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ISBN : 2344011188
Éditeur : Glénat (04/11/2015)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Dans l’envers des prisons

Ils sont détenus, gardiens, avocats, médecins ou visiteurs. Pour le meilleur et pour le pire, ils partagent un temps le même espace, fait de béton et de métal. Pour le meilleur et pour

le pire, ils vivent ensemble. Et derrière ces murs, ce sont des histoires d’amour, d’amitié, de rébellion, des drames qui se nouent. Des tranches de vie que TIGNOUS nous raconte dans ce reportage dessiné poignant. Enquête, témoig... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Ziliz
  08 février 2016
Des dessins et des mots sur les maux de cinq prisons françaises.
Pendant plusieurs mois en 2014, Tignous a recueilli et retranscrit des paroles de détenus, de proches, de surveillants, de personnel encadrant, de membres de l'extérieur qui entrent dans les prisons pour travailler, soulager (enseignants, religieux, médecins...).
Des constantes dans ces témoignages : le bruit (« cause numéro 1 des meurtres en prison »), la violence, la saleté, la promiscuité, le manque de moyens financiers, la carence affective, l'abstinence sexuelle, l'importance de la TV, la possibilité de travailler pour s'offrir des cigarettes, du shampooing...
Des particularités : la prison pour femmes de Rennes où les enfants peuvent vivre jusqu'à leurs dix-huit mois avec leur mère incarcérée.
Pas de longs discours, plutôt des idées lapidaires en quelques phrases voire quelques mots griffonnés à côté des individus dessinés par l'auteur dans leur environnement.
Ironie du sort : ce travail d'investigation et de retranscription était en cours lorsque des terroristes sont venus assassiner Tignous et ses copains/collègues dans les locaux de Charlie Hebdo. L'un des tueurs était un ancien détenu gangréné par de "mauvaises rencontres" en prison...
Chloé Verlhac, la compagne de l'auteur, a eu à coeur de publier ces planches, même si l'ensemble n'était pas ficelé, et Christiane Taubira, alors Ministre de la Justice, l'a soutenue dans ce projet.
Sur l'univers carcéral en format BD, j'avoue avoir préféré 'En chienneté' (Bast), '20 ans ferme' (Sylvain Ricard). Il faut dire que le dessin de Tignous est âpre, sa graphie difficile à déchiffrer, les confidences sont livrées telles quelles, sans explication - il y a parfois de brèves remarques grinçantes en écho aux paroles, des apartés. J'ignore dans quelle mesure l'auteur avait l'intention "d'enrober" l'album, à défaut de connaître ses autres travaux.
Un reportage intéressant, poignant et révoltant, forcément. Et ce côté 'brut de peaufinage' n'y est sans doute pas pour rien...
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Juin
  07 janvier 2016
MURS Murs c'est un livre posthume de Tignous. Chloé Verlhac, sa femme, a voulu qu'il paraisse, même inachevé.
Gravure, correction, encrage, colorisation de Pascal Gros....Et puis voici le travail de Tignous, de longs mois de dessins et d'écritures...qui parait en novembre 2015. Superbe album qui nous raconte la prison. Avec des voix diverses, directeurs, médecins, professeurs, gardiens, détenus, ados....Celles qui ont été récoltées par Tignous.
Pour nous montrer la vie qui existe dans ces lieux fermés, symbole de tous les fantasmes. Murmures divers... Cris aussi.
Cinq prisons, Lannemezan pour les longues peine. Rennes, prison pour femmes - anciennement tenue par des religieuses, il en reste 3 - Porcheville, établissement pénitentiaire pour les mineurs, Douai, pour les courtes peines ou en attente de jugement et l'immense Fleury-Mérogis 2855 places.
Impressionnant que cette découverte, portée par les dessins de Tignous, des "gueules ", des gens, des espaces restreints, cellules, bureaux, coursives...
Un travail colossal, qui nous apprend que la TV par exemple ce n'est pas gratuit, qu'il faut mieux un suicidé, qu'un évadé. Cela provoque moins d'ennuis...Que les femmes ont moins de visites que les hommes, que pour atteindre Porcheville c'est 20 minutes de marche, pas de bus pour atteindre le centre...et que dans ce centre la plupart des gamins sont analphabètes...
Il y aurait beaucoup à dire sur ce livre. C'est intéressant d'entendre toutes ces voix. On arrive à rire de certaines phrases ...
Et puis il y a la peur, " Je dis toujours aux surveillants de ne jamais sous-estimer un détenu !"
Difficile de parler de cet album de 119 pages, il y a tant de vies, de paroles différentes, de destins. Un "documentaire" passionnant et éminemment humain parce que "la vie est plus forte que les barreaux " comme le dit le sous-titre.
Poignant et tellement vrai.
Passionnant également. J'ai été assez remuée à cette lecture... Autant par les paroles des détenus que par ces travailleurs - ou bénévoles - de l'ombre... Des brèves... très fortes.
Complété de quelques documents, dont le Guide du détenu arrivant.
"Tignous aimait les gens. Il croyait en l'humanité qu'il y a en chacun de nous. Aller en prison participait de cette évidence. Aller voir ceux à qui l'on ne donne pas la parole et voir ce que l'on cache" Chloé Verlhac
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Ollie
  14 janvier 2016
Tignous, connu pour être dessinateur de presse, montre à travers ces 120 pages à quel point il est aussi un génial dessinateur judiciaire. Pendant 2 ans, il a visité des institutions pénitentiaires (les longues peines à Lannemezan, les femmes à Rennes, les mineurs à Porcheville et les maisons d'arrêt de Fleury et de Douai) pour y décrire la vie qui s'y passe, celle qui continue malgré l'enfermement. Il a rencontré les surveillants, les directeurs, les détenus et a mis en images et en texte ce qu'ils lui ont raconté.
C'est beau, visuellement parlant tout d'abord. Je connaissais son style de vu mais avoir ses dessins sous les yeux pendant ma lecture m'a permis de me rendre compte que je les trouve beaux. Beaux parce qu'avec quelques traits tout simples, une ambiance, une personnalité émerge qui, a ne pas en douter, doit ressembler fortement à la réalité. Beaux par leurs couleurs, toutes douces, loin d'agresser les yeux du lecteur et qui suggèrent plus qu'elles ne révèlent. Beaux par le texte, toujours juste – bien que il reste deux ou trois morceaux que j'ai été incapable de déchiffrer – jamais trop long, pour nous raconter ce qu'il a vu ou rapporter certaines anecdotes.
Lien : http://thegingersreading.blo..
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critiques presse (4)
LeMonde   12 juillet 2018
Il a tout dessiné sur l’incarcération, sur l’isolement, sur la frustration des détenus, sur le regard quelquefois complice des gardiens… Et en plus, il a inventé un style inimitable. Plus personne ne pourra dessiner le contour torve d’un œil avec du rouge sans penser à Tignous.
Lire la critique sur le site : LeMonde
ActuaBD   10 janvier 2016
Cet empilement d’infos tantôt administratives, tantôt personnelles et émouvantes, confère à cet ouvrage une cohérence sincère et, forcément, touchante.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Bedeo   03 décembre 2015
Un testament qui révèle un message assez optimiste, comme le signale le sous-titre de l’ouvrage La vie plus forte que les barreaux. On ne va pas s’en plaindre.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Auracan   12 novembre 2015
Découvrir cet ouvrage, c'est l'assurance pour le lecteur de voir le monde carcéral d'un autre œil.
Lire la critique sur le site : Auracan
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   08 février 2016
[Etablissement pénitentiaire pour mineurs de Porcheville]
• Pour ces gamins-là, la prison, ce n'est plus une honte !
• Les mineurs sont plus chiants que les majeurs !
• Ce sont des ados, ils veulent tout, tout de suite !
• Ils aiment le paraître !
• Le "non", ils ne connaissent pas, le "merci" non plus !
• On a beaucoup de Roms, c'est récent, c'est depuis qu'on s'est mis à les arrêter !
(p. 60)
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ZilizZiliz   10 février 2016
Fleury-Mérogis
• Y a des détenus qui ne comprennent que les rapports de force, et aujourd'hui il est en faveur des détenus. Les petits délinquants n'ont pas de limites !
• Le choc de l'incarcération, ils ne l'ont pas, ils se valorisent en venant ici (...) Dehors, il est rien. Ici, il est protégé, reconnu. Converti, il va partir en Afghanistan et revenir comme terroriste !
(p. 107)
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ZilizZiliz   09 février 2016
« - Eh, surveillant, je nique ta mère !
- Impossible, je suis orphelin !
- Walah ! Sur le Coran de la Mecque !!... Ah, merde, désolé ! Alors je nique ta grand-mère ! »
(p. 62)
Un avocat : « Ce que nous, on qualifie d'insulte, est le langage courant chez ces jeunes. »
(p. 65)
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JuinJuin   02 janvier 2016
( RENNES)

" Les femmes sont oubliées, délaissées...50 à 60 détenues n'ont eu aucune visite l'année dernière "
" A Poissy, où j'étais, prison pour hommes, les parloirs étaient complets, les UVF également "
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JuinJuin   02 janvier 2016
" Ici on ne dit pas "maton", un maton ce n'est pas celui qui mate par la force, mais qui mate, qui regarde dans l’œilleton"
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Videos de Tignous (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Tignous
Portrait de Tignous, dessinateur à Charlie Hebdo
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