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EAN : 9782743644659
Éditeur : Payot et Rivages (22/08/2018)

Note moyenne : 2.66/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Un premier roman plein de fraîcheur où une jeune photographe cherche à saisir les beautés éphémères du quotidien. Elle suit un inconnu qui rentre chez lui avec ses courses, discute dans un bus avec un employé noctambule, observe une mère portant son bébé sur le dos… Et, surtout, elle fait la rencontre d'une vieille dame énigmatique et de l'insaisissable Joh. Au fil de ses promenades, notre héroïne convoque des souvenirs personnels, recueille des histoires intimes, p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  02 août 2018
Critique n° 424 – Livres lus : 424
Décidément la prochaine rentrée littéraire 2018 s'annonce très riche en découvertes. C'est d'ailleurs une occasion qui m'a été donnée par ma librairie et j'avais choisi « Presque une nuit d'été » de Thi Thu, un premier roman pour cette écrivaine vietnamienne.
Son livre est assez particulier par sa construction. Particulier mais pas nouveau et souvent utilisé par d'autres écrivains.
Les premières lignes : « Ça souffle fort » sont elles prometteuses d'une grande histoire ?
La narratrice, une photographe, s'entend dire par son amie Lou : « Je t'assure, c'est bizarre de suivre des inconnus, m'a dit Lou quand je lui ai raconté l'une de mes filatures. Je veux dire, ça doit être dérangeant d'avoir quelqu'un au train… Qui se promène avec un appareil photo autour du cou, qui plus est. » (page 13).
Il est vrai que c'est bien ce qu'elle fait : en parcourant les rues de sa ville, elle tente de saisir l'imprévu et surtout des personnes au hasard. D'ailleurs, elle rencontre quelqu'un qui l'intrigue avec son châle noir, une vieille dame chez qui elle va aller et, en regardant la bibliothèque de celle-ci, elle y dérobe un calepin jauni par le temps et elle va se lier d'amitié avec elle.
Au fil des ses pérégrinations, elle rencontre également un homme mystérieux, Joh….
Le récit a la particularité d'être entrecoupé de chapitres différents des précédents ou des suivants, mais aussi par la lecture de ce fameux calepin où sont notés des poèmes. D'ailleurs, sont-ils de la main de la vieille dame ? Ce n'est pas certain.
Ainsi, dans ce petit livre (203 pages aux Éditions Rivages), on trouve du réel, de l'imaginaire, de l'amour, de la poésie.
C'est toute une « galerie de portraits » que nous livre Thi Thu.
L'histoire se termine comme elle a commencé : « Ça souffle fort ». Et dans les dernières lignes, on peut relever : « Ça souffle fort.
Pourtant, ça ne fait pas mal. C'est plutôt le contact rassurant d'une main ferme mais familière (…) mais ce n'est pas grave, non, ce n'est pas grave, car le vent sait apporter son réconfort.
Enfin, je voyais ses effets. »
Il faut dire que dans ses « déambulations », la narratrice retrouve ses propres souvenirs et nous parle également de « Tsukuyomi, dieu de la Lune » qui avait été banni du ciel.
Dans tout cet enchevêtrement de plusieurs histoires, on voit apparaître la vraie personnalité de l'héroïne, « celui d'une jeune femme d'aujourd'hui », qui cherche à « réenchanter le monde ».
Cet enchantement va-t-il agir pour Thi Thu avec son roman ?
Je le lui souhaite car pour ma part, à ma première lecture, je n'ai pas vraiment été passionnée mais peut-être faudrait-il que j'y revienne un peu plus tard. Cela m'arrive quelquefois.
Je réserve donc mon avis.
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Nadael
  23 août 2018
Le souffle du vent ouvre le roman, il se déploie, vertigineux, autour d'elle, la narratrice. Un souffle qui glisse sur ses joues, entre ses mains Un manège de sensations où l'imagination vagabonde. Les prémices d'une quête intérieure.
Dans les rues, à travers les parcs, partout, la jeune femme se promène. Dans sa main, un appareil photo prêt à saisir un instant d'une vie. Paysages et monuments ne l'intéressent pas. Ce qu'elle aime, ce sont les gens, les visages, le grain de la peau, les expressions, les allures, les silhouettes. Ils racontent tant de choses. Capter le moment, suspendre le temps, imaginer l'histoire des hommes et des femmes qu'elle « immortalise ».
Ces déambulations photographiques l'amènent à rencontrer tout un petit monde. On lui confie des histoires, des chagrins, des regrets, des désirs, des envies, des douleurs… Les récits s'entremêlent avec la propre vie de la jeune femme et y apportent de la lumière, de la compréhension, de la bienveillance. Ibtissem, la vieille dame au châle noir, Joh, Loan, Kaguyu, Yoru, Tsukuyomi… le témoignage, le présent, la fable, la poésie s'entrelacent.
L'auteure-narratrice convoque au fil de ses mots l'attente, l'absence, la terre, le ciel, le vide, l'au-delà, le manque, le jour, la nuit, l'amour, l'amitié… le cheminement non linéaire n'est pas toujours aisé à suivre, on se perd souvent. L'écriture est en suspension, tour à tour lyrique réaliste hypnotique. La jeune femme semble flotter au milieu des récits et des gens.
Le souffle du vent achève le roman, il danse, apaisant, autour d'elle. Un souffle qui frôle ses paupières, entre en elle. Les sensations rêvées d'hier sont devenues réelles aujourd'hui. Un mouvement de bascule, un regard différent. Les yeux grands ouverts.
Lien : https://lesmotsdelafin.wordp..
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photomum01
  09 août 2019
La narratrice photographe erre dans les rues d'une ville, dans laquelle elle croise des inconnus, les suit, les aborde parfois et entre ainsi dans leur histoire. Elle recueille des brides de vie, des habitudes, des récits imaginaires.
Et l'on rencontre ainsi Loan, le tatoueur, Kim son ennemi, Yoru qui a assisté à la naissance de sa soeur, Kaguya, et dans le même temps au décès de sa mère, la triste Ibtissen... Quel lien y a t'il entre eux ?...
L'écriture de ce roman est belle, créant une ambiance douce mais l'histoire est floue, à tel point que le lecteur s'y perd et vagabonde d'un chapitre à l'autre sans trop comprendre le sens du récit, tant les histoires s'emmêlent.

Un roman qui parle d'humanité, de la fragilité de l'existence, de sentiments, de croyances, de survivance, d'une façon poétique mais le fil rouge ne semble pas assez solide pour captiver.
Pourtant le sujet est intéressant puisqu'il s'agit finalement de la place de chacun dans le monde.
Un premier roman un peu étrange... à relire peut être pour mieux le comprendre.
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Milie_Baker
  17 août 2018
Un premier roman plein de fraîcheur où une jeune photographe cherche à saisir les beautés éphémères du quotidien. Elle suit un inconnu qui rentre chez lui avec ses courses, discute dans un bus avec un employé noctambule, observe une mère portant son bébé sur le dos… Et, surtout, elle fait la rencontre d'une vieille dame énigmatique et de l'insaisissable Joh. Au fil de ses promenades, notre héroïne convoque des souvenirs personnels, recueille des histoires intimes, pleines d'humanité et de courage, mais aussi des récits plus extravagants ou merveilleux.
On suivra ainsi les aventures d'un jeune expatrié dans les bas-fonds d'une ville vietnamienne, le combat d'Ibtissem pour échapper à l'emprise de sa famille, le tragique destin de Tsukuyomi, dieu de la Lune banni du royaume céleste, ou encore les errances du fantôme de Yoru à la recherche de sa soeur perdue…
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mathie36
  17 septembre 2018
À la lecture du résumée, cela avait tout pour me plaire : le personnage principal déambule dans les rues et observe les gens.
Bien que cela commence comme tel, nous nous en éloignons assez rapidement et on oscille entre la vie de la narratrice et des histoires de personnes. J'ai particulièrement apprécié sa rencontre avec la vieille femme. Ces différentes histoires se mêlent et s'entremêlent au point de nous perdre un peu en route.
Pour autant, j'ai adoré le style de l'auteur, sa plume est délicieuse, sa façon de décrire ce qu'elle voit, qu'elle analyse les gens, et justement assez proche d'une capture photographique. Et bien que j'ai été un peu déçue de la tournure que prenait l'histoire, je souhaite suivre ses prochaines parutions.
Retrouvez mes autres chroniques sur http://pause-the.blogspot.com/
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critiques presse (1)
LeFigaro   07 septembre 2018
Quatre-vingt-quatorze premiers romans paraissent en cette rentrée 2018. Parmi nos dix coups de cœur, celui de Thi Thu.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   02 août 2018
- Mes chers enfants, connaissez-vous l’histoire du jour et de la nuit ?

- Tsukuyomi, dieu de la Lune, sait se faire clair dans l’obscurité comme il sait se cacher et tout assombrir quand son humeur l’y pousse. Il est aussi le dieu des âges et des saisons, contrôle le passage du temps qu’il comprime ou étire à sa volonté. C’est pourquoi les hommes ne ressentent jamais l’écoulement des heures de la même manière.
P.121
A Faire
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nadiouchkanadiouchka   03 août 2018
- Pourquoi dit-on tomber amoureux ? Pourquoi faut-il qu’on tombe ? On pourrait tout aussi bien se relever amoureux, voire s’immobiliser.
- Non. S’immobiliser, on ne peut pas. L’amour est un sentiment qui demande du mouvement.
P.173
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fanfanouche24fanfanouche24   17 septembre 2018
Je lui avais laissé un message, ça faisait trop longtemps qu'on ne s'était pas vus : " J'aimerais me balader dans une brocante pour me vider l'esprit...Ou me reposer dans un parc, sur une rive, qu'importe ? et pique-niquer, en parlant de tout et de rien, en ne parlant pas, limite, on observe les canards manger du pain et on se dit que la vie est belle parce qu'elle est simple (...) On regarde les gens passer, on leur invente une vie, on sourit ou on rit, selon son énergie. (p. 93)
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NadaelNadael   23 août 2018
« – C’est rassurant d’aller vers un objectif au bout duquel il y a une limite : ça permet de pas se perdre. Parce que vivre, au fond, c’est tâter du vide dans le noir complet. La seule chose dont on peut être sûre, c’est que le mur qu’on finira par toucher signifie notre mort, pas vrai? Mais on ne sait jamais vraiment quand ça arrivera. Alors on subsiste sur terre comme des immortels, on penses à sa vie qui n’est faite que d’occasions ratées… L’humanité, c’est l’armée de la déception et, pourtant, je la trouve belle à toujours espérer mieux malgré les crève-cœur qu’elle se mange… »
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nadiouchkanadiouchka   07 août 2018
Plus qu’un jour et une nuit, un jour une nuit, quel temps faut-il pour supporter l’attente ? Finir cette vie dans les rues si souvent arpentées et se laisser aller au souvenir des premières fois, sans quoi un jour une nuit, ce serait vain.
P.175
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