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Christophe Magny (Traducteur)
EAN : 9782081245945
423 pages
Flammarion (04/05/2011)
3.93/5   49 notes
Résumé :
Israël 1967. Dans la ville d'al-Ramla, un jeune Palestinien, Bashir Khairi, frappe à la porte d'une vieille bâtisse de pierre, flanquée d'un citronnier. C'est la maison dans laquelle il a grandi et qu'il a dû fuir, dix-neuf ans auparavant. Bashir est accueilli par Dalia Eshkenazi, une jeune Israélienne. Sa famille vit dans l'ancienne demeure des Khairi depuis qu'elle a quitté la Bulgarie en 1948. Sur le seuil de cette maison commune, Dalia et Bashir nouent, malgré t... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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JeanPierreV
  23 mars 2016
Un livre essentiel pour connaitre et comprendre le Moyen Orient, Israël, les mouvements palestiniens..., un livre de journalisme.

Sur fonds de roman l'auteur américain nous rappelle sans parti pris, en toute neutralité les conditions de la création de l'État d'Israël, d'arrivée des juifs quittant l'Europe dès 1933, les guerres successives entre juifs et palestiniens, occupations successives des territoires....

La famille d'une jeune juive Dalia, arrivant de Bulgarie, occupe une maison vide abandonnée par une famille palestinienne. Elle découvre que "sa" maison dans le jardin de laquelle pousse un citronnier, est aussi celle de Bachir dans laquelle il vécu son enfance. Une amitié naît entre les 2 personnages, malgré les souffrances infligées par le pouvoir israélien, dont est victime Bachir, amitié qui leur permet de se comprendre, sans se haïr. Dalia et Bachir ne sont pas des personnages de roman, ils existent, l'auteur les a rencontré.
300 pages de rappels historiques, de roman autour de la vie de Dalia et Bachir et 120 pages de références, de textes, de documents, de compte rendus d'entretiens sur lesquels l'auteur s'est appuyé pour écrire ce livre dont la trame romanesque sert de support à un rappel historique des événements, des guerres de 1947 à la construction du mur en passant par l'Intifada. Il permet une meilleure connaissance des attentes, des désirs et revendications, des souffrances de chacun de ces deux 2 peuples.
Deux intégrismes condamnés à trouver une solution, ou à s'affronter pendant encore des années
Comme disait Einstein : "Aucun problème ne peut être résolu, si l'on reste au niveau de conscience qui l'a créé "
Lien : http://mesbelleslectures.com..
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Heloise7163
  02 mai 2019
Coup de coeur pour ce récit biographique qui nous plonge dans une histoire incroyable, celle de l'amitié entre une juive et un palestinien, au coeur de la tourmente qui oppose Israël et la Palestine.
En 1948, Dalia et ses parents, bulgares, juifs rescapés de la Shoah, s'installent dans la maison d'une famille arabe à Ramla. Les autorités leur ont affirmé que les anciens propriétaires ont lâchement abandonné leur maison ainsi que leurs biens.
Mais en 1967, après la guerre des 6 jours, Bachir et ses cousins sonnent à la porte de Dalia pour revoir la propriété de leurs ancêtres dont ils ont été chassés.
C'est le début d'une prise de conscience pour cette jeune juive et d'une amitié avec son homologue palestinien.
C'est aussi l'occasion pour Sandy Tolan de nous faire revivre tous les événements qui, du début du XXeme siècle jusqu'à nos jours, auront conduit à cette situation de violence inextricable dans cette partie du monde, depuis la création d'Israel jusqu'au guerres successives et l'occupation des territoires palestiniens.
Sandy Tolan est journaliste et nous livre un récit très documenté et approfondi sur cette guerre sans fin entre Israël et Palestine.
Un livre de réflexion qui nous permet de mieux comprendre Israël et les palestiniens, sans parti pris.
Très dense, parfois un peu difficile, mais essentiel. Et toujours d'actualité.
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cuisineetlectures
  22 mars 2012
L'histoire romanesque de « La maison au citronnier », située dans la ville d'al-Ramla en Israël, est tirée de faits réels, ce qui rend sa lecture particulièrement passionnante.
Tout commence lorsqu'en 1967, Bashir, jeune palestinien, frappe à la porte de sa maison natale pour la visiter. « La Maison au citronnier » est depuis habitée par la famille de Dalia, jeune israélienne d'origine Bulgare. Elle ne le rejette pas et l'accueille. C'est la naissance d'une magnifique amitié, fil conducteur de cette histoire dont le récit se déroule sur une quarantaine d'années. Ainsi Dalia comprendra mieux l'histoire de sa famille mais aussi les mensonges de l'histoire officielle.
Sandy Tolan mêle intimement leurs destins aux soubresauts historiques. Tout est mis en perspective avec les deux points de vue, rigoureusement relaté comme l'attestent les nombreuses références et notes bibliographiques.
Leurs souffrances, leurs espoirs, la complexité des enjeux internationaux ainsi que les informations quasi-quotidiennes provenant de cette région du monde ont une résonance particulière une fois que l'on a refermé ce livre.
Mieux comprendre pour mieux se comprendre, « La maison au citronnier » est un livre indispensable qui bouscule les idées reçues.
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litolff
  03 septembre 2015
Voici un livre qui permet une perception (à priori) objective du conflit israelo-palestinien à travers les destins croisés de deux familles occupant tour à tour la même maison.
A partir d'une histoire vraie, Sandy Tolan décortique de façon très détaillée (un peu trop pour moi !) les causes et développements de ce conflit sans fin et sans solution, à travers la confrontation d' un avocat autochtone palestinien et d'une jeune femme juive originaire de Bulgarie.
C'est toute l'histoire de la création d'Israël, des populations palestiniennes déplacées, des colonies israéliennes qui explique le pourquoi d'une haine profondément enracinée entre les deux communautés.
Très instructif et intéressant malgré quelques longueurs.
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brigittelascombe
  09 septembre 2011
Attirée par le titre La maison au citronnier, j'avoue m'être fourvoyée, m'attendant à du vécu plus romancé, il s'agit en fait d'un témoignage tiré de faits réels et de tout un pan d'histoire, en général et en particulier, celle qui s'étend de 1936, date à laquelle Ahmed Khairi, arabe, tout à son bonheur familial, bâtit sa maison sur la terre fertile de al-Ramla(entre Jérusalem et Tel-Aviv), cultive ses oliviers,ses orangers,plante un citronnier à la naissance de son fils Bachir, s'enrichit, ouvre un cinéma jusqu'à l'année 2004 où Dalia Eshkénazi, juive, fille de Moshe et Solia, qui occuppe encore la maison au citronnier depuis l'exil forcé de la famille Khairi, plante seule un jeune citronnier à côté de la vieille souche car bien que Bachir soit devenu un ami au fil du temps il a été extradé.
Sandy Tolan,qui enseigne le journalisme à l'Université de Californie du Sud, spécialiste du Moyen Orient a traité l'histoire de ces deux familles, les conflits israélo-arabes qui les ont entourées, la montée du nazisme en Europe,la Shoah, avec une conscience toute professionnelle de vrai reporter. La fin du livre comporte une centaine de pages de références et de bibliographie, c'est dire!!
Que s'est-il passé?
Je cite:"L'armée israélienne,attaquant Lydda et occupant al-Ramla le 12 juillet 48;les crosses des fusils des soldats cognant aux portes le lendemain;l'exil forcé de dizaine de milliers d'habitants d'al-Ramla et de Lydda; les dix neuf ans d'inconsolable nostalgie de leur maison;le désir de se battre à mains nues si nécessaire pour rentrer".
Ce citronnier, qu'abandonne la famille Khairi,spoliée de tous ses biens,c'est leur terre,c'est leur histoire.
Une amitié par la suite se nouera entre Bachir,juriste,revenu sur les lieux en 1967, quelque temps après le traumatisme de la Guerre des Six jours, pour revoir la maison de son enfance et Dalia, étudiante à l'université, qui l'invite à rentrer dans ce qui a été chez lui et qui ne l'est plus.
Colère,frustration,politesse pour faire comme si, du côté de Bachir dont la simple visite ravive des blessures,des souvenirs humiliants, le mal du pays et des rêves de retour afin de récupérer la dignité perdue.
Beaucoup d'intelligence,d'ouverture d'esprit,de compréhension et d'empathie du côté de Dalia qui voudrait tant....
Un bel exemple de fraternité, car l'exil a été vécu par les deux familles, celle qui a été chassée de Palestine le 12 juillet 1948 et celle qui est partie de Bulgarie le 28 octobre 1948 pour s'en aller vers le nouvel Etat d'Israël car la maison au citronnier bien qu'étant un fort symbole, déborde très vite du cadre d'al-Ramla pour des alentours gigantesques et tout aussi touchés.
A lire car, bien que comportant des longueurs, ce sont des faits historiques indispensables à connaitre!
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critiques presse (1)
Lexpress   18 juillet 2011
Un avocat retrouve en 1967 sa maison familiale occupée. Un chassé-croisé à l'image de son pays d'origine.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
zorazurzorazur   22 septembre 2014
Comme le reste des habitants de la ville, ils avaient laissé chez eux leurs divans, leurs tables, leurs tapis, leurs bibliothèques, leurs photos de famille, leurs couvertures et leur vaisselle. Ils avaient abandonné leurs fez et leurs djellabas, leurs pantalons bouffants, leurs keffiyehs de rechange, meurs écharpes et leurs ceintures. Ils laissaient derrière eux leurs épices pour les makloubeh, les feuilles de vigne en saumure, et la farine destinée à la pâte sablée aux dattes. Ils abandonnaient leurs champs de pois sauvages et de jasmin, de passiflore et d’anémones écarlates, les lis des montagnes poussant entre l’orge et le blé. Ils laissaient leurs olives et leurs oranges, citrons et abricots, épinards, okras et poivrons. Ils abandonnaient leur soie et leur lin, bracelets et colliers d’argent, l’ambre, le corail, et les colliers de pièces autrichiennes. Ils abandonnaient leur cuir et leur savon, leurs poteries et leurs huiles, leurs fours suédois et leurs pots de cuivre, leurs gobelets de Bohème. . Ils abandonnaient leurs plateaux d’argent ouverts d’amandes au sucre et de pois chiches séchés ; leurs poupées, faites de morceaux de bois collés ; leur sumac ; leur indigo.
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luocineluocine   02 juin 2011
Pour moi, Sion est l’expression d’un désir très ancien, un mot qui symbolise un refuge pour mon peuple, et notre expression collective ici. Pour lui, c’est un régime de terreur qu’il a le devoir de combattre, auquel il doit résister par tous les moyens. Car pour lui, le sionisme est le règne de la terreur, et le terrorisme est donc une réponse adéquate !
Dalia haussait le ton : « Non, je ne peux pas combattre une erreur en en commettant une autre .Cela ne mène nulle part. »

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zorazurzorazur   30 septembre 2014
Nous avons été exilés par la force des armes. Nous avons été exilés à pied. Nous avons été exilés et avons dû faire de la terre notre lit. Avec le ciel pour couverture. Nourris des miettes des quelques gouvernements et organisations internationales qui faisaient preuve d’un peu de charité. Nous étions exilés, ; mais nos âmes, nos espoirs, notre enfance étaient en Palestine. Nous avons laissé derrière nous nos joies et nos peines. Nous les avons laissées dans chaque recoin, chaque grain de sable de Palestine. Nous les avons laissées dans chaque citron, chaque olive. Nous les avons laissées dans les roses et les fleurs. Nous les avons laissées dans l’arbre en fleur qui se dresse fièrement devant l’entrée de notre maison d’al-Ramla. Nous les avons laissées avec les dépouilles de nos pères et de nos ancêtres. Nous les avons laissées comme témoins, comme histoire. Nous les avons laissées, espérant revenir.
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brigittelascombebrigittelascombe   09 septembre 2011
Les enfants Khairi et ceux du voisinage fabriquaient des armes avec des morceaux de bois,jouant dans les rues poussiéreuses aux "Arabes et aux Juifs",comme d'autres jouent aux cow-boys et aux indiens.
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luocineluocine   02 juin 2011
La maison dépeinte dans cet ouvrage existe réellement, de même que le citronnier qui se trouve dans sa cour… la maison aux deux histoires.
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La chronique de Gérard Collard - La maison au citronnier
C'est aujourd'hui que débute la version été du blog de la Griffe Noire... Les déblogueurs seront présents sous une forme allégée... Enfin pas allégée pour notre libraire de Saint-Maur, puisque Gérard Collard vous accompagnera plusieurs fois par semaine en vous conseillant des livres à lire sur la plage, à la montagne ou simplement chez vous... Aujourd'hui, le libraire à la houppette vous propose le livre de Sandy Tolan, « La maison au citronnier » aux éditions Flammarion. Un livre qui a pour toile de fond les relations israëlo-palestiniennes. Un livre passionnant qui mérite un beau succès... Regardez... La présentation du livre « La maison au citronniers » par l'éditeur : Israël, 1967. Dans la ville d'al-Ramla, un jeune Palestinien, Bashir Khairi, frappe à la porte d'une vieille bâtisse de pierre flanquée d'un citronnier. C'est la maison dans laquelle il a grandi ; il est revenu voir le cadre de son enfance, dix-neuf ans après que sa famille a fui précipitamment, au moment de la première guerre israélo-arabe. Bashir est accueilli par Dalia Eshkenazi, une jeune Israélienne ; la famille de la jeune femme vit dans l'ancienne demeure des Khairi depuis qu'elle a quitté la Bulgarie pour Israël en 1948. Sur le seuil de leur maison commune, Dalia et Bashir nouent malgré tout ce qui les sépare une amitié profonde, qui survivra à quatre décennies du conflit le plus âpre au monde. C'est l'histoire de ces deux familles, qui existent réellement, que raconte Sandy Tolan. Et en narrant ...
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