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EAN : 9781091416048
Éditeur : La Grande Ourse (21/03/2013)

Note moyenne : 4/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Casablanca, juillet 1971 : la sanglante tentative de coup d’État contre Hassan II annonce la fin proche de la vie idéale menée par la famille de Semtob, patriarche d’une vieille famille juive sépharade du Maroc. Leur communauté aura t-elle toujours sa place dans un pays où le roi ne sera plus là pour la protéger ? Un nouveau départ doit-il être envisagé ? Les protagonistes contemplent, effrayés, la perspective inéluctable de leur arrachement au paradis. Au cours d’u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
chriskorchi
  03 juillet 2013
Tout d'abord merci à Babelio sans qui je n'aurais peut être pas lu ce magnifique roman et je serais passée à côté de quelques choses.
Ce roman m'a beaucoup touché et m'a emporté.
C'est une magnifique fresque familiale, nous suivons plusieurs familles juives de Casablanca à l'époque du protectorat; sous le règne du roi Hassan II. Ce dernier était vénéré par les juifs marocains et certains se trouvaient dans les hautes sphères du royaume.
Un prince à Casablanca peut être défini comme un roman familial sur fond d'histoire du Maroc : il retrace en effet le destin d'une famille de la bourgeoisie juive marocaine et, à travers elle, la fin d'une époque et les choix cruciaux auxquels sont confrontés les Juifs du Maroc. L'épisode central du roman, le coup d'état sanglant contre le roi Hassan II en juillet 1971, marque pour Semtob, le patriarche, le début de la fin.
Les thèmes du roman sont entre autre l'intégration / assimilation des Juifs, l'acculturation et la difficile tentative pour préserver une identité juive en terre d'exil. le récit est concentré sur une période très courte qui est l'été 1970.
Semtob qui est le personnage principal est très profond et le roman est parsemé de ses réflexions philosophiques, ses interrogations et ses doutes.
Les descriptions culinaires et olfactives, ainsi que les citations du jargon propre aux Juifs de Mogador donnent au livre une couleur locale qui n'est jamais forcée ou artificielle. Mais c'est la profondeur des sentiments et la dimension humaine qui donnent à ce roman son intérêt principal. J'ai été touchée par les relations entre le personnage principal et ses enfants, et notamment à la complicité entre le père et sa fille Betty, la plus idéaliste, qui rêve de monter en Israël.
J'ai aussi retrouvé des endroits que je connaissais, des sensations, des souvenirs même si je ne connaissais pas le Maroc de cette période.
Un des sujets qui revient souvent dans le livre est le thème de l'amour déçu, et des choix cruels auxquels sont confrontés tant le héros, Semtob – qui a renoncé à son amour de jeunesse pour faire un mariage de raison – que son fils, Gilbert, partagé entre son amour pour une jeune fille d'une famille de colons français, Louise, et celui de Ruth, plus conforme aux désirs de ses parents. On retrouve le thème du renoncement tout au long du roman.
C'est un roman prenant pendant lequel on ne s'ennuie pas malgré les 400 pages. C'est magnifique, l'auteur a une écriture fluide et ses descriptions sont sensibles et belles. J'espère qu'il va continuer à écrire et cela m'a donné envie de me procurer ses autres ouvrages.
Je conseille très très fortement ce livre à tous, je l'ai lu avec beaucoup d'intérêt et de plaisir .
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GBH00
  26 avril 2013
Bien ecrit, un grand plaisir sensitif qui enchantera les nostalgiques d'"avant", qu'ils soient de Casablanca, Tanger, Alger ou Alexandrie. Description precise et exacte d'un mode de vie pour une haute bourgoisie "invitee" par le regime et qui est confrontee a des choix entre 1956 et 1971. Semtob incarne le grand pere, l'oncle des familles judeo-espagnoles du Maroc qui ont atteint une certaine notoriete a la fin du XiX, grace a l'ouevre de l'Alliance Israelite Universelle. C'est peut etre pour cela que Semtob s'exprime souvent comme un patriarche non pas marocain mais comme un "israelite francais" de la plaine Monceau. J'espere un deuxiemne livre. Merci pour ces quelques heures passees avec "nos chers disparus".
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Sayyadina
  28 juin 2013
Grâce à ce livre, j'ai découvert une communauté que je ne connaissais : les juifs marocains, je ne suis pas une fille inculte loin de là mais on va dire que sur certains points, j'ai une culture plutôt limitée notamment quand il s'agit de religions et de nationalités. Je ne connais rien également à la culture marocaine et donc la culture juive marocaine est pour moi une nouveauté que j'ai apprécié.
Le titre m'a un peu induite en erreur, je dois avouer qu'au départ, j'ai cru tomber sur un livre sur la royauté au Maroc ce qui était aussi quelque chose d'intéressant mais je ne savais pas non plus qu'il y avait des attentats contre le Roi à cette époque là, en même temps, je n'étais pas née et comme je l'ai déjà dit, je ne connais rien à l'histoire marocaine et mes cours d'histoire étaient plutôt centrés sur l'Europe que sur le reste du monde. Mais je dois dire qu'à la fin du roman, j'ai quand même eu une compréhension par rapport au titre et à la couverture du livre.
Le début du roman m'a paru vraiment long, je me demandais où l'auteur voulait en venir mais après l'épisode de l'attentat, j'ai tout de suite compris ce qui se passait (heureusement me direz-vous) et c'est à ce moment là que le roman a pris pour moi tout son sens où j'ai compris où l'auteur voulait nous emmener et ça m'a donné envie de connaitre d'autres histoires de ce genre dans le même style d'écriture car je ne suis pas vraiment intéressée par les livres plus théoriques mais des livres qui mêlent théorie et romanesque ça m'intéresse vraiment.
J'ai vu la fin arrivée de loin, peut être que je lis trop de roman mais c'est peut être du fait que durant toute la seconde partie du roman, Semtob n'arrête pas de se sentir lasse, qu'il a envie d'être seul, d'avoir un peu plus de nouveauté, et puis, quand il écrit son testament spirituel, ça coule de source ce qui va se passer.
J'ai bien aimé l'épilogue, c'était chouette de voir ce qui se passait pour tout le monde dans l'après.

Lien : http://sayyadina.over-blog.c..
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Giusti25
  01 juillet 2013
Ce roman m'a profondément marqué par son style exceptionnel et son intrigue si bien relatée. Les émotions sont présentes et nous voyageons à travers ce livre magnifique. Nous nous mettons dans la peau des personnages et nous nous attachons à cette formidable famille Semtob. Cet ouvrage historique plein de nostalgie est une belle découverte et un beau témoignage de Ralph Toledano. Je suis ravie d'avoir pu embrasser l'incroyable qualité littéraire de son oeuvre qui m'a passionné. Cela m'a vraiment donné envie de lire d'autres romans de cet auteur. Un grand merci à la Grande Ourse , maison d'édition très prometteuse ,d'une grande qualité, et que j'apprécie énormément !
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sbaekids
  15 avril 2013
http://larepubliquedeslivres.com/ralph-toledano-sur-la-ligne-dombre/
http://www.juif.org/go-blogs-48877.php
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
chriskorchichriskorchi   12 juin 2013
« Je sens aujourd’hui que les forces de la République ne peuvent plus se renouveler : elles sont atteintes de la maladie du dogmatisme social. Ce dernier ignore la transcendance. Je t’ai déjà dit ce que je pensais de la devise en trois mots de la République… En tuant leur roi, les Français se sont fiancés à la mort (…) Bientôt, il ne restera plus qu’un pays délavé, pâle et sans identité. Le génie du christianisme aura cédé sa place au totalitarisme démocratique. La religion humanitaire, qu’aucun projet métaphysique ne soutient, est un aspect de ce totalitarisme (…) Je pense que le dernier sursaut de la France fut probablement son aventure coloniale. Elle était animée d’une vision qui souvent dépassait la matière pour atteindre à l’esprit ».
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chriskorchichriskorchi   03 juillet 2013
Cependant, notre univers se transforme à chaque instant, mais nous feignons de l'ignorer, nous agrippant aux illusions de sa constance. Et puis un jour, bercés par une température particulièrement douce, nous prenons soudainement conscience de la fragilité d'une vie qui nous semblait immuable
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chriskorchichriskorchi   03 juillet 2013
Il pensait ne pas craindre la mort, qu'il entrevoyait avec un mélange de rigueur et de soumission nécessaire comme un néant vide et reposant, une nuit sans rêves ni convulsions.
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chriskorchichriskorchi   03 juillet 2013
Cette pudeur était perceptible dans la modestie de la posture de ses pieds légèrement tournés l'un vers l'autre, à la différence des orgueilleux qui les écartent dans une humeur conquérante.
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chriskorchichriskorchi   03 juillet 2013
Son attachement scrupuleux aux règles de la correction, de l'honneur, son souci moral constant lui permettaient d'ordinaire de dissiper son désarroi existentiel.
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Videos de Ralph Toledano (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ralph Toledano
En se mariant avec le prince Tullio Flabelli, Edith, issue d?une antique lignée de cabalistes sépharades, a adopté la vie aristocratique et les palais romains de son époux. Dix ans plus tard, en 1987, mère de trois enfants, sa relation avec Tullio évoque la dérive de deux continents. le temps d?un été, le couple décide de retourner à Jérusalem. Edith y possède une maison, mausolée déserté de son passé marocain. Elle qui avait laissé une nation fondée sur des valeurs d?entraide retrouve un pays où le paraître l?emporte sur l?être. Mais rien n?est écrit d?avance, dans une région en guerre, où le moindre souffle d?air peut rebattre les cartes d?un univers menacé.
Voyage initiatique dans les mystères du monde d?hier, à travers les villes éternelles que sont Rome et Jérusalem, le Retour du phénix est un roman intemporel dans lequel Ralph Toledano, auteur de Un prince à Casablanca et de Revoir Tanger, suggère avec subtilité que « notre seul combat légitime est la courageuse conquête de notre clarté et de notre cohérence. »
http://www.albin-michel.fr/ouvrages/le-retour-du-phenix-9782226402042
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