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ISBN : 2709647621
Éditeur : J.-C. Lattès (04/02/2015)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Infirmière dans une clinique psychiatrique proche de Paris, à tout juste trente ans, Yo a gagné la confiance des malades. Par l'écoute et la douceur, elle parvient - souvent mieux que les psychiatres bardés de certitudes – à soulager les patients mélancoliques ou schizophrènes. Après ses longues journées de travail, c'est à L'Enclume, le bar au pied de son immeuble, qu'elle trouve refuge sous l’œil bienveillant de Dominique, le patron.
En réalité, l'équilibre... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
francoisvaray
  13 février 2015
Caroline Tiné a le pouvoir de mêler deux tableaux en les regardant à travers un prisme qui en modifie l'apparence. le premier est celui d'une clinique psychiatrique pour dépressifs, bipolaires, toc et autres psychotiques. Ces endroits existent, on y vient, on y guérit. Ou pas. le deuxième tableau est le portrait d'une infirmière psychiatrique pas comme les autres dont la psychologie, l'écoute, la générosité la rendent plus efficace pour comprendre et soulager les désordres mentaux que n'importe quel psychiatre. Une femme, sa vie. de l'autre côté, des fous sceptiques. La superposition des deux donne à l'établissement de soins et à ses pensionnaires un air de "La Clinique s'amuse"... à guérir par des méthodes différentes. Dans une structure narrative lancinante comme la durée d'une hospitalisation, avec un style soigné, Caroline Tiné dévoile ce que beaucoup refuse de voir même chez leurs proches: la maladie. Un livre courageux!
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ManouB
  03 avril 2016
Yo est infirmière dans une clinique psychiatrique de la banlieue parisienne, depuis maintenant deux ans.
Malgré son jeune âge (30 ans), la vie ne lui a pas fait de cadeau. Elle n'a jamais connu son père. Son frère est mort très jeune dans des circonstances dramatiques et Igor, son ami (son amant, son père de substitution...) avec qui elle s'était installée à New York, s'est jeté, un jour de déprime, et sous l'emprise de la drogue, par la fenêtre de leur appartement au 8ème étage...
Depuis, Yo a tout fait pour se reconstruire et, sans l'aide de Big Daddy, elle n'aurait jamais découvert qu'elle avait besoin d'aider les autres.
Elle partage sa vie entre ses malades dans la journée, et l'Enclume, un bar où elle trouve refuge le soir, auprès de Dominique, le patron, qui ressentant sa fragilité, la materne.
C'est parce qu'arrive à la clinique, Agathe qui ne peut passer près d'une fenêtre sans être attirée irrépressiblement par le vide, que Yo voit ses souvenirs enfouis, remonter à la surface et tout d'abord l'anéantir.
Mais elle ne veut pas sombrer.
Malgré la douleur des souvenirs, un fil ténu la tient debout...un fil de sagesse, qui lui permet de trouver en elle-même, la force de rester debout et de s'occuper des pensionnaires du Pavillon bleu en oubliant ses propres fantômes. Pour eux tous, Yo doit lutter pour faire de cette clinique psychiatrique, non pas une prison médicalisée, mais un véritable lieu de vie et d'espoir...

Ce roman est une découverte intéressante.
Dans ce roman tout en délicatesse, le lecteur découvre le monde des "fous", qu'on nomme ainsi parce qu'ils effraient ceux qui ne le sont pas.
Or, si on sait les écouter comme le fait Yo, le personnage principal du roman, les fous ont des choses à nous dire. Ils sont même remplis de bon sens et ceux qui travaillent avec eux, comme Yo, le savent bien.
Yo est une jeune femme très sympathique. Altruiste, elle a une empathie particulière pour les autres. Elle sait les rassurer et apaiser leurs angoisses. Elle a un don particulier pour les aider.Elle sait même par instinct agir vite et faire face aux situations les plus critiques, sans abuser de médicaments à outrance.
Du coup, elle n'est pas particulièrement aimée par les psychiatres qui voient d'un mauvais oeil qu'elle réussisse mieux qu'eux par la douceur, l'écoute et la générosité avec certains cas difficiles mais pas forcément désespérés et qu'elle trouve toujours des idées nouvelles pour améliorer leur vie quotidienne.
Mais on ne travaille pas dans ce domaine par hasard. Depuis sa petite enfance, Yo est différente. Aider les autres l'aide à garder le cap, et rester reliée à ce fil ténu certes, qui lui permet de vivre sans arrière-pensée, avec les petites joies du quotidien.
Au fil du récit, le lecteur découvre toutes les souffrances qu'elle a dû endurer malgré son jeune âge...

Le roman est facile à lire et se découpe en courts chapitres.Les personnages sont attachants.
Beaucoup de douceur se dégage de ces pages et, malgré les drames personnels traversés par les différents protagonistes, le lecteur ressent un apaisement à sa lecture.
L'auteur nous montre une autre façon d'aborder la folie, sans pour autant critiquer l'univers des cliniques psychiatriques.
Pour en savoir plus...
Lien : http://bulledemanou.over-blo..
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hatchepsout27
  27 avril 2016
Pour son troisième roman, Caroline Tiné, plonge au coeur d'un monde qui nous est souvent étranger : celui de la folie. Yo, la trentaine, est infirmière dans une clinique psychiatrique où se côtoient des patients atteints de différentes pathologies, des plus légères aux plus lourdes : schizophrènes, dépressifs suicidaires, bipolaires… Yo, très appréciée au sein de l'établissement, n'est pas une infirmière comme les autres. Sa propre fragilité psychologique lui permet , grâce à son écoute et son empathie, une approche thérapeutique très personnelle qui fait des miracles. Parfois, la faille s'agrandit et Yo perd pied : c'est à ce moment-là qu'elle tend le dos et que tout son être se raccroche à son fil, le fil de Yo…Tout un monde gravite autour d'elle : Dominique, propriétaire attentionné de l'enclume, un bar près de chez elle dans lequel elle se réfugie, les personnages du passé qui la hantent et les patients Frédéric, Agathe, Luce, Blanche, Joséphine, …. Au fil des pages, on suit le destin de cette femme et des personnalités attachantes qui résident à la clinique. Un livre fort, tout en nuances.
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AndreeLaPapivore
  09 mars 2015
Ecrit tout en délicatesse, le fil de Yo se lit avec beaucoup de plaisir, et ce malgré un sujet difficile.
Yo, la douce et mystérieuse infirmière, soigne les âmes de ceux qui la côtoient. Les "Fous", comme elle nomme affectueusement, sans arrière pensée ou jugement de valeur, les pensionnaires du pavillon bleu de la clinique psychiatrique où elle travaille, mais aussi les amis et les connaissances, tous, ou presque, voient leur vie changer grâce à la présence de Yo. Sa grande qualité d'écoute et son empathie sont des qualités avec lesquelles elle vit depuis sa plus tendre enfance, et qui lui ont permis de surmonter des moments difficiles que nous découvrons petit à petit, au fil du roman. Yo mène une existence paisible, au jour le jour, sans s'encombrer du passé ni faire de projets à long terme, connectée à ce fil qui la raccroche à une existence vouée aux autres et à la recherche des petits bonheurs du quotidien. Ce n'est pas facile tous les jours, mais Yo tient bon, car aider les autres lui permet soigner son âme meurtrie.
Les personnages sont extrêmement attachants et particulièrement bien décrits, je n'ai eu aucun mal à éprouver de l'empathie pour eux. Calme et douceur sont les principales impressions qui se dégagent d'un texte qui se lit facilement et rapidement grâce à un découpage en courts chapitres.
Voici donc une lecture très agréable, qui fait du bien. Une fois le roman terminé je me suis sentie toute légère, comme apaisée, déconnectée pour un temps du tumulte ambiant...
Lien : http://andree-la-papivore.bl..
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univcattus
  14 mars 2015
Yo est infirmière dans une clinique psychiatrique depuis deux ans.
Elle côtoie des malades avec leurs délires, leurs phobies mais aussi leurs moments de lucidité et leur détresse profonde.
"Je sais qu'ils souffrent d'une fêlure qui ne coîncide pas avec eux-mêmes."
Elle les "ressent" et ce ressenti la renvoie à son passé, à son expérience affective et son histoire.
C'est une analyse profonde du soi qui s'opère lorsqu'on entre dans ce genre de discipline...
On n'y vient pas par hasard...
"Quand on soigne les fous, c'est nous-mêmes qu'on soigne, qu'on aide, que l'on réconforte".
Les Fous l'aident à grandir, elle a besoin d'eux comme eux ont besoin d'elle.
En leur compagnie, elle a appris l'empathie, la patience, la sagesse, la poésie.
Elle a un don.
Elle s'occupe des maux des patients et trouve les mots qui calment et sécurisent.
Elle exerce sa profession dans le respect de la vie et de la personne humaine.
Avant, elle avait une autre vie, lourde malgré son jeune âge.
"Elle a choisi ce métier pour écouter tranquillement le silence et tenir la souffrance à distance".
Mais un jour l' arrivée d'une nouvelle patiente, Agathe, fait ressurgir un passé douloureux et la faille tapis au fond d'elle-même.
Jusqu'à présent, Yo résistait grâce à "son fil intérieur qui s'était lové contre son dos pour l'aider à rester droite", qui se déroulait et lui indiquait la direction à suivre.
"Le fil comme un cataplasme aux vertus apaisantes".
Parviendra-telle à libérer sa mémoire de la peur, à se délester de sa souffrance?
A être en phase avec son fil invisible?
Un livre remarquable qui expose à travers une galerie de personnages plus vulnérables et attachants les uns que les autres, les idées reçues que l'on peut avoir sur la folie, car depuis toujours, la folie inquiète, fascine et déroute.

Lien : http://jeblogueunpeubeaucoup..
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Citations & extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
milamiragemilamirage   21 juillet 2015
Elle ne s’intéresse pas aux intrigues, mais à ce qui se voit à peine, les regards qui se croisent, les mains qui s'effleurent, les voix qui murmurent, alors tout devient évident et mystérieux. La beauté de la vie est multiple, en perpétuel fourmillement. Il faut savoir observer les petites choses invisibles. Et Yo n'a pas le choix, elle voit tout, devine tout. Plus que l'instinct, elle possède l'illumination du bonheur. Et cela n'est pas donné à tout le monde, il suffit de regarder autour de soi.
Même quand les Fous sont assis calmement autour du cendrier, elle les "entend" souffrir en silence, c'est tout ce qu'ils sont capables de faire. Elle rêverait pour eux que leurs tempêtes intérieures se transforment en une source d'eau claire.
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milamiragemilamirage   17 juillet 2015
Agathe est agitée.
- Je suis passée des larmes à la colère, dit-elle. J'ai du mal avec la colère, je me suis toujours arrangée pour la traiter avec mépris, la reléguer dans une zone sombre. J'ai une peur panique de la violence qui sommeille en moi. Parfois, je l'assomme à coups d'alcool fort. Mais je déteste le goût, je m'en sers juste comme d'un médicament. J'ai toujours été rebelle, il m'est arrivé de penser que j'étais ma pire ennemie. Puisque je suis ici, en transit chez les fous, en train de parler avec une experte de cerveaux en bouillie, je devrais peut-être essayer d'explorer les méandres de cette obscure vie souterraine.
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milamiragemilamirage   14 juillet 2015
Des fragments de mémoire surgissent. Yo ferme les yeux, se concentre sur l'instant présent, essaie de ne pas partir. Surtout ne pas retourner en arrière.
Être. Simplement. Ecouter le chant des oiseaux... [en italiques]
Ces mots qui dansent en elle depuis si longtemps avec la légèreté d'une plume, ce délicat mantra qui l'enveloppe à la manière d'un papier de soie, se transforment soudain en un fredonnement menaçant.

Et le passé, d'un coup, la happe comme un aimant.
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milamiragemilamirage   20 juillet 2015
On porte en soi les bonheurs que l'on a vécus. On se détache des séparations, on se détache des morts, parce qu'ils continuent de vivre en nous, impalpables, fidèles compagnons logés dans la conscience. Mais la violence gratuite nous désoriente, parce qu'elle ne sert à rien. C'est un coup de poing qui paralyse et devient un obstacle à la connaissance de soi.
Or, comment être sans se connaître ?
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milamiragemilamirage   31 juillet 2015
- Mon problème, dit Agathe dans un murmure, c'est que je n'ai pas le réflexe de regarder la vie de face. Je me sens agressée par la lumière zénithale, qui éclaire efficacement, c'est sûr, mais rend les choses tellement banales. Je ne me sens dans mon élément que dans un éclairage en biais, au petit matin ou au soleil couchant, quand émergent la délicatesse et le charme. J'aime les chemins de traverse, les cours cachées, les sentiers où on peut se perdre, les trouées vers le rêve.
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