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EAN : 9782360544844
77 pages
Éditeur : Le Mot et le reste (18/01/2018)

Note moyenne : 4.27/5 (sur 13 notes)
Résumé :
"On avait l'impression de regarder de nouveau le ciel ; les pans de forêt, çà et là, avaient l'air de nuages flottant dans un ciel bas".

Randonnée au Mont Wachusett raconte le trajet accompli par Henry D. Thoreau et un compagnon de Concord jusqu'au sommet d'une montagne voisine. Quitter la plaine, toucher au divin, s'élever au-dessus des hommes en gravissant les hauteurs, apprendre à connaître son territoire, tel est le projet de Thoreau par cette ran... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
nadiouchka
  10 avril 2018
Pour retrouver un bol d'oxygène après une lecture bouleversante, j'ai choisi de faire « Une randonnée au Mont Wachusett » avec Henry David Thoreau. Cet écrivain américain, né à Concord (Massachussets) est qualifié de « poète-naturaliste ».
Ce petit ouvrage raconte le trajet effectué avec un ami, dans une région qu'il connaît donc bien, mais il décrit aussi les émotions et sensations ressenties.
Dans l'introduction, on peut lire : A première vue, on pourrait s'étonner que raconter l'ascension d'un petit sommet de 600 mètres d'altitude en Nouvelle Angleterre puisse présenter un quelconque intérêt : le texte écrit sur un ton léger par le jeune Henry David Thoreau peut même sembler insignifiant ».
Eh bien, soit, c'est une petite randonnée mais bien agréable avec son nature-writing. On dit de l'auteur que c'est un « réfractaire qui se plaît à résister, à suivre son chemin absolu en dépit de tout ».
Tout au long de cette lecture j'ai apprécié les descriptions des paysages, des montagnes qui ont une si grande importance. D'ailleurs, en page 8 on peut lire : « Le récit apparemment anodin lui fournit l'occasion d'évoquer la ligne bleue des montagnes à l'horizon, observée dans son enfance à Concord : une ligne floue, distante, fascinante et d'une valeur inestimable. Thoreau revendique « le privilège de la contempler, comme son ornement, une suggestion, une provocation, un paradis sur terre ». Il ne s'est jamais lassé de regarder cette « ligne de montagnes d'une majesté inégalée » et précise même dans le journal de 1858 : « Je ne crois pas qu'un paysage puisse contenir chose plus belle qu'une chaîne de montagnes lointaines ». Elles contribuent constamment à l'élévation de l'esprit ».
C'est exactement ce qui est arrivé dans ce récit lu avec un grand plaisir. Cela fait du bien de lire ce genre d'histoire sans prétention ni fioritures – tout de même quelques citations en latin (mais il y a la traduction) – des descriptions de sentiments ressentis – de l'émerveillement devant tant de beauté sous nos yeux – et la visite de cette région bien attirante pour qui apprécie la nature, la vraie, pas encore dénaturée.
A lire, à relire et peut-être ferons-nous comme l'auteur : « toucher au divin ? ».
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Lavieestunlongfleuvetranquille
  12 mai 2018
Et si nous allions, avec le printemps, découvrir cette merveilleuse nature qui nous préserve, qui s'éveille dans la palingénésie des saisons et nous apporte l'inestimable, la connaissance de nous-même ?
L'auteur en est coutumier, et ses narrations pastorales sont pleines de sensibilité et de poésie.
Un autre monde. le nôtre, finalement regardé avec des yeux neufs, des yeux d'enfants ouvert sans filtres ni préjugés.
Un immense bain de jouvence, salvateur, peut-être rédempteur, mais toujours réparateur.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   13 avril 2018
L’heure venue, nous avons commencé l’ascension de la montagne, traversant d’abord une grande érablière qui portait les marques du perçoir, puis une forêt plus dense qui s’est graduellement rabougrie jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’arbres. Nous avons enfin planté notre tente au sommet. Celui-ci se dresse seulement à mille neuf cents pieds au-dessus du village de Princeton, et à trois mille au-dessus du niveau de la mer. Cependant, cette faible élévation l’éloigne infiniment de la plaine et lorsque nous y sommes parvenus, nous avons eu une impression d’éloignement, comme si nous étions partis en voyage dans les régions lointaines, en Arabie Pétrée ou en Extrême-Orient.
P.31
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nadiouchkanadiouchka   11 avril 2018
Là, au sommet d’une colline, à l’ombre de quelques chênes, près d’une source qui sortait en bouillonnant d’un tuyau de plomb, nous avons fait une pause pour laisser passer la chaleur de la journée et nous avons passé le temps à lire Virgile et à jouir du paysage. C’était l’un de ces lieux où on a l’impression d’être sur le pourtour de la terre et que dans une certaine mesure on pourrait depuis là voir la forme et la structure du globe. C’est là que se dressait le Wachusett, le but de mon voyage.
P.25
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cardabellecardabelle   01 mai 2018


Dans les espaces de la pensée , c'est là que se trouvent les étendues de terre et d'eau où les hommes vont et viennent .

Le paysage intérieur est beau et vaste ;
le penseur le plus profond est celui qui fait de très longs voyages .

p. 22
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nadiouchkanadiouchka   05 avril 2018
Installés sous notre tente, nous avons lu Virgile et Wordsworth avec un plaisir renouvelé, dans l'attente que l'atmosphère s'éclaircisse ; et le temps ne nous a pas empêchés d'apprécier la vérité et la beauté simples de Peter Bell :
Il s'était allongé à côté de ses ânes,
Sur les hauteurs altières des Cheviots.
Il avait cheminé à travers les vallons du Yorkshire
Parmi les rochers et les sentiers escarpés ;
Là où se nichent les hameaux
En contrebas sous leur petit coin de ciel
Et leur petit lopin de ciel
Et leur petit lopin d'étoiles.
P.32
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nadiouchkanadiouchka   12 avril 2018
Le voyageur extrêmement fatigué a cependant la consolation de se dire que le trajet qu’empruntent ses pas sur ces chemins poussiéreux symbolise à la perfection le cours de la vie humaine, avançant par monts et par vaux. Du haut des sommets, il contemple les cieux et l’horizon ; du fond des vallées, il lève la tête en quête des hauteurs. Il retrouve en cheminant ses vieilles leçons ; certes, il est fatigué et lassé des voyages, mais l’expérience est authentique.
P.40

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