AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782253241621
312 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (02/09/2020)
3.49/5   155 notes
Résumé :
1884, aux confins des Cévennes. Une maison d'éducation surveillée ferme ses portes et des adolescents décharnés quittent le lieu sous le regard des paysans qui furent leurs geôliers.

Quand, dix-sept ans plus tard, sur cette terre reculée et oubliée de tous, une succession d'événements étranges se produit, chacun se met d'abord à soupçonner son voisin. On s'accuse mutuellement du troupeau de chèvres décimé par la maladie, des meules de foin en feu, des... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (68) Voir plus Ajouter une critique
3,49

sur 155 notes

umezzu
  05 février 2019
Les critiques sur Babelio pour ce roman en instance de sortie sont unanimes, louant la qualité de l'ouvrage. Et bien… je ne vais pas rajouter des superlatifs à cet ouvrage.
Voilà un livre auquel je n'ai pas adhéré. Point.
Ce rejet pourrait être lié au sujet, grave et pesant. Les bagnes d'enfants au dix-neuvième siècle ce n'est particulièrement joisse, surtout dans un environnement rural, rude et difficile.
Pourtant, ce qui m'a plus rebuté, c'est la forme.
Le défilé des enfants quittant le bagne sous le regard lourd des habitants du voisinage ouvre le bal. Mais, les pages suivantes ne viennent pas vraiment relancer le sujet. Pour ré-entendre parler du bagne d'enfants, patientez… patientez beaucoup… ne quittez pas, une opératrice va prendre votre appel… le sujet ne reviendra que vers la page 170, et pas avant…
Les courtes fiches historiques qui ouvrent chaque chapitre, et qui présentent avec la sécheresse abrupte des formulations administratives des destins terribles de ses mineurs « délinquants », paraissent du coup hors sujet pendant bien longtemps.
La présentation des personnages, de leur pauvre vie et de leurs espoirs secrets, s'étale de chapitre en chapitre sur prés d'un tiers de l'ouvrage, sans grand lien, en laissant toujours des non-dits. Long, long, long...
Et, plus que tout, l'omni-présence de paragraphes sans fin, s'étalant sur des dizaines de lignes, sans saut de paragraphe, sans construction apparente des idées. Avec une belle langue, je ne le nie pas, mais en croyant que les cheminements intérieurs, les pensées des acteurs, s'expriment mieux dans ces suites de phrases pas très ordonnées, qui remplissent le vide de la page blanche. En tant que simple lecteur (ou lecteur simplet, je ne sais trop), je suis oppressé par ces tirades qui commencent à un endroit, et ne finissent qu'une ou deux pages plus loin, sans respiration, et sans que l'action n'ait vraiment avancé. Entretemps, on aura rencontré moult fioritures, quelques belles formules. Oui, le style est là. Oh que c'est beau. Oh, que c'est lourd aussi, cette avalanche de signes pour torturer les cheminements intérieurs. J'étais parti pour détailler cette façon de faire dans une logorrhée aussi pesante que celle que je dénonce. Finalement, je renonce, j'ai pitié de vous pauvres lecteurs.
Pourtant, il y avait de largement de quoi intéresser le chaland dans l'intrigue de Jean-Christophe Tixier. D'ailleurs les cent dernières pages ont (enfin) un peu de rythme. Une progression bienvenue qui sauve l'ouvrage. Parce qu'enfin on parle du fond. de ce lien entre les pauvres paysans du pays et ces enfants lourdement condamnés pour des vétilles, maltraités, exploités, poussés à bout ou jetés en pâture à des pauvres agriculteurs croyant avoir trouvé là des esclaves à peu de frais.
Dommage tout cela.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          582
tutesvuquandtaslu
  02 mars 2021
France, début 1900, un petit village rural.
Des habitants, perdus, perclus d souvenirs coupables, qui ne vivent que dans lattende d'un retour de bâton, humain ou divin.
Pourquoi tant d'inquiétude ?
Il y a plus de 20 ans, tous ont pris part, ont eu un rôle plus ou moins important dans l'organisation, la gestion, la surveillance d'un bagne pour mineurs. Tous ont abusé de differentes manières de ces enfants.
Une prison pour enfants. Un mouroir, soyons réalistes.
Depuis la fermeture des portes de cet enfer, il y a 20 ans, nos campagnards ne vivent que dans l'attente du retour des quelques survivants, de leurs vengeances.
Ce village est triste, invisible. Seuls les plus jeunes vivent sans ces souvenirs mais en subissant l'aigreur et la violence de leurs aînés.
Au fil des pages, nous comprenons qui, pourquoi et comment.
Je n'ai pas adhéré à ce livre ni à sa finalité.
Son style a été, pour moi, très difficile. Beauxoup trop de descriptions sales, dégoûtantes, trop de glaires, de pus, de saletés. Tout pour nous faire comprendre que ces humains ne sont que des déchets.
Le résumé m'avait pourtant tapé dans l'oeil.
Seuls les extraits des registres d'écrou d'une maison d'éducation surveillée (comprendre bagne) situés à chaque début de chapitre m'ont émue et peinée.
Je ne vais pas me mentir, j'ai fini cette lecture sans être d'humeur à lire, ceci explique cela.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          541
Cannetille
  02 mai 2019
Sur ce plateau perdu des Cévennes, ils sont une poignée, en ce tout début de 20e siècle, à s'échiner jour après jour, jusqu'à l'usure, contre la terre et le climat, pour une maigre et bien incertaine subsistance. Cela fait dix-sept ans que le bagne pour enfants qui domine le bourg a fermé, après une enquête sanitaire. Autant de revenus perdus, car bon nombre des paysans, hommes ou femmes, y prêtaient main forte, comme lingère, cantinière ou gardiens. L'austère bâtiment abandonné n'en finit plus de projeter l'ombre du passé sur le village : lorsque le malheur commence à frapper et que se mettent à s'enchaîner les catastrophes, la peur ne tarde pas à échauffer les esprits et à faire resurgir les mauvaises consciences et les souvenirs.

Chaque chapitre s'ouvre sur un extrait des registres d'écrou de la maison d'éducation surveillée de Vailhauquès, dans l'Hérault : sinistre égrenage des entrées et des sorties, ces dernières toutes en direction du cimetière qui hante tant les villageois. C'est quasiment le seul mais lancinant élément descriptif de cette prison : le reste nous parvient au travers de la mémoire des hommes qui y travaillèrent et se firent complices des atrocités commises.

A vrai dire, ce n'est pas tant le remords qui semble torturer cette communauté où chacun a contribué à sa manière au sort des petits détenus : y compris l'instituteur qui fit office de pourvoyeur ; le curé, convaincu de l'irrécupérable perversion de ces enfants, pour la plupart illégitimes ou abandonnés ; et même le médecin de passage, diligenté pour enquête sur dénonciation, et qui n'a rien signalé dans son rapport. Ce sont plutôt les superstitions et la crainte du châtiment divin, plus précisément l'effroi de devoir rendre compte au Diable, qui, pour sûr, a maintenant jeté son dévolu sur ce bout de terre, preuves en sont les mauvaises récoltes, la maladie des bêtes et les accidents mortels. le spectre de la sorcellerie n'est guère loin. Et les hantises de ce genre ne font qu'engendrer de nouvelles violences.

Finalement, les conditions du bagne, aussi choquantes soient-elles, n'étaient, en quelque sorte, que le reflet de celles de l'extérieur : était-elle vraiment plus enviable la vie de ces petits commis de ferme, exploités et battus, à peine nourris, moins bien traités que les animaux dont ils s'occupaient ? C'est tout un ordre social qui a engendré le bagne, comme le résument les propos et les attitudes du curé de ce récit.

La force de ce roman noir et éprouvant est de faire toucher du doigt les conditions sociales et les mécanismes humains qui permirent l'existence des bagnes : tout en sortant de l'oubli le sort dramatique de tous ces enfants rejetés au ban de la société, il plonge le lecteur au fond du désespoir et de la misère, dans les méandres de l'âme humaine dont il explore avec justesse les dilemmes et les lâchetés.

Petit billet sur l'histoire des bagnes pour enfants en France sur mon blog, dans la rubrique le coin des curieux, en bas de ma chronique sur Les Mal-aimés :
https://leslecturesdecannetille.blogspot.com/2019/05/tixier-jean-christophe-les-mal-aimes.html
Lien : https://leslecturesdecanneti..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          504
Yaena
  07 novembre 2020
Garder leur inavouable secret et continuer leur petite vie. C'est ce que pensent faire les habitants de ce petit village au fin fond des Cevennes quand en fait, ils ne font que creuser leurs tombes. Plus ils enfouissent et protègent leur secret, plus ils enterrent profondément leurs âmes jusqu'à atteindre l'enfer sur terre. Ils ne sont plus que des ombres qui ont poussé sur un terreau d'amertume et de culpabilité, laissant éclore la peur et la haine. Une terre qui a modelé des hommes taiseux au coeur sec et des femmes infertiles. Peu à peu l'humanité s'efface, dissoute dans une noirceur absolue au profit d'automatismes qui maintiennent une impression de normalité. Des mécanismes de survie dont les engrenages broient tout sur leur passage.
JC TIXIER fait prendre tout son sens au terme « maudit » et dénonce dans cette fiction basée sur des faits historiques les conditions de vie des enfants dans les maisons d'éducation surveillées. Un joli nom pour ce qui n'était en fait que des lieux de souffrance où étaient perpétrés des tortures physiques et psychologiques.
Il en ressort un roman à l'ambiance incroyablement sombre et malsaine. Tout est moite, dense, puant. La part sombre des personnages a depuis longtemps envahit tout leur être. Aucune honte, aucun remord, tout juste des regrets que les choses ne se soient pas passées comme prévues. Les traitements inhumains leur importent moins que le fait de devoir assumer les conséquences de leurs actes. Ils craignent une vengeance divine ou une quelconque malédiction là où ils devraient être hantés par leurs consciences. Il n'y a rien à sauver chez ces hommes et ces femmes.
Un récit glaçant qui amène le lecteur au bord de la nausée. Une noirceur impitoyable qui ne laisse jamais filtrer le moindre espoir . Étonnant quand on sait que l'auteur écrit principalement des albums jeunesse. Ce livre est un vrai tour de force dont le principal atout est sans doute cette plume poétique d'un douceur et d'une violence incroyables. Une lecture dont chaque court chapitre débute par un extrait des registres d'écrou de la maison d'éducation surveillée de Vailhauquès dans l'Hérault. de quoi immerger le lecteur dans une atmosphère de désespoir sur fond d'injustice. Seul bémol, j'ai regretté le manque de rythme. S'il renforce l'atmosphère pesante, il peut aussi lasser et amener le lecteur à décrocher.
Un livre qui secoue. A déconseiller aux petits coeurs trop sensibles.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          409
belette2911
  04 février 2019
Voici un rural noir dans lequel je n'ai pas su m'identifier puisqu'en 1901, je n'étais pas née ! Mon grand-père non plus et il n'a pas dû me raconter cette vie-là.
De plus, en ce temps-là, c'était la Troisième République chez vous, celle qui allait instaurer la séparation de l'Église et de l'État, ce qui fait vachement enrager le curé du cru.
Il a beau ne pas se dérouler à mon époque, ce rural noir m'a pris à la gorge et aux tripes tant l'atmosphère était à la fois envoutante et horriblement oppressante.
Dans ce patelin reculé des Cévennes, on croit autant à Dieu qu'au Diable et on a tendance à invoquer plus vite le Malin que le Divin : "Le Diable, le Malin et le Démon", c'est leur sainte trinité, à ces pauvres hères non instruits et qui doivent subir les affres du climat, qu'il soit trop froid, trop chaud, trop sec ou trop humide.
La terre est rude et travailler au bagne, cette maison dite « d'éducation », et bien, ça met du beurre dans les épinards pour les habitants de ce patelin, ou du lard sur le morceau de pain sec. Lorsque ce dernier a fermé en 1886, beaucoup ont perdu un statut et des revenus.
Le bagne, parlons-en… L'auteur aurait pu se répandre dans tous les supplices qui furent imposés à ces pauvres gosses, placés là suite à un vol, un braconnage, du vagabondage, des attentats à la pudeur…
L'intelligence a été de ne pas s'appesantir dessus et de nous expliquer en peu de mot, à travers les pensées d'un pensionnaire quittant ce lieu maudit, ce que furent ces années d'horreurs, de brimades, de privations et d'abus en tout genre.
De toute façon, à chaque début de chapitre, l'auteur nous présente un billet d'écrou des pensionnaires, avec leurs noms, leurs condamnation et leur cause de sortie : tous mort dans la première ou deuxième année de leur incarcération. Plus besoin de nous faire de dessins et d'en rajouter, tout est dit.
Je me demande si ce n'est pas encore pire de laisser le lecteur imaginer ce que ces gamins ont subi plutôt que de nous le décrire. En tout cas, ça donne des sueurs froides dans le dos, surtout en calculant leur âge lors de leur jugement, les années auxquelles on les condamnait pour si peu et l'âge de leur décès. La salive est parfois dure à avaler.
Dans ce rural noir que j'ai eu du mal à lâcher, l'auteur nous offre une analyse juste et des portraits réalistes de ces gens habitant la campagne profonde, ceux qui pensent directement à des malédictions au moindre pépin et sont toujours prompt à accuser les autres, surtout si cela peut détourner l'attention de leurs propres fautes à eux.
On pénètre dans du glauque, dans des esprits étroits, dans la petitesse des actes humains, dans leurs envies, leurs jalousies, leurs bassesses pour gagner quelques sous… Sans oublier que les femmes, en ces temps-là, sont soumises à leurs maris, à leurs pères et que dans ces contrées reculées, ils ne sont pas prêts à passer le commandement.
Horrifié, on assiste à tout ce qu'ils (ou elles) sont capable de faire à leur prochain, comme si, tout compte fait, ils ne craignaient pas tant que ça ce Dieu qui doit les juger à l'heure de leur mort.
Comme on dit en wallon : Mougneû d'bon Dieu èt dès tchiyeu d'jiale (des mangeurs de bon Dieu et des chieurs de diable = mon orthographe wallonne a toujours été nulle).
Le récit fait la part belle à une multitude de personnages, qui reviendront au fil des pages, tous avec leurs part d'ombre et leurs non-dits, ces secrets qu'ils ont enterrés après la fermeture du bagne, et même avant.
Qu'est-il arrivé au P'tiot, un gamin évadé du bagne ? Pourquoi personne ne veut en parler même 17 ans après la fermeture du bagne ? Pourquoi une telle chape de plomb ?
Seuls Blanche et Étienne, deux jeunes, semblent ne pas porter la trace du péché des autres et pour eux, j'ai ressenti une forte empathie car ils sont bien les seuls à être innocents, comme le simple d'esprit, Géraud. Par contre, ce qu'ils subissent…
Un roman noir rural dont la plume de l'auteur vous happe dès les premières lignes, vous subjugue et dont on a dû mal à reposer le livre, tant le récit nous tient en haleine alors que le rythme est assez lent et les mystères levés dans le dernier tiers du roman.
La justesse des portraits brossés, tout en finesse, même s'ils sont rugueux comme une pierre ponce, le réalisme dans leurs actions et leurs pensées, ce côté religieux poussé chez ces gens où l'instituteur et le curé tiennent la place la plus haute dans le village et cette aura de mystère qui entoure ce bagne vide depuis 17 ans et qui, malgré son abandon, continue à faire de l'ombre à tous ces biens pensants.
Même les tombes du cimetière attenant au bagne sont maudites, évitées comme la peste, tant ce lieu fait peur et est porteur de toute une flopée de malédictions qui pourraient vous tomber dessus, comme si la porte menant aux Enfers se trouvait sous les tombes de ces gamins morts sous les coups, les privations, le travail harassant ou autre.
En tout cas, je suis heureuse d'avoir reçu ce roman en avant-première grâce à l'opération Masse Critique de Babelio et je les remercie pour cet envoi, ainsi que l'auteur pour les mots qu'il a inscrits sur ces pages.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          350


critiques presse (2)
LeJournaldeQuebec   09 juillet 2019
Déstabilisant à souhait, ce livre nous parle d’une petite communauté rongée par les remords et qui, pour expier ses fautes, ne fera pas toujours les bons choix.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeFigaro   07 juin 2019
Dans un village hanté par ses crimes passés, Jean-Christophe Tixier dresse le portrait glaçant d’une communauté rongée par la faute. Et excelle à rendre prégnante son atmosphère pesante.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
TiffaugesLecteurTiffaugesLecteur   07 juin 2021
L'existence de Dieu? Le jeune garçon qu'il était se moquait à l'époque de cette question. Elle n'avait à ses yeux aucune importance puisque rien ni personne ne pouvait confirmer ou infirmer cette hasardeuse hypothèse. La toute-puissance de Dieu était là, devant lui, dans cette soumission naturelle à un ordre séculaire. Un ordre à l'origine si lointaine qu'il rendait bien inutile la moindre question. C'était ça qui lui plaisait, au future curé.
........
Plus tard, à l'âge de 15 ans, il avait un court instant hésité à s'engager dans l'armée. Mais très vite, il avait renoncé. Car l'ordre militaire est celui des hommes, et le pouvoir celui de l'arbitraire. Il est donc entré au séminaire. Ne l'a jamais regretté.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
TiffaugesLecteurTiffaugesLecteur   07 juin 2021
Léon regarde de loin en loin l'alignement de piquets qu'ils viennent de planter. Comme autant de silhouettes, autant de petits bagnards qu'ils obligeaient à rester dehors des heures durant dans la nuit glacée, en file silencieuse et parfaite, routant de coups le premier qui bougeait ou manifestait le moindre signe d'épuisement. Au nom de la discipline, au nom de l'ordre, au nom de l'idée que pour leur retirer le mal, la brutalité permettait de faire entrer ces notions dans leurs caboches si dures.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
TiffaugesLecteurTiffaugesLecteur   07 juin 2021
Ca veut dire qu'ils étaient là pour qu'on leur mette un peu du plomb dans la tête. Ce n'était pas une mauvaise chose. On était censé leur apprendre un métier. L'Etat les plaçait , versait une somme pour leur entretien. Le propriétaire a vu là une main-d'oeuvre corvéable à merci, qu'il suffisait de battre pour qu'elle travaille et se taise. Et comme cela ne suffisait pas, il a commencé à faire des économies sur la nourriture.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
TiffaugesLecteurTiffaugesLecteur   07 juin 2021
L'équilibre paysan est fragile, maintenu par une série de contrepoids hérités d'un passé si lointain qu'il est étranger à la conscience humaine. Une série de petites choses qui, avec le temps, sont devenues des règles immuables. Gare à celui qui s'aviserait de transiger avec elles.
Commenter  J’apprécie          00
TiffaugesLecteurTiffaugesLecteur   07 juin 2021
Tout le monde meurt, mais peu vivent vraiment.
Commenter  J’apprécie          20

Videos de Jean-Christophe Tixier (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Christophe Tixier
Une auberge à l'écart, dans les années 1960, où trois femmes en quête de liberté se déchirent tandis que se vide le lac en contrebas, révélant peu à peu le village d'autrefois, englouti avec ses secrets. Un hôtel de verre, luxueux et inaccessible sauf à quelques privilégiés, comme la métaphore d'un monde dominé par la finance où la réalité disparaît derrière l'illusion d'une économie de spéculation. Un conte macabre et terrifiant, où une petite fille observe la dérive meurtrière de son père qui, par crainte du monde extérieur, a peu à peu enfermé sa famille dans une maison transformée en forteresse. Trois polars en forme de huis clos, addictifs et suffocants.
Effacer les hommes de Jean-Christophe Tixier (Albin Michel) L'hôtel de verre d'Emily St. John Mandel (Rivages/Noir) Résine d'Ane Riel (Seuil)Vous avez aimé cette vidéo ? Abonnez-vous à notre chaîne YouTube : https://www.youtube.com/channel/¤££¤21Facebook12¤££¤4fHZHvJdM38HA?sub_confirmation=1
Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux ! Facebook : https://www.facebook.com/Telerama Instagram : https://www.instagram.com/telerama Twitter : https://twitter.com/Telerama
+ Lire la suite
autres livres classés : Cévennes (France ; massif)Voir plus
Notre sélection Polar et thriller Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox






.. ..