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ISBN : 2757825402
Éditeur : Points (12/04/2012)

Note moyenne : 4.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Date de parution 12/04/2012
Points Essais
304 pages - 8.50 € TTC


Pour devenir un être humain, le nouveau-né doit être accueilli par le regard et les soins de sa mère, avant de s’insérer dans le monde commun fait d’une langue, d’une culture, d’un ordre. Chacun de nous est fait des autres avant et autour de lui, et lui-même participe à la formation de tous ceux qu’il rencontre ; le « je » dépend toujours d’autrui, le « nous », des ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
kpotrapeliouk
  26 octobre 2016
J'ai adoré ce livre, la prose de Tzvetan Todorov est tellement agréable à lire, c'est un délice. On n'est pas du tout dans l'essai pédant et obscur : au contraire, on sent un réel souci de rendre des notions et des concepts philosophiques accessibles au lecteur.
Il s'agit d'un recueil d'essais écrits entre 1983 et 2009 - Todorov en raconte lui-même la genèse - , que l'auteur rassemble sous le titre de "Vivre seuls ensemble". A travers l'examen de la vie et de l'oeuvre de plusieurs personnages - hommes de lettres, de sciences et/ou d'arts -, l'auteur tente de dégager une voie qui permette de surmonter un dilemme constitutif de la condition humaine : comment dépasser sa solitude fondamentale pour parvenir à s'intégrer dans un ensemble humain ; comment vivre parmi les autres hommes sans pour autant se sentir tronqué dans son individualité ?
En relisant la pensée De La Rochefoucauld, de Rousseau, de Benjamin Constant, de Stendhal, de Goethe, ou encore de Mozart et de Samuel Beckett, Tzvetan Todorov propose des pistes de réflexion pour parvenir à concilier notre égoïsme fondamental avec le besoin - au sens de nécessité ET de désir - de vivre en société.
Ce que j'ai apprécié dans cet ensemble de textes, c'est sa cohérence et sa simplicité. L'auteur trouve vraiment les bons mots pour vulgariser des concepts philosophiques qui peuvent par ailleurs paraître assez abscons. Et puis Todorov est fondamentalement optimiste, d'ailleurs il s'attache à démontrer que -par exemple - la pensée De La Rochefoucauld ou de Rousseau est en fait bien moins sombre et misanthrope qu'il n'y paraît au premier abord. Sans parler qu'il m'a fait complètement redécouvrir Goethe, en montrant qu'il était tout sauf un romantique ! Un vrai bol d'air et de sagesse !
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
kpotrapelioukkpotrapeliouk   26 octobre 2016
Il faut admettre d'emblée que le "sentiment religieux" ne saurait disparaître. Ce n'est pas seulement que l'histoire ne connaisse aucun peuple sans religion. C'est aussi que la religion est l'expression d'un trait irréductible de l'espèce humaine, un trait si général que Constant ne sait pas comment le nommer. (...) Cela revient à dire que l'être humain ne coïncide jamais entièrement avec lui-même, qu'il est fait de sensations et d'expériences mais aussi d'une conscience de soi, qui lui permet de toujours s'imaginer autre qu'il n'est, donc d'imaginer un "mieux" au-dehors de lui, et d'y aspirer ou d'y renoncer. Conscients d'eux-mêmes et par là doubles, les hommes connaissent la liberté, et ils peuvent agir en fonction d'autre chose que de leur identité d'origine ou de leur intérêt immédiat. Au fond, la religion et l'histoire existent pour la même raison, à savoir cette capacité qu'ont les hommes de se transcender eux-mêmes, à imaginer un ailleurs qui les pousse à changer.
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kpotrapelioukkpotrapeliouk   27 octobre 2016
L'homme est inconcevable isolément. Dès qu'il apparaît au monde, il est pris dans un dialogue des voix qui l'entourent, celles de ses prédécesseurs comme celles de ses contemporains. Il n'existe pas d'homme "naturel" antérieur à l'homme social. (...) Ce qui ne signifie pas qu'il n'y a aucune singularité de l'être, mais que celle-ci ne lui vient pas exclusivement du dedans. Elle est plutôt la résultante de toutes les actions exercées sur lui par le monde extérieur, ce qui aboutit forcément à une configuration unique, propre à cet être-là, et à nul autre. A vouloir se détourner du monde, à toujours se préoccuper exclusivement de soi, on se condamne à la détresse.
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CliffordClifford   30 octobre 2017
La contemplation de la nature ou l’extase devant la beauté d’une œuvre d’art. Toutes nous font entrer en contact avec l’illimité. La contemplation du beau en tout genre nous détache de nous mêmes, nous inspire l’oubli de nos intérêts étroits, nous transporte dans une sphère de pureté plus grande et de perfectionnement inespéré.
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CliffordClifford   30 octobre 2017
La véritable poésie se reconnaît au fait que, comme un évangile profane , elle est capable de nous délivrer des pesanteurs terrestres qui nous accablent, parce qu’elle nous procure à la fois la sérénité intérieure et le plaisir extérieur. Il ne s’agit pas de se ménager une évasion dans un monde plus agréable que celui où nous habitons, mais de s’élever au-dessus de sa propre expérience.
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anouarazanouaraz   28 février 2016
Parler et écouter, lire et écrire, entre honnêtes gens, est l'activité la plus haute à laquelle ils puissent s'adonner.
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