolique forcené, Brown martyrise ses collègues avec ses sarcasmes. Une grande gueule avec une bonne descente, un chic type quoi. Un jour, le chef de la police lui apprend que sa femme est revenue en ville. C'est une mauvaise nouvelle pour notre Brownie. Sa moitié refuse de divorcer et souhaite même se remettre en ménage. Elle ignore tout de son infirmité et Brown tient à ce que son secret soit bien gardé, on le comprend. Sur ces entrefaites arrive une veuve riche et jolie qui s'entiche de notre rédacteur. Rien de mieux qu'un bon vieux bagout et une haleine de fut de whisky pour séduire. Femme qui rit… Elle tient absolument à partir en Europe avec lui. L'idée n'est pas déplaisante mais bon, impossible de lui avouer la cruelle réalité… Et l'ironie n'a jamais comblé une femme, enfin certainement pas celles que Clinton et moi nous fréquentons. Il va devoir se dépêtrer de cette situation, et pour ce faire, tous les moyens sont bons.
J'ai retrouvé dans « Monsieur Zéro » ce qui fait la force des romans de Jim Thompson : un récit nerveux et efficace, de l'humour noir et un héros cynique à souhait. Clinton Brown est prêt à toutes les manipulations et à toutes les violences pour se sortir d'affaire mais il creuse à chaque fois un peu plus sa propre chute.
Un roman amoral, sombre et percutant d'un auteur à lire ou à relire pour se décrasser les méninges.
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Thyuig
  14 novembre 2012
Une fois de plus Jim Thompson ne raconte pas tout à fait ce qu'on croit qu'il relate. Monsieur Zéro n'est pas vraiment ce polar moite et poisseux et Clinton Brown non plus le petit malin prêt à tout pour cacher une infirmité toute masculine.
Paumé au Courrier de Pacific City, ville côtière de Californie, Clinton Brown va devoir s'employer pour masquer ses frasques. Ivre du matin au soir et jusque tard dans la nuit, son comportement, son caractère, sa folie sont autant de traits qui lui faudra débrouiller pour aplanir la situation. Car comprenez bien, son ex-femme est revenue en ville. Une garce qu'il a laché à cause d'elle, parce qu'elle en voulait plus d'un homme qui ne pouvait plus donner. Qu'elle devienne prostitué pour survivre ! Et alors ! Tout vaut mieux que de sentir les regards appitoyés sur soi, sur une infirmité qui doit rester secrète.
Alors que la tempête se déchaîne, Clinton prend les rames et règle le problème. Sauf que forcément, il reste maintenant un cadavre. MAis un cadavre ne parle pas, ne dégoise pas un mot, est rendu muet par la mort, ne peut plus baver à droite à gauche sur la virilité de Clinton.
Mais il y aura forcément d'autres femmes, Clinton ets un beau mec, il a de l'esprit, on l'aime.
Monsieur Zéro englobe une fois de plus avec brio tout le talent de Jim Thompson, un polar hard boiled qui n'est pas vraiment un polar hard boiled. Oh bien sûr il en utilise les codes : le héros alcoolique, la femme fatale, le flic pourri, tout est là. Mais Thompson ajoute toujours son ingrédient secret : la psychologie, qu'il teinte d'inéffable, d'imperceptible.
Personnellement j'appelle ça le talent à l'état pur.
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lolo71
  13 mars 2009
Clinton Brown est un petit reporter dans un journal local de Pacific City, en Californie. Il est sarcastique, méprisant, agressif, en un mot imbuvable avec son entourage, en particulier avec son rédacteur en chef, Dave Randall, qui fut également son supérieur pendant la seconde guerre mondiale, voilà dix ans de cela. Mais pourquoi est-il si méchant ? Parce que…Brownie a perdu sa virilité en sautant sur une mine pendant la guerre, par la faute de Randall. Depuis, perclus de remords, ce dernier se sent tenu de venir en aide à Brownie, en le faisant embaucher dans les journaux où il travaille, et en supportant tant bien que mal ses sarcasmes. Pour comble de malchance, Brownie est beau gosse. Il attire les femmes, alors qu'il ne peut leur offrir ce qu'elles attendent de lui. Sa femme Ellen, avec qui il a rompu depuis son « accident », ne cesse de le relancer pour reprendre la vie commune, mettant Brownie au supplice. Ignorant tout de son infirmité, qu'il cherche à tout prix à dissimuler à tous, elle ne comprend pas pourquoi il la rejette, et est d'autant plus acharnée à le reconquérir.
Lem Stukey, chef de la police locale, veut l'appui de Brownie dans sa candidature au poste de juge du comté. Stukey se veut l'ami de Brownie, mais celui-ci le méprise car Stukey est un flic véreux et corrompu. Il apprend à Brownie qu'Ellen est de nouveau en ville. Brownie soupçonne Stukey de l'avoir fait venir pour faire pression sur lui. Acculé, il n'a pas le choix : après une discussion orageuse, il assomme Ellen avec une bouteille, l'asperge de whisky et y met le feu. Ellen est retrouvée morte, et Brownie est persuadé de l'avoir tuée. Mais est-il capable de tuer ? Et, au fond, le veut-il vraiment ?
Clinton Brown cherche à se venger de son impuissance sur les autres en les manipulant, en cherchant à les dominer. Jim Thompson excelle dans ces personnages de loosers, frustrés, blessés, inadaptés, dont son oeuvre est remplie. Personnages en proie à des démons intérieurs qui les poussent aux pires actions. Pris dans les mailles de leurs angoisses, leur perversité n'est souvent qu'un exutoire à leur enfermement intérieur.
Pas de message social cependant chez Jim Thompson. Ses antihéros débarquent avec leur passé douloureux, leurs tares et leurs faiblesses qui les entraînent presque malgré eux, au gré des circonstances, dans des situations dont l'issue ne peut être, bien souvent, que la mort ou la folie. Mais Jim Thompson n'excuse pas, ni ne justifie. Il raconte, point barre.
L'atmosphère sombre est tempérée par un humour féroce, cruel. A noter à ce sujet dans Monsieur Zéro cette scène du dîner chez Dave et Kay Randall, où Brownie et Kay, qui se détestent cordialement, rivalisent de fiel. Une scène d'anthologie.
Bref, on ne saurait trop recommander la lecture des romans de Jim Thompson, en particulier Des cliques et des cloaques (adapté au cinéma avec Série noire d'Alain Corneau) et 1275 âmes (également adapté au cinéma avec Coup de torchon de Bertrand Tavernier).

Lien : http://plaisirsacultiver.unb..
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LLebrown
  11 février 2018
La grande liberté de ton qui caractérise Jim Thompson en fait un auteur incontournable pour tous ceux qui n'en ont rien à branler de trier leurs déchets, de savoir si c'est bien ou pas d'avoir envie de tuer son patron, sa femme ou son voisin, de faire chier son monde pour passer le temps. Sans scrupule ni pitié, Jim Thompson maltraite ses personnages et ses lecteurs si besoin est en gardant toujours le fil. A la fin, on ne sait pas si on a aimé ou non (on a lu trop d'horreurs avec plaisir pour ça) mais on sait que cette voix là porte et résonne encore chez les esprits libres.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
RenodRenod   15 avril 2016
- Pas ce soir. J’ai un travail à terminer.
- Un travail personnel ?
- Euh… Oui, marmonnai-je. Oui. C’est quelque chose de personnel. Une espèce de mélo que m’ont inspiré les exploits de « l’assassin goguenard ». Je crois que ça va déconcerter l’amateur moyen de romans policiers classiques mais, justement, il a peut-être besoin d’être déconcerté. Peut-être que sa soif de distractions l’obligera à affronter la redoutable tâche qu’est pour lui la réflexion !
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voiliervoilier   02 octobre 2013
Constance Wakefield…La quarantaine, un mètre soixante-dix, dans les cinquante kilos.

Elle était toute en longueur ; Longues jambes osseuses, longs poignets frêles, longues mains décharnées. Une de ces femmes tout d'une venue qui évoquent irrésistiblement le tuyau de poêle, sauf pour ce qui concerne la chaleur. Droite. Distante. Le teint jaunâtre. Myope et asthmatique.

Telle était Constance Wakefield.
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RenodRenod   17 avril 2016
Je pourrais aussi la noyer dans la mayonnaise. Kay faisait toute la cuisine à la mayonnaise. Elle ne connaissait que ça sur le plan culinaire. (...) Mais elle était probablement immunisée ; la tête plongée dans un baquet de mayonnaise, elle continuerait sans doute à respirer comme un poisson dans l'eau.
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ThyuigThyuig   11 novembre 2012
- Tu l'as voulu ! grommelai-je. Tu te souviens, Ellen ? Tu me disais toujours de t'échauffer, de te faire jeter ton feu !
Et je laissai tomber les alumettes enflammées sur le drap.
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RenodRenod   17 avril 2016
Qu'est-ce qu'un homme peut tenter, quand il n'ambitionne que l'inaccessible?
Difficile à dire. Il était impossible de prévoir ce que ferait Tom Judge. Un coup de tête désespéré, bien sûr, une connerie. Mais quoi exactement?
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Videos de Jim Thompson (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jim Thompson
L?action se déroule sur une journée, un samedi de Pâques. Tôt le matin, la foudre s?abat sur Richard Weatherford, pasteur respecté d?une petite communauté de l?Arkansas. Son jeune amant vient lui réclamer le prix de son silence : 30 000 dollars. Marié, cinq enfants, prêcheur intégriste, toujours prompt à invoquer la figure de Satan pour stigmatiser les homosexuels, embarqué dans une croisade pour la prohibition de l?alcool, Richard va tout faire pour préserver la façade de respectabilité qu?il a patiemment construite. A n?importe quel prix. Au nom du bien. Au bout de ce samedi noir, la petite ville sera à feu et à sang, mais Richard Weatherford aura réussi à sauver sa réputation?
Fils d?un prêcheur baptiste, Jake Hinkson continue à régler ses comptes. Après L?Enfer de Church Street et Sans lendemain, Au nom du bien enfonce le clou avec une rage jouissive. Admirateur de Flannery O?Connor et de Jim Thompson, Hinkson livre un texte polyphonique, radicalement noir, portrait au tranchoir d?une petite communauté étouffante, prisonnière de valeurs hypocrites et d?une morale d?un autre âge. En bon auteur du Sud, il pousse le jeu jusqu?à son paroxysme. La fin, qui se déroule un an plus tard et montre le pasteur dans son prêche de Pâques, droit devant l?armée des âmes bien pensantes, est un monument de cynisme ravageur. Entre-temps, Donald Trump est arrivé à la Maison-Blanche. Michel Abescat Dry County, traduit de l?anglais (Etats-Unis) par Sophie Aslanides, éd. Gallmeister, 320 p., 22,60 ?.
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