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ISBN : 9791030702750
Éditeur : Au Diable Vauvert (05/09/2019)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 4 notes)
Résumé :
« Je m’appelle Martial. J’ai vingt et un ans et je viens d’un village de la France d’en bas à gauche, à trente kilomètres de Brive. Je sais, vous ne connaissez pas Brive, mais pour les gens d’ici, c’est New York. Je vais vous conter mon histoire : ma passion pour les jeux vidéo, mon père absent, ma mère malade et obsédée par les blacks, ma petite sœur décédée… et mon départ du village. »

À travers un jeune homme déraciné pour qui les jeux vidéo sont l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
NanouAnne25
  06 octobre 2019
Quand le monde réel et le monde virtuel se confondent dans la tête des jeunes...
"Ce jeu est de la réalité virtuelle. On y joue avec un casque. Callagan est le héros de cette histoire. Il a 21 ans.(...) Il doit tuer trente personnes en une journée : en live, en direct. Un exemple : nous sommes le 15 mai à Buenos Aires et ce jour, il y a une manifestation de syndicalistes à quatorze heures. Je peux aller à cette manifestation et tuer 30 personnes, si je veux. Les lieux, les rues, les personnes sont réels. C'est pour ça qu'on appelle ça de la réalité virtuelle. Tout est filmé en temps réel. le jeu nous fournit des armes, nous dit où sont stationnés les policiers, les rues à éviter, le meilleur trajet, l'histoire de la ville. Plus vous tuez des personnes haut placées, plus vous avez de points, mais plus votre cavale sera compliquée. Les pièges sont nombreux et il faut être organisé comme un véritable assassin. Vous avez un temps défini pour quitter la ville et arriver à l'aéroport"...
Voilà la trame du jeu vidéo auquel Martial, 21 ans et scolarisé en Terminale, est addict. Qu'est-ce qui dans son récit appartient à la fiction ? Qu'est-ce qui relève de la réalité ? le narrateur lui-même en vient à se perdre et à perdre son lecteur. La chute coule de source.
Un questionnement obligé quand on lit ce roman. Peut-on parler de dépendance aux jeux vidéo? le risque de confusion entre la vie réelle et le jeu existe-t-il vraiment ? Les jeux vidéo violents ont-ils réellement un impact sur la santé psychique et affective ? C'est un point que j'ai apprécié dans le livre, le regard sur l'influence des jeux vidéo chez les jeunes (et moins jeunes par extension), réalité qui n'est pas toujours reconnue aujourd'hui.
Le style d'écriture en revanche ne me laissera pas un souvenir impérissable.
Lu dans le cadre de Masse critique, merci à Babelio et à la maison d'édition pour l'envoi du roman.
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Zarps
  17 octobre 2019
Il y a des livres qui claquent aux oreilles comme un coup de fusil. Next Level en fait partie. Ce n'est pas tant le style, très oral, qui me fait dire cela, que le texte. Un jeune gars du genre paumé, fan d'un jeu vidéo, va peu à peu confondre la vie qu'il mène avec celle de son héros, Callagan. Il vient de Brive, d'une famille déstructurée, à 21 ans il est encore au lycée, il va se retrouver à Paris, faire de nouvelles rencontres. C'est un roman noir, bien plus efficace et juste que L'Eté circulaire de Marion Brunet qui avait lui aussi pour ambition de montrer l'adolescence dans un coin plus rural de France. Même s'il y a sûrement un peu trop de foisonnement dans la langue, c'est malgré tout un ouvrage qui va droit au but. 1h30 de lecture à cent à l'heure, une fin que l'on pressent mais qui nous glace quand même, un texte direct. Une lecture franchement intéressante.
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zazimuth
  02 octobre 2019
J'ai reçu ce roman (je ne sais pas s'il rentre dans la catégorie "polar" ?) dans le cadre de la dernière Masse Critique et je remercie les éditions du Diable Vauvert. Je trouve très amusant le logo du diable cornu détourné en manette de jeux vidéos^^
L'atmosphère de ce livre a généré chez moi un certain malaise et en cela je le rapprocherait des deux courts polars d'Hervé Mestron lus récemment.
Bien qu'il débute "en province" ce récit navigue dans les ambiances de quartier des grandes villes dont Paris où le héros, Martial, déménage afin que sa mère puisse se faire soigner à l'hôpital Cochin.
Le personnage de Martial, lycéen de 20 ans qui ne vit que pour son jeu vidéo dans lequel il interprète un tueur sans merci, Callaghan, auquel il s'identifie, mêlant fiction et réalité dans tous ses propos, est effrayant parce que crédible.
Il a décidé d'être le premier à finir le troisième volet de "Shoot dans la ville" et négocie son parcours de jeu avec des stratégies à la fois pour remplir les conditions pour gagner les objectifs mais en même temps le faire avec brio pour que les réseaux sociaux le célèbrent.
L'auteur ne juge pas, ne dénonce pas forcément les impacts que peuvent avoir les jeux vidéo violents sur des adolescents psychologiquement fragiles mais ce roman fait néanmoins réfléchir. A quel moment les choses basculent-elles.
Je suis curieuse de savoir comment les jeunes peuvent la percevoir...
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Sandra_C
  11 octobre 2019
Je tiens d'abord à remercier les éditions " Au Diable Vauvert" et Babelio pour avoir reçu le livre dans le cadre de la dernière masse critique.
On va suivre Martial , 21 ans complètement déboussolé qui ne vit qu'à travers les jeux vidéo et surtout à travers " Shoot dans ma ville" où il s'identifie au personne principale de ce jeu - Callaghan.
Je dois dire que l'expression " l'habit ne fait pas le moine" est tout à faite adapter pour ce livre.
Dés le départ, on est propulsé en pleine littérature urbaine et j'ai ressenti directement un malaise lors de ma lecture. Pour moi, ce n'était absolument pas crédible, cette façon de parler, de voir les choses. Ca a été trés difficile de passer outre mon ressenti et de vraiment me plonger dans ma lecture. Je n'ai compris seulement vers les 15 dernières pages où l'auteur voulait en venir et là, j'ai été soufflée. Tout prend enfin son sens - le parallélisme avec la réalité , à quel point la frontière peut être mince pour ces jeunes qui n'ont pas autant de chance que moi. Vraiment bluffant et je rend compte à quel point c'était un choix délibéré de l'auteur pour nous emmener où il le souhaite. Si je peux vous donner un conseil pour ce livre, faites vraiment abstraction de votre premier ressenti et allez jusqu'au bout , vous ne pourrez pas être déçu. Ce livre est une porte ouverte vers la réflexion.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
zazimuthzazimuth   02 octobre 2019
Ils ont connu ce jeu, môme, ils l'ont dans la peau. Un jour, ils l'oublieront, joueront à un autre jeu, avec un nouveau héros encore plus violent. Tout le monde fermera les yeux et le héros servira de prétexte lors de la prochaine fusillade. (p.204)
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zazimuthzazimuth   02 octobre 2019
Si je vois tous ces Parisiens avec mes yeux, ou au travers de tous les clichés et préjugés que j'ai accumulés pendant toute ma jeunesse, au village. Les villageois ont peur de Brive. Brive a peur de Toulouse. Toulouse a peur de Paris. Paris a peur de la banlieue. La banlieue a peur de la banlieue voisine. La banlieue voisine n'a peur que de Dieu. (p.86)
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zazimuthzazimuth   02 octobre 2019
Personne n'a compris comment un môme sans histoire avait pu tuer une quinzaine de personnes dont sa mère enceinte. J'étais devenu le symbole de cette jeunesse déréglée, mégalomane, mythomane, qui s'en va de l'autre côté du monde faire la guerre comme on va acheter du pain. (p.203)
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zazimuthzazimuth   02 octobre 2019
Des journalistes, pyromanes et pompiers, invitaient sur leurs plateaux les politiques les plus durs, les plus méchants de l'hémicycle, les incitant à déraper pour s'en offusquer ensuite. (p.142)
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zazimuthzazimuth   02 octobre 2019
Je vais vous conter mon histoire : ma passion pour les jeux vidéo, mon père absent, ma mère malade et obsédée par les blacks, ma petite soeur décédée... et mon départ du village. (p.7)
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