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EAN : 9782851972873
78 pages
Éditeur : L'Herne (28/06/2014)
3.62/5   44 notes
Résumé :
Épris de vie sauvage et de liberté, Thoreau avait l’habitude de marcher plus de quatre heures par jour à l’époque où il vivait seul dans la forêt jouxtant le lac Walden. Marcher, court texte écrit en 1862, est à la fois une apologie de la flânerie, un appel à la communion avec la nature et un manuel essentiel d’initiation à la philosophie.
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Lavieestunlongfleuvetranquille
  06 mars 2018
Henry David Thoreau aimait marcher.
Ou plutôt, flâner dans une nature de préférence la plus sauvage possible. Plusieurs heures par jour, il se ressourçait, loin des contingences politiques et sociétales, fort d'un individualisme forcené qu'il portait à outrance.
"Marcher" est l'occasion d'évoquer certains points philosophiques, car il n'est pas question de marcher pour le simple plaisir du corps. Ce noble art nécessite une grande indépendance d'esprit, une liberté totale, intellectuelle et physique, que peu de ses contemporains possèdent. "Ambulator nascitur, non fit", on nait marcheur, on ne le devient pas.
C'est l'occasion, pour lui, d'aller vers l'ouest, vers le futur, vers le lethé, pour reproduire le mouvement général de la race, à l'instar des animaux, qu'obsède le coucher du soleil et le rêve du jardin des Hespérides. Christophe Colomb l'avais bien compris quand il flairait de loin les nouveaux pâturages.
Cette liberté que connaissaient les indiens d'Amérique, dépourvus du nom des hommes, aussi dénué de valeur et de sens que ceux de "Bobby" ou "Loulou" pour les chiens.
Il plébiscite l'ignorance des hommes, à la fois utile et si belle.
Avec Thoreau, on marche peu mais on va loin. On s'interroge.
Ce bref opus est préfacé par l'excellent Michel Granger, professeur émérite de littérature américaine. Sa vision de Thoreau est superbe et complète. Il faut lui rendre cet hommage.
Ma critique ne serait pas complète si je n'évoquais pas la maison des éditions "Le mot et le reste", fondée en 1996 à Marseille. Elle nous propose de belles découvertes littéraires à des prix très raisonnables. C'est suffisamment rare pour le souligner.
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romain29
  29 octobre 2014
Thoreau avec son ton provocateur nous invite à l'art de la marche, mais pas seulement, en réalité il s'agit plutôt d'une éloge de l'Ouest sauvage américain. Il se fait par ce texte, le grand défenseur du retour à la vie humble et sauvage en accord avec la Nature et dénonce les prémices de l'exploitation de celle ci au profit du capitalisme. Ce texte issu de conférence est une très bonne entrée en matière à l'oeuvre de Thoreau qui permet de se donner une idée de son style d'écriture avant de lire Walden ou son Journal qui vient de paraître(sélection de Michel Granger, édition le Mot et le reste).
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TomatoKetchup
  30 octobre 2014
Un bon petit livre qui n'a pas vieilli et donne envie d'enfiler de bonnes chaussures et d'aller marcher...
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hhenry
  24 mars 2018
Un classique dans le domaine de la littérature! Un petit livre qui se dévore et que l'on emporte partout en chemin ainsi qu'en voyage! Je recommande!
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Caligari
  19 octobre 2017
Un document intéressant pour aborder l'oeuvre de Thoreau, certes moins fondateur que son "Walden ou la vie dans les bois", avec une préface et une postface très didactiques qui permettent de bien situer l'auteur dans l'histoire de la philosophie américaine naissante.
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critiques presse (1)
LeFigaro   05 décembre 2014
L'auteur du légendaire Walden ou la Vie dans les bois, Henry David Thoreau est le chantre de la vie sauvage. À partir de 1851, il donna régulièrement une conférence intitulée Marcher qui servira d'introduction et de manifeste à toute son œuvre et sera publiée un mois après sa mort en 1862.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
musaraneusmusaraneus   17 juillet 2018
Nos expéditions ne sont rien d’autre que des randonnées qui, chaque soir, nous ramènent à nouveau devant le même vieux coin de cheminée d’où nous sommes partis. La moitié de la promenade consiste à revenir sur nos pas. Nous devrions sans doute entreprendre jusqu’à la plus courte des marches dans un immortel esprit d’aventure, avec l’idée de ne revenir jamais, et préparés à ce qu’on renvoie nos cœurs embaumés, uniquement comme reliques, dans nos royaumes éplorés. Si vous êtes prêts à quitter père et mère, frère et sœur, femme, enfant et amis pour ne plus jamais les revoir, si vous avez effacé vos dettes, rédigé votre testament et réglé toutes vos affaires, si enfin vous êtes un homme libre, alors vous êtes prêt pour marcher.
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lorenlolorenlo   30 décembre 2017
De nos jours, presque toutes les prétendues améliorations dues à l'homme, telles que la construction de maisons, l'abattage de forêts et de tout les grands arbres ne font que déformer le paysage, le domestiquer chaque jour d'avantage et rabaisser sa valeur. Où est le peuple qui commencerais par bruler les clôtures et ne toucherait pas aux forêts ? J'ai vu des clôtures à moitiés consumées, leurs montants perdus au milieu de la prairie, et un individu avare, attaché aux bien de ce monde, qui veillait aux limite de sa propriété, assisté d'un arpenteur, alors que le paradis s'était installé autour de lui; il ne voyait pas les anges qui s'affairaient, occupé qu'il était à chercher l'emplacements d'un vieux poteau au beau milieu d'un royaume céleste.
J'ai regardé de nouveau et je l'ai vu debout au milieu de la boue d'un marécage infernal, entouré de démons; il avait à coup sûr retrouvé les limites de son domaine: trois petites pierres au milieu desquelles était planté un pieu; en regardant de plus près, je me suis aperçu que le Prince des Ténèbres était son arpenteur.
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claudeparisclaudeparis   30 avril 2018
Quand je me souviens parfois que les artisans et les commerçants restent dans leur boutique, non seulement toute la matinée, mais aussi tout l'après-midi, assis, la plupart d'entre eux, les jambes croisées - comme si les jambes étaient faites pour servir à s'asseoir, et non pour se tenir debout ou marcher -, je pense qu'ils ont bien du mérite de ne pas s'être suicidés depuis longtemps.
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Jnc75Jnc75   09 août 2020
Comment se fait-il qu'il soit si difficile parfois de décider du but de la promenade ? Je crois qu il y a dans la nature un magnétisme subtile qui, à condition que nous nous laissions inconsciemment mener par lui, nous conduira sur la bonne voie. L'orientation que nous donnons à notre marche n'est pas sans importance. Il y a une direction qui est bonne. Mais, par inattention pu stupidité, nous sommes enclins à prendre la mauvaise. Nous aimerions bien faire la promenade que nous n avons jamais faite dans le monde réel, et qui est parfaitement symbolique de la route que nous aimons suivre dans le monde intérieur idéal. Nous trouvons parfois difficile de choisir le sens dans lequel nous voulons parfois aller, parce que nous n avons pas encore une idée bien nette
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LavieestunlongfleuvetranquilleLavieestunlongfleuvetranquille   06 mars 2018
L'ignorance d'un homme n'est pas seulement utile, mais elle est belle, alors que son savoir est souvent pire qu'inutile, en plus d'être laid. A qui vaut-il mieux avoir affaire : à celui qui ne connaît rien sur un sujet, et - fait extrêmement rare - sait qu'il ne sait rien, ou à celui qui sait quelque chose, mais pense qu'il sait tout ?
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Videos de Henry David Thoreau (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henry David Thoreau
En 1845, Samuel Long, jeune esclave noir d'une vingtaine d'années, réussit à s'enfuir de la plantation de son maître, en Virginie. Après avoir emprunté, le « chemin de fer souterrain » – maillage de personnes qui, depuis les États du Sud, aident les esclaves en fuite à rejoindre le Canada, il arrive au lac Walden et se lie avec le cercle des philosophes transcendantalistes : Henry David Thoreau, Ralph Waldo Emerson, Nathaniel Hawthorne, William Lloyd Garrison et bien d'autres. À leurs côtés, il va alors tenter de se (re)construire et d'apprivoiser sa nouvelle condition d'homme libre.
Mais cette rencontre est également la confrontation de deux mondes : celui de Samuel Long fait de souffrance et de révolte, et celui des intellectuels blancs qui, s'ils soutiennent l'abolition de l'esclavage, se retrouvent néanmoins enferrés dans leurs propres privilèges et contradictions. S'en dégagent des portraits étonnants, et surtout très sensibles, de Henry David Thoreau et de ses confrères, à travers le regard de Samuel.
À retrouver en librairie dès le 6 mai !
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