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Ric Hochet tome 1 sur 78
EAN : 9782803601042
64 pages
Le Lombard (07/06/1996)
3.37/5   49 notes
Résumé :
Cet album comporte deux histoires :
"Signé Caméléon" - Un soir comme les autres, Ric Hochet raccompagne son vieil ami, le commissaire Bourdon… Devant la porte de son domicile, le commissaire se fait renverser par une voiture. Heureusement sain et sauf, il regagne son appartement pour découvrir qu'il a été cambriolé et qu'un dossier top secret a été dérobé !
"Traquenard au Havre" - Dans les rues du Havre, Ric est percuté par une autre voiture. L'autre c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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Premier album d'une série mythique du journal Tintin dans les années 60 et 70. le problème avec cette série, c'est que sa longue agonie à partir du début des années 80 avec des albums tous plus insipides les uns que les autres ont ternis son image.
Il faut donc revenir aux fondamentaux avec ce premier titre. Il y a eu quand même d'excellents épisodes qu'il faut lire ou relire si on aime la BD classique franco-belge (Les spectres de la nuit, Enquête dans le passé, la ligne de mort, etc.).
Traquenard au Havre comprend deux histoires : celle qui correspond au titre et signé Caméléon. Deux intrigues d'une trentaine de planches chacune.
On est encore aux débuts du personnage et l'album est rempli de défauts de jeunesse, tant dans l'écriture du scénario que dans les dessins. Mais on est très souvent confrontés à cette situation quand on lit des BD de cette époque (Le premier Astérix lui même est dans cette situation).
Dans Signé Caméléon, le commissaire Bourdon est victime d'un cambriolage et un dossier top secret a été volé. Les indices sont gros comme une maison et on découvre un coupable facilement. Mais évidemment ce n'est pas aussi simple. Si Bourdon fonce dans le panneau, Ric Hochet a quelques doutes.
Dans Traquenard au Havre, le fils d'un industriel a été enlevé et Ric Hochet, présent, comme par hasard, va l'aider à la retrouver surtout qu'il est lui aussi soupçonné de ne pas être étranger à l'enlèvement.
Les intrigues sont encore très classiques mais dans ce qui se fait de mieux à l'époque. On est dans l'inspiration des Cinq dernières minutes qui connaît alors un immense succès à la télévision avec Bourdon presque sosie du commissaire Bourrel.
A la première lecture, Signé Caméléon est un cran au dessus pour le scénario et la découverte du coupable n'est pas si évidente (toujours se méfier de ceux pour qui c'est toujours facile). A la relecture, même si on le connaît, on prend malgré tout plaisir à se plonger dans cette ambiance très feutré du début des sixties.
Traquenard au havre est plus un récit d'ambiance avec un scénario lui en revanche un peu plus cousu de fil blanc.
Évidemment ce qui pose problème dans cet album mais aussi dans certains albums suivants, c'est la place laissée à Ric Hochet par la police et par les victimes pour résoudre les enquêtes alors qu'il n'est que journaliste. Mais encore une fois, dans les publications jeunesses de l'époque c'était monnaie courante. Si on accepte ces ficelles scénaristiques, on peut prendre un petit plaisir à lire et relire ces histoires.
Le dessin de Tibet est encore marqué par quelques lourdeurs et maladresses. L'encrage est trop appuyé, mais les décors (signé Mittéï) sont plutôt immersifs et apporte de nos jours un soupçon de nostalgie de cette époque fantasmée.
Un premier album qui n'est donc pas un chef d'oeuvre mais mais bien meilleur que ce qui se fera à partir du début des années 1980 et qui se relit malgré tout sans déplaisir, au contraire.
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Quelque chose de profondément frais dans "Ric Hochet" et non pas "vintage", dââté, voire ringard et défraîchi [Cf. quelques critiques accablantes lues ici et là]...

Le tome 1 des "Enquêtes de Ric Hochet" ("Signé Caméléon" suivi de "Traquenard au Havre") est reparu ces jours-ci en album cartonné dans une série "Grand Public" accessible chez votre marchand de journaux au prix très attractif de 2,99€.

Tenez, écoutez-moi ça :
« LE PATRON A DEFENDU DE LE TUER, SERS-TOI DE TES POINGS ! » (De "Carreau" à "Boxeur", alors que ce dernier tente d'assommer Ric Hochet dans l'obscurité du "Traquenard au Havre", planche 9).

Souvenir de mon propre fiston plié de rire quand le petit Marc Chevallier (âgé de 3 ans, fils unique d'armateur richissime), avait arraché le masque vénitien au méchant qui l'avait rapté et caché dans l'ancien chalutier "Marie-Jeanne"... Effet comique garanti d'un dialogue joyeusement improbable (planche 14) :

— le gosse : « ... JOUER ! MARC VEUT JOUER... »
(et le gosse arrache le masque rouge au méchant venu juste planquer la rançon de 200.000 dollars dans le tiroir sous le lit)
— le méchant démasqué, en gabardine (et chapeau mou) : « HÉ ! QU'EST-CE QUE... ? »
— le gosse : « HI HI HI ! »
— le méchant : « ZUT ! SALE GOSSE ! ... DONNE ÇA ! » (et il lui reprend sauvagement son masque... )
— le gosse (évidemment pleurnichant) : « MASQUE ! ... MARC VEUT MASQUE !! »

Si c' n'est point d' l'André BRETON, c'est presque du MOLIERE, non ?

Tiens, au fait, pourquoi "Ric Hochet" ? Laissons la parole à "Tibet" (pseudo venu du souvenir de son frangin qui ayant du mal à dire "Gilbert" prononçait "Ti-bet" en parler yaourt) à ce sujet :

« [Le nom de Ric Hochet], c'est de ma faute. Je suis entièrement responsable ! Cela vient de mon amour pour le calembour. Durant un certain temps, j'ai fait la remarque à Duchâteau que je regrettais ce nom, le trouvant un peu "nunuche", et puis, en définitive, nous nous sommes dit qu'un personnage comme Tintin n'avait pas un patronyme plus intelligent [...] Rouletabille n'est pas mal non plus [...] »

Bref, c'est beau et intelligent de lire "Ric Hochet" : commençons donc tranquillement par ces deux récits de trente planches chacun : "Signé Caméléon" et ce "Traquenard au Havre", successivement parus une première fois en 1961 dans le journal "Tintin" puis réunis dans un beau premier album cartonné en 1963 aux fameuses éditions Le Lombard).

Ah, la ville, Le Havre, c'est beau le jour... et la nuit, dans son ambiance "simenonienne" sous la plume de Tibet ! Evidemment, l'épaisseur du trait de plume des premiers plans est étrange (l'artiste l'atténuera heureusement dans les aventures suivantes). Et notre admiration du sens du cadre et de la maîtrise des perspectives dont fait preuve TIBET est tempérée par que nous rappelle l'article "Ric Hochet" de Wikipedia (truffé d'interviews de ces "bonnes sources" que sont le scénariste André-Paul Duchâteau et le dessinateur Tibet) : " Tibet n'a jamais dessiné le moindre décor ; c'est un aspect de son métier qui ne l'intéressait pas du tout. C'est pourquoi il utilise, dès le début de la série, les services d'assistants décoristes (dessinateurs spécialisés dans les décors). le premier d'entre eux a été Mittéï, pour les tomes 1 à 3."

Certes, dans "Signé Caméléon", Ric n'a pas encore sa célèbre veste sport blanche à traits noirs (qui, alliée à sa Porsche jaune, fera sa célébrité dès "Traquenard au Havre") mais ça n'est pas si grave...

Pour la petite histoire, le personnage de Ric Hochet avait fait sa toute première apparition dès 1955 (sorte de "personnage-pilote" qu'on teste, peut-être sans lendemains... ) dans de courtes histoires du journal "Tintin", sous-titré "Le journal des jeunes de 7 à 77 ans" : d'abord sous les traits d'un gamin de 13 ans puis d'un ado de 17 : "en culottes cortes, vendeur de journaux et enquêteur de hasard" [...] "rapidement promu journaliste".

Un peu l'histoire du "gamin" Georges SIMENON (1903-1989), démarrant à la rubrique des Chiens écrasés & autres faits divers à "La Gazette de Liège"... non ?

Le jeune Ric fera d'ailleurs la couverture de l'édition belge du journal "Tintin" en février 1956, sa deuxième histoire courte de quatre planches, intitulée "Le mauvais Oeil" ("Textes et dessins de TIBET") en ado en blouson vert bras en croix, saisi au moment où éclate la roue-avant de sa "Vespa" rouge rutilante... Bref, ça n'était pas tout à fait James Dean mais en ces années de Grâce 1955 et 56, rien à y redire : "Une étoile [nous] est née"...
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De toutes les séries BD franco-belge, Ric Hochet est celle qui se rapproche le plus des téléfilms policiers comme la télévisons française en a produit depuis des décennies. Des intrigues simples, obéissant toujours à la même construction : présentation de la situation et des suspects , puis un temps d'enquête et/ou d'action, avant la résolution finale que le commissaire Bourdon n'avait pas vu venir (le lecteur lui avait compris avant, on lui a placé sous les yeux tous les indices utiles).
Basique, répétitif, sans surprise.
Les albums ont un peu vieilli. du coup, il s'en dégage un peu de nostalgie des années 50 et 60.
Les deux histoires de ce premier tome de la série, "Signé Caméléon" et "Traquenard au Havre", manquent aujourd'hui un peu de rythme, mais proposent des voitures stylées, un Paris qui a en partie disparu, et un monde où les criminels finissent appréhendés par la police. Une autre époque quoi.
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C'était au temps où Ric Hochet était un vrai enquêteur... C'était au temps où les scénarios étaient excellents et bien pensés.

A mon humble avis, les premiers albums de Ric Hochet sont les meilleurs en ce sens que les aventures du journaliste détective sont de "vraies" enquêtes policières et que ces albums là ne sont pas pourris par des éléments "fantastiques" (même si le fantastique n'est jamais que apparent puisque toujours de main humaine) et que les explications de "fin" sont logiques et pas capillotractées comme dans certaines aventures.

Si vous êtes sages, je vous en parlerai.

Deux aventures dans ce premier album :

"Signé Caméléon" - le commissaire Bourdon a été cambriolé et un dossier top secret a été dérobé ! Sur une bouteille, une empreinte d'un truand reconnaissable entre toutes...

Un soupçon d'espionnage mêlé d'enquête policière. Heureusement que Ric est là, parce que sans lui, je ne sais pas comment ferait le commissaire Bourdon.

Bien que les preuves qui accusent les coupables soient plus grosses qu'une montagne, Bourdon fonce comme un taureau.

L'aventure est bien faite et je n'avais pas soupçonné le coupable la première fois, bien que je me sois demandé pourquoi le dessinateur avait fait un aussi gros plan d'une certaine chose. Il nous mettait sur la voie en quelque sorte, après avoir essayé de nous embrouiller avec un comportement bizarre d'un inspecteur de police.

Bon, après 36 lectures, on perd le plaisir de la découverte, on ne suspecte plus un autre, mais j'aime toujours relire les premières enquêtes de Ric et je le trouve mieux dessiné que maintenant.

"Traquenard au Havre" ensuite. Un industriel croise la route de Ric et lui confie que fils a été enlevé...

Ce qui est un peu gros, c'est que l'homme en question face confiance à Ric au point de lui confier la rançon.

Nous on sait qu'il ne la volera pas, mais pas l'homme. Hormis ce détail, l'histoire est bien faite, pas de temps mort et happy end.

Les explications sont logiques et pas tirées au forceps.


Lien : http://thecanniballecteur.wo..
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A l'instar des aventures de Michel Vaillant, les premiers tomes de Ric Hochet font une bonne soixantaine de pages. C'est Byzance. Et pour un premier album, Tibet et Duchâteau fournissent 2 aventures de 30 pages.

La première oppose Ric et le Comissaire Bourdon au Caméléon, un bandit qui possède le don d'énerver Bourdon et de mystifier la police. Il va balader le tandem de héros et on évitera le Bourdon grillé de peu en fin d'aventure. La seconde aventure plonge Ric dans une demande de rançon suite au rapt d'un jeune enfant.

Au-delà des problèmes de dessin (quand même), des soucis de mise en couleur, de certaines approximations et de grosses ficelles scénaristiques, ce premier essai possède ce petit quelque chose qui attire et fidélise le lecteur. le duo Bourdon-Ric, le gars sanguin et le sportif réfléchi, fonctionne bien. L'un s'emporte, l'autre temporise... Duchâteau maîtrise l'art du tandem des contraires. C'est bien vu. C'est clairement une des clés du succès. Pour le reste, comme le signale Jamik dans sa critique, 60 ans de séries ont passé et tout le monde est maintenant rompu aux enquêtes et aux fausses pistes. Ici, on les voit un peu trop à chaque fois. On peut se dire que Duchâteau connaît bien ce qui se fait aux USA et qu'il l'utilise à bon escient (c'est mon avis et je le partage).

Côté dessin, il y a un souci du détail dans le trait de Tibet. le mobilier, les vêtements, etc. tout cela ajoute clairement au charme de la série. Cela participe aussi du succès de la série. Tibet montre déjà un grand intérêt pour les "tronches", on n'est pas encore dans la caricature, mais cela se profile quand même. Ric Hochet est bâti sur le modèle "Jean Marais", le personnage complet par définition. D'ailleurs, dans le second récit, le père de l'enfant kidnappé n'hésite pas à lui confier 200.000 francs de rançon, alors qu'il ne le connaît pas. Ric Hochet, c'est magique, insipre la confiance. Et de même, l'enfant le suit sans souci, alors qu'il ne s'ennuie pas en captivité.

A l'époque, je m'engageais sur les routes de l'adolescence, et le journal Tintin n'était clairement pas mon truc. Ric Hochet non plus. Je ne dirai pas que j'ai révisé mon jugement. Je dirai même qu'actuellement, la barre est mise plus haut concernant la qualité des premiers tomes. Par comparaison avec le premiet tome des aventures de Michel Vaillant, je trouve que Jean Graton s'en tire mieux (6 ans avant le tandem Tibet-Duchâteau).
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
les bandits sont loin de se douter qu'ils transportent, caché sous les liasses de billets, un minuscule transistor, placé dans la serviette de Ricardo
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Le patron a défendu de le tuer, sers-toi de tes poings!
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