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ISBN : 2709627736
Éditeur : J.-C. Lattès (05/01/2006)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 97 notes)
Résumé :

Fin Août 1944, une colonne disparate d’Allemands démobilisés fait étape dans une ferme de Wallonie et réquisitionne chevaux et chariots pour rentrer chez eux. Indigné, Mutien, un des enfants du lieu, entraîne son frère sur les traces du convoi dans le but de reprendre Gaillard de Graux, un brabançon prestigieux, orgueil de son père, lui-même victime des nazis.

Entre inconscience et témérité, les deux garçons pénètrent au cœur d’un pays ruiné ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
barjabulette
  17 septembre 2015
Mes jeunes élèves utilisent souvent 2 expressions : ça craint et ça déchire.
Je dirai que ce livre adopte la seconde expression : il déchire !
Quelle émotion, quelle magnifique histoire, quel amour fraternel !
Lu en quelques jours, Bernard Tirtiaux me comble avec cette histoire, à nouveau.
Du pur bonheur. Est ce un témoignage ou une histoire sortie de l'imagination de l'auteur ? nous ne le saurons jamais ! En tout cas, le livre a été trop vite fini à mon goût.
Vous l'aurez compris, on parle ici d'une histoire entre 2 frères. Celle ci se déroule durant la Seconde Guerre mondiale. Un cheval (brabançon) fait partie de l'aventure....
Je ne vous en dis pas plus, je risque de dévoiler la fin alors qu'il y a de l'aventure à chacune des pages et que chaque détail renforce le suivant.
Les amateurs de "la voleuse de livres" par exemple : ce livre est fait pour vous... Et pour les autres aussi.
Un de mes plus beaux bouquins cette année (et d'un auteur belge en plus ;-) )
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Lali
  08 février 2011
C'est la guerre, comme partout en Europe, en ce jour de 1944. Et plus précisément dans cette femme de Wallonie où les Allemands ont réquisitionné Gaillard, le brabançon de la maison, le cheval qui faisait la fierté du père disparu, tué par les nazis.
Est-ce l'inconscience ou la hardiesse qui pousse Mutien, l'aîné, 13 ans, à entraîner Abel, son frère de 8 ans sur le chemin de la guerre en direction de l'Allemagne où les soldats épuisés rentrent chez eux ? Ou un peu des deux ?
Si Pitié pour le mal est un roman sur la guerre, c'est aussi un livre sur la fraternité, sur le sens de celle-ci, sur la complicité entre deux frères, alors que se joue la vie d'une poignée de soldats mal en point, blessés physiquement, brisés moralement. Un roman où l'ennemi devient humain alors que l'un de ceux-ci se prend d'affection pour les jeunes frères. Un roman de l'intérieur, en dehors des livres où l'Histoire est relatée en champs de batailles, en villes dévastées, en cimetières du débarquement et en nombre de morts.
Un roman sur la compassion, comme son titre l'indique. Un roman de tendresse envers ceux embarqués dans cette guerre dont ils ne comprennent pas le sens, qu'ils soient du côté des vainqueurs ou des perdants.
Un beau roman. Pas vraiment triste, même si le sujet aurait pu l'être. Un roman dans lequel on entre et qu'on a du mal à quitter parce que nous nous attachons à ces hommes et à ces deux enfants. Un roman à l'écriture fine, juste, sensible.
Pitié pour le mal est un grand roman. Un roman que j'aurais pu ne pas lire si une Belge ne me l'avait conseillé, elle qui, dans quelques heures, aura le plaisir de discuter avec l'auteur. Puisse cette rencontre être agréable. Puisse-t-elle lui dire à quel point j'ai été touchée, émue, comme elle l'a été aussi, à la lecture de ce roman marquant.
Lien : http://lalitoutsimplement.co..
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lcath
  12 avril 2018
Le titre et le sujet me repoussait mais en fait j'ai découvert un très joli texte, frais, tendre et pudique!
Deux enfants partent sur les routes en temps de guerre pour récupérer leur cheval de trait, volé par l'ennemi - un voyage pour grandir, découvrir la vie et l'humain qui peut se cacher derrière chacun.
De cette même expérience, les deux frères prendront des chemins différents, l'un courant de par le monde, l'autre s'enfermant dans la prière, deux chemins qui pourtant au cours du récit vont se rejoindre...
J'ai autant apprécié la partie souvenirs que les réflexions du narrateur sur sa vie d'adulte et le beau personnage du vieux soldat Allemand , pour tout dire j'ai été sous le charme de ce texte du début à la fin
Lien : http://theetlivres.eklablog...
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marie-ded
  01 novembre 2016
Fin août 1944, une colonne disparate d'allemands démobilisés fait étape dans une ferme de Wallonie et réquisitionne chevaux et chariots pour rentrer au pays. Révolté, Mutien, un des fils, entraîne son jeune frère Abel sur les traces du convoi pour récupérer Gaillard de Graux, un brabançon prestigieux, orgueil de la famille. Ce beau roman initiatique, où se tissent insidieusement des liens d'amitié entre ennemis, pose la question fondamentale de la faute et du pardon, et, au-delà, évoque les écueils de l'existence qui, à l'instar de Gaillard de Graux, nous conduisent sur d'autres chemins que les voies tracées d'avance
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Sans connaître l'auteur j'ai tout de suite été intéressée par cette histoire. On en a écrit des dizaines sur la guerre mais celle-ci est différente par la tendresse et l'humanisme qui en découle. Aucune haine. Ces deux enfants pris dans un repli allemand pour suivre leur cheval est émouvante. Et puis plus tard quand l'un des deux relit les lettres écrites par un vieil allemand à son frère, il y a encore de l'émotion.
Un roman simple mais tellement humain ! du beau travail bravo à l'auteur.
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isalune
  21 décembre 2012
Si les livres de Bernard Tirtiaux, le passeur de lumière et les 7 couleurs du vent m'ont enchantée, que dire de celui-ci?
Il m'a bouleversée, émue, j'ai fondu pour les personnages, j'ai dévoré l'histoire, apprécié la profondeur des idées.
...
Je me souviens avoir lu les dernières pages dans la voiture qui m'amenait à l'aéroport de Beyrouth, le 19 août dernier (ndlr : en 2008), et avoir senti les larmes dévaler sur mes joues, sans sanglots mais dans une émotion totale. Mes larges lunettes noires les cachaient au chauffeur et j'éprouvais une sorte de crainte teintée de honte à ce qu'il me voie pleurer, d'une part parce que j'avais peur qu'il se méprenne sur leur cause, d'autre part car pleurer pour un livre, dans ce pays de tragédies, avait quelque chose d'indécent...
Je vous invite à ajouter sans délai ce livre à votre panier, virtuel ou non et à vous y plonger sans même passer par la quatrième de couverture, faites-moi confiance et revenez m'en parler...
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
barjabulettebarjabulette   15 septembre 2015
Je n'absous pas les actes, bien sur, mais j estime qu'il faut transmettre à nos enfants la vigilance plutôt que la haine. La haine est sectaire, elle méprise, elle exclut. La vigilance est ouverte, elle est l'affaire de tous, vainqueurs comme vaincus. Elle a pour enjeu que de pareilles dérives ne se reproduisent plus.
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michelekastnermichelekastner   04 décembre 2012
Il y a ceux qui sont rentrés, il y a ceux qu'on a attendu en vain, il y a ceux qui ont repris place chez eux mais qui n'étaient plus chez eux, qui n'étaient même plus présents à eux-mêmes. Il y a tous ces dédoublés de la vie qui, le jour, sont exemplaires et qui, la nuit, exhument des cachettes les photographies empreintes de leur bestialité comme de vieux séducteurs ressortent des tiroirs les portraits écornés de conquêtes bafouées. Il y a enfin ceux qui ont mis fin à leur cauchemar en se donnant la mort. J'étais soldat allemand pendant la grande guerre et ma défaite fut une défaite de soldat. Aus yeux du Monde et de l'Histoire, la seconde guerre a fait de nous tous des bourreaux...
Combien de générations faudra-t-il pour qu'on enlève à l'Allemand cette cagoule ? Je préfère ne pas y penser.
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michelekastnermichelekastner   04 décembre 2012
Je ne peux pas dire que j'aimais Flügel. Il était trop rigide pour moi et, au risque de te faire sourire, trop "allemand". Il faut des failles, des fragilités pour être aimé des hommes et Flügel n'en avait pas ou tout le moins ne les montrait-il pas. Pour moi, ce sont des personnages comme lui qui ont été l'huile et les roulements de la grande machine nazie. De parfaits technocrates animés du "bon sentiment" d'appartenir à la bonne nation, des hommes de devoir inflexibles ou bornés.
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ILLEILLE   06 avril 2016
Le destin a aussi voulu qu'un de ces Allemands se soit comporté envers nous comme un père et j'ai trahi ma patrie dans mon cœur en l'aimant comme un père.
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michelekastnermichelekastner   04 décembre 2012
Grand frère, où es-tu maintenant ? Sur quelle mer navigues-tu ? De quelle île, de quel continent as-tu fait ton royaume ? Où voulais-tu m'amener la dernière fois que tu jetas ton voilier sur les flots ? Griffe infime sur la peau grise des océans, la trace de ton périple est bien marquée quelque part...
"Disparu en mer", dit-on dans mon entourage. Je ne veux pas le croire et chaque jour qui vient lève en moi le sentiment que tu vas revenir, passer par le jardin, pousser sans bruit la porte arrière de la maison dans l'intention de me surprendre puis, face à moi, te cabrer un moment pour rejeter en arrière ta mèche en berne, contracter ton front, me transpercer de tes yeux d'archer, me prendre ensuite dans tes bras solides et m'étreindre sur un rire.
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Vidéo de Bernard Tirtiaux
Inauguration du vitrail de l'église de Ghlin, le 20 décembre 2015
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