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ISBN : 2809459851
Éditeur : Panini France (14/12/2016)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Le nouvel Escadron Suprême est constitué de survivants des mondes détruits au cours d'Avengers : Time Runs Out. Ils en veulent tous aux Illuminati et sont prêts à défendre le nouveau monde de leur influence néfaste. Leur première cible ?
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  17 décembre 2016
Ce tome est le premier d'une nouvelle série se déroulant après Secret Wars (2015) de Jonathan Hickman & Esad Ribic, qu'il vaut mieux avoir lu avant pour comprendre une partie des enjeux. Il comprend les épisodes 1 à 5, ainsi que 9 pages du prélude contenu dans Avengers 0, initialement parus en 2016, écrits par James Robinson, dessinés par Leonard Kirk avec un encrage de Paul Neary, aidé par Scott Hanna pour l'épisode 3, par Marc Deering pour les épisodes 4 et 5. Les couvertures ont été réalisées par Alex Ross. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu Squadron Sinister (qui se déroulait pendant Secret Wars) de Marc Guggenheim & Carlos Pacheco. Par contre, une idée de l'historique de ce groupe facilite la compréhension du récit.
Prologue - Dans un gratte-ciel portant le logo de l'entreprise Oracle Inc., Nighthawk (Kyle Richmond) supervise l'intervention du Squadron Supreme qui se compose de Hyperion (Marcus Milton), Doctor Spectrum, Blur (Jeff Walters) et Power Princess (Zarda Shelton). Épisodes 1 à 3 - Ces différents individus ont vécu la disparition du multivers pendant les incursions qui ont précédé les Secret Wars. Ils se sont fixés comme objectifs de faire payer les coupables. le premier sur la liste est le prince Namor qui a détruit une planète Terre (voir A perfect world). le Squadron Supreme attaque donc de front Atlantis et s'engage dans une bataille avec Namor. Ils devront faire face aux Uncanny Avengers de Steve Rogers du fait de l'issue de la bataille.
Épisodes 4 & 5 - le Squadron Supreme se retrouve dans une autre dimension sur un territoires des plus étranges, et en prime Hyperion a perdu ses pouvoirs. Ils ont été amenés sur Weirdworld (voir Weirdworld Warzones) par Thundra, en compagnie de l'elfe Tyndall (voir Warriors of the Shadow Realm). Ils y croisent Skull the slayer, Crystar et les autres. Thundra les y a amenés pour qu'ils l'aident dans sa lutte contre le mystérieux tyran en place.
James Robinson s'est fait connaître en écrivant la série Starman pour DC Comics. Il lui en est resté une image de scénariste capable de faire ressentir les émotions de ses personnages, et capable également de manipuler avec respect et inventivité la lourde continuité d'un univers partagé vieux de plusieurs décennies. le lecteur se demande bien ce qu'il va tirer de cette série. Dès les premières pages de l'épisode 1, le scénariste établit qu'il va plonger dans les recoins de l'univers Marvel. En effet, cette incarnation de l'escadron suprême est en fait constituée de membres en provenance de Terre différentes. Nighthawk correspond à la version Supreme power de Joe Michael Straczynski & Gary Frank, soit la Terre 31916. Hyperion provient de la Terre 13034, détruite lors d'une incursion. Doctor Spectrum habitait sur la Terre 4290001 détruite par Namor. Zarda Shelton était présente sur la Terre 21195 dont un morceau servit à construire Battleworld. le cas de Blur est encore plus particulier, puisqu'il s'agit d'un personnage ayant fait partie d'une équipe du New Universe : D.P. 7 de Mark Gruenwald et Paul Ryan.
Le lecteur se repérera mieux dans le récit s'il a déjà eu l'occasion de lire les épisodes écrits par Mark Gruenwald (avec des dessins de Paul Ryan et Bob Hall) : Squadron Supreme, ou alors la version plus complète (et plus onéreuse)
Squadron Supreme Classic Omnibus. Il sera encore plus à l'aise s'il a déjà effectué le voyage dans Weirdworld. Il n'est pas nécessaire d'avoir côtoyé Jim Scully (Skull), mais il sort encore un ou deux personnages secondaires à l'histoire compliquée. À l'évidence, une partie du plaisir de cette lecture réside dans cette capacité à évoquer et mettre en scène la riche mythologie de l'univers partagé Marvel, ce qui réserve cette histoire à des lecteurs aguerris, les autres courant le risque de se sentir un peu exclus. Il est certain que de voir Blur se recueillir devant Pittsburgh ne peut parler qu'à ceux qui ont lu The Pitt dans Star Brand: New Universe Vol. 2.
James Robinson ne se complaît pas dans un passéisme poussiéreux, il évoque également l'actualité du moment de l'univers partagé Marvel, avec le crime de Namor, mais aussi ces Uncanny Avengers avec Deadpool en leur sein. Pour pouvoir faire exister l'Escadron, il doit leur donner une lettre de mission qui leur confère une spécificité par rapport à toutes les autres équipes existantes, à commencer par les nombreuses déclinaisons des Avengers. Il choisit un mode opératoire assez risqué : l'escadron est une équipe proactive qui agit en toute clandestinité pour se charger des boulots que personne ne veut envisager. Namor a effectivement détruit une Terre (numérotée 4290001) en toute impunité. Nighthawk et son équipe ne peuvent laisser un tel génocide impuni.
Sur la base de ce postulat, les affrontements sont une certitude. de ce point de vue, le lecteur plonge dans un comics de superhéros très traditionnel. L'escadron est une force de frappe conçue pour des interventions chirurgicales, quand le système de justice est inefficace, voire inexistant. Leonard Kirk donne l'impression d'être le dessinateur type de comics de superhéros. Dès que les affrontements physiques commencent, les arrière-plans se vident de décors pour laisser la place à des fragments qui volent, des énergies qui crépitent et des nuages de poussière. Les hommes sont musculeux à souhait : la plastique féminine n'est pas trop exagérée, même au niveau des poitrines. L'artiste a réalisé les recherches nécessaires pour être raccord sur l'ensemble des costumes de superhéros, y compris quand il s'agit de variations sur le même personnage (par exemple l'évocation des Hyperion des différentes Terre). Il dessine un kymellian immédiatement reconnaissable, par exemple pour les lecteurs de la série Power Pack de Louise Simon & June Brigman.
Cette approche simplificatrice pendant les combats est conforme aux pratiques en vigueur dans les comics de superhéros. Malgré cela, le lecteur n'a pas l'impression de s'enfiler des pages sans beaucoup d'information. Pour commencer, il y a beaucoup de personnages. Ensuite, l'artiste sait leur donner une apparence spécifique, parfois teintée par leur version d'origine, cela se ressent particulièrement pour Nighthawk, avec son visage fermé et indéchiffrable. Hors séquence de combat, Leonard Kirk s'investit plus dans les décors, qu'il s'agisse des rues de New York, d'un diner implanté le long d'une autoroute, d'un appartement à Toronto, d'une vision générale de Pittsburgh, ou encore de la tour de Londres. Les paysages de Weirdworld sont plus génériques.
Le lecteur se laisse donc emporter par la fougue des dessins, même s'il regrette régulièrement que les séquences ne soient pas plus fermement ancrées dans des endroits consistants. Au fil des pages, il se rend compte que James Robinson effectue un travail de titan pour intégrer son récit au temps présent. En voyant Marcus Milton, il comprend qu'il s'agit d'établir un lien avec sa série solo Hyperion de Chuck Wendig et Nic Virella. En voyant le comportement de Nighthawk toujours aussi obsessionnel, il apparaît qu'il s'agit de faire le lien avec sa propre série Nighthawk de David Walker & Ramon Villalobos.
Le lecteur prend plaisir à contempler les couvertures d'Alex Ross, à commencer par cette vision en contreplongée des membres du groupe, dans une posture qui en impose. Celles des épisodes 2 et 3 montrent l'escadron en train de triompher de leurs ennemis, également dans une posture qui impressionne. Thundra est magnifique dans celle de l'épisode 4 et l'impact de celle pour le 5 est un peu atténué par la mise en couleurs d'Alex Garner.
Ce premier tome des aventures de l'Escadron Supreme est à réserver aux lecteurs suivants de près la continuité de l'univers partagé Marvel. James Robinson inscrit son récit dans l'actualité de cet univers au début 2016, et il va piocher dans des recoins de l'univers des personnages très secondaires à l'histoire compliquée. C'est un vrai plaisir de retrouver lesdits personnages, correctement traités, dans une histoire qui les met en avant et qui respecte leur histoire personnelle. le scénario se compose de 2 récits. le premier répond à un reproche des lecteurs sur le fait que certains héros commettent les pires atrocités sans avoir à en payer le prix. le deuxième résout une intrigue en suspens de la série Weirdworld. Leonard Kirk réalise des dessins compétents pour un comics de superhéros en utilisant les trucs et astuces propres à ce genre de comics. Il s'affranchit de dessiner les arrière-plans très régulièrement et il exagère la puissance des superhéros pour assurer le spectacle. Pour un lecteur de passage peu attaché aux arcanes de l'univers Marvel : 2 étoiles. Pour un lecteur investi dans l'univers Marvel : 4 étoiles. En parallèle de cette série, James Robinson a également écrit une série dédiée à Wanda Maximoff : La sorcière rouge.
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