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ISBN : 2843048044
Éditeur : Zulma (08/03/2018)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 5 notes)
Résumé :
"Enfin la terre de Betawi se déploie sous mes pieds. J’inspire profondément l’air du bord de mer. Adieu, navire, adieu, mer, adieu à tout ce qui fait partie du passé, sans excepter les expériences des jours sombres. Adieu. Je pénètre l’univers de Betawi et j’entre dans le XXe siècle. À toi aussi, XIXe, adieu ! Je suis venu m’affirmer, chercher la grandeur et le succès."
Voici Minke en homme nouveau. Laissant derrière lui Surabaya pour la capitale des Indes né... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Adriatik
  13 mai 2018
La lecture du livre ‘Le fugitif', m'a donné envie d'aller plus loin dans la découverte de l'écrivain humaniste indonésien. C'est de cette manière que Buru Quartet est entré dans mon univers, pour mon plus grand plaisir.
Minke commence les études de médecine dans une école pour les indigènes à Betawi. Il va constater par lui-même les injustices au sein de l' institution, car il doit renoncer à ses habits européens et marcher pieds nus. (c'est un règlement absurde de l' école qui s'applique aux indigènes). Expulsé suite à une enfreinte au règlement , il commencera une autre vie, celle de la politique. Minke devient journaliste et va tenter de lutter contre les inégalités sociales et le racisme.
Ce troisième volet de la tétralogie retrace la naissance du nationalisme en Indonésie, et nous fait découvrir une Indonésie multi- ethnique qui commence à changer lentement.
C'est un roman captivant, mais qui se mérite. Même si l'écriture est fluide, il y a beaucoup de choses à retenir, donc une lecture lente s'impose. ( ce fut mon cas. )
Encore un vrai bonheur de lecture qui me pousse à aller vers le dernier rendez-vous.
'La maison de verre', why not ?

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JeanPierreV
  28 septembre 2018
Si l'on demandait à chacun de nous lecteurs, de citer un auteur et un titre d'un auteur indonésien, rares seraient sans doute ceux d'entre nous capables de le faire...Cette partie de notre monde nous est relativement méconnue, l'actualité l'ignore bien souvent.
Aussi quand dans un rayon nouveauté d'une médiathèque, vous trouvez "Une empreinte sur la terre" agrémenté d'un bandeau rouge "Le plus grand écrivain indonésien", il est impossible de résister à cet appel de l'inconnu.
Dès les premières pages vous êtes séduit et happé par cette écriture précise, par le personnage principal Minke.
Minke intègre l'école qui lui permettrait de devenir médecin d'Etat. Il doit se séparer de ses vêtements européens pour se vêtir à la mode javanaise, et même marcher pieds nus. Comme il se doit, il supportera un petit bizutage et des moqueries de ses camarades. Après quelques semaines d'école, il demande une permission de sortie exceptionnelle afin d'assister sur l'invitation du gouverneur général à une conférence sur l'avenir de l'Indonésie, colonie néerlandaise...L'action se passe à la fin du XIXème siècle...Le jeune homme invité dans la "cour des grands", parce qu'il est connu d'eux pour ses articles parus dans des journaux, impressionne ses camarades d'école, dont l'attitude change alors du tout au tout. Et là je me suis senti un peu perdu, par l'impression d'avoir "raté quelque chose". Pourquoi ce gamin est-il donc connu du gouverneur ?
La présentation du livre ne mentionne pas qu'il est le troisième d'une tétralogie Buru Quartet. Mais rassurez vous, il n'est pas indispensable d'avoir lu les autres titres pour apprécier...Je reste toutefois persuadé que la connaissance des deux ouvrages précédents donnerait encore plus de force à Minke, personnage principal, encore plus d'intérêt au livre.
Rapidement, Minke se rend compte que son avenir ne se trouve pas dans la médecine. Surtout quand il doit remettre une lettre à Mei, jeune professeur et activiste chinoise...
Minke est un homme de convictions. Il refuse d'être un médecin, fonctionnaire d'Etat. C'est un combattant. Son pays subit tant d'injustices, les colons néerlandais le pillent et interdisent tout développement, tout avenir.
Pramoedya Ananta Toer, par la voix et l'action de son personnage principal dénonce la mainmise des colons, l'exploitation du pays et de ses habitants. L'Europe est, à plusieurs reprises, montrée du doigt. "Si je pointe un fusil sur vous, que je vous dépouille de tous vos vêtements en ne vous laissant qu'un mouchoir pour cacher votre intimité et un demi-sen sur tout ce que vous possédiez, on ne peut pas appeler ça du commerce. Or c'est là le véritable visage de l'Europe coloniale."
Minke sera l'un de ces hommes qui permettra à ses compatriotes de s'élever, de sortir de cette mainmise. Il fera tout pour éveiller ses compatriotes vers l'émancipation en créant un syndicat, un journal et une association pour éduquer le plus grand nombre.
"Un peuple progressiste était capable de veiller à son propre bien-être, si peu nombreux fût-il et si exigu fût son territoire. Il était dans l'intérêt du gouvernement des Indes néerlandaises de limiter l'accès des indigènes aux sciences modernes pour les maintenir sous leur coupe. Ils devaient prendre en charge leurs propres affaires, leur propre développement. "
Roman fouillé et précis, essentiellement construit autour de conversations, des transcriptions de motivations d'hommes et de femmes, de leurs caractères. Mais j'ai parfois été un peu perdu par le nombre de personnages, perdu par des noms, perdu en partie parce que je n'avais pas à l'esprit tout le passé de chaque personnage.
Roman qui, toutefois, ne peut laisser indifférent, et qui ne peut qu'interpeller l'européen que je suis, ému par les charges contre la colonisation. J'ai été séduit et vivement intéressé par la trame historique du roman, par la découverte de ce territoire méconnu, de ses populations indigènes aux multiples langues, musulmanes ou chinoises, regroupées en caste, des paysans exploités pour le sucre, le tabac, le caoutchouc et parfois spoliés de leurs terres.
En fouillant un peu, on apprend que Pramoedya Ananta Toer a été emprisonné pour ses idées communistes, et que c'est là qu'il aurait pensé à écrire l'épopée de Minke.
Je vais essayer de prendre le temps de lire les deux ouvrages précédant "Une empreinte sur la terre" et le 4ème de l'épopée Buru Quartet.
Magnifique, mais parfois difficile découverte de cet auteur. On ne peut qu'être impressionné par le nombre de distinctions qu'il obtint...Il ne lui manque que le Prix Nobel.
Lien : https://mesbelleslectures.co..
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Atasi
  10 mars 2018
Minke a laissé derrière lui Surayaba pour Betawi afin d'intégrer la Stovia, l'école de médecine ouverte aux indigènes de haut rang. Alors qu'intégrer cette école était un objectif de longue date, Minke prend conscience que la médecine n'est pas la bonne voie. Après avoir enfreint le règlement et perdu sa seconde épouse, Minke se fait renvoyer de son école.
Minke se lance à temps plein dans le journalisme mais également à la création d'une organisation destinée aux indigènes. Mais rassembler les indigènes n'est pas chose facile, car les indonésiens constituent un groupe de personnes hétéroclites comprenant différentes castes, plusieurs religions, différentes coutumes, ... Malgré les difficultés, Minke mène son combat pour les indigènes à travers son journal hebdomadaire devenu quotidien. Mais ce journal n'est pas au goût des néerlandais. Minke n'est pas à l'abri de nouveaux ennuis.
"Une empreinte sur la terre" est le troisième du "Buru Quartet". Il est différent des deux premiers tomes sur de nombreux points. C'est le premier roman où l'on sent clairement l'homme qui a inspiré Pramoedya Ananta Toer pour sa tétralogie, la vie du journaliste indonésien Tirto Adhi Soerjo, une figure de l'éveil national indonésien et l'un des premiers journalistes d'État. "Une empreinte sur la terre" est à la hauteur des précédents romans du Buru Quarteet. Il nous permet de découvrir les Indes Néerlandaises alors que le monde entre dans la modernité en ce début du XXème siècle et où la notion de nationalisme prend de l'ampleur dans les colonies.
Lien : http://atasi.over-blog.com/2..
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cecille
  19 août 2018
Une véritable fresque historique et politique, roman aussi d'initiation comme roman d'amour qu'est cette tétralogie Buru Quartet dépeignant avec talent l'histoire des Indes néerlandaises du 19è et 20è siècle à travers ce personnage Minke, un jeune Indigène.
Après le Monde des hommes et Enfant de toutes les nations, voici donc Une empreinte sur la terre. Nous retrouvons Minke, qui après avoir tenté des études de médecine, va se lancer dans le journalisme. Ce troisième épisode est, à mon sens, le plus politique, certes un monde passionnant à découvrir, mais j'avoue que parfois je me suis quelque peu ennuyée au cours de pages sans fin, trop techniques et pas assez empruntes d'émotions qui retiennent l'attention du lecteur. Fort heureusement, Minke, le narrateur et le héros de cet épisode, sait toujours s'entourer de femmes remarquables, de magnifiques portraits qui font la force poétique de sa vie et donne un autre élan à son engagement politique.

Lien : http://universelicec.com/
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
AdriatikAdriatik   05 juin 2018
Pénétrer le cercle des puissants, c’est entrer dans la jungle, Monsieur Minke. Ils se battent entre eux sauvagement et, quel que soit le nombre de leurs victimes, ils ne sont jamais satisfaits. Ils sont mus par une soif inextinguible. Ils ont le cœur sec comme le Sahara, l’océan même s’y assécherait.

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AdriatikAdriatik   07 mai 2018
J’avais cru jusqu’ alors qu’entre gens instruits on ne se mêlait pas de la vie privée des autres. Quelle erreur. Sous la mince couche de vernis de leur éducation et de leurs connaissances transparaissait parfois une malveillance intrusive ancestrale apparemment indélébile.
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AdriatikAdriatik   17 mai 2018
Ceux qui sont intelligents s’efforcent de l’être encore plus, les riches cherchent à accumuler plus de richesses. Il n’y a pas de place pour la gratitude dans le cœur de personne. Tout le monde court après l’existence pour se grandir… Ils souffrent tous. Leurs désirs, leurs idéaux se changent en monstres qui font la loi dans leur vie.
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AdriatikAdriatik   14 mai 2018
…plus un individu est éloigné de toute position administrative, plus son esprit est libre et spontanément critique, tout simplement parce qu’il est plus vif à penser. Il est capable d’une plus grande productivité, de créativité et possède plus d’initiative. Il n’est ni limité, ni assombri par la peur d’être congédié.
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AdriatikAdriatik   18 mai 2018
Heureux celui qui ne sait rien. Les connaissances et la comparaison qui permettent à l’homme de se situer par rapport à ses semblables ne lui apportent qu’ anxiété.

(Pour moi c'est à méditer, même si l'expression a été dite dans d'autres circonstances)
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Pramoedya Ananta Toer - Buru quartet. Volume 3, Une empreinte sur la terre
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